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Traverser la nuit - Herve Le Corre

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Résumé :

Louise a une trentaine d’années. Après la mort accidentelle de ses parents, elle a dérivé dans la drogue et l’alcool. Aujourd’hui elle vit seule avec son fils Sam, âgé de 8 ans, sa seule lumière. Elle est harcelée par son ancien compagnon qui, un jour, la brutalise au point de la laisser dans un état grave. Il blesse aussi grièvement la meilleure amie de Louise. L’enquête est confiée au groupe dirigé par le commandant Jourdan, qui ne reste pas insensible à Louise. Parallèlement un tueur de femmes sévit, pulsionnel et imprévisible, profondément perturbé.

Au cœur de ces ténèbres et de ces deux histoires, Jourdan, un flic, un homme triste et taiseux, qui tente de retrouver goût à la vie...

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Vos #AvisPolar

  • L’atelier de Litote 10 février 2021
    Traverser la nuit - Herve Le Corre

    Un polar noir et sombre, où l’on avance lentement, sans surenchère avec le commandant Jourdan qui n’a plus vraiment la tête à ce qu’il fait, vraiment le cœur n’y est plus. Le tueur en série qui écume Bordeaux et sa région, fait à nouveau parler de lui lorsque l’on retrouve le corps sans vie d’une jeune femme. Jourdan est désabusé, il a perdu la niaque et ne croit plus en rien. Après l’alcool, la drogue, Louise est juste dans la survie avec un petit boulot d’aide à domicile épuisant qui lui permet à peine de se maintenir la tête hors de l’eau et de s’occuper du soleil de sa vie, son petit garçon Sam. Mais c’est sans compter sur son ex, qui continue à les terroriser et à la battre. Toute l’intrigue va se jouer autour de ces trois personnages et l’auteur les met en scène tel un joueur d’échec, en plaçant ses sujets jusqu’à l’ultime tragédie. On ne peut nier une plume quasi poétique alors que l’histoire qu’il a choisi de nous raconter pourrait être tirée de l’actualité, la violence des hommes envers les femmes. Pourtant dans cette traversée de la nuit, il nous semble apercevoir comme le bout du tunnel. Un polar qui nous place face à la noirceur des hommes, de la vie, lorsque les choses ont « mal tournées », certains partent à la dérive et font des ravages sur leur passage. Le destin n’épargnera personne, l’auteur y veille et souffle sur les braises de la tragédie à venir. A la lecture de la vie de Louise, avec tous les détails réalistes j’ai souvent eu une boule de tristesse dans le cœur, il y a de l’émotion, du courage et de la désespérance. L’auteur sait appuyer là où cela nous fera mal avec une précision et une justesse qui ne laisseront personne indifférent. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2021/02/10/38785846.html

  • Kirzy 6 février 2021
    Traverser la nuit - Herve Le Corre

    Hervé le Corre ne choisit pas la facilité en faisant reposer son dernier roman sur un trio ultra stéréotypé qu’on a l’impression d’avoir moultes fois rencontré dans les polars ou romans noirs. Louise, la mère de famille en détresse, harcelée et violentée par son ex, se trainant dans un présent encombré des relents d’un passé douloureux. Jourdan, le flic fracassé par les crimes et à la misère qui l’entourent, vacillant entre tristesse et rage. Christian, le tueur en série féminicide sous emprise d’une mère toxique.

    Tous sont à la dérive, tous cueillis à un moment de leur vie où tout peut basculer, où tout va basculer. Les personnages circulent dans un Bordeaux hivernal crépusculaire, noyé sous la pluie, le brouillard ou le vent dans une ambiance météorologique à la Seven. Oui, c’est du déjà vu et lu. Mais cette sensation se dissipe très vite car Hervé le Corre a un regard fort et l’oriente très loin d’une énième enquête policière. S’il épouse les lignes de faille et de fuite de ses trois personnages, c’est au profit d’une réflexion profonde, à l’acuité dérangeante, sur les origines du mal et du crime, le tout placé dans un contexte social et politique pleinement assumé.

    Comment rester droit face à la noirceur du monde ? Hervé le Corre y répond avec beaucoup d’humanité pour ceux qui vivent en marge, broyés par une vie qui se déroule sans qu’ils puissent l’orienter en leur faveur. C’est terriblement sombre, pessimiste même. L’auteur sait dire les cris étouffés, les douleurs enfouis, les rêves avortés, le suintement de la peur, le glissement vers la colère sourde, la souffrance des faibles. Toujours avec pudeur et dignité, sans la moindre once de complaisance.

    Cette nuit permanente est parfois éclairée de quelques rais, notamment avec le beau personnage de Louise, mais ces brasillement sont fugaces. le dénouement est terrible, il m’a transpercée de toutes parts, me laissant groggy et bouleversée. Peut-être qu’en fait la lumière vient de la maitrise magistrale de l’auteur à naviguer dans le genre roman noir. La construction d’abord, remarquable d’intelligence dans la montée en tension narrative, par la croisée des trajectoires jusqu’à ces cinquante dernières pages époustouflantes d’intensité.

    Et puis, il y a cette écriture ciselée, à la musicalité flirtant avec la poésie. Des mots qui chaloupent et construisent leur propre histoire lorsqu’ils s’agencent dans de longues phrases évocatrices, avant de s’accélérer dans un rythme syncopé. Sauvages et crues, justes toujours.

    " Il écoute au plus loin qu’il peut l’écoulement épais et croit pouvoir suivre sa chute jusqu’à l’égout. Il imagine à cet instant toutes ces saletés qui sortent des corps, retenues pendant la nuit, et il sait bien que les humains se défont de leur fange, se purgent de ce qu’ils ont accumulé des heures durant, résultat de toutes leurs activités de la journée, puisque c’est à ça qu’ils se résument, de molles machines à fabriquer de la merde, il sait bien, lui, que tout le jour ils vaqueront sous leur masque avenant, drapés, enrobés dans leurs habits, déguisés en êtres civilisés, travestis pour le grand carnaval sordide, grands singes savants, guenons rusées, tâchant de dominer leur état de rut permanent, leur violence, leurs rêves de puissance, leurs envies de meurtre, ces pulsions d’animaux qu’ils nomment amour, désir, ambition, ces mots qu’ils utilisent comme du papier hygiénique pour torcher leurs turpitudes."

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