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Un œil dans la nuit - Bernard Minier

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14 #AvisPolar
2 enquêteurs
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4 enquêteurs
Veulent le voir/lire

Résumé :

Un réalisateur culte de films d’horreur, retiré du monde au fond de ses montagnes…
Misanthrope, arrogant, fou.
Un nom qui fait pourtant se pâmer tous les étudiants en cinéma.
Et une série de meurtres abominables qui pourrait bien trouver son origine dans un film maudit…
Martin Servaz va être confronté à la plus grande énigme de sa carrière !

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Vos #AvisPolar

  • loeilnoir 20 mai 2024
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Cela commence ainsi : Mathias Laugier, un décorateur de cinéma, se meurt d’un cancer dû à l’amiante cotoyé sur les plateaux de tournage. Sur son lit de mort, il confesse au prêtre Daniel Eyenga être « un des démons de l’enfer »… et lui confie une clé USB à remettre à un certain Kenneth Zorn, un producteur vivant dans un manoir des Côtes d’Armor… Judith Tallandier, une étudiante en cinéma, a obtenu le Saint-Graal, un stage auprès du réalisateur iconique de films d’horreur, Morbus Delacroix. Celui-ci a mis fin brusquement à sa carrière quelques mois plus tôt pour se retirer au fin fond des Pyrénées. Mais sur le trajet de la jeune femme d’étranges messages semblent la mettre en garde ou la dissuader de faire ce séjour. Le commandant Martin Servaz enquête sur le meurtre de Stan de Welz, un spécialiste des effets spéciaux interné dans un hôpital psychiatrique de Toulouse. Il a été lacéré et vidé de son sang et a étouffé après avoir été forcé d’ingurgiter des abeilles… Le patient de la chambre voisine s’est évaporé, il est considéré comme le principal suspect mais aucune caméra de surveillance ne révèle quoi que ce soit sur la disparition et le meurtre…

    Ce livre se veut un hommage au cinéma d’horreur : des films cités au long du récit jusqu’à la trame elle-même de ce roman, Bernard Minier nous invite à une immersion dans ce domaine. Un prêtre pour commencer comme dans l’Exorciste, un être de bonne foi qui a très tôt la certitude d’avoir affaire aux forces du mal. Mais pas de sciences occultes ni de démon dans ce roman, uniquement la folie humaine, qui se suffit à elle-même pour nous horrifier. Un asile psychiatrique où a lieu un meurtre des plus sadiques ainsi qu’une disparition énigmatique : imaginez la caméra braquée sur les portes des chambres d’où personne n’entre ni ne sort alors que les parois des pièces se gorgent de sang… Et puis cette jeune étudiante dont on devine bien vite qu’un piège pervers se referme sur elle dès lors qu’elle pénètre dans le manoir de Morbus Delacroix, un réalisateur réputé dément et tyrannique, qui vit là avec sa compagne, connue pour avoir interprété le rôle de la célèbre comtesse hongroise Élisabeth Báthory… Un jeu dangereux s’installe entre ce trio de personnages…

    Les thèmes abordés vont au-delà de la réflexion sur le cinéma d’horreur et traitent également de problèmes de société très actuels : les abus sexuels dans le monde du cinéma (Morbus Delacroix a beaucoup de points communs avec Harvey Weinstein, par exemple…), le manque de personnel dans le monde médical et le manque de moyens des forces de l’ordre. Les Pyrénées en toile de fond « c’était un pays de pluie, de silence et de secrets. Un pays où les bouleversements du monde n’arrivaient qu’amortis, filtrés par des siècles de patience« , un lieu retiré du monde où Bernard Minier y installe l’horreur…

    L’écriture est très visuelle, instaurant un climat anxiogène et terriblement addictif, j’ai dévoré ce roman très rapidement ne boudant pas mon plaisir de retrouver l’équipe du commandant Servaz. Mais quel terrible sort l’auteur réserve t-il à ses personnages !!! Un auteur a malheureusement tous les droits sur eux (à moins de croiser Annie Wilkes dans la vraie vie😱😉), et là j’aurais aimé que la magie interfère, que quelques pages plus loin on efface tout et on recommence, mais non… Bernard Minier en a décidé ainsi, mais une chose est sûre, les aventures de Martin Servaz ne sont pas terminées !! Et puis, ne pensez-vous pas qu’il est normal que les plus grands commandants de police fictifs se croisent dans les couloirs du 36 Bastion des Orfèvres ! Mr Minier y a pensé le premier !!! Excellent clin d’oeil à ses comparses du thriller français ! Je suis donc à jour en ce qui concerne Martin Servaz, il ne me reste plus qu’à découvrir Les Effaçées pour voir ce que nous réserve le second personnage fétiche de Bernard Minier : Lucia Guerrero…

  • Tiffany ST 9 mars 2024
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Après avoir lu il y a quelques années "La chasse" de Bernard Minier, je me suis laissée tenter par son dernier roman paru avant le nouveau qui arrive en avril.

    "Un oeil dans la nuit" a plus d’un corps dans sa bobine de cinéma. Les corps s’accumulent et les points communs avec dont celui de travailler avant ou actuellement dans le cinéma, plus exactement dans le genre des films d’horreur et un certain Morbus Delacroix. À première vue, rien ne rapproche les décès successifs mais pour Servaz, son intuition lui dira qu’il y a anguille sous roche et qu’il faut creuser davantage. Aura-t-il raison et vu juste ? Face à la complexité de l’affaire ou plutôt des affaires et au sang des victimes qui s’accumule, Servaz et son équipe vont plus que s’arracher les cheveux. L’enquête devient nationale avec un déploiement de l’équipe dans toute la France.

    Les scènes de crimes sont tous des plus frissonnantes et dignes d’un film d’horreur. Tiens, on y revient ! En effet, Bernard Minier a fait de ce genre cinématographique le sujet principal de son dernier polar. Ceux qui ne sont pas friands ou qui ont peur de ce type de films, accrochez votre ceinture, car ils vont se manifester jusqu’à la dernière page. Les menaces pour ceux ayant côtoyé Delacroix vont aussi perdurer jusqu’au bout. Judith, une jeune étudiant en cinéma va voir ses jours en danger mais reste tout de même fascinée par le personnage. Pourquoi ?

    La menace grandissante et afin de protéger les potentielles victimes, la police va devoir déployer les grands moyens pour ne pas sombrer dans l’univers des films d’horreur. de nombreux pièges et obstacles vont effectivement se mettre en travers de leur chemin, y compris la mort atroce et les coups d’avance du ou des auteurs des crimes.

    Malgré un challenge intéressant, je n’ai pas été captivée par "Un oeil dans la nuit". Pour tout vous avouer, je me suis malheureusement ennuyée le plus souvent. Hormis quelques passages rythmés et intenses avec une touche de suspens que l’auteur maîtrise à la perfection, je me suis régulièrement perdue face au changement de personnages et de lieux beaucoup trop souvent à plusieurs reprises dans chaque chapitre. En bref, la lumière était encore très loin du bout du tunnel.
    De plus, l’univers des films d’horreur et la culture cinématographique dans l’ouvrage prouvent que Bernard Minier a su y retranscrire un univers sombre et étrange. Néanmoins, je l’ai trouvé beaucoup trop omniprésent avec une intrigue qui a peu de sens et tirée par les cheveux. J’ai connu un meilleur Bernard Minier avec "La chasse". J’espère que son prochain roman ne sera pas dans la même lignée.

  • stokely 13 novembre 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Comme souvent j’ai dévoré ce livre de Bernard Minier, d’autant que le thème ici sur les films d’horreur m’a plus qu’intéressé car je suis vraiment très friande de ce genre de film.

    En effet dans cet opus de mystérieux meurtres vont avoir lu de près ou de loin dans ce milieu, faisant que la brigade du commandant Servaz va enquêter dans ce milieu, tout débute avec une mystérieuse lettre et puis avec cette jeune femme qui côtoie de près Morbus Delacroi, réalisateur prodige du genre.

    Rapidement tout ne va pas se passer comme prévue pour Judith qui va déchanter du fait d’avoir voulu côtoyer de près Morbus, nous allons découvrir avec elle la sombre partie des coulisses de cette industrie.

    Les chapitres sont courts et s’engloutissent à la vitesse de l’éclair cependant il manque d’étoffe et de profondeur à mes yeux, j’ai eu l’impression de resté en surface pour tout, les personnages, je n’ai rien appris de particulier sur ce milieu ou au niveau de l’intrigue.

    Je pense que désormais j’en attends un peu plus sur ce type de récit.

  • lireencore93420 17 octobre 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Dans les montagnes, retiré du monde, un réalisateur de films d’horreur, Morbus Delacroix. Culte, misanthrope, fou. Parmi ses fans, une étudiante en cinéma. Fascinée, intrépide, inconsciente. À Toulouse, un as des effets spéciaux est retrouvé mort, ligoté sur un lit d’hôpital. Et si ce meurtre trouvait sa source dans un film maudit ?

    Cela va faire la huitième fois que je continue de poursuivre les aventures du commandant Servaz, j’ai un attachement particulier pour ce personnage, et c’est toujours un plaisir de le retrouver.

    Un récit qui tourne autour du cinéma, et j’avoue que généralement, j’ai rarement peur dans mes lectures, mais là parfois, il m’a fait flipper, il y a des scènes qui sont bourrées d’angoisse. Ce n’est pas pour me déplaire, c’est agréable d’avoir peur surtout dans un thriller.

    Cela se lit très bien, en plus j’ai adoré le clin d’œil qui a fait à un autre personnage d’une saga célèbre, qui fait une apparition, c’était vraiment fin, et j’ai trouvé cela excellent.

    L’investigation est prenante et on ne s’en lasse pas, et pour une fin incroyable qu’on a envie d’avoir le suivant entre les mains, malheureusement va falloir attendre deux ans, car l’auteur a l’habitude de publier un one shot après un volet de la saga de Servaz. Et ça va être long.

    Je trouve que ce volet est réellement excellent, extrêmement addictif, mais notamment une intrigue qui va à cent à l’heure avec des soupçons d’angoisse, alors envie juste de dire une chose : vive le suivant.

  • Marielle69 28 septembre 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Je ne vois quasiment que du 5 étoiles dans les avis, et bien pour ma part, j’ai du passer à côté de l’histoire. J’étais ravie d’enfin retrouver Martin Servaz et son équipe, mais, c’est la première fois que ça m’arrive avec Bernard Minier, j’ai été très déçue par ce thriller.
    J’ai trouvé que l’histoire était longue à commencer, à se mettre en place. Et j’ai surtout trouvé qu’il y avait trop de termes cinématographiques (j’ai eu l’impression que l’auteur avait sous les yeux un lexique du cinéma et qu’il avait décidé de placer tous les mots dans son roman), et trop de références à des films inconnus pour moi.
    Mais à part ça, l’intrigue reste prenante et palpitante.
    Et j’ai beaucoup aimé croiser Sharko dans le couloir d’un commissariat parisien. J’adore les clins d’oeil comme ça, perdus au milieu d’un roman.
    En tout cas, vivement le prochain roman de Bernanrd Minier que je me remette de cette déception.

  • Marielle69 28 septembre 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Je ne vois quasiment que du 5 étoiles dans les avis, et bien pour ma part, j’ai du passer à côté de l’histoire.
    J’étais ravie d’enfin retrouver Martin Servaz et son équipe, mais, c’est la première fois que ça m’arrive avec Bernard Minier, j’ai été très déçue par ce thriller.
    J’ai trouvé que l’histoire était longue à commencer, à se mettre en place. Et j’ai surtout trouvé qu’il y avait trop de termes cinématographiques (j’ai eu l’impression que l’auteur avait sous les yeux un lexique du cinéma et qu’il avait décidé de placer tous les mots dans son roman), et trop de références à des films inconnus pour moi.
    Mais à part ça, l’histoire n’en reste pas moins prenante et palpitante.
    Et j’ai bien apprécié de croiser Sharko dans le couloir d’un commissariat parisien. J’adore les clins d’oeil de ce style, perdus au milieu d’un roman.
    En tout cas, vivement le prochain roman de Minier que je me remette de cette déception.

  • cath.livresetemotions 6 août 2023
    Marathon du polar 2023, équipe LABRIGADEDESCINQ
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Ceт œιl dαɴѕ lα ɴυιт ɴ’α pαѕ ғιɴι de мe нαɴтer !
     
    Ce 8eme tome, des enquêtes du groupe du Commandant Martin Servaz, est annoncé comme « peut-être la plus grande énigme de sa carrière ». 
    Pour moi, et j’en suis certaine, pour toutes celles et ceux qui l’ont lus, il va également rester un grand mystère jusqu’à la sortie du prochain Servaz. 
     
    Ce thriller, sur fond de films d’horreur, est époustouflant, éprouvant, machiavélique.
    Jamais Bernard Minier n’a autant mis à rude épreuve ses personnages de papier. C’est ce que je me suis souvent dit à chaque fin de tome, mais ici c’est à un point tel qu’on espère juste avoir rêvé. Mais, je n’en dirais pas plus, au risque de vous spoiler.
     
    Ce que je peux vous dire, par contre, c’est que cet opus, je l’ai dévoré, adoré malgré toute sa noirceur ; qu’il m’a tenue en haleine et interrogée jusqu’à la dernière phrase, secouée par moment, attristée à d’autres ; mais qu’il restera pour moi, l’un des meilleurs parmi les huit de cette série. 
     
    Juste un petit conseil pour les novices. N’entamez pas cette lecture si vous ne connaissez pas suffisamment Martin Servaz et ses deux lieutenants, vous risqueriez de passer à côté. 
    Et pour les fans inconditionnels comme moi, jetez-vous vite dessus mais preparez-vous au pire. 

  • Killing79 12 juin 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Bernard Minier fait partie depuis quelques années des têtes d’affiche du thriller français. Depuis « Glacé », il a su se faire sa place avec sa série du commandant Servaz. De mon côté, à part quelques rares exceptions, j’ai toujours adoré son travail !

    Ce nouvel épisode nous immerge dans le milieu des films d’horreur. L’enquête tourne très rapidement autour d’un réalisateur atypique dont l’œuvre est à l’origine d’un grand nombre de mystères. Au fil des investigations, les secrets les plus enfouis refont surface et dévoile des vérités effrayantes.

    Comme dans toutes les suites, on est content de retrouver les personnages que l’on suit au fil des épisodes. Martin Servaz, à qui il est arrivé un certain nombre de mésaventures auparavant, n’est pas au bout de ses peines dans cette histoire. Lui qui survit grâce à ses quêtes de justice, se retrouve confronté une nouvelle fois à des évènements tragiques. En plus, il a des histoires anciennes qui le poursuivent. A chaque fois, il pense en avoir terminé avec mais le passé ressurgit toujours. Comme le lecteur se sent proche de lui, il subit à ses côtés.

    Cette nouvelle enquête a été l’occasion pour moi d’apprendre des choses sur les films d’horreur et ses coulisses. N’étant pas un adepte, j’ai découvert beaucoup d’information sur le sujet grâce à cette aventure particulièrement documentée.

    L’écrivain n’a rien perdu de son efficacité. Les chapitres s’enchainent à une vitesse folle, le scénario nous embrouille l’esprit, le tout avec une plume très accessible. Ma lecture a donc été frénétique et j’ai dévoré le livre en peu de temps. Vous aurez compris que « Un œil dans la nuit » est pour moi un bon cru de la série. Je vous recommande ce thriller si vous n’avez pas peur d’entrer dans un monde plutôt glauque et de vous octroyer quelques frayeurs !

    https://leslivresdek79.wordpress.com/2023/06/12/bernard-minier-un-oeil-dans-la-nuit/

  • Kamiyu-chan 7 juin 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Une nouvelle aventure de Martin Servaz qui se plonge dans l’univers du cinéma d’horreur. Dans ce nouveau tome, nous suivons l’enquête de Martin qui est confronté à une série de meurtres particulièrement malsains et violents. Rapidement, il découvre que ces meurtres mènent à Morbus Delacroix, un cinéaste culte de l’horreur, obsédé par le mal, et à son film maudit Orpheus. Parallèlement à cela, nous suivons Judith, une jeune étudiante en cinéma, qui part à la rencontre de Delacroix, dans sa villa au fin fond des Pyrénées, et de son univers dérangeant.

    Comme toujours, Bernard Minier nous propose un page turner qui se lit tout seul. L’intrigue se déroule sur une semaine et est addictive. Les chapitres courts et nerveux, ainsi que les multiples rebondissements, permettent un rythme soutenu et un suspense à couper au couteau. Pour Un œil dans la nuit, l’auteur a regardé plus de 200 films d’horreur. L’enquête se déroule dans une ambiance horrifique, angoissante et très sombre. Un très bon thriller.

  • Asdrap 29 mai 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Enquête pleine de suspense !
    C’est un plaisir de retrouver Servaz et son équipe !
    J’ai aimé le clin d’œil à Sharko.
    J’attends la suite avec impatience !

  • bernard11 21 avril 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Difficile de parler de ce livre sans spoiler.
    Bernard Minier revient avec son enquêteur fétiche Martin Servaz et son équipe.
    Une incursion dans le cinéma d’horreur. L’intrigue est bien menée, le style percutant et les rebondissements insoutenables.
    Et la fin qui déclenche une attente insoutenable jusqu’au prochain !!!!!
    L’auteur signe un roman magistral

  • Jess’ Les Vies Denses 17 avril 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    La couverture vous angoisse ? Elle donne une bonne idée de la tension du livre où le coeur et les nerfs sont mis à rude épreuve !

    Le retour tant attendu de Martin Servaz - et de son équipe si attachante - n’est pas de tout repos avec une enquête dans le milieu du cinéma d’horreur.

    Les nombreuses references aux films d’horreur et les anecdotes sur les tournages maudits (notamment Poltergheist qui m’a traumatisé petite) sont particulièrement prenantes et on y apprend plein de choses.
    Je n’y connais pas grand chose en la matière mais le film qui m’avait bien fait flipper à l’époque, c’était Freddy ou les griffes de la nuit (au premier bruit des griffes grinçant sur un mur, j’avais arrêté la VHS pour attendre mon frère !)

    Une jolie rencontre en forme de clin d’oeil - et qui m’a fait sourire - donnerait à rêver d’une écriture à 4 mains. Je vous laisse la surprise mais j’adorerai l’idée !

    Coup de coeur (et coup dans le coeur) pour ce polar original, mené à tambours battants et toujours plus addictif avec un clap de fin haletant !

  • Aude Lagandré 12 avril 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    « Un œil dans la nuit » se déroule sur une semaine. Le roman commence le mardi 21 juin pour s’achever le mardi 28 juin. Quatre cent quatre-vingt-quinze pages composent ce récit des nouvelles aventures du commandant Martin Servaz. Attention, tout au long du roman, Bernard Minier évoque des éléments des précédentes enquêtes du commandant, et forcément vous en divulgâche certaines issues. À vous de décider, si vous souhaitez les lire dans l’ordre, ce que je recommande vivement pour prendre toute la densité psychologique du personnage ou les découvrir en fonction de l’intérêt que vous portez à certaines thématiques. Le commandant Servaz est un homme abîmé, profondément détruit par son métier, et les gens qu’il a aimés et perdus. « Chaque fois que le téléphone sonnait à l’aube, il savait que l’océan de la nuit venait de rejeter un nouveau cadavre sur le rivage du jour. » Sa vie d’enquêteur ne lui a pas laissé beaucoup de répit, et dans « Un œil dans la nuit », son créateur a semblerait-il estimé qu’il n’en avait pas encore assez bavé… Ne vous attendez pas à une promenade de santé… Si les précédents tomes ont parfois été difficiles émotionnellement, celui-ci va générer des hurlements. « Il avait été tiré d’un rêve des plus déplaisant. Un rêve où il revoyait tous les morts qu’il avait laissés sur le bord de la route, tous ceux qui avaient prématurément quitté son existence, tous ceux qui avaient émaillé sa carrière de flic. »

    Nous sommes très loin du conte pour enfants, et du « et ils vécurent heureux à la fin »… Le roman s’ouvre dans un hôpital psychiatrique « conçu pour réparer les âmes ». Le corps de Stan Du Welz, 45 ans, est retrouvé profondément tailladé à plusieurs endroits… les blessures ont beaucoup saigné et ceci ante mortem. Le tueur, très imaginatif, a placé dans la gorge de sa victime, quelque chose d’assez inhabituel. Si vous avez des phobies, préparez-vous, elles ne risquent pas de disparaître … Parallèlement, un autre patient qui occupait la chambre voisine s’est évadé. Or sa chambre était verrouillée… L’équipe de Servaz est dépêchée sur l’enquête.

    Autre lieu, autre atmosphère, arrive le personnage de Judith Tallandier, étudiante en cinéma. Elle se rend dans un coin perdu au fond des Pyrénées pour y rencontrer Morbus Delacroix, un réalisateur de cinq films seulement, adulé par toute une génération, qui a mis fin à sa carrière très brutalement à l’âge de 35 ans. Beaucoup de rumeurs circulent sur ce personnage. « On le disait misanthrope, arrogant, acariâtre, cynique, insociable, fou. » Un vrai poème d’amabilité et de bienveillance ce monsieur… « Cinéaste maudit ? Cinéaste culte ? Génie ou faiseur ? Surfait ou sous-estimé ? » Une belle partie du roman est consacré aux échanges entre Judith et Morbus.

    « Un œil dans la nuit » plonge le lecteur dans l’univers du cinéma d’horreur. Bernard Minier a décidé d’adresser à ce genre précis plusieurs clins d’œil tout au long de la narration. Comme si, par un emboîtement de poupées russes très cinématographique, il était passé d’une vue très générale à des fragments très précis. J’imagine que les amateurs du genre y ont vu une multitude de références. Certaines sont citées comme le Shining de Kubrick, Rosemary’s Baby de Polanski, d’autres sont plus implicites comme des hommages à Stephen King ou à d’autres réalisateurs. L’ambiance du prologue m’a d’ailleurs énormément fait penser au Nom de la Rose. Vous trouverez en fin de roman une liste très intéressante de 150 films d’horreur, sélectionnés et visionnés par l’auteur, classés par dates de sortie. Ainsi vous pourrez vérifier l’étendue de vos connaissances et en ajouter quelques-uns à vos listes des films à voir.

    Si « Un œil dans la nuit » est un hommage au cinéma d’horreur, Bernard Minier parvient durant tout le roman à nous plonger dans cette atmosphère horrifique, comme si le récit était un film du genre où nous jouons notre propre rôle sans possibilité d’en sortir. Le fait que cela soit la thématique centrale et le fond du roman est assez exceptionnel, et remarquablement bien exécuté. Peut-être, lisons-nous ici le pendant du film maudit de Delacroix « Orpheus ou la spirale du mal » jamais sorti sur les écrans… Allez savoir ! Orphée est bien celui qui descend aux enfers pour retrouver une personne aimée. Il vous reste à découvrir qui est Orphée dans le roman. J’ai aimé la façon dont l’auteur pousse l’analyse très loin concernant la psychologie des fans de films d’horreur. Je ne m’étais jamais posé la question sous cet angle, et certaines phrases ont eu une résonance particulière. « Le cinéma d’horreur, nous parle de nous-mêmes, Judith. Il interroge nos peurs les plus profondes. La peur de la mort… la peur de la douleur… la peur de la maladie… la peur des ténèbres… La peur du monstre qui est en nous… »

    Si vous avez lu quelques chroniques de ce livre, vous savez qu’il a provoqué des hurlements. Je fais partie de ceux qui ont hurlé. Et de ceux qui en veulent s’en prendre physiquement à l’auteur. (😉) Comme dans les Sharko de Franck Thilliez, les deux personnages Sharko d’un côté et Servaz de l’autre subissent toutes les épreuves de leurs créateurs respectifs. Le problème est que le lecteur les connaît depuis si longtemps qu’il a l’impression qu’ils font partie de son cercle proche, voire de sa famille. Toucher à l’un ou à l’autre revient à toucher à un proche. C’est assez éprouvant et intéressant de constater à quel point ces personnages de fiction deviennent progressivement, au fil des tomes, des personnes réelles, intimes et familières. Presque des alter ego…

    « Un œil dans la nuit » est un excellent cru qui se dévore.

  • universpolars 4 avril 2023
    Un œil dans la nuit - Bernard Minier

    Le diable en personne se serait-il glissé entre ces pages ? Je vous laisserai en juger par vous-même. D’autre part, l’esprit diabolique que l’auteur développe ici ne ménagera pas vraiment ses personnages !

    Cet œil critique et ce raisonnement analytique que l’auteur fixent et posent sur le job de flic, sur la violence, soit sur cette société qui, finalement, bascule du mauvais côté depuis que l’Homme existe - si si … -, sont vraiment très lucides.

    Bernard Minier dépeint une fois de plus une société qui génère un bon nombre de déviance, qui vomit son lot de perversion et de cruauté. Poser un pansement sur un corps déchiqueté est à l’image du job de flic face à la violence des hommes qui ne s’essouffle donc jamais.

    Ce n’est d’ailleurs pas le Commandant Servaz, que nous retrouvons ici, qui vous prétendra le contraire. Il sature. Bref ...

    L’auteur nous emmène ici vers le milieu du cinéma, vers un genre assez « classique », peut-être un peu méconnu - un genre pour initiés ?? -, et pas spécialement très populaire - quoi que ! -, le film d’horreur.

    Nous allons apprendre pas mal de chose sur ce sujet troublant et évocateur ! C’est plutôt riche en références et j’admets m’y être intéressé durant cette lecture. Il y a tout de même de sacrés classiques, mais aussi de la pure folie - jusqu’à la névrose ! -, ceci depuis de nombreuses années.

    Je ne vais pas vous résumer cette intrigue, ce n’est pas le but. Il faut juste savoir que plusieurs personnes, dans ce récit, gagneraient à garder des faits antérieurs sous silence, et que rien ne remonte à la surface. Des faits absolument abjects. Tout va se jouer là.

    Ce récit nous emporte peut-être vers de la fiction, ou vers du réel mais, ce qui est sûr, c’est qu’il nous tire vers l’illusion. Nous sommes dans le milieu du cinoche, ne l’oublions pas.

    Le fait que nous n’arrivons pas établir ce qui est moralement tolérable, acceptable ou même supportable, rend cette intrigue saisissante. Peut-on tout montrer ou produire en prétextant que c’est faux ? Mais est-ce que tout est vraiment une histoire d’illusion ? Où se situe donc la limite ?

    Les projecteurs qui éclairent ce récit envoient une lumière dérangeante et nous place vraiment dans l’inconfort. Au niveau de l’atmosphère, une fois de plus, nous allons recevoir ici des salves de flotte dans la tronche, mais aussi de bonnes décharges d’adrénaline.

    Bernard Minier nous confronte une fois de plus au mal absolu, celui des Hommes, bien évidemment. Y a-t-il pire espèce sur cette terre ?

    Concernant le dénouement, je ne vais absolument pas vous en parler. Je vais vous laisser apprécier par vous-mêmes. Si vous avez une âme malveillante, vous aller aimer !

    Bonne lecture.

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