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La Chasse - Bernard Minier

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Résumé :

Un adolescent chassé comme du gibier dans les forêts d’Ariège...
Une enquête sur le fil du rasoir où Servaz joue son honneur autant que sa peau.
Un thriller frénétique d’une actualité brûlante.

Avec son héros récurrent, Martin Servaz, et son dernier opus, La Vallée, Bernard Minier a fait partie des 10 auteurs français les plus lus en France en 2020. Avec huit romans publiés en 9 ans et 4 millions d’exemplaires vendus en France, il s’impose, plus que jamais, comme l’un des plus grands auteurs de thrillers en France et à l’étranger.

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Vos #AvisPolar

  • L’atelier de Litote 25 mai 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Nous retrouvons pour la septième fois le commandant Servaz. Il est appelé pour un accident de la route entre une voiture et un homme nu à tête de cerf. Ce jeune homme a tenté d’échapper à quelque chose qui le terrifiait, il porte gravé au fer rouge sur le torse le mot « justice ». Le prologue nous plonge tout de suite dans l’ambiance avec cette scène choquante. L’enquête commence et l’auteur ne se prive pas de nous donner tout au long de la lecture son avis sur tel ou tel dérèglement de la société. Un polar certes mais surtout un prétexte pour pointer la déliquescence de notre société. J’avoue que ces « apartés » tombent plus ou moins bien et m’ont dans l’ensemble mises mal à l’aise. La chasse fait appel à la traque, à la poursuite pour capturer, pour tuer. Bientôt on ne sait plus très bien qui est le chasseur et qui est la proie et c’est puissant, lorsque les rôles ont tendance à s’inverser. Une intrigue bien ficelée qui fait ressortir un personnage convaincu de faire le bien alors qu’il apparaît d’une violence et d’une froideur insoutenables. Une enquête dans l’air du temps qui reprend de nombreux faits divers et appuie sur le malaise des policiers face à « l’ensauvagement » de la société. On oscille ainsi constamment entre fiction et réalité et à ce petit jeu ce n’est pas toujours la fiction qui ressort gagnante. L’auteur se sert des ses personnages comme les porteurs des messages qu’il souhaite faire passer et qui il faut bien l’avouer ne sont pas des plus heureux, il nous dresse ainsi un portrait de la Police comme le dernier rempart contre les forces du mal. La ligne de temps du roman est importante car tout se joue sur une semaine Jour 1, etc. On sait donc déjà que tout sera résolu en 7 jours alors forcément, le rythme est rapide, ne chercher pas de temps mort, laissez vous prendre par l’intrigue et profitez. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2021/05/25/38964576.html

  • labibliodeclo 13 mai 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Je l’attendais tellement, ce livre-là ! Depuis Glacé, le premier roman de l’auteur, je ne me suis jamais lassée du Commandant Servaz et de ses folles aventures ! Le dernier roman, La Vallée, avait été un RÉEL COUP DE COEUR ! Pourtant, ce nouveau roman me laisse un peu perplexe.

    J’avoue l’avoir moins aimé que les autres, pour une seule et bonne raison : pas de Julian, pas de Marianne. En effet, maintenant que cette intrigue est réglée, Servaz peut dormir sur ses deux oreilles, enfin presque. J’avoue que ces deux personnages me manquent beaucoup, et de fait, j’ai trouvé ce nouveau roman un peu fade.

    Bon, outre cette absence, le roman est quand même super chouette, et il démarre fort ! Une traque, une chasse dans les bois, un peu style bizutage américain ou secte. J’aime beaucoup cette ambiance un peu glauque, que je retrouve bien souvent dans un roman de Bernard Minier ! L’enquête, elle, m’a un peu moins emballée. Si on est happé par les premières pages, on déchante un peu ensuite : l’enquête est assez prévisible. On sait, plus ou moins dès le début, qui se cache derrière cette chasse.

    Bref, c’est toujours un plaisir de lire Bernard Minier, même si je suis moins convaincue par ce roman que par les anciens ! J’attends quand même le prochain avec IMPATIENCE !

  • la_tete_dans_mes_livres 11 mai 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    C’est une alerte découverte auteur.

    Franchement, je me demande où j’ai vécu durant les dernières années ? Dans une grotte éventuellement ? Comment ai-je pu passer à côté de la lecture des livres de Bernard Minier. Ben oui, j’ai commencé avec son dernier livre... J’ai tellement aimé ! Il me faut les autres livres livres de toute urgence.

    Alors ce thriller, on en parle ? Je vous plante le décor. Un jeune homme nu, avec une peau de bête sur la tête et des bois de cerf se retrouve chassé en pleine nuit tel un animal... Déjà là, j’étais suspendue au livre.

    L’histoire se déroule sur plusieurs jours. L’auteur nous tient en haleine. Durant ma lecture, j’ai fais connaissance avec le fameux commandant Servaz.

    J’ai beaucoup apprécié le fait que Bernard Minier fasse le choix d’inclure le contexte sanitaire actuel dans son livre. Il nous présente une réalité bien trop présente pour les policiers français. On sait tous ce qui se passe quand la police débarque dans une cité sensible...

    Ce roman nous livre donc un habile mélange entre fiction, coronavirus et de réels problèmes qui ont lieu en France. Je suis restée sur ma faim. Je veux plus de Servaz. Je peux dire que Bernard Minier est un grand auteur français en matière de thriller.

    Je n’en dirai pas plus pour vous laisser découvrir ce roman. Je vais juste vous donner un conseil, laissez-vous emportera par cette enquête policière.

  • universpolars 6 mai 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Je dois admettre que j’étais impatient de renouer avec notre flic Martin Servaz, que nous abandonnions au bout de « La vallée », face à son lourd passé, un morceau indigeste de son existence sans doute resté en travers de la gorge.

    Dans « La vallée », justement, Bernard Minier liait déjà à merveille son intrigue criminelle aux faits de société actuelle ou à la nature humaine. Ici, il ira dans une même direction, mais en poussant encore davantage le vice.

    Par cette enquête criminelle, sur fond de pandémie, il va décortiquer et analyser une société qui va de plus en plus mal, de plus en plus loin – mais où ? - et qui commence à nous dépasser complètement. Et pourtant ... C’est bien nous qui la façonnons et la composons. L’auteur nous en fera une synthèse qui ne manquera pas de pertinence et, surtout, de clairvoyance.

    L’auteur tape un peu là où ça fait mal, soit sur une gestion de l’ordre public qui devient terriblement fragile, sensible, voire impossible, suite au grand manque de confiance accordé à la justice, à la police et, encore une fois, à la société. Eh oui, nous sommes là en pleine actualité. Stigmatisations, préjugés, flics assassins, police raciste, justice pour les riches, tout y passe. Ça devient rude ! Et lorsque la presse s’en mêle …

    Bernard Minier pointera également du doigt l’ampleur de l’hypocrisie qui règne sur la gestion de la criminalité ou la largeur des œillères que place la société sur ses yeux pour éviter d’être confrontée aux problèmes qu’elle a engendrés, qu’elle n’a jamais su gérer ou même voulu vraiment assumer.

    L’auteur nous confrontera également à une société qui n’ose plus s’exprimer librement - même penser librement ! - par peur d’être taxé de racistes manquant cruellement de tolérance et de compréhension.

    Est-ce la société qui crée la délinquance par son incompétence ou ses solutions de facilité ? La justice est-elle juste, efficace, impartiale, efficace ?

    Quoiqu’il en soit, cette dernière question demeurera cruciale et déterminante dans cette intrigue. J’irais même plus loin : qu’est-ce que la justice, finalement ? Ce qui est sûr, c’est qu’elle ne peut pas contenter tout le monde.

    Ce thème est abordé d’une manière très adroite ; c’est efficace et très cash. L’auteur se place en observateur et nous décrit ce qu’il perçoit. Pas de morale, pas de parti pris. Nous avons toutes et tous, d’une manière ou d’une autre, un certain sens de la justice. Ici, dans cette ambiance de couvre-feu lié au virus, d’émeutes et de violence, le système judiciaire prendra une sacrée claque dans la gueule, administrée à l’aller et au retour. Justifiée ? Encore une fois, toute la question est là.

    Avoir le sens des valeurs, de l’honneur et de la justice est une qualité inestimable. Mais cela peut également engendrer une grande frustration.

    Cette intrigue fait énormément réfléchir, vous le constaterez. Personnellement, j’ai du mal à me situer, à me placer dans une case. Vous comprendrez peut-être pourquoi je dis cela, ou peut-être pas. Rendre justice, c’est possible selon vous ? Et quelle justice précisément ?

    Bonne lecture.

  • Les_lecturesdeflo 1er mai 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Nous sommes dans un roman policier pur, avec tous les codes que cela comporte. Servaz est là, mais franchement si l’histoire se déroulait avec un autre personnage, ce serait exactement la même chose. Il évolue peu dans cet opus et j’ai trouvé ça un peu dommage.

    Un nouveau personnage vient compléter notre équipe de choc et prendre part à cette enquête pour démasquer d’horribles chasseurs. Car oui il s’agit bien de chasseurs, qui traquent et chassent des êtres humains comme si c’étaient de vulgaires gibiers. Mais pourquoi, et comment sélectionnent-ils leurs cibles ?

    Outre les codes classiques du roman policier, l’auteur a choisi de surfer sur la vague « état des lieux de la société ». Cela déplaira à certains, plaira à d’autres. Moi ça ne m’a pas dérangée, et j’ai même trouvé relativement habile la façon de faire. Il n’épargne personne, tout le monde y passe, et chacun y trouvera son compte, quelles que soient ses opinions. Force est de constater que la situation est chaotique à bien des égards en ce moment, que ce soit du point de vue économique, sanitaire ou social …

    L’action se déroule sur une semaine. Il y a 7 parties : une par jour.
    Nous sommes la dernière semaine d’octobre 2020, celle dont tout le monde se souvient puisque c’est l’élection américaine et l’annonce du 2eme confinement. L’auteur a donc choisi une semaine riche en événements afin que le lecteur se remémore ce qu’il faisait à ce moment-là, et s’immerge facilement dans le récit. Tout est très réaliste, et agrémenté de faits divers bien réels. Il y a même notre ami Covid et ses gestes barrières. Bernard Minier ne s’est pas contenté de mettre un masque à Servaz, il l’intègre parfaitement à l’histoire et j’ai trouvé ça astucieux.

    Alors pour conclure, j’ai beaucoup aimé, mais je n’ai pas adoré. Pas assez « Servaz » et un peu trop classique, mais c’est tout de même un très bon moment de lecture.

  • Blog PurpleRain 30 avril 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Le Maître du thriller, Bernard Minier signe ici son 7e roman avec le commandant Martin Servaz. La Chasse est un très bon roman, que j’ai lu d’une traître. J’aurais cependant aimé y retrouver plus l’ambiance de la chasse à l’homme avec une seconde chasse plus précise, explicite et détaillée que la première (un brin plus glauque !) qui ouvre le livre et qui se termine en quelques pages.

    Cette enquête est bien menée, mais un peu longue à certains moments. Le livre manque de pêche à certains chapitres, et on attend plus de rapidité et de suspens pour donner au livre le côté thriller recherché. Ce roman m’a permis de découvrir une équipe d’enquêteurs que j’ai apprécié, de part leur excentricité et leurs caractères. Je pense que je vais attaquer prochainement Glacé, le premier roman de cette longue série sous les ordres du commandant Servaz.

    https://www.purple-rain.fr/2021/04/livre-la-chasse-bernard-minier.html

  • Killing79 29 avril 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Une nouvelle aventure de Martin Servaz est toujours un évènement pour moi. Je ne les ai pas toutes lues mais jusqu’à présent je n’ai jamais été déçu.

    Ce nouvel épisode démarre sur les chapeaux de roue avec une course poursuite haletante. La suite de l’aventure s’enchaine en courts chapitres, sur un rythme soutenu. Contrairement à l’habitude, il n’y a pas de mystère quant aux coupables. Ils nous sont très vite dévoilés. Le suspense est plutôt basé sur la traque de ces criminels.

    Depuis quelques années, les auteurs de polars français tendent à ancrer leurs histoires dans la société actuelle. Je trouve cela honorable. Seulement dans cette quête altruiste, il ne faut pas qu’il en oublie leur rôle principal. Voulant traiter de plusieurs sujets sensibles (peut-être trop !), Bernard Minier les inscrit dans son récit sporadiquement. Ainsi, au détour d’une investigation, pendant quelques pages, il nous parle de justice, de banlieue, de police, d’éducation, de religion ou de politique. Il ne creuse pas ces thèmes et les approche de manière superficielle et surtout démagogique. Je me suis plusieurs fois agacé devant les discours moralisateurs et caricaturaux des personnages. Si l’on ajoute un scénario déjà vu et sans surprise, vous comprendrez que ma lecture n’a pas été une grande réussite.

    Après les deux dernières enquêtes de Servaz « Sœurs » et « La vallée » que j’avais adorées, j’ai trouvé cette histoire un cran bien au-dessous. Je reconnais être un peu sévère dans mon jugement. Etant un grand fan, je suis plus exigeant et donc d’autant plus chagriné. C’est surement un thriller efficace mais pour les raisons exposées, j’ai fait un véritable blocage. « La chasse » restera donc un petit accroc dans ma relation à Bernard Minier. Je lui fais d’ailleurs confiance pour me rassurer rapidement. Et vous, n’hésitez pas à vous faire votre avis !

    https://leslivresdek79.wordpress.com/2021/04/29/649-bernard-minier-la-chasse/

  • Bagus35 26 avril 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Le commandant Martin Servaz et son équipe enquêtent suite à la découverte d’un jeune de banlieue retrouvé sur une route forestière nu ,avec un masque de cerf et le mot « Justice » marqué au fer rouge sur sa poitrine .En pleine pandémie et crise sociale ,l’enquête s’annonce délicate ,pas vraiment le moment d’enflammer les banlieues .Qui peut bien chasser un jeune délinquant comme un vulgaire gibier et pourquoi ? Des questions auxquelles Servaz va devoir trouver des réponses rapidement .Un bon thriller.

  • Les_lecturesdeflo 22 avril 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Nous sommes dans un roman policier pur, avec tous les codes que cela comporte. Servaz est là, mais franchement si l’histoire se déroulait avec un autre personnage, ce serait exactement la même chose. Il évolue peu dans cet opus et j’ai trouvé ça un peu dommage.

    🦌 Un nouveau personnage vient compléter notre équipe de choc et prendre part à cette enquête pour démasquer d’horribles chasseurs. Car oui il s’agit bien de chasseurs, qui traquent et chassent des êtres humains comme si c’étaient de vulgaires gibiers. Mais pourquoi, et comment sélectionnent-ils leurs cibles ?

    🦌 Outre les codes classiques du roman policier, l’auteur a choisi de surfer sur la vague « état des lieux de la société ». Cela déplaira à certains, plaira à d’autres. Moi ça ne m’a pas dérangée, et j’ai même trouvé relativement habile la façon de faire. Il n’épargne personne, tout le monde y passe, et chacun y trouvera son compte, quelles que soient ses opinions. Force est de constater que la situation est chaotique à bien des égards en ce moment, que ce soit du point de vue économique, sanitaire ou social …

    🦌 L’action se déroule sur une semaine. Il y a 7 parties : une par jour.
    Nous sommes la dernière semaine d’octobre 2020, celle dont tout le monde se souvient puisque c’est l’élection américaine et l’annonce du 2eme confinement. L’auteur a donc choisi une semaine riche en événements afin que le lecteur se remémore ce qu’il faisait à ce moment-là, et s’immerge facilement dans le récit. Tout est très réaliste, et agrémenté de faits divers bien réels. Il y a même notre ami Covid et ses gestes barrières. Bernard Minier ne s’est pas contenté de mettre un masque à Servaz, il l’intègre parfaitement à l’histoire et j’ai trouvé ça astucieux.

    🦌 Alors pour conclure, j’ai beaucoup aimé, mais je n’ai pas adoré. Pas assez « Servaz » et un peu trop classique, mais c’est tout de même un très bon moment de lecture.

  • Les_lecturesdeflo 22 avril 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Nous sommes dans un roman policier pur, avec tous les codes que cela comporte. Servaz est là, mais franchement si l’histoire se déroulait avec un autre personnage, ce serait exactement la même chose. Il évolue peu dans cet opus et j’ai trouvé ça un peu dommage.

    🦌 Un nouveau personnage vient compléter notre équipe de choc et prendre part à cette enquête pour démasquer d’horribles chasseurs. Car oui il s’agit bien de chasseurs, qui traquent et chassent des êtres humains comme si c’étaient de vulgaires gibiers. Mais pourquoi, et comment sélectionnent-ils leurs cibles ?

    🦌 Outre les codes classiques du roman policier, l’auteur a choisi de surfer sur la vague « état des lieux de la société ». Cela déplaira à certains, plaira à d’autres. Moi ça ne m’a pas dérangée, et j’ai même trouvé relativement habile la façon de faire. Il n’épargne personne, tout le monde y passe, et chacun y trouvera son compte, quelles que soient ses opinions. Force est de constater que la situation est chaotique à bien des égards en ce moment, que ce soit du point de vue économique, sanitaire ou social …

    🦌 L’action se déroule sur une semaine. Il y a 7 parties : une par jour.
    Nous sommes la dernière semaine d’octobre 2020, celle dont tout le monde se souvient puisque c’est l’élection américaine et l’annonce du 2eme confinement. L’auteur a donc choisi une semaine riche en événements afin que le lecteur se remémore ce qu’il faisait à ce moment-là, et s’immerge facilement dans le récit. Tout est très réaliste, et agrémenté de faits divers bien réels. Il y a même notre ami Covid et ses gestes barrières. Bernard Minier ne s’est pas contenté de mettre un masque à Servaz, il l’intègre parfaitement à l’histoire et j’ai trouvé ça astucieux.

    🦌 Alors pour conclure, j’ai beaucoup aimé, mais je n’ai pas adoré. Pas assez « Servaz » et un peu trop classique, mais c’est tout de même un très bon moment de lecture.
    https://livrite.fr/la-chasse-de-bernard-minier/

  • Aude Lagandré 13 avril 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Vous cherchez un roman qui « évolue en permanence à la frontière entre réalité et fiction » ? Un récit qui progresse sur une semaine en mettant la lumière sur notre société actuelle, tout en offrant une intrigue prenante, bien construite, avec des personnages emblématiques et attachants ? Je ne peux que vous encourager à découvrir « La chasse » de Bernard Minier, dernier opus en date des aventures de Martin Servaz, son héros récurrent. Une chasse à l’homme au milieu de la forêt. « La forêt recouvrait les collines, la nuit recouvrait la forêt, la peur recouvrait ses pensées. Sa peur avait un son — celui de sa propre respiration terrorisée et de son cœur qui battait —, elle avait une odeur — celle de sa transpiration et de cette chose puante sur la tête —, elle avait une couleur : noir, noir de la forêt, noir de l’âme de ces hommes, noir de sa propre peau. » Vous y êtes ? La semaine n’a même pas encore commencé…

    Lundi 26 octobre, un corps nu coiffé d’une tête de cerf est retrouvé dans la forêt. Commence alors une semaine chargée pour Servaz et son équipe. Sauf que le monde ne s’arrête pas de tourner pour autant, que les atrocités humaines inhumaines croissent.

    Un thriller doit-il être un simple divertissement ? Peut-on demander à un auteur de se préoccuper uniquement de nous offrir un « ailleurs » où rien des problématiques de notre société ne seraient susceptibles de nous heurter du fond de notre canapé où nous sommes blottis à l’écart du monde ? Exit « Impact » d’Olivier Norek, « De mort lente » de Michaël Mention, « Et le mal viendra » de Jérôme Camut et Nathalie Hug, « Du poison dans la tête » de Jacques Saussey, ou même « M, le bord de l’abîme » du même Bernard Minier ? Je prends le parti d’évoquer cette problématique dans cette chronique parce que je lis des retours sur ce roman que je ne comprends pas. Je cite : « réflexions simplistes de bistrot parfois caricaturales, ton donneur de leçon, intrigue maigre, mais remplie de considérations sociales, personnages caricaturaux, situations invraisemblables, insistance sur le port du masque pour rappeler que nous sommes en période COVID, étalages de faits divers, paresse dans l’écriture, complaisance, manque de finesse, et surtout remarques répétées sur la société française. » Évidemment, je respecte le ressenti de chacun même si je reste étonnée de voir que ceux qui lisent Minier n’ont pas réellement conscience que l’écrivain évoque toujours des problématiques sociétales dans ses romans et que le thriller sert de prétexte pour mettre l’accent sur des sujets plus profonds. Peut-on réellement reprocher à un auteur de raconter l’actualité sans l’accuser de surfer sur son côté anxiogène ? Certes, nous sommes confinés, mais nous ne vivons pas dans une grotte ! La littérature a vocation de tout exprimer, du récit totalement imaginé aux réalités les plus sordides. Il appartient à chacun de lire ce qui lui plaît au moment où il le désire, mais aussi au moment où il peut l’encaisser. Quand je choisis de lire Minier, Norek, Collette et d’autres, je sais où je mets les pieds.

    Cela étant dit, j’ai aimé la façon dont Bernard Minier a mélangé réalité et fiction. L’intrigue fictionnelle est à mon sens réussie et digne d’un vrai page turner. Le personnage de Servaz prend une réelle épaisseur au fur et à mesure des tomes et il est aussi le témoin d’une époque dans laquelle il évolue, qui fait vaciller ses certitudes, le fait douter, le rend plus cynique et plus désabusé. « Servaz songea que la vie était comme ces gyrophares : une lueur entre deux éternités de nuit. Elle brille un court moment puis s’éteint. Et la seule chose qui demeure, c’est le souvenir de cette lueur. Qui finit par s’éteindre, lui aussi. » Il ressemble étrangement à son lectorat, qui vieillit avec lui et perd aussi ses illusions. Les fragments consacrés à la réalité sont le reflet de notre monde actuel. Inutile de vouloir faire l’autruche : nous sommes bien dans une période de crise sanitaire « Époque de virus. Punitive, mortifère, purificatrice, qui avait trouvé son symbole : le masque. Posé comme un bâillon, comme le signe de reconnaissance d’une société muselée, hygiénisée, et aussi perdue et aux abois… » Nous sommes également face à des problématiques récurrentes qu’il est bon de rappeler comme la haine du flic « Partout dans le pays, c’était la même rage désinhibée, le même effondrement de l’autorité. Une vraie guerre, qui avait lieu tous les jours dans la rue. Une guerre perdue d’avance tant que les flics seraient livrés à eux-mêmes, méprisés et abandonnés à leur sort par les juges, sous-équipés, et honnis par certains de ceux qu’ils étaient censés protéger… »ou encore « Alors que l’impunité régnait chez les délinquants, à force d’interdictions et d’injonctions on infantilisait le reste de la société. » Est-ce vouloir être moralisateur que d’énoncer les faits ? Personnellement, j’en ai un peu assez de cette société bien-pensante et politiquement correcte où l’on ne peut plus rien dire sans se faire taxer de grand prêcheur.

    Actuellement, je peux difficilement me contenter de lire un thriller sans qu’il me fasse réfléchir à des problématiques sociétales. De plus, lorsqu’un auteur met en scène un héros récurrent, j’adore le voir évoluer et vieillir en même temps que son lecteur, réfléchir à la société dans laquelle il vit, pointer du doigt ses incohérences et ses faiblesses. Il n’est pas choquant d’évoquer dans un roman se déroulant en 2020 la chasse aux homosexuels, la résurgence des fanatiques de la supériorité blanche, la décapitation de Samuel Paty à cause de sujets que les profs ne peuvent plus enseigner sans subir de menaces, ou 7 agressions au couteau en 48 heures, les difficultés du métier de flic, le découragement du personnel soignant. Oui, en ces temps difficiles, nous sommes plutôt face à une « tempête de merde » et c’est sain de le dire. La littérature doit un minimum nous bousculer et servir à décrypter l’évolution d’une société. Je salue la qualité d’écriture de Bernard Minier. « Servaz regrettait que les actes d’une aussi indicible sauvagerie suscitassent moins d’intérêt dans la presse et soulevassent moins d’indignation sur les réseaux sociaux et chez certains politiques et artistes que ceux de policiers racistes et violents, qu’il aurait personnellement envoyés en prison, tant leurs actions lui faisaient honte. » Autant sur le fond que sur la forme, Bernard Minier reste pour moi un pilier de la littérature noire qui ose aborder des sujets de fond en se servant de ses multiples personnages pour balayer différents points de vue. Cette épaisseur psychologique donne aussi de l’épaisseur à l’intrigue et un sens aux actes des « méchants ». Autant dire que le lecteur titube au milieu de tant d’émotions contradictoires, confronté à un monde très loin d’être manichéen. « La chasse » est un excellent cru profondément ancré dans notre époque.

  • DOMINIQUE RENSONNET 5 avril 2021
    La Chasse - Bernard Minier

    Pas mal, mais histoire un peu ’téléphonée", le sujet a déjà été utilisé chez un autre écrivain, la chasse des personnes,:J.C GRANGE

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