Horrora Borealis

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Résumé :

Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore ?

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Vos avis

  • Sangpages 6 septembre 2018
    Horrora Borealis

    Je pourrai partir dans tous les superlatifs, trouver des mots pas possible mais je vais rester simple... les trucs qui sortent droit direct :
    Putain la claque ! Purée le bouquin ! La vache le truc !
    Deux histoires en parallèle qu’on sait dès le début être directement liées.
    C’est en Laponie que tout a débuté et c’est à Neuchâtel que tout semble finir. Walker a perdu la mémoire, son esprit est défaillant et pourtant, ce qui s’est passé en Laponie est clairement la clé de tout. La clé de la présence d’Eric Koskingen et de l’inspecteur Sjöberg en Suisse et de cette prise d’otages à Festi’neuch.
    Une entrée en matière fracassante. Le suspens nous happe dès la première page et ne nous lâche plus jusqu’à la dernière.
    Un voyage magnifique au cœur de cette Laponie troublante, fascinante qui se prête à la perfection à l’atmosphère d’un thriller. Une Laponie si merveilleusement décrite que l’on en ressent les odeurs et surtout la ...fraîcheur 😰
    Pas une minute de répit, un rythme si effréné qu’on en perd le souffle !
    Nicolas Feuz a l’art de nous mener en bateau. J’étais déjà fan mais là...c’est de la manipulation à l’état pur. Il nous malmène, nous fait croire que "Ouais facile, c’est ça, c’est lui" et paf la claque...ben non... et bing un crochet du droite !
    Nicolas nous montre là tout son talent. Il ose plus sanglant, plus gore. Il s’éloigne du polar pour s’approcher du thriller et c’est jubilatoire ! Pas vraiment d’enquête de police en tant que tel. Un commissaire proche de la retraite, Marc Boileau (qui soit dit en passant a de drôles de fréquentations 👻 ) joue le rôle du négociateur. Une vague trame policière mais qui n’est de loin pas omniprésente. La résolution de l’intrigue découle des faits et est rondement bien menée de bout en bout.
    Un livre qui en dehors de son côté terrifiant s’avère aussi touchant, bouleversant. La triste et dure histoire d’une famille. L’horreur, l’amour, la haine, la mort, la tristesse…
    Soyez par contre prévenus : il est possible que vous ressortiez de cette lecture avec les yeux au beurre noire, la joue rouge et l’arcade pétée... Si ce ring ne vous fait pas peur, c’est bon, foncez !!!
    Une fin à faire tomber les chaussettes, comme d’habitude, puisque c’est sa spécialité, mais cette fois-ci, même agrafées, elles ne tiendront pas !
    Pour ma part, je crois au père Noël, mais je crois encore plus en Nicolas Feuz 🙂

  • universpolars 24 novembre 2018
    Horrora Borealis

    Avant toute chose, je salue l’auteur pour sa capacité à percuter le lecteur de plein fouet, à haute vitesse, en seulement quelques pages (dénouement), tout en étant invisible. L’intrigue de Nicolas Feuz, comme dans "Les Bouches", nous arrache les deux jambes en plusieurs balayages puissants et bien placés. Nous pensons les voir venir, nous sommes même assez fiers de les repérer, mais finalement nous ne voyons pas d’où ils arrivent !

    Voilà qui est dit.

    Nous entrons en scène d’une manière assez radicale, brutale, tâchés de pas mal de sang et de bouts de cervelles. Nous entrons réellement en scène, au festival "Festi’neuch", et nous sommes réellement souillés d’hémoglobine de constitutions différentes : un vrai carnage, plusieurs morts. Un homme, Walker, se trouve au centre de cette tuerie. Je n’en dirai pas plus.

    Une question revient plusieurs fois au-devant de la scène - au sens figuré cette fois-ci - : que s’est-il passé en Laponie ? Ce carnage aurait apparemment un rapport avec le passé, dans le nord de la Finlande.

    Cela tombe plutôt bien, car nous allons y aller pour tenter de comprendre dans quoi nous avons mis les pieds, mis à part tout ce sang qui colle à nos semelles. Donc retour en arrière, dans le froid, dans la Laponie finlandaise.

    Nous sommes près d’Akäslompolo, un petit village dans le cercle polaire finlandais. Nous rencontrons la famille Walker au complet : Rolf et Sandra ainsi que leurs trois enfants, âgés de 18, 17 et 8 ans, qui sont en vacances dans la région.

    Nous rencontrons également un autre personnage assez imposant, froid et tenace : le décor ! Nicolas Feuz fait radicalement chuter la température des pages, nous gelant les doigts, et nous dépose dans un désert de neige et de glace ; de nombreuses pages blanches, mais bien remplies...

    Nicolas Feuz connaît bien la région - il me l’a confirmé -, mais je l’avais déjà plus ou moins deviné. Pour décrire un endroit aussi précis, le rendre aussi vivant et le servir d’une manière aussi expressive au lecteur, il faut avoir humé et reniflé cette atmosphère ! S’être imprégné de toute la gamme de couleurs pour mieux dépeindre ce décor.

    Des retours en arrière comme celui-ci, nous allons en faire bien quelques-uns dans ce thriller, car l’auteur nous récupérera à maintes reprises dans ce froid polaire pour nous replacer dans l’enceinte du festival, au milieu de ce carnage, pour mieux nous repousser à nouveau au fin fond de la Laponie. Ces aller-retours "chaud-froid" vont nous permettre de rassembler les pièces d’un puzzle que nous devrons ensuite trier et placer dans le bon sens.

    La structure de l’intrigue est bien pensée. Le fait d’aller chercher des réponses dans le temps, en flash-back, pas à pas, pour essayer de comprendre un événement en cours qui se passe dans l’urgence, ça me plaît énormément. Au niveau de la tension, de la pression, c’est du lourd. Il faut dire que le "tempo" est y pour beaucoup. L’ambiance que nous vivons à Festi’neuch est glauque, avec ce fond sonore rempli de basse, puis rempli de rien, avec quelques projecteurs qui balayent la mort inlassablement.

    Le lecteur remarquera que le personnage principal, Walker, va être victime de son état de "panique", et devra donc assumer ses faits et gestes. À ce niveau, la situation deviendra assez ambiguë pour nous, pour lui ou pour la police.

    L’auteur réussit ici à créer un aspect que j’adore suivre dans un thriller ou un polar : l’ambiguïté d’un ou plusieurs personnages. J’aime être bluffé par le côté psychologique des protagonistes et, ici, je me retrouve dans cette situation. Que penser de ...

    L’intrigue prendra la même direction et la même qualité de ce que je viens de dire. Les personnages sont ambigus et l’intrigue aussi. Tout paraît simple, mais forcément trop simple ! Connaissant l’auteur, cela ne peut pas en être ainsi. Bref...

    Retour à Festi’neuch ! Qui dit carnage et bain de sang, dit police. Nous allons donc également faire connaissance avec les membres de la police neuchâteloise, notamment avec le commissaire Marc Boileau. Cet homme en fin de parcours ne vit pas avec ses démons, mais plutôt avec ses morts.

    Toutes les levées de corps qu’il a vécues durant sa carrière se matérialisent par ces hommes, femmes et enfants qui ne veulent apparemment pas le laisser tranquille. Ou alors, c’est peut-être lui qui ne veut pas les laisser partir... Ces rencontres morbides, ces dialogues d’outre-tombe m’ont assez touché, car je sais pertinemment ce que ressent ce flic. Il y a des choses qu’on n’accepte pas, qu’on ne peut pas admettre, mais qu’on devrait pourtant digérer. Facile à dire.

    Qui dit carnage, dit police, et si l’on rajoute prise d’otages, nous complétons le dispo avec groupe d’intervention et négociateur. Ce côté-là m’intéresse au plus haut point car il est très technique et délicat. Je profite alors de faire un petit paragraphe sur le côté purement "police" de ce thriller.

    Au niveau de la procédure de la prise d’otages, négociation, groupe d’urgence, tireurs d’élite, bouclage, tout me paraît au plus près de la réalité. Je soulèverai juste le fait que le négociateur, un habitué, un peu le "vieux loup" dans ce genre de mission, ose s’octroyer quelques tâches qui ne devraient pas lui être attribuées. Mais pour le roman, ça passe plutôt bien et cela donne une merveilleuse dynamique ! C’est très visuel, très cinématographique.

    Concernant le dénouement, je me sens un peu frustré ! J’étais assez satisfait d’avoir découvert le pot aux roses concernant la finalité de l’intrigue. Je trouvais même un peu dommage, car presque trop simple. Cependant, comme je l’ai dit plus haut, ce n’est jamais simple avec Nicolas Feuz ! Du coup, à nouveau, je me suis fait manipuler et bien comme il faut !

    En quelques pages, j’ai reçu plusieurs claques dans la gueule, assez rapprochées, histoire de bien se faire secouer ! Exactement le même effet que dans "Les Bouches", si vous vous en rappelez...

    Un grand Feuz ! Si ce n’est pas le meilleur.

    Bonne lecture.

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