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L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

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Résumé :

Depuis que les nazis occupent Paris, l’inspecteur Léon Sadorski coffre les Juifs pour les expédier à Drancy tout en empochant des pots-de-vin. La Gestapo l’arrête et le transfère à Berlin pour une série d’interrogatoires dignes de Kafka. Le but des Allemands en le terrorisant : en faire leur agent et lui confier une mission " spéciale ". Mais à son retour en France, quand une jeune femme est assassinée et que la police SS confisque l’enquête, Sadorski décide de faire justice lui-même, en dépit de tous les dangers...

Vos #AvisPolar

  • Sandrine Fernandez 1er mars 2018
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    Paris, avril 1942. L’inspecteur principal adjoint Léon Sadorski vaque à ses occupations de policier collabo. Il profite du soleil printanier, mate les femmes qu se découvrent, chasse le juif, débusque le communiste et besogne allègrement sa chère épouse Yvette. Combattant de 14-18, patriote et pétainiste, Sadorski n’a aucun état d’âme à collaborer avec l’Allemagne. Il n’est certes pas un admirateur absolu des ’’boches’’ mais il sait obéir aux ordres et partage avec eux un ennemi commun : le complot judéo-bolchévique qui a causé la perte de la France. Son zèle ne lui épargne pourtant pas un voyage forcé à Berlin où emprisonné et interrogé par la Gestapo, il accepte d’être un espion au sein de la police française. de retour à Paris, la vie reprend son cours entre arrestations musclées, filatures des possibles agents de Moscou et vrai travail de policier quand Sadorski se penche sur le cas de la jeune Marguerite Metzger, assassinée et violée sur une voie ferrée près de Stains.

    Petite déception à la lecture de cette affaire Léon Sadorski qui se situe quelque part entre polar et docu-fiction historique.
    Au crédit de l’auteur, on peut mettre en formidable travail de documentation et une belle reconstitution du Paris de l’Occupation. Romain Slocombe s’est en effet fondé sur des faits réels, des rapports de police et autres documents pour bâtir son histoire et lui donner de l’authenticité. Ses descriptions de l’époque sont vivantes et pleines de charme. N ressent bien toute l’ambiguïté de cette période, mélange d’insouciance et de frayeur. Pour les parisiens, la guerre est finie et l’occupation allemande est un moindre mal. On rit, on sort le soir, on oublie la peur et on pactise avec l’ennemi d’hier. Quant aux résistants et aux juifs, ils subissent la répression la plus féroce de la part des forces de l’ordre françaises aux ordres de Berlin.
    Oui mais voilà...le souci constant de coller aux faits rend la lecture parfois fastidieuse, trop de détails, de listes, de précisions et un style parfois proche du rapport de police.
    Et puis, il y a son ’’héros’’, le triste sire Léon sadorski. Que dire ? Les pires défauts réunis en un seul homme. Flic corrompu et violent, antisémite et raciste, misogyne et libidineux, adultère et pédophile, l’homme est aussi lâche et égoïste, en un mot détestable. Impossible de s’identifier, inimaginable d’être empathique. Par contre, il n’est pas surprenant. Slocombe a eu beau forcer le trait, on a déjà croisé au détour d’un livre ou d’un film, ce genre de spécimen roublard et malhonnête qui collaborait volontiers avec les allemands et la police française en comptait plus d’un dans ses rangs.
    Par ailleurs, l’enquête policière à proprement parler manque de rythme, noyée dans le flot d’informations sur les forces en présence à Paris à l’époque. On pourra au moins reconnaître à Sadorski d’être pugnace et d’avoir du flair. Il mène son enquête malgré les dangers et le veto allemand, ce qui d’ailleurs est en contradiction totale avec sa personnalité...
    Un roman qui a priori avait tous les atouts pour être un coup de coeur mais qui finalement cumule trop de faiblesses et de lourdeurs. A tenter pour se faire sa propre opinion.

  • 1001histoires 2 mars 2018
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    J’ai trouvé ce roman excellent. Avant sa lecture, je pensais savoir beaucoup de choses sur cette époque, Romain Slocombe a réussi a me passionner et à m’apprendre beaucoup de chose sur le quotidien troublé de l’occupation. La psychologie de Leon Sadorski est fouillée, interroge, interpelle et inquiète.

    A noter que le tome 2 de la série "L’étoile jaune de l’inspecteur Léon Sadorski" est la suite immédiate du tome 1. Lisez le dernier chapitre de "L’affaire LS" puis commencez "L’étoile jaune de l’inspecteur LS", pas de coupure, aucune interruption, l’aventure de Leon et Julie continue.

    J’ai eu la chance de rencontrer Romain Slocombe, l’histoire de Leon Sadorski va se poursuivre, l’auteur a prévu de nous emmener avec son héros récurrent jusqu’à la fin de la guerre, jusqu’à la libération. Ce sera sans doute une période de règlement de comptes que Sadorski traversera avec difficultés.

  • NADIA D’ANTONIO 4 mars 2018
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    J’ai plutôt aimé ce livre mais je n’ai pas tellement apprécié le personnage de Sadorski. Dans l’ensemble cela reste une très bonne lecture pour moi surtout pour le contexte invoqué dans le livre.J’apprécie beaucoup l’auteur et il faudrait que je lise le livre suivant.
    De plus tout ce qui touche à cette sombre période de l’Histoire, m’intéresse beaucoup d’autant plus que nous avons tous quelqu’un dans notre famille qui l’a connue et en a souffert.

  • Les Lectures de Maud 11 septembre 2018
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    Cette lecture nous plonge à Paris, sous l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Les décors et atmosphères envoutent le lecteur. La peur, le manque, les négociations et autres arrangements sont très présents et réalistes.

    De très nombreux protagonistes entourent cette première enquête de l’inspecteur Léon Sadorski. La surpopulation de personnages peut parfois perdre un peu le lecteur, certains évoqués n’apportent pas vraiment quelque chose à l’histoire. Un personnage principal que l’on peut aimer et haïr à la fois. Au fur et à mesure, il va aller de retours en déconvenues, en voulant mener cette enquête à bien et pourtant les entraves et barrières vont s’enchaîner.

    Je suis très heureuse de découvrir l’écriture fluide de l’auteur à travers ce premier tome. Pendant ma lecture, j’ai pourtant rencontré quelques longueurs et lourdeurs. L’axe politique choisi dans ce livre rend cette œuvre originale. Je regrette pourtant que l’enquête sur l’assassinat soit placée au 3ème plan, mais c’est un choix que je respecte amplement.

  • jeanmid 30 septembre 2018
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    Comme feu Philip Kerr nous faisait découvrir la deuxième guerre mondiale à travers les yeux de son héros allemand Bernie Günther , Romain Slocombe nous la décrit à travers un personnage moins sympathique : l’Inspecteur Principal Adjoint des Renseignements Généraux, Léon Sadorski .
    Autant le premier est sympathique et drôle autant l’IPA Sadorsski est antipathique , antisémite , corrompu , collabo et pro nazi : le profil du parfait sale type quoi . Mais la seule chose que l’on ne peut lui enlever à notre flic , c’est une vivacité d’esprit hors du commun . « Sado » comme l’appelle ses collègues , est un véritable limier qui ne lâche jamais une enquête tant qu’il ne l’a pas élucidée. C’est justement le cas avec l’assassinat de cette jeune fille , retrouvée sur des voies ferrées , violée et défigurée.
    Mais avant de boucler cette affaire il a du pain sur la planche et quelques bâtons mis volontairement dans ses roues :
    - par ces amis allemands qui vont lui faire visiter les geôles de la Gestapo berlinoise .
    - par la fameuse Carlingue ( sorte de Gestapo à la française ) qui lui fait visiter son frigo : une équipe de crapules motivée par le fric facile , que le fameux Lafont dirige et dont les acolytes sont essentiellement issus de la pègre française .
    - par les SS basés à Paris qui , sous des motifs obscures , tentent de lui confisquer son affaire .
    Bref pas simple pour l’inspecteur Sadorski qui entre temps a en plus son quota de communistes à dénoncer , des tas de juifs à faire arrêter : la police française sous l’occupation ne chôme pas !

    Un roman passionnant qui fourmille de détails . Un gros travail de documentation de la part de l’auteur permettant ainsi de donner corps à cette œuvre de fiction qui sonne totalement authentique et qui , parfois , vous donne froid dans le dos .
    Si vous en doutiez encore , il montre des autorités et des forces de police françaises complètement à la botte des occupants . Mais ce qui est le plus tragique est cet esprit des collaborateurs , qu’ils soient civils ou militaires , qui semblent devoir en rajouter en permanence dans l’horreur et l’odieux comme pour démontrer leur loyauté et leur soumission envers leurs maitres allemands . Comme une guerre de surenchère permanente .
    Le récit ne comporte aucune fausse note ni aucun temps mort . On se laisse porter par les mésaventures de Léon Sadorski pour qui on finit , malgré toutes ses abjections , par avoir un peu de pitié .
    Et comme tout roman policier , l’identité du coupable ne survient qu’à la fin..mais il est dit que l’on retrouvera Léon Sadorski dans de nouvelles aventures palpipantes quoique toujours aussi troubles .

  • mavic 19 octobre 2018
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    J’adore l’Histoire et en particulier ce qui concerne la Seconde Guerre Mondiale. Et lorsque l’intrigue d’un livre se déroule durant cette période, j’ai tendance à foncer les yeux fermés. C’est évidemment ce qu’il s’est passé avec L’affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe. D’autant qu’avec un résumé pareil je ne pouvais que succomber. Et pourtant... même si j’ai apprécié l’histoire en tant que telle j’ai été refroidi par l’intrigue qui s’apparente plus pour moi à un roman d’espionnage qu’à un polar bien noir, bien dur.

    Que l’on soit bien d’accord, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. c’est une lecture que je savais être dure. En effet, on ne peut pas écrire du point de vue d’un inspecteur sous l’Occupation approuvant ce qu’il se passe, en mettant des paillettes à chaque phrase. C’est brut, c’est imagé à tel point que j’ai encore mal partout de tant de tortures. C’est un tas de sentiments négatifs qui m’a pris dans ce livre entre dégoût, révulsion, terreur et stupeur. Encore une fois, ce livre raconte la vie sous l’Occupation en 1942 mais surtout l’organisation des polices françaises et allemandes et comment elles faisaient régner l’ordre. Et c’est parfois choquants de lire les méthodes utilisées mais surtout le plaisir que prenne ces personnes au service de l’Ordre, de l’Etat français.

    Paradoxalement j’ai adoré toute cette partie car cela fait partie de notre Histoire et j’ai eu cette impression que l’auteur ne fait que relater des faits. D’ailleurs la bibliographie de ses recherches montre bien son investissement et d’essayer de retranscrire de la manière la plus neutre possible ce qu’il s’est passé sous l’Occupation.

    C’est d’ailleurs en grande majorité pour cela que je suis restée jusqu’au bout. En effet, l’intrigue en elle-même ne m’a pas séduite plus que cela. J’ai eu la sensation d’être dans un roman d’espionnage agrémenté de quelques interrogatoires bien cognés. Ca ne concerne sûrement que moi mais j’ai eu du mal à suivre le fil de l’enquête car cela partait un peu dans tous les sens, avec des retours en arrière pas forcément très clairs pour moi.

    Du coup quand est arrivé le dénouement je n’ai pas vraiment su comment on en était arrivés là. Ca m’a légèrement perturbé d’autant que la résolution de l’enquête est assez vite bouclé pour passer à autre chose. Sachant que la première partie est principalement consacré à la connaissance de Léon Sadorski et sa collaboration avec les allemands, et que ce n’est qu’une centaine de pages plus tard que l’enquête démarre.

    C’est frustrant pour moi qui aime quand on entre dans le vif du sujet mais la partie historique, relation entre les allemands et les agissements de la police française ont réussi à prendre le pas sur cette frustration. C’est un livre qui est déjà dense par le sujet traité et le nombre de pages et j’ai donc eu la sensation que l’auteur voulait mettre en avant un maximum de choses concernant cette époque plus que l’enquête elle-même. Pour ma part, il s’est centré sur l’inspecteur Sadorski et ses états d’âme (ou son manque, à vous de voir) et tout ce qu’impliquait la vie sous l’Occupation, le bon comme le moins bon (même très très mauvais d’ailleurs).

    En bref,

    Malgré les "reproches" évoqués sur l’intrigue, j’ai passé un bon moment en compagnie de Léon Sadorski (façon de parler on est d’accord hein). C’est brut, vulgaire, choquant mais le contexte y est pour beaucoup. Avec toutes les recherches effectuées, Romain Slocombe a su retranscrire l’ambiance sous l’Occupation en France. Le bon comme le mauvais. Un livre à lire pour ceux qui s’intéressent à cette période de l’Histoire.

  • mlle javotte books 8 novembre 2018
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    L’affaire Leon Sadorsky est un polar historique qui me faisait de l’oeil depuis un moment. C’est un roman très bien documenté qui vous plonge au coeur de l’univers policier de la seconde guerre mondiale. Entre corruption, dénonciations et sous la menace constante d’y passer aussi, nous suivons l’inspecteur Léon Sadorsky. Comme Fred Vargas, l’auteur prend tellement son temps que des longueurs se font ressentir. Le personnage de Léon Sadorky est détestable au possible. J’ai bien aimé mais je suis restée distante de l’histoire et des personnages du coup c’est une lecture moyenne qui en ressort.

    Il faut reconnaître que le côté historique de ce roman est fort bien documenté et donne une vision très précise de ce qui se passait pendant la seconde guerre mondiale au sein des services de la police, réquisitionnés par les allemands. Léon Sadorski fait partie de la police et il est détestable. Raciste, sans aucun scrupule ni aucune empathie pour les juifs qu’il envoie à la mort, il exécute purement et simplement les ordres qui lui ont été donnés. Certes, les passages où on le voit avec son épouse pourraient atténuer ce côté antipathique et le montrer sous un jour plus agréable mais cela n’a pas suffit en ce qui me concerne. Je l’ai détesté très vite.

    Alors quand il se fait arrêter par la Gestapo et embarqué à Berlin, je n’ai pas ressenti de compassion pour lui. Cette longue partie (trop longue à mon goût) nous montre toute la cruauté dont les nazis étaient capables pour parvenir à leurs fins, même avec des gens qui faisaient tout ce qu’ils demandaient. L’auteur y décortique les tortures tant physiques que psychologiques qui avaient cours à l’époque. C’est effrayant...

    J’ai vraiment trouvé qu’il y avait deux parties au rythme bien différent. Dans la première partie, le rythme est très lent, très descriptif, il n’y a pas beaucoup d’action. Un peu comme Fred Vargas, Romain Slocombe prend sont temps pour poser les choses. Mais pour le coup cela m’a un peu gênée et fait décrocher car j’attendais vraiment que l’enquête démarre.

    La seconde partie de l’histoire est beaucoup plus rythmée et plus intéressante. On voit même notre cher Léon évoluer dans ses considérations. Il m’est devenu un peu plus sympa et j’ai pris beaucoup plus de plaisir à lire cette partie de ce roman qui était vraiment consacrée à l’enquête à proprement parler avec des rebondissements, de l’action, bref ce que j’aime dans les polars.

    Il s’agit du premier tome d’une série consacrée aux enquêtes de Léon Sadorski ce qui pourrait expliquer la lenteur de la mise en place inhérente aux premiers tomes. J’ai globalement bien aimé mais mon engouement pour la seconde partie n’a pas su rattraper mon léger ennui de la première partie. Cette lecture s’est révélée être une lecture moyenne au final car je suis restée distante, je ne suis pas rentrée complètement dans l’histoire. Je tenterai bien évidemment de lire le tome suivant afin de me faire un avis plus définitif.

  • Ju lit les Mots 25 janvier 2019
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    J’apprécie beaucoup ce genre de lecture avec en toile de fond la guerre, notamment la seconde guerre mondiale et je dois dire que celui-ci m’a particulièrement plu.

    L’auteur nous entraine dans une fiction basée sur des faits réels et sur les activités des renseignements généraux entre 1942 et 1944. Romain Slocombe a fait un formidable travail de recherche, permettant ainsi au lecteur d’être immergé, dès les premières pages dans cette période horrible de notre histoire.

    Avec une écriture fluide, très agréable à lire, il nous fait découvrir un personnage désagréable à souhait, totalement indifférent aux autres… Enfin surtout ceux qu’il déteste… Collabo invétéré et antisémite notoire, Léon Sadorski, sera mis à rude épreuve lors de son arrestation, lors de laquelle il ne supporte pas de passer du statut de policier à prisonnier et n’hésitera pas à dénoncer… Et surtout acceptera de devenir un agent à la solde des nazis… En même temps il est convaincu de bien faire et même si Louis Sadosky ne vous dit rien, c’est tant mieux mais l’auteur lui redonne vie pour en faire le personnage central de son livre et ainsi permettre aux lecteurs de découvrir tout un pan de ce que l’être humain peut avoir de plus sombre…

    Il suffit de regarder d’autres humains pour découvrir l’horreur….

    Plus on avance dans cette lecture, plus la réalité de cette France collabo s’impose… Une France où tous les coups sont permis, pour survivre.. Ou tout simplement tirer son épingle du jeu… La trahison, la torture, le trafic… L’auteur, en prenant pour base cette époque n’a pas besoin d’en ajouter plus que nécessaire… Avec un recul d’historien, il tisse une trame riche et donne vie à ce que l’on trouve de plus lugubre chez l’être humain… Rien ne sera épargné au lecteur, aucun filtre et l’horreur nous tombe dessus sans qu’aucun filet ne puisse nous retenir dans cette vertigineuse chute vers l’horreur, que l’on découvre avec impuissance et qui referme son étaux et nous empêche de respirer… Au point que lorsque j’ai refermé ce livre, il m’a fallu reprendre mon souffle et avec une furieuse envie de prendre une douche… Car Sadorski nous colle à la peau… Ses mots nous salissent et nous éclaboussent comme la boue…

    Cette lecture, malgré ce qu’elle de plus sombre, pousse au devoir de mémoire et surtout se dire que cela ne doit jamais recommencer… Ne pas oublier est primordial, vital et salvateur, même dans l’horreur…

    Je trouve dommage que l’auteur, avec ce récit, qui donnent sens à cette époque et révèle toutes les facettes abjectes de cette période, se soit un peu perdu, au point de parfois perdre son lecteur, avec trop de détails, notamment sur le parcours de certaines rues de Paris… Ou des listes de noms qui n’ont aucun intérêt que celui de nous ennuyer… Et d’alourdir le récit qui est déjà extrêmement dense avec une trame parfois à la limite du supportable.

    Malgré ce point négatif, j’ai apprécié cette lecture qui ne peut que faire écho avec ce que nous pouvons parfois apercevoir aujourd’hui….

    « Ni l’auteur ni l’éditeur ne cautionnent les propos tenus par le personnage principal de ce livre. Mais ils sont le reflet de cette époque, tout comme ils peuvent présager celles qui nous attendent. Car « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». » Les époques changent, mais l’histoire est cyclique et n’est qu’un éternel recommencement…

    Étant un brin maso, j’ai hâte de découvrir la suite et voir comment Sadorski va évoluer… Enfin, surtout curieuse de voir comment l’auteur va faire évoluer son personnage….

  • 1001histoires 7 février 2019
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    1er avril 1942, Paris, une journée ordinaire commence pour l’inspecteur principal adjoint ( IPA ) Léon Sadorski des Renseignements Généraux. Il mène une vie rangée avec sa femme Yvette. C’est un flic zélé. Dans le Paris occupé de 1942, zélé signifie traquer les gaullistes, les communistes, les étrangers en situation irrégulière et les juifs. Il n’y a pas encore de rafles à proprement parler mais des contrôles surprises. Des contrôles, Sadorski en use et abuse avec enthousiasme. Et il n’hésite pas même si ses soupçons ne reposent sur aucune réalité tangible. Seul le résultat compte : internement au minimum et encore mieux inscription sur une liste allemande d’otages à fusiller. Et si en plus il peut arrondir ses fins de mois, il le fait avec empressement.

    Le zélé IPA Léon Sadorski ne s’attendait pas à être convoqué par la Gestapo. Il se retrouve dans la peau d’un suspect, convoqué à Berlin pour rendre des comptes ! Interrogatoires, internement, privations. Sadorski subit ce qu’il réservait à ses victimes. Qu’a t-il fait pour déplaire à l’occupant ? Les accusation d’espionnage sont erronées, il en est persuadé. Il ne peut tout de même pas être condamné à mort ?

    Bienvenue dans le Paris occupé de 1942 ! Ce roman de Romain Slocombe est comme une photo en noir et blanc, un portrait sans concession de la collaboration et de l’atmosphère délétère de cette époque. Documents d’archive jalonnent le récit, une riche bibliographie renforce le sérieux du récit. Sadorski obéit aux ordres. Les ordres sont les ordres et l’ordre public est menacée.

    De retour à Paris l’IPA Sadorski reprend le travail avec un courage décuplé comme pour se venger de ce qu’il a subit à Berlin, il va traquer encore et encore et puis il a une mission précise qui lui a été confiée par les allemands, retrouver une de ses anciennes maîtresses soupçonnée d’être une espionne communiste. Et comme Sadorski est un flic zélé qui a du flair, il va aussi enquêter sur le meurtre de Yolande Metzger. Metzger est un nom qui fait juif et assassiner par balles une juive, ce n’est pas normal.

    Suivre les enquêtes de Sadorski, c’est inévitablement revenir à l’Histoire du moment. C’est parcourir Paris occupé, c’est comme regarder un vieux film en noir et blanc. Le jour c’est une population parisienne qui tente de survivre aux privations, traquée violemment par l’occupant et plus insidieusement par le "service Lauriston". Mais Paris vit aussi la nuit, dans les boîtes de nuit où se mêlent mafia corse, trafiquants de drogues ( à l’époque opium ou morphine ), officiers allemands et les personnalités du Tout-Paris. Des noms célèbres sont évoqués et interrogent : Tino Rossi, Vivianne Romance, Maurice Chevalier ... C’est la réalité historique qui dérange et invite à ne pas oublier.

    Le comportement de l’IPA Léon Sadorski met mal à l’aise et ce n’est certainement pas fini quand on le voit tisser sa toile maléfique autour de la jeune et innocente Julie. Il faut s’attendre à tout avec un tel personnage que ses collègues surnomment Sado ... Il fallait oser le mettre en scène, Romain Slocombe l’a fait et très bien réussi.

    http://mille-et-une-feuilles.over-blog.com/2018/05/romain-slocombe-8.html

  • Killing79 22 février 2019
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    C’était la première fois que je lisais un roman de Romain Slocombe. J’avais entendu beaucoup de bien de son précédent et la belle couverture du livre me prédisaient de belles surprises.

    Deux caractéristiques se dégagent dès les premières pages de ce livre. Tout d’abord, l’atmosphère de l’époque est particulièrement bien retranscrite. Tous les éléments du décor, tous les costumes, tous les comportements, toutes les coutumes sont décrits avec une précision chirurgicale. On a vraiment l’impression d’être dans les événements, de faire partie de tous ces gens. Romain Slocombe s’est imprégné de la période historique afin de coller au mieux à la réalité. L’auteur a même poussé le vice au maximum dans les détails pour créer une immersion complète, comme un voyage dans le temps.

    Ensuite, c’est le personnage principal qui frappe les esprits. Leon Sadorski est tout simplement abject. Beaucoup de tares se concentrent dans ce petit bonhomme. Il est égoïste, prétentieux, opportuniste, lâche, raciste, antisémite, misogyne… mais dans cette aventure, sous l’occupation allemande, ce pétainiste est montré comme parfaitement à sa place et serait presque considéré comme un modèle de perfection. L’auteur ne cherche jamais à nous le rendre sympathique et ça marche !

    En conclusion, j’ai surtout été emballé par cet individu méprisable et sans morale. Il apporte une certaine vérité, souvent violente, sur les agissements de ces temps sombres de notre passé. J’ai aussi trouvé ce roman intéressant sur le plan historique. Romain Slocombe a dû abattre un travail colossal et faire des recherches considérables pour baigner à ce point le lecteur dans cette époque.

    Seulement en voulant être rigoureux, l’auteur en devient presque agaçant. Tout dans ce livre est décrit avec un nombre de détails saisissant. Dans les premières parties, ça permet de bien appréhender l’ambiance mais au fil du texte cette surenchère de descriptions alourdit le rythme. Alors, je me suis un peu ennuyé dans ces longs passages surtout que le scénario n’est pas vraiment des plus exaltants. C’est pourquoi, je garderai un souvenir mitigé tant le fond m’a captivé et la forme m’a contrarié.

  • Stef Eleane 8 mars 2019
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    Un roman sur la seconde guerre mondiale du côté des flics collabos. Ce livre est étonnant, prenant et très instructif.

    Léon Sadorski est un policier aux contrôles « juifs ». Un fonctionnaire qui suit les ordres de ses supérieurs et par incidence des Allemands pendant l’occupation. N’ayant rien à lui reprocher (à part quelques menus chantages aux juifs ), il ne comprend pas pourquoi, subitement, il est arrêté et envoyé à Berlin avec son ancien chef. Commence pour lui des jours difficiles.

    Il n’a rien fait de mal. Il a été un fonctionnaire consciencieux.Bien noté de ses supérieurs.les youdis , les youpins qu’il a fait fusiller au mont Valérien étaient , comme la plupart de leur race, crasseux, pouilleux, syphilitiques, dégénérés……..Sadorski ne voulait plus être le Négre des juifs !

    Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà lu un roman dont le personnage central soit à ce point un « anti-héro » . D’ailleurs, je pense n’avoir jamais lu un livre sur les flics en période d’occupation ni sur les collabos de l’époque. Sur les camps de concentration, oui. Sur les résistants, les zazous, les juifs qui se cachaient, oui aussi, du côté des Allemands également. Mais les Français qui ont participé à ces atrocités, c’est la première fois. Et finalement je pense qu’il me manquait aussi ce côté de l’Histoire. Alors Sardoski est pour moi un personnage abject, qui envoi à la mort certaine des innocents. Il le sait et le vie très bien ! Il s’enrichit sur le dos de malheureux. Il a des propos violents. Tout ce que je déteste.

    Pour accentuer ce côté « salop », il a des mœurs particulières. Il fantasme sur des jeunes filles, il a des pratiques sexuelles non conventionnelles avec sa femme .. Bref, l’anti-héro par excellence !

    Mais si on prend du recul, ce livre est une richesse d’informations. La France collabo apparait au grand jour. Les dénonciations, l’espionnage, la corruption, l’emprise des Allemands sur les politiques françaises, les grands noms d’entreprise dans les listes de collabo. Les femmes qui vendent leurs corps, les trafics en tout genre, les maisons closes. Un triste état des choses !

    Attention, la quatrième de couverture vous raconte une très grosse partie du roman, aussi vaut-il mieux ne pas la lire 😉 . Ce livre est un roman noir pour moi et non un polar. Il y a une ambiance lourde, par moment légèrement oppressant. Il ne nous tient pas par son intrigue, mais vraiment par son climat, son insécurité et cette découverte de l’autre côté du miroir de l’être humain.

    Le roman est magnifiquement raconté, la plume de Romain Slocombe est saisissante de réalisme. Le second tome des aventures de Léon Sardoski vient de sortir, et j’ai hâte de savoir où elles le mènent ! Faites la connaissance de ce flic qui par moment vous révoltera, mais que vous suivrez pourtant avec plaisir !

  • Kirzy 29 avril 2019
    L’Affaire Léon Sadorski - Romain SLOCOMBE

    Impossible de dégotter un enquêteur plus odieux et antipathique que Léon Sadorski : fieffé collabo, antisémite convaincu, opportuniste et pervers, il révulse et suscite un dégoût quasi viscéral. Il est inspecteur au " rayon juif " de la direction des Renseignements généraux en pleine Occupation. Et c’est la bonne idée de ce polar bien noir que d’avoir choisi de nous faire suivre un " héros " bien loin des stéréotypes habituels du genre.
    Ce salopard tout sourire évolue entre Gestapo allemande et Gestapo française rue Lauriston, passe entre les mailles du filet après un passage musclé dans les geôles berlinoises, tout en enquêtant sur le meurtre et viol d’une jeune prostituée " à Boches ".
    Si l’enquête policière est parfois un noyé sous le flux d’informations, c’est qu’en fait elle est un peu prétexte à décrire de façon très méticuleuse toute cette époque de l’Occupation et du pétainisme. Romain Slocombe possède un réel talent pour dépeindre les affres de cette période, sa complexité, ses ambiguïtés. On est littéralement plongé dans le quotidien des Français et des collabos, mais aussi des Juifs persécutés. La précision documentaire est étayée par les nombreuses recherches comme en témoignent la longue bibliographie de fin ainsi que les nombreuses sources d’archives mentionnées.
    Les dernières pages sont un bijou de cynisme.

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