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Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

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Résumé :

Des flics désabusés, en bout de course. Des jeunes en colère, prêts à tout pour de l’argent facile. Des tueurs de flics qui ont soif de meurtres. Un homme en quête de vengeance. Des ingrédients explosifs pour un roman qui vous tient en haleine de la première à la dernière page !

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Vos #AvisPolar

  • Mes évasions livresques 25 octobre 2019
    Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

    "Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir" ...
    Jacques-Olivier Bosco nous revient avec ce septième roman d’une noirceur absolue.

    Tous les personnages, que ce soit les policiers, les habitants des quartiers de banlieue ou les criminels souffrent profondément d’un mal être, subissent une noirceur profonde que leur inflige la vie.

    Avec sa plume toujours incisive et plongeant le lecteur dans une ambiance poisseuse et désenchantée, l’auteur nous happe dès le début pour nous relâcher totalement lessivé à la fin.

    Même si je trouve les personnages moins charismatiques que Lise Lartéguy, les personnages de Jef et Hélène Lartigue ("petite sœur" de Lise^^) nous emmènent dans leur quotidien qui dévore leur vie, leur vocation, leur âme...

    Laisse le monde tomber
    commence par un meurtre horrible dans une cité où un enfant a été attaqué mortellement par une bête énorme. Entre les tensions que les forces de l’ordre peuvent rencontrer avec la population sur place et les pressions de leur hiérarchie, l’enquête est très compliquée, surtout qu’en parallèle un gang tueur de flics rôde et qu’il faut gérer les différents trafics déjà en place.

    Être flic dans les romans de Jacques-Olivier Bosco est un véritable sacerdoce où chaque policier est marié à son métier et est flic 24h/24. La noirceur de leur quotidien nous renvoie à la triste réalité de notre société.

    Laisse le monde tomber est un magnifique polar où chaque chapitre nous plonge un peu plus dans l’Humanité, ce qu’elle peut avoir de plus dur et de plus beau.
    Un triste constat, réaliste et mélancolique rythmé par une plume dynamique, aiguisée et talentueuse.

    Pour les assidus de l’auteur, vous retrouverez des caméos de personnages rencontrés dans d’autres romans ;)

    Laisse le monde tomber est une véritable réussite, un coup de cœur.
    JOB is back !

  • Sharon 26 octobre 2019
    Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

    Vous souhaitez un livre aimable, gentil, policé ? Passez votre chemin. Laisse le monde tomber est un livre-constat sur une société à la violence omniprésente. Phrase très plate, qui ne va pas du tout avec le style de ce livre, constamment en mouvement, constamment sur ses gardes, parce que tout, surtout le pire, peut survenir.
    Ne cherchons pas la lumière au bout du chemin, il n’y en a pas. L’espoir ? Non plus. Ou alors, il faut vraiment saisir au vol la très mince lumière qui surgit subitement. On est vraiment très loin du discours, trop souvent lénifiant, sur l’ascenseur social – et l’auteur de nous montrer l’importance de la configuration des lieux, de la hauteur d’un immeuble, sur la vie quotidienne de ses habitants. Il n’est pas question de gentrification, mais de l’appauvrissement d’un quartier, déserté par les classes moyennes depuis très longtemps – quand elles ont daigné s’y installer. D’ailleurs, ce ne sont pas les numéros de chapitres qui rythment le livre, mais les bâtiments et la lettre qui les désigne.
    Jef, Hélène, Tracy, trois policiers cabossés, meurtris par la vie. Jef ? Il noierai bien sa douleur dans l’alcool, il l’anesthésie ainsi parfois, cela ne l’empêche pas de faire son travail, et de se rappeler à quel point il a merdé dans le passé. Hélène et Tracy se ressemblent plus qu’elles ne le croient, elles sont habitées par la même rage, cette rage qui fait que, comme Jef finalement, elles ne vont pas rester les bras croisés en attendant que les événements se passent, se tassent. Agir, tâcher d’être dans l’action plutôt que dans la réaction. Tenter, essayer, plutôt que témoigner.
    J’ai eu l’impression de me retrouver dans un lieu coupé du monde – et pourtant, c’est en France, cette France que l’on ne voit pas, ne montre pas, ne regarde pas, cette France de gens qui travaillent, qui étudient, qui tâchent de s’en sortir du mieux qu’ils peuvent. J’ai pensé aussi aux romans d’Olivier Norek, aussi, qui montrent cette banlieue et ceux qui y vivent. Quant au monde, il se rappelle au bon souvenir du lecteur, pour démontrer que la violence est partout, qu’elle peut fondre sur tout le monde. La non violence ? Un voeu pieux.
    Laisse le monde tomber est une oeuvre forte, qui vous secouera, vous dérangera, vous forcera à garder les yeux ouverts.ous souhaitez un livre aimable, gentil, policé ? Passez votre chemin. Laisse le monde tomber est un livre-constat sur une société à la violence omniprésente. Phrase très plate, qui ne va pas du tout avec le style de ce livre, constamment en mouvement, constamment sur ses gardes, parce que tout, surtout le pire, peut survenir.
    Ne cherchons pas la lumière au bout du chemin, il n’y en a pas. L’espoir ? Non plus. Ou alors, il faut vraiment saisir au vol la très mince lumière qui surgit subitement. On est vraiment très loin du discours, trop souvent lénifiant, sur l’ascenseur social – et l’auteur de nous montrer l’importance de la configuration des lieux, de la hauteur d’un immeuble, sur la vie quotidienne de ses habitants. Il n’est pas question de gentrification, mais de l’appauvrissement d’un quartier, déserté par les classes moyennes depuis très longtemps – quand elles ont daigné s’y installer. D’ailleurs, ce ne sont pas les numéros de chapitres qui rythment le livre, mais les bâtiments et la lettre qui les désigne.
    Jef, Hélène, Tracy, trois policiers cabossés, meurtris par la vie. Jef ? Il noierai bien sa douleur dans l’alcool, il l’anesthésie ainsi parfois, cela ne l’empêche pas de faire son travail, et de se rappeler à quel point il a merdé dans le passé. Hélène et Tracy se ressemblent plus qu’elles ne le croient, elles sont habitées par la même rage, cette rage qui fait que, comme Jef finalement, elles ne vont pas rester les bras croisés en attendant que les événements se passent, se tassent. Agir, tâcher d’être dans l’action plutôt que dans la réaction. Tenter, essayer, plutôt que témoigner.
    J’ai eu l’impression de me retrouver dans un lieu coupé du monde – et pourtant, c’est en France, cette France que l’on ne voit pas, ne montre pas, ne regarde pas, cette France de gens qui travaillent, qui étudient, qui tâchent de s’en sortir du mieux qu’ils peuvent. J’ai pensé aussi aux romans d’Olivier Norek, aussi, qui montrent cette banlieue et ceux qui y vivent. Quant au monde, il se rappelle au bon souvenir du lecteur, pour démontrer que la violence est partout, qu’elle peut fondre sur tout le monde. La non violence ? Un voeu pieux.
    Laisse le monde tomber est une oeuvre forte, qui vous secouera, vous dérangera, vous forcera à garder les yeux ouverts.

  • Killing79 4 novembre 2019
    Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

    Il y a les romans policiers et il y a les romans de flics. Jacques-Olivier Bosco sévit plutôt dans la seconde catégorie. Dans ses histoires, nous ne sommes pas en présence de policiers en costumes qui étudient les pistes dans leurs bureaux, autour de photos, avec un café à la main. Nous sommes plutôt au cœur des interventions, avec un gilet pare-balles, dans le sang, la drogue et la crasse. Sous sa plume, la lecture tient plus du combat que de la justice.

    Une nouvelle fois, plus que l’intrigue, c’est le quotidien des forces de l’ordre qui est mis en avant. Au milieu d’une cité, ils vont devoir affronter deux menaces aux motivations revanchardes différentes mais avec le même objectif : éliminer un maximum de monde, si possible avec une grande cruauté. Tout est donc réuni pour que résultat soit un carnage meurtrier.

    Pas de préliminaires, le ton est tout de suite donné. Dès les premières pages, on sent que l’auteur ne va pas faire dans la dentelle. Comme toujours avec cet auteur, on est au plus près du terrain. Les acteurs des deux camps sont tous torturés et se retrouvent malgré eux au centre de cette tragédie. Le roman est rythmé par les scènes d’action et de fusillades, qui se succèdent sans temps morts. L’écriture est ultra réaliste et la tension à son comble.

    Vous avez compris que ce livre n’est pas destiné à tout le monde. Il envoie du lourd ! Il faut avoir le cœur bien accroché afin d’appréhender la violence et la misère de ces quartiers, parfaitement retranscrites. Comme avec ses deux précédents « Brutale » et « Coupable », j’ai pris mon pied avec cette nouvelle aventure. JOB met à nouveau brillamment en lumière ces justiciers de l’ombre qui se sacrifient pour simplement faire leur job. C’est ça… ou laisser le monde tomber !

    http://leslivresdek79.com/2019/11/04/500-jacques-olivier-bosco-laisse-le-monde-tomber/

  • Sonia Boulimique des Livres 17 novembre 2019
    Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

    On ne peut pas dire que ce nouveau roman de JOB soit une bouffée d’air frais ! Dès les premières pages, le ton est donné et on sait que l’on a embarqué pour une virée noire, très noire. Tout est sombre, usé, élimé, froid, sale. Même une dose d’héroïne ne peut pas nous faire oublier toute cette rage.

    Des meurtres atroces, une enquête ayant pour cadre une cité de la banlieue parisienne où ce sont les dealers qui font la loi, une équipe de flics qui tente d’avancer cahin-caha, le rythme est d’une intensité folle. Sinon, on respire quand ?

    Nos personnages sont tourmentés au possible. Ils se dévoilent au fil des pages, on apprend à les connaître, on espère pouvoir apaiser leurs souffrances. Jef Lenantais cache un passé dont il n’est pas fier, et grande est la tentation de noyer son chagrin dans l’alcool. Il reste un bon flic, j’avoue m’être prise d’affection pour ce mec bourru et à l’apparence dépenaillée. Notre équipe est composée également de deux femmes, Tracy et Hélène (surnommée « La Trique »), qui ont un caractère bien trempé, qui n’ont pas froid aux yeux et ne sont pas avares de prise de risque. Cela fait plaisir !

    Le découpage du roman est également atypique. Pas de chapitres non. Mais un découpage par lettre de bâtiments, labyrinthe de ce territoire, où la boussole serait presque de mise, avec des recoins où la mort nous guette, tapie dans l’ombre, attendant le bon moment pour sortir ses crocs.

    L’écriture est vive, incisive et glaçante, elle dissèque la face sombre de notre société, nous mettant face à nos responsabilités. Il faut bien se l’avouer. On a laissé la situation se dégrader dans les cités, les gens s’y noyer, et le constat est terrifiant. A travers un récit d’une noirceur absolue, JOB dresse un portrait oh combien réaliste de notre société. L’ambiance est vraiment glauque. La cité, avec ses lois, ses caïds, un monde à part dans lequel la police n’est pas la bienvenue et où la violence est omniprésente. On a l’impression d’être dans un numéro d »Envoyé Spécial ». Car au-delà de cette horreur quotidienne, des familles respectables vivent dans ces immeubles, travaillent, élèvent des enfants. On le sait, mais de le voir décrit, on ressort le cœur en charpille. Glaçant !

    A travers toute cette violence, notre trio d’enquêteurs part à la chasse d’un tueur à l’organisation implacable et à la cruauté sans limites. Constamment sur le terrain, sans répit, le lecteur devient une pièce maîtresse en se joignant aux flics, en devenant l’un d’entre eux, n’hésitant pas à se rendre sur une scène de crime atroce, pour tenter de découvrir la vérité. Le lecteur subit le rythme imposé, l’augmentant encore en tournant les pages de plus en plus vite suivant la progression de l’enquête.

    Une lecture qui se dévore avec avidité, je n’ai pas eu le temps de dire ouf que je l’avais déjà terminée. Ah oui, j’oubliais de préciser, faites gaffe à la fin, elle est, comment dire, …., je vous laisse la découvrir 😀.

    Amateurs de roman noir, foncez. C’est un régal !

    Je remercie les Éditions French Pulp et NetGalley pour cette lecture.

    #NetGalleyFrance #LaisseLeMondeTomber

  • L’atelier de Litote 22 novembre 2019
    Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

    Jusqu’ici tout va bien… mais cela ne saurait durer. Avec une équipe d’enquêteurs de la Police, nous allons découvrir la vie dans une banlieue chaude. Une cité dortoir mal famée où la violence urbaine, les incivilités et la misère sociale règnent. Un enfant du quartier est découvert sauvagement mutilé par un prédateur et c’est tout le quartier qui est en émoi. Les personnages qu’ils soient flics ou voyous sont tous marqués par l’alcool, les drogues, le manque d’amour, la culpabilité. C’est un duo de choc mené par Jef Lenantais qui noie ses regrets dans l’alcool et Hélène sa co-équipière surnommé « la Trique » un petit bout de femme constamment en colère qui va enquêter. Ils sont rejoints par Tracy des stups que la culpabilité ronge depuis qu’elle a perdu son frère lors des attentats de Paris. On croise les destins de Rimb, Vère et Baude qui ensemble font leur propre loi. Les personnalités sont denses et fortes avec un large spectre, des bandes de jeunes qui chouffent pour les grands frères dealers et les chefs de gangs au retraité du quartier. L’auteur excelle à nous proposer un scénario où l’action prend une grande place mais pas seulement. Sur fond de chronique sociétale apparaît un monstre. Un thriller qui vous prend aux tripes. Une écriture incisive et mordante qui vous emporte à 100% dans un univers sombre. Une façon bien à lui de nous mettre devant les faits, de nous faire suivre des vies insolites, tout est dans l’art et la manière de mettre en œuvre ces destins brisés. Je n’ai pas lâché ma lecture avant la fin, alors même si on peut trouver à redire sur toute cette souffrance exacerbée, je n’ai pas boudé mon plaisir quand à la forme que prend ce roman noir avec sa pointe de fantastique. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/11/22/37714204.html

  • universpolars 25 novembre 2019
    Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

    Je vais tenter d’être objectif, malgré le fait que Bosco écrit des bouquins qui me touchent à chaque fois là où il faut et à chaque coup tiré : dans le cœur et dans les tripes ! Bosco écrit avec de la rage, avec un peu de folie !

    Il a ce « petit truc » qui me heurte, qui va droit au but, avec une telle force ! La vengeance est souvent présente, un châtiment noble, si j’ose dire, une punition plus que méritée. Les valeurs, souvent, les codes d’honneurs, toujours, sont là aussi pour nous rappeler que nous ne faisons pas toujours les choses justes, mais nous les faisons bien, et avec un certain respect !

    Ici, ça débute d’une manière assez noire, avec pas mal d’éclaboussures aux teintes rouges. Oui, l’auteur aime déchiqueter, lacérer, charcuter ou encore faire exploser ! C’est un grand sentimental !

    Mais c’est surtout dans la banlieue parisienne que nous irons traîner nos basques, le 92, là où les hautes tours délabrées font de l’ombre aux parcs défraîchis et insalubres. Des tours qui abritent une multitude de communautés qui s’entassent et se tabassent.

    Là où l’espoir est une légende, une illusion, une chimère. Là où l’on parque les besogneux, là où l’étincelle ne jaillira plus jamais dans les yeux des gosses qui n’espèrent même plus. Là où la violence compense tous les manques. Une illusion de plus. Et, entre nous, où s’arrête vraiment « la banlieue », aujourd’hui ... ?

    Ce qui va sèchement se faire ressentir ici, c’est cette ambiance de haine, de racisme, de peur ou de manque total d’acceptation. "Tout est à mettre sur le compte de ces connards d’étrangers". Ce n’est pas le gardien d’immeuble ultra nationaliste, ni son berger allemand qui vous diront le contraire ! Avant, c’était bien, mais c’était avant.

    Bref, quoi qu’il en soit, dans cette ambiance de banlieue démoralisante, le « mal » va frapper, telle une malédiction. Suite à un concours de circonstances, c’est un « petit » commissariat de banlieue qui enquêtera et fera face à l’inhumanité.

    L’auteur nous présente des flics cassés, vides de l’intérieur, remplis de désillusions. Mal-être, frustrations, violence enfouie dans les entrailles pour certains, rage, alcool, rancœurs pour d’autres. Pourquoi faire ce job et t’en ramasser plein la gueule ? Mais, au final, tu sais que tu ne peux pas laisser le monde tomber. Mais à quel prix ??

    Entre une bande organisée de tueurs de flics, des chiens dressés électroniquement pour déchiqueter leurs victimes ou encore des grossistes de poudre blanche magique et bienfaisante (!!), Jacques Olivier Bosco nous balance dans une arène nauséabonde, où une extrême violence s’éparpille toujours un peu plus, en prenant une place inquiétante.

    La vengeance est toujours aussi présente, - prenante ! - au même titre que la femme déchaînée, effrénée et encombrée d’une rage démesurée. La femme est à l’honneur ! Je sais que l’auteur aime ce genre de personnage ! Nous suivons ici le principe de « l’action - réaction ». Tout acte engendre une réaction, c’est certain, et parfois cela se nomme la vengeance. C’est elle qui vient parfois à vous, sans vraiment demander votre avis ! Il suffit de souffrir bien assez pour ne plus oublier.

    L’écho des attentats de Paris résonne encore au creux du bide, la drogue - ce fléau ! - se déverse un peu partout dans les cités et la violence fait dysfonctionner toujours un peu plus une société qui perd pied. Oui, l’auteur nous trace une ligne bien noire sur un monde qui va mal, sur une triste réalité !

    Bonne lecture !

  • Root 29 novembre 2019
    Laisse le monde tomber - Jacques-Olivier Bosco

    Le corps est en pièces détachées. Il manque des morceaux. La tête a été arrachée, c’est celle d’un gamin de 9 ans. Un gamin de la cité de Meudun. Si c’est un chien qui a fait ça, c’est du très gros gabarit. Le froid n’empêche pas les familles de s’attrouper autour du carnage. C’est chez eux, après tout. Ici, la police n’a pas sa place.

    « Pas de paix sans que Babylone paie, est-ce que tu le sais ? »

    Jef Lenantais et Hélène Lartigue vont devoir jouer des coudes pour faire leur boulot, et pas seulement avec les habitants du quartier – on ne refile pas une enquête criminelle à un commissariat de banlieue. Mais le duo est teigneux, et ni Jef ni Hélène n’a quoi que ce soit à perdre : l’un a plus que touché le fond, l’autre a disparu derrière ses gnons au corps et à l’âme. Sorti de nulle part, le commandant Lettalec, perso secondaire qui prend du galon au fil des investigations, vient parfaire le tableau. Dans un climat de violence extrême, le Bien va flirter avec le Mal (ou l’inverse ?) sans vous demander de choisir un camp : vous avez commencé ce bouquin ? Alors vous en êtes.

    Et c’est le moment où je vous dis qu’il y a ces livres où la tension va croissant, comme un ciel bas qui s’apprête à déverser ses trombes d’eau, où l’ambiance s’esquisse page après page. Puis qu’il y a ces livres qui vous laissent l’espérance de vie d’un piéton sur l’autoroute et qui vous ravagent comme un poids lourd en pleine face. Laisse le monde tomber appartient à cette seconde catégorie. C’est se couper du monde que de mettre les pieds dans cette histoire. Et mieux vaut avoir le cœur bien accroché. Tant pour arpenter les scènes de crimes que pour se trouver confronté à la douleur des personnages. Bosco ne fait pas dans la dentelle.

    J’ai aimé ? J’ai adoré ! L’auteur a ce truc particulier pour mêler action, réalisme et tragédie, sans coller d’étiquette à personne. Un put*** de cocktail qui fonctionne à chaque fois. Sous-couvert de fiction, la société et ses malversations en prend pour son grade, car il n’oublie jamais de nous rappeler que derrière un meurtre atroce, il y a des flics qui bossent dur, dans des conditions déplorables, et que derrière ces flics, il y a des hommes et des femmes, maris, épouses, des parents, des frères ou des sœurs, qui mettent leurs désillusions de côté pour remplir leur devoir. Et côté atrocité, il nous a gâtés, JOB ! De quoi rendre fière Lise Lartéguy.

    Sans édulcorant, sans pitié, sans temps mort, avec le style aiguisé qu’on lui connaît, Jacques-Olivier Bosco nous offre un nouveau roman noir, hostile, exacerbé. Ma 6-T va crack-er.

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