Niko Tackian nous dévoile en avant première son nouveau roman Avalanche Hôtel

Bepolar : Comment est née l’idée de ce roman ?
Niko Tackian : Ce roman est né de façon totalement atypique, voir ésotérique. J’étais dans le train avec mon éditeur pour aller à un salon. J’ai aperçu par hasard l’image d’un vieux palace défiler sur le flux d’un quelconque réseau social. Cette image montrait une immense bâtisse perdue dans la montagne au milieu des sapins. Il y a eu une sorte de déclic immédiat. Je me suis retourné vers mon éditeur et je lui ai dit «  voilà, mon prochain roman est un thriller et se passe là ». Ce n’est pas une légende, c’est comme ça que l’histoire a commencé. Par la suite, je me suis documenté sur cette image et j’ai découvert l’incroyable histoire de ce lieu. Cela m’a tellement inspiré que je suis allé sur place, à Montreux en Suisse, pour le visiter … et tout est venu à moi.

Bepolar : Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler autour du coma du protagoniste ?
Niko Tackian : Ce n’est pas tant le coma que les processus de la mémoire. La mémoire est au centre de mon travail depuis bien longtemps. Est-ce parce que je suis arménien et que mon histoire personnelle est très marqué par ce devoir (de mémoire) ? C’est aussi car la mémoire touche l’identité… car en réalité, si je vous demande de vous définir en tant que personne, vous ferez appel à une petite zone de votre cortex cérébral où se situe ce qu’on appelle la mémoire autobiographique. Une somme de souvenirs, un flux formant notre histoire, notre identité… mais un flux variable et surtout, pas forcément en phase avec la réalité… nous sommes donc en quelque sorte les narrateurs de notre vie, de notre identité. J’aime beaucoup cette idée, moi qui raconte des histoires depuis vingt ans.

Un homme ordinaire confronté à une situation qui le dépasse

Bepolar : Comment pourriez-vous nous présenter Joshua ?
Niko Tackian : Joshua est un homme ordinaire confronté à une situation qui le dépasse et qui tente désespérément de normaliser ce qui lui arrive. J’ai beaucoup de sympathie et d’empathie pour lui car, contrairement aux flics tels qu’on les représente, il n’est, ni un fin limier, ni un anti héros. C’est juste un gars qui voudrait qu’on lui foute la paix ! Malheureusement pour lui, mais heureusement pour le lecteur, ce ne sera pas le cas…

Bepolar : Il y a eu des faits divers avec des hôtels qui ont été ensevelis par des avalanches. Est-ce que l’un d’eux vous a inspiré et pourquoi ?
Niko Tackian : Pas du tout. Au-delà du phénomène de l’avalanche, plus lié à Joshua, c’est surtout l’ambiance de ces vieux palaces des années 20 qui me fascine. J’ai écrit AH avec les photos que j’ai prises sur place, dans ces gigantesques hall, ces escaliers immenses, ces salles désespérément vides ou résonnent encore de lancinantes musiques de bal. Et puis il y a l’hommage au Shining de Kubrick bien entendu, ce film m’a fasciné toute ma vie. En fait je me suis senti terriblement à ma place dans ces lieux chargés de mémoire et d’histoire. Il y a une douce mélancolie qui correspond à mon caractère un peu slave.

Bepolar : Vous avez un nouveau personnage principal. Est-ce que c’est facile de se mettre dans les pas d’une nouvelle personnalité ?
Niko Tackian : C’est non seulement facile mais salvateur. Il n’y a rien de pire pour un auteur qui écris depuis longtemps (20 ans pour moi) que de s’enfermer dans un univers et un personnage. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai décidé d’alterner un thriller en « one shot » avec une suite de la série Tomar Khan.

J’ai VRAIMENT hâte de voir l’accueil du public pour ce roman

Bepolar : La neige est un décor souvent somptueux. Est-ce qu’elle a influencé votre écriture ou le rythme du roman ?
Niko Tackian : Totalement. La neige, le froid… ce sont des éléments d’ambiance qui ont l’incroyable puissance de faire naitre des images fortes et de pouvoir facilement se transposer à des ressentis psychologiques. Le vide, l’oubli, le manque… tout cela parait bien glacé non ?

Bepolar : Vous êtes à quelques jours de son arrivée en librairie, dans quel état êtes vous ?
Niko Tackian : J’ai VRAIMENT hâte de voir l’accueil du public pour ce roman. J’ai adoré l’écrire, adoré travailler avec mon éditeur sur la couverture, le marketing, je pense ne jamais m’être autant investi sur un roman. Maintenant, je le laisse faire sa vie mais je lui souhaite vraiment bonne chance !

Bepolar : Avez-vous déjà des dédicaces de calées ?
Niko Tackian : 2019 sera la plus grosse année de dédicaces de ma carrière. Je suis en salon, librairies quasiment tous les week-end à partir de février. Le mieux c’est de suivre mon actualité sur mes deux comptes Facebook NIKO TACKIAN.

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