Quand sort la recluse - Fred Vargas

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Résumé :

« - Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
- Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
- Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? »

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  • Poljack 13 septembre 2017
    Quand sort la recluse - Fred Vargas

    Mon avis :
    Dans Quand sort la recluse, le neuvième (et dernier en date) roman de Fred Vargas mettant en scène le commissaire Adamsberg, on retrouve le flic dans les brumes islandaises où il s’était réfugié à la fin du précédent volume. Une enquête d’apparence compliquée le rappelle d’urgence à Paris, il rentre de mauvaise grâce pour résoudre l’énigme en trois coups de cuillère à pot. Mais c’est autre chose qui va interpeller ce flic hors-norme : l’intérêt de l’inspecteur Voisenet pour une araignée au nom de recluse qui, dans le même temps, a déjà fait trois morts dans le Gard. Pour lui, ce n’est d’abord qu’une impression qui arrive « comme une bulle qui remonte », mais cela suffit à le lancer dans une nouvelle enquête qui risque bien, encore une fois, de diviser son équipe.
    Ceux qui suivent les enquêtes du commissaire Adamsberg ne seront pas dépaysés : l’auteur ne surprend personne dans ce nouvel opus. Son flic est toujours égal à lui même dans son hétérodoxie, cheminant à l’instinct, par association d’idées, ne trouvant sa route que lorsqu’il s’égare, et Fred Vargas reste fidèle à sa recette favorite qui consiste à entraîner le lecteur dans un brouillard devenu confortable pour dévoiler çà et là quelques pans d’Histoire méconnus. Ici, elle nous parle des recluses. Les araignées, bien sûr, mais aussi ces femmes qui s’enfermaient plus ou moins volontairement dans des petits édifices clos d’où elles ne sortaient plus. Ça, c’est ce qui ajoute du goût à ses romans. À chaque tome son morceau d’Histoire, et pour moi, ça contribue grandement au plaisir de lire un roman de cette auteure. Mais l’ingrédient principal, celui que l’on retrouve dans tous ses livres, c’est le brouillard ! Celui qui hante le cerveau d’Adamsberg, et celui dont l’auteur enrobe la vérité. Et dans cette histoire, il est particulièrement retors, le brouillard, plaçant d’entrée le commissaire face à une impossibilité : une seule morsure de recluse ne peut pas tuer un homme, et les recluses ne vivent pas en groupe…
    Personnellement, j’ai trouvé que les brumes s’éclaircissaient un peu tôt, j’avais deviné l’identité de l’assassin avant le commissaire… Malgré cela, Quand sort la recluse est un bon « Vargas ». À mon avis, pas le meilleur, mais un bon cru qui, en plus de l’habituel cours d’Histoire, enrichit notre connaissance des différents personnages. En effet, ce volume apporte quelques nouvelles révélations sur le passé d’Adamsberg et la personnalité de certains de ses collaborateurs se précise, ce qui réjouira les aficionados.
    Évidemment, je ne convaincrai pas ceux qui sont allergiques au style Vargas, mais les autres se perdront avec délice dans les brumes encore une fois renouvelées de cette auteure à l’univers si particulier.

  • murielb34 8 mars 2018
    Quand sort la recluse - Fred Vargas

    Il y a des écrivains que vous aimez. Il y a des héros que vous attendez. Il y a des intrigues qui vous embarquent.

    Et puis il y a …Fred Vargas, le commandant Adamsberg et les enquêtes qui vous emportent, vous retournent, et vous font tout oublier durant quelques heures.

    Fred Vargas possède un style inimitable ; une plume, une vraie, qui joue avec les mots et se joue des mots pour créer de nouvelles expressions qui ne sont qu’à elle et à ses personnages. Des expressions qu’elle seule est capable d’imaginer, des tournures de phrases qu’elle seule est capable d’écrire, toujours sur le fil du rasoir d’une créativité totale qui pourrait basculer dans le ridicule sans que jamais cela se produise. Quel bonheur de retrouver ça, cette façon d’écrire tellement unique, tellement particulière.

    Adamsberg est toujours au rendez-vous de cette nouvelle enquête dans laquelle il est question d’oiseaux (un merle pas bien épais, des pigeons, et d’autres volatiles emplumés), de blaps puant, d’une murène encombrante (et elle aussi puante !) mais surtout d’araignées. Celles qui piquent pour se protéger de ceux qui les importunent, et celles qui lentement tissent leur toile pour attraper les inconscients qui passeraient trop près d’elles sans se méfier.

    Il est aussi question d’amitié, de confiance, de respect, comme bien souvent quand on parle de la brigade Adamsberg, mais de manière plus affirmée et plus jusqu’au-boutiste encore que dans les précédents romans. Car il va en falloir une sacrée dose, d’amitié, de confiance, de respect pour suivre le commandant dans ses pérégrinations entre Paris et Nîmes à la recherche de cette araignée tueuse qui pourtant ne peut pas être dressée.

    Peut-être aussi un brin de folie et d’inconscience, qui vont sembler faire défaut à certains, trop ancrés dans le pragmatisme, le concret, le scientifique, pour qu’ils puissent cette fois ci suivre leur chef dans ses brumes, ses intuitions gazeuses, à la poursuite de son étrange bestiaire. Je me trompe surement, mais à la lecture de ce roman, je ne peux pas m’empêcher de me penser que nous sommes arrivés à un moment charnière de l’histoire de ce flic étrange, dont les relations avec son équipe ont clairement évolué, même si je suis bien en peine de dire dans quelle direction Vargas nous emmènera ensuite.

    Si vous-même, lecteur, vous aimez les enquêtes au cordeau, ne croyez qu’aux expertises techniques et à la logique pure et dure pour résoudre une enquête, fuyez ce Vargas encore plus que les précédents. Car encore plus que dans les autres il y est question d’intuition, du « truc qui cloche » et qui dérange, de cette piqure invisible à gratter jusqu’au bout du bout.

    Mais si vous aimez déjà un peu ou beaucoup, ou bien si vous ne connaissez ni Vargas ni Adamsberg, lancez-vous, et vite car tous les deux se bonifient avec le temps ! Vous l’avez compris je me suis tout simplement régalée de cette lecture ! Vivement le prochain !

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