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Une cosmologie de monstres - Shaun Hamill

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Résumé :

« Dans Une Cosmologie de monstres, Shaun Hamill allie brillamment les univers angoissants de H.P. Lovecraft avec l’histoire contemporaine d’une famille menacée de destruction par des forces surnaturelles. Il réussit son coup, parce que ces braves gens pourraient être nos voisins. L’horreur ne fonctionne que lorsque nous nous attachons aux personnes concernées ; nous nous attachons aux Turner, et leurs cauchemars deviennent les nôtres. La prose de Hamill est sobre, tout simplement belle. Voilà à quoi ressemblerait un roman d’horreur signé John Irving. J’ai adoré ce livre, et je pense qu’il vous plaira aussi. »
Stephen King

La Famille Turner, de Vandergriff (Texas), se tient sur le seuil d’un monde terrifiant dominé par une cosmologie de monstres.
Est-ce le leur ou est-ce le nôtre ?

Shaun Hamill est américain. Une Cosmologie de monstres, appelé à devenir une ambitieuse série télévisée, est son premier roman.

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Vos #AvisPolar

  • Matildany 24 septembre 2019
    Une cosmologie de monstres - Shaun Hamill

    Un énorme coup de cœur pour ce bouquin, qui vous fait vibrer de la première à la dernière page !!!

    C’est l’histoire d’une famille, les Turner, qu’on va suivre sur un demi-siècle. Le narrateur, Noah, nous raconte d’abord la rencontre entre ses parents, Harry, passionné par H.P.Lovecraft, et Margaret, qui s’attirera les foudres de sa famille pour ne pas avoir choisi un meilleur parti. Ils auront trois enfants, Sydney, actrice née, Eunice, enfant précoce et sensible et Noah, donc, un gamin effacé qui, à l’âge de six ans commencera à fréquenter en cachette un monstre bienveillant mais ambigu, qui v lui rend des visites nocturnes. Leur vie familiale tourne autour de l’attraction créée par leurs soins, suite à une idée d’Harry pour la fête d’Halloween, "La Tombe ", un parcours dans une maison hantée construite dans leur jardin, où chacun tient un rôle.

    L’attraction se développera ensuite pour devenir "Promenade dans les ténèbres ".
    Mais un soir, un drame survient. La vie ne sera plus jamais la même pour les Turner.

    L’auteur pose à merveille une ambiance angoissante quand il le faut, allégée par des remarques humoristiques , à l’image de Stephen King, dont il est fan.
    C’est dense, mais dans un style fluide, avec des passages oniriques riches de l’ambiance lovecraftienne.

    Rien n’est attendu, il y a des moments touchants, des personnages subtils, tout en failles et espoirs. On côtoie des monstres de cauchemars, tout en fourrure, griffes et yeux oranges, et des monstres du quotidien, comme la maladie, les rapts d’enfants, le suicide et la solitude.

    Chaque rebondissement est imprévisible, Shaun Hamill nous mène de main de maître dans les méandres d’un monde où la frontière entre la vie ordinaire et le surnaturel oscille sans cesse. Et c’est un premier roman, je lui souhaite une longue et prolifique carrière !

    https://instagram.com/danygillet

  • Angie - Blog Culturez-moi 26 septembre 2019
    Une cosmologie de monstres - Shaun Hamill

    Il y a des bouquins qu’on attend comme le Graal depuis des mois et celui-ci était l’un d’eux. Si je m’attendais à une histoire bien ancrée dans le présent, il n’en fût rien. L’histoire de la famille Turner nous est racontée par son plus jeune fils, Noah. De la jeunesse de ses parents dans les années 60 jusqu’en 2013, il va nous décrire le Mal sombre qui a rongé sa famille.

    Dès le début de la construction de cette famille, une ombre plane, une silhouette apparaît régulièrement dans leur vie. Une simple sensation pour certains, une réalité visible physiquement pour d’autres. Ces yeux orange semblent suivre les Turner où qu’ils aillent. A travers la vie d’adulte des parents, mais aussi la construction identitaire des enfants, ce « monstre » va les accompagner chaque jour. Un membre de la famille non désiré qui tirera les ficelles de leur vie.

    Ce livre est un bonheur pour tout fan de pop-culture. De Stephen King en passant par la Famille Adams, Dracula ou Rosemary’s baby tout était là pour combler mon petit cœur de lectrice. Mais bien évidemment, le cœur de ce roman c’est la mythologie lovecraftienne et tout ce qu’elle implique. Plus que tout, on comprend à quel point l’être humain est un point insignifiant de l’univers face à des forces anciennes qui le dépassent.

    La forme du roman est d’une perfection assez incroyable pour un premier livre. Le style est d’une fluidité implacable et d’un magnétisme assez fou. On plonge dans le récit de Noah dès les premières lignes, avide de connaître le destin de cette famille.

    ⭐️ En bref ⭐️
    Une cosmologie de monstres est plus qu’un roman c’est une expérience littéraire qui laisse une marque indélébile. Des bouquins comme celui-ci, je les compte sur les doigts d’une main dans ma vie de lectrice.

    La part de fantastique quant à elle est bien là mais sans être omniprésente. Le Mal peut prendre bien des formes différentes dans l’univers : la maladie, la dépression, la folie, la perte en sont également des manifestations.

    Pour moi, un immense coup de cœur. Je n’exagère pas en disant que la relève de Stephen King est assurée !

    https://culturez-moi.com/une-cosmologie-de-monstres/

  • Aude Lagandré 14 octobre 2019
    Une cosmologie de monstres - Shaun Hamill

    Noah Turner, le plus jeune d’une fratrie raconte l’histoire de sa famille : sa mère Margaret, son père Harry, ses deux sœurs Eunice et Sidney. Une famille presque ordinaire si ce n’est une certaine fascination morbide du père à susciter délibérément l’envie de faire peur à autrui. Mais ce roman retrace également une magnifique histoire d’amour, l’attraction quasi magnétique de deux êtres qui ne pourront pas vivre séparés en dépit de leurs différences. Ainsi Noah, narrateur de cette histoire, évoque les années 60 et la rencontre de ses parents, puis les années 80 où la famille s’agrandit de deux petites filles, deux périodes où il ne faisait pas encore partie de l’histoire familiale, pour terminer en 2013. Dans la famille Turner, chaque membre semble atteint d’une forme de mal pathogène, transmise par le père, lui-même victime d’une tumeur au cerveau qui lui donne cet aspect de génie un peu fou, obnubilé par des projets bizarres et originaux, comme la création de cette gigantesque maison hantée dans son jardin. Ce projet, cette envie, provoquer la peur chez l’autre devient alors un business familial qui traversera les années, bien après sa mort, surtout porté par ses deux filles qui tentent désespérément de maintenir son souvenir vivant. À mon sens, le roman aborde surtout deux thématiques essentielles : l’existence du père a-t-elle généré l’apparition de monstres, et enfin, qu’est-ce qu’un véritable monstre ?

    La grande force de ce roman réside dans la mise en place des personnages et la création d’une ambiance très particulière, basculant d’un simple récit de l’histoire familiale à un monde plus fantastique et surnaturel. Si les débuts du récit peuvent apparaître lents, il n’en reste pas moins une volonté à prendre son temps pour installer une atmosphère et des personnages à la façon de Stephen King. En cela, vous retrouverez certainement le fantôme du King rôder à travers les pages. Pour obtenir cette désagréable sensation qu’une ombre supplémentaire, omniprésente erre, Shaun Mill entre dans les secrets et les travers d’un foyer construit sur un chef de famille défaillant cérébralement, en décortiquant chaque détail, même le plus anodin, chaque réaction, chaque sensation. La psychologie des personnages en devient si détaillée que le lecteur a vraiment l’impression d’en être un témoin privilégié, comme une sorte de monstre caché dans le placard. (le lecteur est-il lui aussi une forme de monstre ? Je pose la question…)

    Monstre il y a, n’en doutez pas… mais pas toujours de ceux qu’on croit… L’auteur ajoute ainsi la part de fantastique similaire aux œuvres du King, ni trop peu, ni pas assez, juste ce qu’il faut pour que l’histoire semble suffisamment originale pour qu’elle puisse emporter le lecteur.

    Pourtant, et c’est un point qu’il me semble nécessaire de soulever pour apprécier cette œuvre à sa juste valeur, les références à la littérature fantastique sont multiples. Ainsi les œuvres cinématographiques ou littéraires, telle l’omniprésence des références à Lovecraft, me semblent primordiales pour apprécier l’atmosphère profonde d’épouvante sous-jacente que l’auteur a voulu insuffler à son roman. Il m’a donc manqué cette connaissance pour une appréciation plus juste de ce texte. Il me faut dire également que ce type d’ouvrage m’a complètement sortie de ma zone de confort : c’est le premier livre de la collection Albin Michel imaginaire que je lis. Devant l’enthousiasme général, il me fallait tenter cette nouvelle aventure de lecture !

    Pour ne pas délibérément spoiler le contenu du roman, je ne peux dévoiler ici ce qui m’a véritablement gênée. Mais, en refermant le livre, je m’interroge sur la notion de monstre. Sommes-nous capables d’inventer un monstre de toute pièce pour faire taire les frustrations et déceptions dont nous sommes victimes dans le cercle familial ? Que sommes-nous capables d’imaginer pour collecter le peu d’amour que nous estimons être en droit de réclamer ? Incontestablement, ce roman est sujet à questionnement, surtout sur la partie fantasmagorique qui y est introduite. Certains y verront une simple plongée dans le domaine fantastique, d’autres une dimension plus psychanalytique par l’introduction de cet autre moi que je crée pour illuminer mon quotidien. Vous vous ferez votre propre idée sur le sujet si vous décidez de tenter l’aventure de cette lecture.

    En éliminant volontairement la dimension fantastique de l’analyse du roman, je voudrais dire que Shaun Hamill parvient, comme le King, à susciter une véritable empathie et une affection particulière pour chacun de ses personnages. Les 200 premières pages sont éblouissantes dans la transmission des émotions liée à la découverte des personnages. Chacun trouve sa place, mais mon empathie va spontanément vers Eunice, âme torturée, vous comprendrez pourquoi. Dans cette famille particulière, dont les membres ne savent pas communiquer entre eux, chacun est un peu un monstre qui vient chatouiller les orteils de l’autre, persuadé que le monstre, c’est justement l’autre. Et pourtant, en collant les destins de Noah et de son père qui ne se connaissent pas, le lecteur prend bien conscience que chacun possède en lui, une part cachée, souvent monstrueuse.

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