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Aftermath : un film d’horreur peu inspiré

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Résumé :

Un couple à bout de souffle accepte d’emménager dans une maison qui serait au-dessus de leurs moyens si les murs n’avaient pas un passé douteux. Dans une ultime tentative de repartir à zéro, ils acceptent l’offre. Peu de temps après, les amoureux sont victimes de faits étranges...

Pour l’heure, le tout-venant du film d’angoisse sur Netflix surpasse qualitativement la parodie qu’on pourrait en faire. Aftermath ne déroge pas à cette règle, qui s’appuie sur un scénario invraisemblable, des personnages d’une inconsistance rédhibitoire et des dialogues écrits à la hâte . A moins qu’il ne s’agisse de respecter un cahier des charges, on se demande quel est l’intérêt de cette duplication industrielle de thrillers horrifiques très médiocres.

D’où vient, cette fois, le motif du mécontentement ? De la certitude, dès les premières minutes, forcément spectaculaires, que cette volonté de capter le regard du public à base d’images sidérantes est un peu la sauce qui cache le mauvais poisson, d’autant que les protagonistes eux-mêmes se retrouvent inexplicablement hameçonnés. La maison maudite, qu’une femme pourtant endeuillée leur fait visiter tout en gloussant, est le lieu où le héros a effectué de macabres prélèvements, dans le cadre d’une enquête, osant une analogie de mauvais goût entre les éclaboussures de sang et une oeuvre de Jackson Pollock.

En fait, seul le chien Odi semble un peu moins stupide que le reste des êtres vivants, aboyant d’emblée à proximité du placard pour signifier sa désapprobation. Au même moment, ses maîtres investissent bien imprudemment la demeure inquiétante.
Le canidé ne comprend pas que le choix d’un nouveau domicile coïncide avec celui d’une nouvelle existence : la crise du couple, vieille thématique propre à un certain nombre de thrillers horrifiques, est le carburant du train fantôme qui, dès lors, à l’apparition de chaque phénomène mystérieux, pourra se frayer un chemin en roulant sur des rails et en capitalisant sur une trop sempiternelle antithèse : celle qui oppose la suspicion paranoïaque à tendance hystérique et l’incrédulité rationnelle de bon aloi. Autrement dit, une femme et un homme. Non, la production américaine post #MeToo n’a toujours pas renoncé à ses vieux stéréotypes sexistes.
Plombé par ces préjugés, Aftermath déroule son programme sous forme d’un autre binôme, jour/nuit : à la fastidiosité diurne, qu’illustrent des scènes bien banales, le soir oppose son lot de frayeurs, tandis qu’une présence maléfique et invisible s’ingénie à effrayer le couple ou à salir sa réputation. L’intérêt est de savoir qui en veut aux personnages, mais pour satisfaire cette curiosité, il faut supporter un bon lot de séquences inutiles.

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L’attention s’émousse trop fréquemment, même si l’on présume que la patience sera récompensée par un climax final inattendu. Las. Le dénouement matérialise la menace aux fins de l’anéantir dans un combat essentialiste. Mais on se doutait depuis le début que les intentions morales allaient peser sur toute l’histoire avec une lourdeur d’éléphant.

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