Une putain d’histoire - Bernard Minier

Notez
Notes des internautes
1
commentaire
Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !
Vous devez être inscrit ou connecté pour bénéficier de votre médiathèque!
Notez
Notes des internautes

Résumé :

" Au commencement était la peur... "

Hors des flots déchaînés, une main tendue vers le ciel. Un pont de bateau qui tangue, la pluie qui s’abat, et la nuit... Le début d’une " putain d’histoire ".
Une histoire d’amour et de peur, de bruit et de fureur. L’histoire de Henry, 17 ans, que le meurtre de sa petite amie plonge dans l’enfer du soupçon. Sur son île, Glass Island, battue par les vents, cernée par la brume 360 jours par an et uniquement accessible par ferry, tout le monde connaît tout le monde, jusqu’au plus noir de ses secrets. Ou du moins le croit-on.
Quand la peur gagne, la vérité s’y perd...

Pour aller plus loin

Vos avis

  • Krysaline555 6 juillet 2017
    Une putain d’histoire - Bernard Minier

    Bon, je suis désolée mais je vais remonter à contrecourant de presque toutes les critiques qui encensent ce thriller, mais malheureusement pour moi, je n’ai pas vraiment réussi à adhérer à cette « putain d’histoire »… même à la toute fin qui s’est pourtant révélée haletante et inattendue (je sais ça a l’air très contradictoire). Mais, 550 pages pour parvenir à être captivée c’est quand même long !! J’ai eu l’impression de lire une aventure du « Club des Cinq » de la bibliothèque verte sauce polar US (l’intention est bien de rendre hommage à ces derniers comme il le précise dans la postface).

    Ceci étant dit, l’histoire est néanmoins très bien développée, le suspense est au RDV, les rebondissements et les scènes d’actions très rythmées aussi. Tous les ingrédients d’un bon thriller sont réunis et en fait, je ne saisis pas bien pourquoi je n’ai pas été enthousiasmée…. Sans doute qu’à force de lire des polars tous plus tordus les uns que les autres, on en vient à devenir trop exigeant. Il est difficile de maintenir un niveau constant ou de surenchérir lorsque l’auteur a déjà écrit des romans de haute-voltiges tel que « glacé » ! Quand, les « gamins » affrontent les « grands méchants » j’y ai cru moyennent quand même…

    L’histoire se déroule d’une part dans le quasi huis-clos d’une petite île des États-Unis très au nord-ouest entre Seattle et Vancouver dans l’état de Washington, dans une île imaginaire : Glass Island. Une île pas vraiment paradisiaque et plutôt inhospitalière d’ailleurs puisqu’il y a de la brume, des nuages, du vent et de la pluie presque toute l’année (Un hommage appuyé à « Shutter Island » peut-être ?!). Là, y évoluent un groupe d’ados, Henry, Charlie, Naomi, Kayla, Johnny et quelques autres. Henry raconte son histoire à la première personne du singulier et on suit donc une partie de l’histoire à travers son propre ressenti.

    Il y a aussi alternance avec une narration qui relate des faits antérieurs qui ne sont pas passés dans l’île qui mettent en scènes notamment, les deux mamans de Henry ; on suit aussi Grant Augustine, un politicien en vue et (très) puissant magnat de l’espionnage informatique avec sa société, la WatchCorp qui travaille pour la NSA et qui est à la recherche de son fils depuis 16 ans. Évidemment c’est cousu de fil blanc cette histoire-là… Quoique que….

    On note avec un certain effroi, la facilité avec laquelle on peut être « espionnés » de nos jours avec les téléphones portables, les smartphones, les tablettes, la TV et toutes les nouvelles technologies possibles et imaginables via notamment les réseaux sociaux où toute notion de « vie privée » ne veut absolument plus rien dire. La liberté individuelle étant atteinte, le parallèle avec le « Big Brother » (“Big brother is watching you”) d’Orwell s’impose alors. Les dangers et les dérives de ces surveillances à outrance sont très bien évoqués et analysés dans le bouquin.

    Alors, l’histoire démarre sur les chapeaux de roues avec le meurtre de Naomi, la petite amie de Henry retrouvée sur une plage de l’ile, emmêlée dans un filet de pêche. Ce premier chapitre nous met donc en « appétit ». Puis les faits étant installés, le roman s’enfonce pendant les 200 pages suivantes dans un calme où sont analysés chacun des personnages de cette histoire. J’ai trouvé ça un peu « long » et fastidieux, mais pas inintéressant. Henry qui s’est disputé avec Naomi dans le ferry qui les ramenaient dans l’île après le lycée, devient vite le suspect n°1 pour la police locale et il n’aura de cesse de vouloir se disculper à leurs yeux en menant sa propre enquête, aidé en cela par sa bande de copain(e)s, liés par une amitié indéfectible, du genre « à la vie, à la mort », surtout vrai pour Charlie.

    Henry donc, vit dans cette île depuis l’âge de neuf ans adopté par une famille monoparentale composée de Liv et de France, ses deux mamans, dont l’une est sourde-muette. Avant ses neuf ans, ils ont connus d’autres lieux et vécus plusieurs déménagements afin semble-t-il, d’échapper justement à ce fameux père biologique qui est en passe de devenir Gouverneur de Virginie. Il y a toute une panoplie de personnalités dans cette île et même un maitre-chanteur qui détient des secrets sur presque tous les habitants qui décidément ne sont pas tous des enfants de chœurs !

    Le twist final est surprenant, certes et il est censé expliquer toutes les zones d’ombre sauf que ça me parait un peu trop facile et peu plausible ; de plus je ne me suis pas vraiment identifiée aux personnages, que je n’ai pas ressentie de véritable empathie donc mon opinion reste mitigée. Je reste cependant une adepte de B. Minier et je suivrai avec plaisir et impatience la parution de ses prochains romans.

Votre commentaire

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?