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Dans la brume écarlate - Nicolas Lebel

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Résumé :

Une femme se présente au commissariat du XIIe et demande à voir le capitaine Mehrlicht en personne.. Sa fille Lucie, étudiante, majeure, n’est pas rentrée de la nuit. Rien ne justifie une enquête à ce stade mais sait-on jamais... Le groupe de Mehrlicht est alors appelé au cimetière du Père Lachaise où des gardiens ont découvert une large mare de sang. Ils ne trouvent cependant ni corps, ni trace alentour. Lorsque, quelques heures plus tard, deux pêcheurs remontent le corps nu d’une jeune femme des profondeurs de la Seine, les enquêteurs craignent d’avoir retrouvé Lucie. Mais il s’agit d’une autre femme dont le corps exsangue a été jeté dans le fleuve. Exsangue ? Serait-ce donc le sang de cette femme que l’on a retrouvé plus tôt au Père Lachaise ? La police scientifique répond bientôt à cette question : le sang trouvé au cimetière n’est pas celui de cette jeune femme, mais celui de Lucie... Un roman gothique dans un Paris recouvert de brouillard à l’heure où un vampire enlève des femmes et les vide de leur sang. Un roman choral qui laisse la parole à plusieurs protagonistes : à ceux qui perdent ou ont perdu, à ceux qui cherchent, à ceux qui trouvent ou pensent trouver. Un roman qui est l’histoire de six hommes qui aiment ou croient aimer chacun une femme : celui qui la cherche, celui qui l’aime de loin, celui qui veut la venger, celui qui la bat, celui qui la veut éternelle, et celui qui parle à ses cendres. Un roman parle des femmes comme premières victimes de la folie des hommes, même de ceux qui croient les aimer.


Voir en ligne : Voir la critique d’AVoir-ALire

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Sangpages 23 avril 2019
    Dans la brume écarlate - Nicolas Lebel

    Le grand retour, qu’on attend toujours impatiemment, de la fine équipe.
    Dossantos toujours aussi actif à réciter les alinéas du Code pénal, Sophie Latour fidèle à elle même, et Mehrlicht. Est-il encore nécessaire de présenter Mehrlicht ? L’ultime, le fameux. THE personnage, un de ceux qui font légende, et qui m’a tellement souvent fait penser à Colombo.
    Et quel retour !
    Un brouillard, tu t’en doutes, omniprésent qui enveloppe la ville comme pour en atténuer l’horreur, pour flouter l’indicible, t’empêcher de voir…
    De voir quoi me diras-tu ?
    Viktor et Ilena, enfermée dans cette pièce qui semble médicalisée ?
    Ou peut-être, Yvan qui sillonne l’Europe à la recherche d’un être maléfique tout en écrivant à sa femme Mina ?
    Serait-ce Taleb qui a fui la Syrie avec sa sœur Noura, sans jamais n’avoir réussi à atteindre l’Angleterre ? Qui, bloqué en France cherche cette sœur disparue ?
    Ou alors, ces litres de sang retrouvés dans le cimetière du Père-Lachaise ? Avec quelques belles anecdotes au passage. (Charlie Chaplin et entre autres le vol de son corps que je ne connais que trop bien puisqu’il avait été ré-enterré juste à côté de chez moi.)
    Ou est-ce cette jeune femme retrouvée dans la Seine exsangue ?
    Ou peut-être tout à la fois ? Y aurait-il un vampire dans la ville ?
    Là, tu risques de dire "ouïe", voilà que Lebel part dans du fantastique…
    Et "re-ouïe", tu me diras que tu as lu le 4ème de couverture et qu’il semble qu’il parle aussi d’amour…
    Lebel est-il tombé sur la tête ? S’est-il forcé à changer de genre pour ne plus avoir à côtoyer Norek dans les salons de polar ?
    Et bien non, rien de tout ça... (Enfin quoi que, pour ce qui de fréquenter les salons du polar mais ça, je te laisse lui poser directement la question)
    Nicolas nous offre juste la perfection. Les opus précédents étaient déjà très bons mais celui-là, pour moi, est juste parfait. Plus abouti, plus mâture, plus émouvant, plus émotionnel, plus mieux bien quoi. 🙂 Perso me suis éclatée et je suis sûre qu’il en sera de même pour toi.
    Dès les premières lignes, tu ressentiras quelque chose de très fort. Une ode puissante à la femme. Plus précisément ode au mal fait à la femme, que ce soit maltraitée, tuée, harcelée ou violée.
    Un cri de grenouille pour le dénoncer. (Comprendra qui pourra 😜)
    Derrière une intrigue complexe et excellemment bien gérée. Nicolas te parle d’humanité sous de multiples formes. Il te cause de détresse et de misère. Il t’explique l’amour et la souffrance avec beaucoup d’émotions. Le ton, le sarcasme, l’ironie et les anecdotes sont jubilatoires. Tu oscilleras entre fous rires et frissons mais ça c’est la marque de fabrique de Nicolas. La petite larme qui s’accroche au coin de ton œil, c’est, pour moi, plus inhabituel.
    Le lien entre les différents personnages se fait petit à petit. Distillé goutte à goutte comme chaque goutte de sang des victimes. Le brouillard se dispersera peu à peu et tu entrapercevras la vérité. Tes yeux devront alors s’habituer à la lumière apportée par le capitaine du même nom 😁 et t’es même pas prêt(e) à imaginer l’horreur que tu découvriras !
    C’est excellent de bout en bout d’autant plus qu’en dehors de la trame, Lebel manie les mots comme on manie un pinceau, avec grand art et beaucoup de couleurs.
    Dans la brume écarlate se terre une folie...une folie rouge sang...
    Chapeau Nicolas 😍
    Et toi ? Qu’est-ce que tu fais encore là ? File chez ton libraire et plus vite que ça !

  • Yannick Provost 6 mai 2019
    Dans la brume écarlate - Nicolas Lebel

    Un caractère de daube, un argot bien à lui, une gitane coincée entre ses lèvres, une tronche de kermit jaune sur un imper défraichi, tu l’auras deviné, le capitaine Merhlicht est de retour dans un 5ème opus.
    Nous sommes en avril après l’escapade irlandaise de Merhlicht. Une mare de sang au cimetière du Père Lachaise. Pas de cadavre. Une jeune femme nue et exsangue avec deux trous rouge retrouvée dans la Seine.
    L’intrigue paraît jouer avec le mythe du vampire dans un Paris saturé par un épais brouillard - une pensée à Stocker et à Shelley - on y retrouve les fameuses sonneries de téléphone et bien entendu Questions pour un Champion. Merhlicht, dénué de charme sexy mais tellement attachant, traine sa crève tandis que des jeunes femmes disparaissent et personne ne croit aux vampires. Pourtant les codes gothiques des copains de Vlad s’inscrivent dans les rues nébuleuses de Paris. La Roumanie obscure durant et après Ceausescu, aussi. Mais l’essentiel est ailleurs.
    Les personnages de Nicolas évoluent. Ces retrouvailles sont un vrai plaisir. Aucune lassitude car Nicolas les fait grandir. Ils sont toujours très bien travaillés. Comme tout à chacun, leurs vies sont en mouvement. Chaque protagoniste paye le prix de ses décisions, de son mode de vie trainé durant les tomes précédents.
    Les réfugiés syriens de la Porte de la Chapelle, les extrémistes, sont bien sûrs présents, mais il s’agit avant tout d’amour. Ceux de Sophie Latour, ceux de Mickaël Dossantos, quoique, et ceux de Merhlicht bien entendu, mais pas que. Chaque homme porte l’amour pour une femme. Car il y a toujours une femme désirée. L’amour et ses conséquences sur la vie, la mort.
    On déchire le brouillard au fil des pages, de ce polar vif où il n’y a pas une seconde d’ennui. On dévore l’enquête de l’équipe qui vient de toucher un nouveau patron. Les dialogues peuvent être drôles, mais l’écriture sait se faire subtil si besoin. On ne parlera pas de la fin. J’ai hâte de lire le 6ème tome. Même si je crains le pire. Bref, Dans la brume écarlate est un parfait polar qui démontre si besoin était que Nicolas Lebel fait désormais parti du cercle restreint des auteurs à suivre.

  • Stef Eleane 12 mai 2019
    Dans la brume écarlate - Nicolas Lebel

    Après l’excellent De cauchemar et de feu , il faut bien vous avouer que j’attendais Nicolas LEBEL au tournant 😉 Moi qui aimerais tant le voir toucher d’un peu plus prêt le roman noir voir effleurer la blanche. J’ai une grande foi en ses capacités à nous étonner. Dans la brume écarlate n’est point de cela, mais il réussi malgré tout à descendre dans l’horreur et accessoirement en latitude.

    De l’Irlande à la Roumanie.

    Je ne me souviens pas que les précédents romans de l’auteur nous embarquaient autant dans le passé et l’histoire. Un changement depuis notre voyage irlandais ? Je me souviens des causes, des messages et des valeurs essentiellement. Elles restent d’ailleurs présentent dans ce nouveau roman. Je dois avouer que j’apprécie particulièrement depuis que les enquêtes de l’inspecteur Mehrlicht m’embarquent à travers le monde. Et plus particulièrement, lorsqu’elles me rappellent ou m’apprennent des événements.

    Paris, l’éternel arrondissement et son équipe. L’inspecteur Mehrlicht et son équipe se retrouvent face à la disparition d’une jeune fille qui va les conduire à une immense trace de sang. Mais pas de corps.

    Une équipe qui se délie.

    [si vous n’avez pas lu le livre précédent, stoppez votre lecture et passez au chapitre
    Mais on n’y voit rien ! ]

    Dossantos est limite suicidaire, coincé entre son passé, son boulot, ses idéaux et son amour pour sa collègue. Mais ce qui le bouffe le plus est sa culpabilité. On peut dire qu’il morfle encore dans cette aventure ! Nicolas Lebel, il serait peut-être temps de pardonner ..

    Delatour est au bord de l’implosion. Entre les remarques sexistes de Mehrlicht et son collègue qui a failli faire tuer son fiancé, elle ne trouve plus sa place dans ce trio. Pourtant, elle arrive toujours à poser son calme, à traduire son chef et apaiser l’ambiance tendue lors de cette enquête, mais à quel prix ?

    Seul notre inspecteur est heureux puis qu’amoureux. Mais notre auteur ne compte pas le laisser vivre sa vie comme un long fleuve tranquille. Je ne comprends pas ce sadisme 😉

    Mais on n’y voit rien !

    Dans une ambiance sombre, on avance entre les rues parisiennes dignes des ruelles londoniennes de la fin XIXe. La brume est tombée sur la ville, est s’y est installée et ne compte pas s’en aller. Tout comme les migrants au grand drame des groupuscules extrémistes.

    Non seulement on n’y voit pas à trois mètres, mais on ne voit pas comment l’auteur va retomber sur ses pattes pour permettre à son équipe d’enquêter, de mener à bien sa mission avec toutes les embûches sur leurs routes. Il joue avec nos nerfs, trouve notre point faible et arrive à nous harponner avec une si grande facilité que cela devient frustrant d’être si faible.

    Bref, encore un très bon roman quoi ..

    Tout ça pour conclure, sans trop vous en dire que c’est encore un très bon roman. Nous retrouvons l’humour des précédents. Je ne remercie d’ailleurs pas Nicolas Lebel qui a réussi à me mettre quelques chansons dans la tête. Certaines sont d’un ringard 😦 mais je me suis explosée de rire. Tout cela est savamment bien dosé entre les moments bien intenses comme d’habitude.

    Maintenant, j’appréhende le prochain, car je sens que nos personnages vont encore être bien malmenés.

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