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De silence et de loup - Patrice Gain

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Résumé :

Un roman d’aventure très noir dans les eaux gelées des îles de la nouvelle Sibérie.

Anna rejoint une expédition scientifique en Nouvelle Sibérie où les Russes imposent leur hégémonie. La fonte des glaces fait resurgir des virus millénaires et des reliques du passé de l’humanité. Dans cette nature sauvage et violente, des « chasseurs de mammouth » affrontent des militaires corrompus. Le bateau de L’Ocean Artic Protect est pris dans une tempête glaciaire. Il s’échoue sur une île perdue peuplée d’ours et de loups qui rodent.
Dans ce huis-clos d’un bout du monde glacé et livré aux vents de la folie, la violence des hommes contre les femmes se libère renvoyant Anna à sa propre histoire. Elle entame alors un journal de bord qui devient peu à peu le terrible récit d’un secret relié à son frère, destinataire ultime de sa confession.

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  • Asciena Rose 4 mars 2022
    De silence et de loup - Patrice Gain

    Plus qu’un thriller, il s’agit pour moi d’un drame familial, d’une histoire de secrets et de vengeance. De silence et de loup lève le voile sur l’âme humaine qui est parfois bien peu chaleureuse, voir même simplement irrespectueuse des autres êtres vivants.

    J’ai beaucoup aimé la première partie du roman, qui est basé principalement sur l’expédition, même si je ne voyais pas bien pourquoi le roman était dans la case thriller. J’aime bien l’aventure, j’aime bien les faits scientifiques, c’était plutôt réussit jusque là. Evidemment les personnages vivants dans la promiscuité sur un bateau, les caractères se révèlent et le vrai visage de ceux-ci apparait. J’ai un peu moins apprécié la seconde quand je me suis rendu compte de quoi le livre parlait.

    Ma chronique complète : https://mellecupofteabouquine.wordpress.com/2021/11/21/chronique-de-silence-et-de-loup-de-patrice-gain/

  • Aude Lagandré 4 février 2022
    De silence et de loup - Patrice Gain

    On entre à pas feutrés dans « De silence et de loup » comme si l’on marchait sur un lac gelé sans pouvoir estimer la taille de la couche de glace sous nos pieds. Est-elle fine ? Épaisse ? À quel moment les eaux du lac peuvent-elles se fendiller, alertant notre ouïe aux aguets, plongée dans ce silence blanc où rien ne filtre, rien ne bruisse, rien ne remue ? Voilà un roman bien singulier qui commence à Tiksi, petite ville de Sibérie et nous embarque dans une expédition à bord d’un voilier, direction le cercle polaire. C’est l’histoire d’une histoire dans l’histoire, un témoignage griffonné sur un carnet, commencée en 2017 par Anna, journaliste, à destination de son frère Dom Joseph dont le nom, Sacha Liakhovic a été effacé lors de son entrée dans un monastère. Elle y raconte cette aventure extraordinaire qu’elle s’apprête à vivre à travers « le désert blanc », les préparations du départ, les premiers ennuis techniques, les constats climatologiques, les interactions du groupe. Pour ne pas oublier cette histoire dans l’histoire, le lecteur se retrouve donc régulièrement en compagnie de Sacha, en 2019, dont le récit de sa sœur l’émeut au plus haut point, lui qui s’est retiré du monde volontairement. Pourtant, ces deux-là restent connectés, par-delà la distance, par-delà le temps. Chacun à son image, ils vivent sur une « île lointaine ». « Son île à lui, c’est le monastère, son océan, le silence sur lequel il espérait voguer sans émois. »

    Alors que la température extérieure baisse inexorablement à mesure que l’expédition avance, alors qu’elle se fige prise au piège par les eaux glacées, alors que la promiscuité devient plus étouffante, des révélations éclatent au rythme des drames qui se jouent. Si les premières pages immergent le lecteur dans ce paradis blanc dont le silence ferait presque rêver, ce n’est que pour donner à Patrice Gain la machiavélique opportunité de créer une purée de pois, un brouillard opaque que dissimule ce décor lisse, silencieux, étouffé aux douleurs du monde. Et des douleurs, il y en a… Inattendues et éprouvantes, lancées ici ou là par petits à-coups, parfois une phrase, parfois deux ou trois, sans qu’aucun signe annonciateur ne le laisse présager, sans warning, sans en faire trop, comme pour préserver le silence tantôt apaisant, tantôt assourdissant. Rien ne laissait augurer les révélations infâmes que le lecteur découvre ici. Une vie disséquée, parce que le temps arrêté permet de faire le point, de remettre les pendules à l’heure, de dire simplement la vérité dans sa forme la plus nue. Elle dans le froid polaire, lui dans le froid de son monastère, quand chacun se pensait « (….) à l’abri des tribulations de l’humanité. » Quand les mots prononcés le sont au soir d’une vie, quand il n’y a plus rien à perdre ni à gagner, ils prennent alors tout leur sens. Inutile d’en dire trop. Inutile d’en faire trop. Inutile de rajouter l’horreur à l’horreur. Patrice Gain l’a bien compris. Il dose, il mesure chaque parole, il jette du sens dans l’opacité de la nuit. « Le froid est un fauve. Il ne laisse aucun répit. Sortir, c’est livrer un combat. » Cet affrontement, Anna le livre. Sans faillir. En luttant contre la nature, contre ses souvenirs même si elle les appelle de sa force, contre la nuit, contre la solitude, dans ce paysage hostile, inhospitalier qu’elle apprivoise pourtant. « La nuit polaire est une sorte de crépuscule. La toundra s’étire vers le néant, blanche dans un ciel de suie, sans arbres et sans vent. Sans bruit. Rien. C’est terriblement angoissant. Oppressant et beau à la fois. D’une pureté désolante et primitive. »

    J’ai pensé m’égarer dans ce silence blanc, absolu. Il en a été ainsi sur une centaine de pages. Puis, Patrice Gain a choisi un autre chemin, une autre intonation. Il a rétréci l’image, il a focalisé sa narration sur les relations humaines. Relations fraternelles. Relations maternelles. Relations amoureuses. Il a comprimé mes poumons, étranglé mes attentes, limité mon espace, il a ajusté son viseur afin que je perçoive, que je sente dans mes chairs ce qui se jouait ici, alors que « La fragile lumière du doute s’est immiscée. »… Il l’a fait avec grâce, avec élégance, mais avec véracité, pour que je puisse marcher sur le lac sans que la couche de glace ne se morcelle brutalement. Sur le blanc de la neige aveuglante gît désormais un exceptionnel roman noir.

  • IsaVP 3 février 2022
    De silence et de loup - Patrice Gain

    Difficile de savoir qui est le plus dangereux de l’homme et du loup et, en prenant la direction de l’Arctique pour une mission bénévole à bord du voilier d’étude de l’environnement l’Ubik, Anna va découvrir que le danger n’est pas toujours là où on l’attend.
    Après la douloureuse perte de sa fille puis de sa compagne, elle quitte sa vie de journaliste pour tenter de se reconstruire. Cette confrontation avec la nature hostile du Nord de la Sibérie est pour elle une forme de résilience qui va la conduire aux limites de sa résistance.
    Perdue au milieu des glaces ou de la toundra, entourée d’ours et de loups, les souvenirs lui reviennent et son combat contre les éléments va s’avérer presque plus supportable que son impuissant constat de la perversion humaine.
    Son frère Sacha, très éprouvé également, s’est cloîtré dans un monastère lorsqu’il reçoit, deux ans plus tard, le carnet de voyage d’Anna qui raconte son périple.
    Une grande aventure dans laquelle les éléments vont se déchaîner sur la mission environnementale comme sur les habitants nomades iakoutes de la toundra.
    Il m’a fallu un peu de temps pour m’accoutumer à l’écriture nerveuse de l’auteur qui se fluidifie au fur et à mesure que les températures baissent. A moins 50°, j’étais conquise.
    Les interludes ecclésiastiques m’ont semblé un peu rébarbatifs et leur raison assez prévisible mais ils nous permettent de reprendre notre souffle au milieu de la tourmente.
    Je me suis beaucoup attachée à cette femme brisée et j’ai partagé avec elle ses souffrances morales comme physiques. Plusieurs fois, j’ai cru me noyer dans la tempête polaire et j’ai grelotté sous le vent glacial mais au final, je suis sûre qu’Anna a trouvé la paix qu’elle était venue chercher.
    Avec ce roman noir, Patrice Gain remet en question notre vision idyllique de ces missions qui œuvrent pour la préservation de l’environnement. Sans que ce soit le sujet du livre, il révèle à quel point elles sont autant tributaires du gouvernement russe qui a mainmise sur leur déroulement, que des exploitants du sous-sol ravis de profiter du réchauffement climatique.
    Glacial, émouvant et très prenant. Un bon moment de lecture.

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