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Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

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Résumé :

L’enfant du malheur : c’est ainsi que sa mère l’appelle. Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les vieilles dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser.
Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du village. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, il plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente.
Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare.
La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : tout a disparu. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance impossible d’un monde désert, et la certitude que tout ne s’arrête jamais complètement.

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Vos #AvisPolar

  • Sylvie Belgrand 7 décembre 2019
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    À mon avis, ce n’est pas un polar, mais...

    Sombre et lourd comme du plomb, "Et toujours les forêts " est pourtant une histoire sur l’étincelle, la petite lumière qui brûle en chacun nous quand tout est irrémédiablement perdu.
    Sandrine Collette nous emmène au bout de nous, au fond de notre humanité. C’est parfois douloureux d’explorer nos ténèbres, mais c’est aussi extrêmement rassurant et agréable de comprendre de quoi nous sommes capables pour résister et renaître.
    L’écriture de Sandrine Collette est forte, si forte. Elle est bouleversante.
    Je sors de cette lecture en pleine réflexion sur l’humanité, et surtout sur moi, sur ma capacité à survivre.

    À lire, pour la façon profondément puissante dont est traité le sujet du devenir des humains dans un monde post-apocalyptique.

    #EtToujoursLesForets #SandrineCollette #JCLattes #lecture #livres #chroniques #RentréeLittéraire2020

    Le quatrième de couverture :

    Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

  • Aude Lagandré 8 janvier 2020
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    Corentin est l’enfant dont on ne veut pas, celui qui dérange, le balluchon inutile et encombrant qu’on se trimbale, le colis qu’on laisse ici ou là pour s’en débarrasser. Espoirs déçus, absence d’affection d’une mère, c’est dans les forêts où habite Augustine qu’un semblant de vie peut recommencer. Sous ses airs revêches, la vieille femme le prend sous son aile et l’aide à grandir. Jusqu’aux études à la grande ville. Jusqu’à ce fameux soir où le monde brûle, s’autodétruit, où la terre, rejette ses pensionnaires égoïstes. Protégé par les catacombes, miraculeusement en vie, Corentin découvre alors ce qui reste du monde : rien. Il est seul. Il pense à Augustine. Il marche vers les forêts. Là où tout a commencé…

    Sandrine Collette change d’éditeur, mais Sandrine Collette reste Sandrine Collette. Sa plume vertigineuse exacerbe chaque émotion qui s’infiltre en chacun de nous avec une force inouïe. « (…) des fragments, des morceaux, des plaintes, une destruction méthodique et sauvage, un piétinement sans nom. » Pas aisé d’écrire une chronique à la mesure de ce brasier émotionnel qui asphyxie telle une vague, avec violence et impétuosité, se déchaînant dans vos tripes comme un tsunami ou une tornade emportant tout sur son passage. Impossible de se tenir à distance de ce personnage, Corentin, qui force courage, espoir et admiration, rendant parfois ses actes honorables, parfois infâmes. « Quand il s’agit de survivre, on trouve en soi des ressources insoupçonnées, des forces impossibles. Quand il s’agit de survivre, on ne trébuche pas : on ne tombe qu’au dernier moment. »

    Cette thématique, la nature qui se déchaîne avait déjà abordée par l’auteur sous un angle différent, celui des enfants, dans « Juste après la vague ». L’animalité de l’homme est son territoire. Des existences qui flirtent entre indignités, inhumanité, le tolérable et l’intolérable, l’acceptable et l’inacceptable. « Et toujours les forêts » est le récit d’une survie, celle de Corentin d’abord, celui dont personne ne voulait, mais aussi la survie de ce qu’il reste de l’humanité. « Le monde était une immense poussière. » Et Corentin marche, seul, anxieux, vers le seul endroit l’ayant un jour accepté, les forêts. Dans ce face à face avec lui-même, au rythme de ses pas, au tempo du souvenir de l’enfance où il a tant bien que mal essayé d’ancrer ses racines, il espère, il doute. Un cri silencieux dans un monde silencieux où « Il n’y avait rien à entendre. »

    Quand tout s’effondre, quand tout est mort, quand même les sons ont disparu, l’homme est-il toujours un homme, étranger sur sa propre terre ? Faut-il reconstruire ce monde dont on a été chassé ou accepter de le laisser disparaître ? Corentin reste le seul phare d’un destin humain tragique et ses décisions impliquent l’humanité toute entière. Sandrine Collette pose la douloureuse question du choix « Le monde ne voulait pas qu’on le refasse et il avait tué les vivants une bonne fois pour toutes ; histoire qu’on lui fiche la paix. » C’est sans compter l’obstination et la détermination intrinsèque de l’humain : survivre. « Il serait celui qui tient les autres, et que personne ne tient jamais. Celui qui donne la main — pas celui qui la prend. Celui qui enveloppe, qui rassure, qui fait face, alors même qu’il crève de peur, de froid et de fatigue, celui sur lequel on compte et qui compte les heures qui le séparent du soir et les jours qui le séparent de la mort, là où l’on s’arrête, où l’on se repose enfin, oubliant qu’il faut mentir et être fort, et grand, et increvable. »

    Roman très noir, post-apocalyptique, l’auteur fait le choix de ne pas expliquer les causes de la fin du monde, elle laisse se dérouler le temps : 18 années. « Car dorénavant, c’était sûr, il y avait un avenir. Et au fond, c’était peut-être cela, la pire des choses. » À quoi est réduit l’homme quand tout a disparu ? « Ils avaient vécu comme des animaux, mus par le seul désir de survivre : boire et manger, se reproduire. Faire en sorte de durer, que les années s’écoulent, même s’il fallait en passer par les privations, l’inconfort, l’absence d’avenir. » L’animalité de l’humanité reste un thème phare dans l’œuvre de Sandrine Collette, sans doute est-ce là l’un de ses principaux questionnements, méritons-nous réellement le banc sur lequel nous sommes assis ?

    Et pourtant… dans ce récit dystopique, noir d’encre, dans lequel « Le monde avait cessé de bouger », une forme de sollicitude lumineuse jaillit. Le besoin de lutter, vivre chaque jour comme si c’était le dernier, décuplé par cet incommensurable espoir de voir renaître une forme de vie différente, donne au roman les airs d’une chanson que l’on recommence lentement à fredonner, même lorsque chaque acte du quotidien devient un combat. « Mais il n’y avait pas de place pour la fatigue et le découragement, pas de place pour les plaintes et les larmes. Il fallait lutter, tout le temps. »

    J’attendais ce roman avec grande impatience. J’en attendais chaque mot et chaque virgule. J’attendais chaque explosion d’émotion. J’attendais que mon cœur soit mis à sac. J’attendais que mon cerveau bouillonne, que ma peau frissonne, que le désespoir m’étreigne et que l’espoir me submerge. Je n’ai pas été déçue du voyage proposé par Sandrine. Plus rien n’a existé le temps d’un livre. Il n’y a eu que Corentin et sa fièvre de vivre, que Corentin et ses découragements passagers, que les forêts nues abritant cette âme de conquérant.

    Je n’emploie pas souvent le mot de chef-d’œuvre. Celui-ci en est un. Une œuvre capitale dans la bibliographie de Sandrine Collette, une œuvre magistrale qui recentre l’humain au cœur de l’humanité, avec ses forces et ses faiblesses, ses espoirs et ses désillusions. Merci Madame.

  • Kirzy 5 février 2020
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    Le voilà mon premier coup de coeur de l’année et cela pourrait être MON coup de l’année tout court tellement j’ai été percutée par l’intensité de ce roman dès les premières lignes, terribles, sur l’enfance perdue de Corentin.

    Et puis l’Apocalypse. Une implosion, un incendie, un monde rendu stérile, sans couleur, sans soleil, sans plante, sans animaux, une population humaine décimée, la sixième extinction. Corentin a survécu.

    Oui, le genre post-apocalyptique est fort encombré et a donné lieu à de grands romans, des chefs d’oeuvre même. La Route ( Cormac McCarthy ), Ravage ( Barjavel ), Je suis une légende ( Richard Matheson ), Les Derniers hommes ( Pierre Bordage ), Dans la forêt ( Jean Hegland ), La Peste écarlate ( Jack London ). La liste est longue, j’affectionne tout particulièrement les romans post-apo. Et ce n’est pas le énième. Il est même plutôt inclassable, même si il est question de survivants errants sur la route, même s’il est question de forêts refuge.

    Sandrine Collette opte pour la lignée intimiste, rien n’est spectaculaire, tout est crépusculaire. A peine comprend-on que l’apocalypse est climatique. L’auteure joue sa propre partition en se recentrant sur le personnage de Corentin, comme dans un huis-clos de mots pour dire le vide, la solitude, la disparition des couleurs dans ces jours devenus sauvages que va connaître Corentin. J’ai été prise aux tripes par le destin de cet personnage accroché à la vie, pris dans un combat intérieur entre l’animal et l’humain, au bord de la démence, à la fois lâche et courageux, combatif et désabusé. Que faire de cette vie, de cet espoir qui ne meurt pas, de cet amour à donner encore ? Il n’est pas le seul à m’avoir bouleversé, il y le merveilleux personnage de l’Aveugle, ce chiot rescapé devenu compagnon indispensable.

    Si ce roman est aussi puissant, c’est parce qu’il est porté par une écriture superbe, tellurique et poétique, un tour de force. Les phrases sont courtes, avec des renvois à la ligne. Des phrases saccadées, qui claquent, cueillent l’émotion sans esbroufe, sans pathos. Authentiques avec leur syntaxe parfaite pour rythmer le parcours de vie de Corentin et son évolution psychologique dans ce chaos.

    « La seule couleur était celle du sang.
    Corentin s’en aperçut en s’écorchant la main à un morceau de bois, un soir qu’il faisait du feu. Cela roula sur sa paume. Cela coula sur ses doigts. Dans son esprit chaviré, cela prit des teintes d’automne flamboyantes, des lueurs de rubis, des incandescences d’un vermillon inouï. Cela refléta le soleil disparu.
    Il fut émerveillé.
    Il comprit que cela n’existait pas, avant.
    A présent, il savait créer la couleur. Il la portait en lui. Malgré tout le malheur, la chose n’avait pas pu détruire ce qu’il à avait à l’intérieur.
    Pas la foi.
    Pas son âme.
    Mais le rouge.
    Mais le sang.
    Parfois le long de l’autoroute, il piquait sa peau de la pointe du couteau pour être sûr que c’était toujours là. Deux ou trois gouttes écarlates. Il riait tout bas en les regardant. »

    Ecriture et récit sont en symbiose parfaite pour nous faire vibrer jusqu’à l’os. Sandrine Collette ne nous prend pas qu’aux tripes, ses mots résonnent jusqu’à notre tête pour nous pousser à la réflexion sur notre société qui gaspille et consomme, responsable du fléau qui s’abat sur Terre. Il ne s’agit pas pour elle de faire de Et toujours les forêts un roman idéologique ou politique, mais à l’heure où l’Australie brûle, ce récit instinctif prend de l’ampleur et terrifie.

    Un grand roman noir où brûle la flamme de la résilience, porté par une écriture sublime, épique et époustouflant, bouleversant d’humanité.

  • Alex-Mot-à-Mots 11 février 2020
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    Corentin n’a pas eu de chance au début de sa vie : abandonné plusieurs fois par sa mère qui n’en veut pas, il finit par grandir chez sa grand-mère aux Forêts.

    Il part ensuite faire ses études à la ville, jusqu’au jour où un cataclysme s’abat sur le monde.

    Heureusement caché avec ses amis dans les sous-sols de la ville, il remonte après plusieurs jours à l’air libre et découvre la dévastation. Il décide de se rendre aux Forêts pour tenter de survivre.

    Encore une fois, Sandrine Collette nous plonge dans un univers à part le temps de notre lecture.

    Un style haché mais pas trop qui convient parfaitement à ce type de récit.

    Un décor gris, forcément, des pluies de cendres qui brulent, une nature morte. Quelques touches de couleur, parfois.

    Un clin d’oeil à Cormac McCarthy et son roman La route.

    Un roman tout en nuances de gris.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des rares instants de couleur.

  • Karine Straub 20 mars 2020
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    Je suis définitivement fan inconditionnelle de Sandrine COLLETTE !
    Si les sujets qu’elle aborde ici semblent étrangement ressemblants à ceux de « Il reste la poussière » et « Juste après la vague », l’auteure sait se renouveler, trouver les mots justes, créer une ambiance. Une ambiance en clair-obscur, parfois noire et étouffante, parfois lumineuse et poétique. Une ambiance bien elle.
    Le roman s’ouvre sur l’histoire de la naissance de Corentin. Un conte bien triste… Corentin est un enfant non désiré, abandonné comme un malpropre, par sa mère auprès de son arrière-grand-mère paternelle : Augustine.
    Revêche et peu loquace, Augustine finira par faire une place au petit dans sa maison en lisière de forêt et par l’aimer, à sa manière. Corentin grandit et part à la ville poursuivre ses études et promet à Augustine de revenir la voir bientôt. Mais il se laisse griser par les lumières et l’agitation de la ville. Ses amitiés et amours fugaces, les sorties, les fêtes sont sa nouvelle manière de vivre. Lors de l’une de ces fêtes au cœur des catacombes, Corentin et ses amis ressentent un terrible souffle. A leur sortie à l’air libre, ils découvrent un monde dévasté. Tout est fondu, brûlé, déserté. Abandonné par ses amis, Corentin se retrouve seul, une nouvelle fois. Il décide de rejoindre Les forêts pour retrouver Augustine.
    Le récit de ce monde post-apocalyptique m’a captivé de bout en bout. Les descriptions sont criantes de vérité, les personnages sont fouillés et attachants. J’ai ressenti leurs peurs, leurs incertitudes, leurs espoirs… Comment faire renaître la vie sur une terre aride et hostile, où l’homme devient animal, où le soleil brûle et la pluie piquent la peau ?... Sandrine Collette a une sacrée imagination et nous embarque dans son univers sombre et désespéré. Elle parle d’un temps qui n’existe pas mais qui pourrait exister. Cela fait froid dans le dos et questionne… que ferions-nous dans cette situation ?
    Le seul bémol pour moi est la fin ouverte de ce roman. De manière générale, j’aime les fins qui claquent. C’est blanc ou c’est noir mais pas gris. Mais ce n’est que mon avis. Et rassurez-vous, cela n’a aucunement gâché mon plaisir de lecture !

  • Musemania 30 mars 2020
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    Là, c’est la bonne surprise de mon mois de mars. Merci aux jurées du Grand Prix des Lectrices d’avoir choisi cette petite pépite. A vrai dire, la quatrième de couverture ne laisse pas passer un dixième de toute la richesse de ce livre.

    On y fait la rencontre de Corentin, un enfant non désiré qui, dès les premiers pas dans la vie, doit se blinder pour faire face aux coups du sort. Alors que sa mère cherche pas tous les moyens de s’en débarrasser, elle le confie à une des aïeules de son village natale, Augustine. Heureusement pour lui, malgré ses airs renfrogné de cette dernière, il pourra grandir sainement avant de la quitter pour aller continuer ses études en ville. Un jour, il se passe un événement qui va changer la vie de Corentin mais également celle du monde tel que nous le connaissons.

    Je m’arrête là dans l’histoire car je ne savais pas à quoi m’attendre et cela en fait l’une des nombreuses richesses de ce roman. Tout dans cette histoire m’a plue, que ce soit son scénario, la richesse psychologique des personnages, beaucoup de surprises et une finesse inégalée de l’auteur dans la façon dont elle conte son récit.

    Roman d’anticipation, j’ai particulièrement aimé retrouvé ce genre dans cette lecture pour le Grand Prix des Lectrices de manière totalement inattendue. Alors que l’auteure pourrait se contenter de dérouler son histoire sans aller plus loin, elle n’hésite pas à pousser le lecteur au questionnement : que ferions-nous dans cette situation ? Avons-nous le droit de tout faire ou certaines limites restent-elles prédéfinies malgré le chaos ?

    Derrière cette vision quelque peu pessimiste de l’homme, une citation me revient en mémoire : « L’homme est un loup pour l’homme » et tout du long des pages, cela ne fait que se confirmer. Malgré cette noirceur, un soupçon subsiste malgré tout au bout du chemin. Sandrine Collette parvient à retranscrire une humanité forte aux travers de ses personnages. Par une plume engagée, les problèmes écologiques prennent une dimension encore plus conséquente au fil des pages.

    J’ai eu l’occasion de rencontrer son auteure, Sandrine Collette, lors de la Foire du Livre de Bruxelles cette année. Elle m’a avoué qu’elle était surprise que son livre ait été sélectionné, surtout vu la noirceur qui entoure son histoire. Considérant la situation que nous connaissons actuellement, qui n’était pourtant pas encore si présente au moment de cette rencontre, elle n’en a finalement qu’ébaucher les prémisses. Ce n’est peut-être pas un livre feel-good où tout le monde est gentil et doté de bons sentiments mais je l’ai trouvé pourtant incroyablement « solaire ».

  • jeanmid 24 avril 2020
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    Ce roman c’est tout d’abord des émotions . Des atmosphères . Puis des couleurs : du vert , du noir .Beaucoup de noir .Le noir de l’apocalypse qui a frappé. Et des odeurs . Celles de la charogne et du brûlé qui envahissent tout .
    Un objectif pour Corentin : regagner à tout prix les Forêts . Là où il a découvert la liberté et l’amour que lui prodiguait à sa façon son arrière grand-mère Augustine . Lui l’enfant indésiré , balloté par sa mère avant qu’elle ne l’abandonne définitivement aux Forêts. Mais avant d’arriver-là il lui faut supporter ces visions d’horreur , ces morts innombrables....et le silence. La perte des repères dans ce chaos monochrome. La peur de la solitude et l’espoir qui s’érode un peu plus chaque jour . le chemin est encore long et tous les efforts dépensés en valent -ils encore la peine alors que la vie et l’amour semblent avoir déserté la Terre durablement ?

    Que dire que l’on n’ait déjà dit ? Ce roman, comme tous ceux que l’on a apprécié , laisse des traces , une fois refermé . Sandrine Colette nous offre un nouveau bijou post apocalyptique dans la lignée de « Juste après la vague » . Elle étudie avec minutie et finesse la réaction des hommes après ce qui ressemble à une extinction de masse ; celles des quelques survivants qui errent comme Corentin , à la recherche de quelques nourriture , de quelques abris pour tenter de souffler un peu et de songer à l’après . Car il faut penser au lendemain même si la nature semble avoir du mal à se régénérer . L’auteure nous fait pénétrer dans l’intimité de la petite famille de Corentin , qui affronte chaque jour comme si c’était le dernier . Les choses simples deviennent alors des émerveillements comme cette première récolte de bulbes . Comme celle de voir ses enfants grandir , jouer , rire . Eux n’ont pas connu l’avant et semblent se satisfaire de leur modeste existence . Ils sont heureux .
    Que dire de cette écriture , magnifique , poétique et si émouvante ? Grâce à elle , on voit dans les yeux de Corentin , la confusion des sentiments , la surprise , les regrets mais l’espoir que l’humanité peut renaitre malgré tout

  • IsaVP 4 septembre 2020
    Et toujours les Forêts - Sandrine Collette

    Ils étaient dans les catacombes quelque part dans la Grande Ville quand cela arriva, tous les douze, étudiants qui termineraient bientôt leurs études, jeunes adultes désespérés à l’idée d’entrer dans la vraie vie, de se quitter, de se lancer seuls dans le monde. Mais le monde disparut ce jour-là et c’est un miracle s’ils survécurent, une chance infime qui pourtant les sépara définitivement. Car chacun voulut tenter de rejoindre les siens et Corentin entreprit un voyage improbable vers sa Petite Ville pour retrouver celle qui l’avait élevé, Augustine.
    Et malgré cette implacable extinction, la vie va passer, entre désespoir et renoncement mais aussi entre survie et joie, puisant dans l’innocence d’une nouvelle génération, l’espoir d’une renaissance.
    Quand Sandrine COLLETTE croise la route de Cormac McCARTHY, la rencontre est grandiose et le résultat est à la hauteur de ces deux immenses auteurs.
    Un magnifique roman, d’une noirceur insondable, écrit de ce style incomparable qui caractérise Sandrine COLLETTE, fait d’un mélange de sensations brutes et de parler familier, si naturel et si complexe à la fois.
    La fin est une apothéose que je ne cesse de revivre depuis que j’ai refermé la dernière page de ce livre qui laissera son empreinte dans ma mémoire encore longtemps.
    Superbe !

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