Le gamin des ordures - Julie Ewa

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Résumé :

Recroquevillés au fond d’une impasse où sont entreposées des bennes à ordures, deux enfants et un adulte tentent de s’abriter de la pluie. Lorsqu’elle les aperçoit, la jeune Lina leur apporte aussitôt de l’aide en leur procurant une tente.

Les Stanescu viennent de Roumanie. Le père a atterri ici, dans le nord de la France, avec ses enfants, Darius, neuf ans, et Cybèle, seize ans, espérant récupérer un peu d’argent pour rembourser sa dette au passeur.

Un destin tristement banal pour une famille Rom, à la merci des trafiquants en tout genre, qui bascule lorsque Darius et son père sont portés disparus. Alertée par Cybèle, Lina part à leur recherche avec l’aide de Thomas, un ami, remontant la piste périlleuse d’un réseau criminel aux ramifications puissantes.

Un suspense implacable et remarquablement documenté qui retrace le dangereux périple d’une famille Rom à travers l’Europe. Après Les Petites filles, Julie Ewa confirme sa singularité et se place parmi les jeunes voix du thriller français.

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  • Ophé Lit 1er février 2019
    Le gamin des ordures - Julie Ewa

    Avec Le gamin des ordures , Julie Ewa nous emmène à la rencontre des Roms devant lesquels nous fermons si souvent les yeux… Qui sont-ils ? Pourquoi viennent-ils en France ? Que vivent-ils réellement ? Au delà des clichés, des idées pré-conçues et au travers d’une intrigue criante de réalisme, la jeune auteur nous entraîne dans un roman écrit avec le cœur et l’âme.
    Dans ce second roman de Julie Ewa, je retrouve sa plume caractéristique : des images chocs, des pointes d’humour, de la nervosité enrobée de douceur. Les chapitres sont courts et les 416 pages se lisent sans même que l’on s’en rende compte.
    Les lieux et les références temporelles s’imbriquent les uns dans les autres sans pour autant nous faire perdre la chronologie des événements, contribuant à maintenir la tension narrative tout au long du roman.
    Une fois encore, elle nous livre des personnages attachants qui nous font sourire, pleurer, qui nous touchent…
    Mais ce qui marque le plus dans ce second roman, ce n’est pas l’intrigue, aussi bien menée soit-elle, ce n’est pas la forme, mais bien le travail de fond qu’a fait l’auteur et la passion qu’elle a mit dans l’écriture pour nous livrer cette histoire. Comme pour son précédent, Les petites filles, Julie se sert d’un roman pour nous faire entendre son cri.
    Comme beaucoup, je détourne les yeux quand je vois des Roms. J’en ai une image négative, les a priori liés à mon métier, l’agressivité de certains, mais aussi et surtout cette capacité que nous avons tous à nous méfier de ce que nous ne connaissons pas.
    Grâce à la plume de Julie, à l’histoire de Darius et de sa famille, mon regard a changé, je n’ai plus peur…
    Bien que s’agissant d’un roman à suspens, Julie raconte les Roms, leur histoire, leurs us et coutumes, leur attachement à la famille, leur vision d’une France que les passeurs leur présentent comme un Eldorado pour s’engraisser sur le dos de leurs congénères. Elle revient sur leur arrivée plus massive en France depuis 2007 avec l’intégration de la Roumanie et de la Bulgarie à l’Union Européenne.
    Roms, Tziganes, Manouches ou Gitans, plusieurs mots qui définissent une minorité ethnique sans pays, qui partage une origine commune et qui a évolué différemment selon les pays dans lesquels ils se sont installés.
    Elle nous raconte la vie des Roms de Roumanie avant et après Ceausescu, le rejet des populations des pays dans lesquels ils vivent. Mal aimés, mis au banc des sociétés, l’Europe entière leur fait comprendre qu’ils sont des parias à nos yeux d’ « Hommes civilisés ».
    Julie nous parle aussi de la mafia Roms, de ces individus qui par goût de l’argent et de la richesse, n’hésitent pas à exploiter les leurs, les enfants : réseau d’enfants voleurs ou encore de prostitution, partout l’argent corrompt l’humanité.
    Enfin, l’intrigue se déroule en partie dans une ville du Nord, ne cherchez pas cette ville sur une carte, elle n’existe pas. Bugrassot pourrait être n’importe quelle ville de France…
    Le gamin des ordures, une lecture qui marque et qui fait évoluer notre regard sur le monde…

  • Axelle de Lecturesetgourmandises 6 février 2019
    Le gamin des ordures - Julie Ewa

    L’écriture de Julie Ewa est subtile, abordant avec justesse le quotidien douloureux des gens du voyage.

    Je me suis rapidement prise d’affection pour Darius, sa soeur Cybèle et leur père qui arrivent en France à la recherche d’une vie meilleure. Mais le bonheur est de courte durée et le rêve bascule immédiatement en cauchemar à peine le pied posé en France.

    L’acharnement dont la famille fait l’objet est un véritable crève-coeur, ils n’ont aucun répit et ne peuvent pas rester plus de quelques nuits au même endroit. Ils sont poursuivis par les autorités qui usent de leur pouvoir pour faire pression sur eux.

    Ils feront pourtant la connaissance de Lina, une jeune femme qui leur tendra la main pour tenter de les aider.

    Malheureusement, la famille sera séparée, Cybèle faisant le choix de retourner en Roumanie et le reste de la famille prenant la direction de Paris.

    C’est à partir de ce moment là que les inquiétudes de Cybèle prendront naissance, cette dernière n’ayant aucune nouvelle de son père et de son frère.

    Le récit alterne les points de vue de Cybèle, de Darius, de Lina et d’autres personnages. Les sauts dans le temps sont fréquents, il faut donc bien suivre la lecture.

    Cybèle et Lina vont tisser de forts liens au cours de leur recherche. Lina est sensible et a le coeur sur la main. Elle se fait un devoir de retrouver Darius et son père, coûte que coûte.

    Le quotidien de la famille est difficile et la lecture est parfois douloureuse. À travers ce roman, l’auteur lève le voile sur la violence, les trafics et l’extrême pauvreté. On découvrira également que la misère n’est que la face cachée de l’iceberg, et l’enquête de Lina et Cybèle exposera au grand jour des réseaux organisés qui profitent de la vulnérabilité des Roms.

    L’écriture est fluide, l’auteur aborde des sujets compliqués sans tomber dans des clichés. Elle garde un oeil critique et traite avec justesse et sensibilité du quotidien de cette famille roumaine.

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