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Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

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1826. Aaron Salzberg descend d’une diligence sur la place de Bex. Il a quitté le royaume de Pologne où il est né pour venir travailler dans les mines de sel qui ont fait la fortune de cette petite ville suisse. 2020. L’inspecteur Andreas Auer est appelé en urgence : une prise d’otages est en cours dans les mines de sel de Bex, toujours en activité. Un wagon avec un homme solidement attaché à son bord sort de l’étroite galerie souterraine et s’embrase sous le regard stupéfait des négociateurs et des forces de l’ordre. Andreas et son équipe n’ont que quelques heures pour découvrir l’identité des ravisseurs et leurs motivations. Une enquête qui les conduira à remonter jusqu’à l’origine des mines.

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Vos #AvisPolar

  • Mathk 29 avril 2021
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Tout d’abord, je voudrai remercier Bepolar de m’avoir permis, au travers d’un des nombreux concours, de faire mon propre avis sur ce livre que je n’aurais jamais acheté. Je choisi mes livres, d’auteurs qui me sont inconnus, sur la 1ère de couverte, leur titre et enfin sur la 4ème de couverture et il est vrai, que je n’aurais jamais pris ce livre entre mes mains avec cette couverture.

    Pour le résumé : une prise d’otage au fond d’une mine, un compte à rebours pour l’équipe d’enquêteurs.

    On s’attend à une histoire haletante, rapide, rythmée par plein de rebondissements mais pourtant c’est tous l’inverse. Le rythme de lecture est cassé par de multiples descriptions, précisions, annotations, qui certes témoignent de l’important travail de documentation de l’auteur (comme on le comprend en lisant les remerciements), mais qui va à l’encontre d’un thriller qui doit nous donner l’envie de tourner les pages sans s’arrêter.

    Il m’a fallu des semaines pour le lire et j’avoue avoir sauté des paragraphes, voir même quelques chapitres pour essayer de rester dans l’action et d’aller jusqu’au bout.

    En lisant vos commentaires, il semblerait que ce roman ne soit pas le meilleur de cet auteur. N’hésitez pas à me conseiller sur le roman que vous considérez comme le meilleur de Marc Voltenauer afin que je lui laisse une seconde chance.

  • Gwenael 3 avril 2021
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Première lecture de Marc Voltenauer pour moi, avec ces "Protégés De Sainte Kinga", qui fut également mon premier thriller suisse.
    Ici, on sort des sentiers battus, avec ce huis clos minier teinté d’Histoire qui confrontera le flic fétiche de Voltenauer à un sosie de Charlot, le tout dans des décors souterrains plus vrais que nature, qui donneraient presque envie d’aller visiter les lieux sur place après la lecture...
    J’avoue que j’aurais sans doute préféré une enquête "en extérieur" qui fasse voyager le lecteur, mais je garde un excellent souvenir de ce roman plus que jamais ancré dans l’actualité.
    Et même si l’auteur insiste parfois un peu beaucoup sur les thèmes qui lui tiennent à cœur, on le lui pardonne allègrement. ;)
    Merci à BePolar pour ce joli cadeau !

  • AnnieLecture 11 février 2021
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    De 1826, où Aaron Salzberg, Polonais, arrive en Suisse pour travailler dans les mines de sel de Bex, à la prise d’otages de nos jours.

    Cette nouvelle enquête de Andreas Auer va lui mettre les nerfs à rude épreuve, d’autant que son neveu Adam, fait partie des otages.

    Les livres de Marc ne m’ont jamais déçue. Ce nouvel opus est excellent, même si je l’ai trouvé un peu long et que j’ai préféré ses trois premiers. Trop de détails à mon goût.

    Les mines sont encore en exploitation et on peut les visiter, alors si vous passez par là, je vous le conseille.

  • sam_ds_49 7 janvier 2021
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Je te vois venir, petit coquin !! tu te demande déjà, comment, l’histoire débutant en 1826, on peut arriver dans les mines de sel de Bex en 2020 ? la question est normale mais bon vois-tu cher petit lecteur la réponse n’arrivera qu’au 3/4 du livre. Ce serait donc gâcher tout ton plaisir de lecture que de te révéler comment on en est arrivé la, mais aussi qui est donc ce Aaron Salzberg, mit à part que tout le destine à travailler dans les mines de sel de Bex. Bien on parle de Aaron mais a aucun moment tu te dis que l’inspecteur Auer dois bien apparaître à un moment donné ? Quoi, je suis trop lent a t’expliquer les choses ? Bon, bah pour ce que j’en dis si tu veux qu’on en vienne au but, alors allons-y !

    L’inspecteur Auer, que tout le moment connais dans la petite bourgade de bex, est appelé en urgence. Une prise d’otage est en cours au sein même des mines de sel. Le preneur d’otages à fait prisonniers les élèves d’une classe de l’enseignement secondaire. Mais il retient également quelques membres d’une organisation d’extrême droite, dont il a déjà fait une première victime. Tout laisse à penser qu’il ne compte pas s’arrêter la. L’inspecteur Auer va être épaulé de Karine, la commissaire et d’un négociateur, Bakary.

    Après les premiers éléments de l’enquête, le preneur d’otage semble bien décidé a négocier que par vidéo interposée, grâce à l’ingénieux site qu’il a mis sur pieds, mais cerise sur le gâteau, non content de se faire appeler Charlot, il en tiens aussi le rôle, il ne parle pas, il mime. C’est donc par geste et par panneaux qu’il vont devoir dans un premier temps communiquer. Ce qui n’est pas vraiment du gout de l’equipe de Auer et de karine.
    .Quand on vois dans quoi tombe l’inspecteur Auer, on comprend mieux de quoi on parle quand on dit qu’on joue au chat et à la souris. Sauf que la, on ne joue plus et de nombreuses vies sont en jeu. Surtout que l’un des otages est Adam, le neveu de l’inspecteur....

    Mon avis : 

    Comme toujours, avec Marc Voltenauer, un avis très positif. Dès ce dernier roman, on y côtoie beaucoup de thèmes divers et variés et cela fit notre plus grand plaisir. Tout d’abord on plonge encore un peu plus dans la vie des alpes vaudoises, mais aussi dans l’histoire qui entoure Bex et les mines de sel. On y découvre la vie des mineurs de sel de l’époque.

    Pour ma part c’est toujours un plaisir d’avoir affaire à la plume de l’auteur, c’est fluide, net, sans bavure. Arrivé au 1er tiers du roman, je me suis dis que ça allait être bien long et deux heures après j’étais a cent pages de la fin. Je vous fais un dessin ou vous avez compris la ou je veux en venir. Bien sur que vous avez compris, voyons !

  • universpolars 3 janvier 2021
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Marc Voltenauer a décidé de nous emmener cette fois-ci dans la région de Bex, dans le canton de Vaud, à des époques bien distinctes. Des kilomètres de labyrinthes et de nombreuses galeries, composant l’environnement des Mines de sel - que vous pouvez d’ailleurs visiter ! -, seront le point de convergence des différentes époques que nous allons traverser. Un enfer digne de Dédale.

    L’une de nos missions de lecteurs consistera à établir le lien entre une prise d’otages actuelle aux Mines de sel, impliquant notamment une classe d’école, et un mineur polonais, Aaron Salzberg, débarqué en 1826 dans cette même Mine de sel.

    Je dois dire que j’ai fort bien apprécié la partie « flic », notamment avec le volet négociation de cette prise d’otages. Je ne suis pas un pro de la négo, mais le schéma m’a semblé très cohérent. L’enquête, en général, s’avère très réaliste et là, par contre, je peux me permettre de parler en connaissance de cause.

    Le profil atypique et les motivations des preneurs d’otages sont également un atout majeur dans cette histoire chargée de tension. Le schéma triangulaire « Prise d’otages » - « Environnement de la mine au début du XIXème siècle » et « Présentation progressive du/des preneur(s) d’otages » est intéressant à suivre. C’est plutôt bien vu.

    Le rythme est lent, intense et rapide à la fois, dépendant des scènes qui défilent devant nos yeux, à savoir la vie de la mine dans les années 1800 et cette prise d’otages. Soit dit en passant, la partie se déroulant dans le passé est très bien réalisée, qu’il s’agisse des termes utilisés, des personnages, de l’atmosphère, soit un bon rendu général de cette époque. On s’y croirait presque.

    Entre un preneur d’otages aussi meurtri que radical et engagé, se servant du personnage de Charlot - pas anodin ! - pour communiquer et s’exprimer, un groupe d’extrême-droite en très mauvaise posture, une famille afghane en sursis ou encore l’extermination de juifs dans le ghetto de Bochnia, en Pologne, Marc Voltenauer nous enfouit dans l’univers du sel et des mines où tout semble se jouer, où tout semble avoir commencé. L’intrigue qui se dévoile toujours un peu plus, complexe et fluide à la fois, est très bien amenée.

    Petit clin d’œil, nous voyagerons même un moment avec le père des Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas, qui aurait visité les Mines de sel en 1832. Peut-être plus qu’un clin d’œil, allez savoir ...

    C’est original, subtil. L’auteur dénonce et place en exergue quelques valeurs qui semblent s’effacer toujours davantage au sein de notre société, à savoir l’égalité, le respect ou encore la tolérance. Quoi de mieux que de mettre en scène l’univers de Charlot pour faire émerger ces notions. J’ai beaucoup aimé ce point-là ! Et il y aura peut-être encore quelques concepts qu’il ne faudra pas négliger dans ce récit : la rédemption, la vengeance ou la haine.

    Il y a eu du chemin entre « Le dragon du Muveran » et ce récit ! C’est très personnel comme remarque mais l’auteur doit certainement savoir de quoi je parle. Comme un bon vin, Marc Voltenauer - du moins son écriture, peut-être lui aussi ! - se bonifie avec le temps. Très bon cru !

    Bonne lecture.

  • valmyvoyou lit 27 décembre 2020
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    A des époques différentes, les mines de sel de Bex ont été le centre d‘évènements dramatiques. Aussi, le récit est une alternance des différentes périodes.

    En 1826, Aaron Salzberg est employé comme mineur de sel. Son histoire tragique entrecoupe celle d’une prise d’otages, au même endroit, en 2020. Une classe d’adolescents, leurs enseignantes, leur guide et d’autres employés sont retenus en otage. Des membres d’une organisation d’extrême-droite sont, également, retenus prisonniers. L’inspecteur Andreas Auer perçoit, très vite, que la situation est explosive, lorsqu’un otage est libéré. En effet, la victime est attachée dans un wagon et s’embrase lorsque les forces de l’ordre ouvrent la porte. L’équipe œuvre pour découvrir l’identité et les motivations des ravisseurs. Elle cherche à entrer en contact avec eux. Ils comprennent que la négociation va être ardue, lorsqu’un homme, grimé en Charlot, accepte de communiquer par vidéo. Comme dans les films de Charlie Chaplin, il reste muet : il s’exprime par des attitudes corporelles et indique ses revendications par des pancartes.

    Les demandes sont surprenantes. Elles concernent des injustices, pour lesquelles les preneurs d’otages réclament des réparations. Alors que les causes semblent nobles, les méthodes sont plus que contestables. N’est-ce pas un antagonisme de tuer au nom de thèses humanistes ? Les collégiens représentent l’innocence et le mal est matérialisé par les membres du bloc identitaire Suisse. Les revendications de Charlot et de ses complices paraissent justes, alors que leurs actes sont effroyables. Aussi, le curseur d’empathie du lecteur s’affole, vibre et ne sait plus où se positionner.

    Les heures défilent et les titres de chapitres indiquent le temps écoulé depuis la prise d’otages. Nous assistons aux négociations, les techniques d’investigation, ainsi que les méthodes des preneurs d’otages pour les déjouer. J’ai aimé cette immersion auprès de la police. Hélas, les malfaiteurs ont toujours un coup d’avance. De quelle manière connaissent-ils les plans d’Andreas ?

    J’ai été, également, passionnée par les passages historiques, d’autant plus, que grâce au plan de la mine, qui m’a servi de marque-page, j’ai pu me projeter à l’intérieur. Étant claustrophobe, c’est une expérience que je ne vivrai jamais, dans la vie réelle. La destinée d’Aaron m’a beaucoup émue. Quel est son lien avec les faits de 2020 ?

    Les protégés de Sainte Kinga est la quatrième enquête d’Andreas Auer. Je n’ai pas lu les précédentes, cependant, je n’ai absolument pas été gênée. Au contraire, cela m’a donné envie de découvrir les autres livres de Marc Voltenauer, car j’ai adoré ce suspense qui défend des valeurs telles que la tolérance et dénonce le racisme, l’homophobie, etc.

  • Fandol 8 décembre 2020
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Quelle découverte ! Quel super polar aussi passionnant qu’instructif !
    Avec Les Protégés de sainte Kinga, Marc Voltenauer, auteur suisse que je découvre pour l’occasion, m’a, en plus, donné envie d’aller visiter ces fameuses mines de sel, à Bex, pas très loin de ce Rhône qui passe, un peu plus tard, tout près de chez moi.
    Ce polar super addictif débute par la légende Jean Bouillet, dit « le Bracaillon », qui raconte avoir visité « les magasins du diable. » Il avait vu des gnomes extraire ce fameux sel trouvé au cœur de la montagne où se déroule l’essentiel du drame qui va se jouer.
    Au fur et à mesure de son récit bien maîtrisé, Marc Voltenauer joue avec les époques. Après avoir présenté Hannah qui, arrivée à Gryon en 1946, avait des chiffres tatoués sur son avant-bras, je suis plongé sans ménagement en pleine prise d’otage… fictive, exercice de l’Académie de police de Savatan. Je fais alors connaissance avec Andreas Auer, inspecteur de police déjà héros de précédents romans de l’auteur. Il forme de jeunes aspirants policiers dont Kinga Nowak, au prénom prémonitoire puisque sainte Kinga est, en Pologne, la patronne des mineurs. Soudain, et ce n’est plus un exercice, alerte maximum : prise d’otages dans les mines de sel !
    À partir de là, tout va s’enchaîner sur un rythme soutenu et avec une précision extraordinaire. Il y a d’abord les heures précédant la prise d’otages, très utiles pour le lecteur que je suis car l’auteur réalise une parfaite description de la mine – plus un plan cartonné à l’appui – avant de rappeler, plus tard, son histoire.
    Au XIXe siècle, voici Aaron, venu de sa Pologne natale, envoyé par son père, Itzahk, géologue, pour s’embaucher à Bex. Le jeune homme a vingt-et-un ans et ce qu’il va vivre se révèle aussi passionnant et terrible que la prise d’otages. La jalousie, la méchanceté, la concupiscence, l’antisémitisme sont des maux bien trop attachés à notre espèce dite humaine…
    Enfin, et surtout, j’ai été emporté par le terrible décompte des heures et minutes après la prise d’otages. C’est un mime, grimé en Charlot, inspiré par Le Dictateur de Charlie Chaplin, qui dicte ses volontés à la police, bien appuyé par un hacker, génie de l’informatique.
    Seulement, ses otages sont nombreux avec des adolescents d’une classe en visite, deux enseignantes, des employés de la mine et tout un groupe d’un mouvement d’extrême-droite, le Bloc identitaire suisse qui s’était réuni dans une salle de la mine.
    Inutile d’en dire davantage car chaque lecteur, comme moi, se laissera entraîner avec plaisir mais surtout angoisse dans cette prise d’otages hors normes.
    Comment un homme, au bout du rouleau et révolté par toutes ces injustices scandaleuses de notre monde actuel, tente d’y remédier ?
    Marc Voltenauer s’y prend bien, ne ménage aucun renseignement technique et m’impressionne beaucoup par son souci du détail jamais lassant, toujours précieux.
    Au fil de ma lecture, j’ai frémi, tremblé, pris fait et cause pour les revendications de Charlot tout en réprouvant le recours à la violence.
    Habilement, Marc Voltenauer a su relier les drames du passé, la shoah, aux cicatrices toujours bien visibles aujourd’hui et à leurs conséquences. Cela a au moins le mérite de rafraîchir la mémoire afin d’éviter à tout prix que cela se reproduise. Il met aussi le doigt sur l’accueil familial des réfugiés dramatiquement séparés par des décisions bureaucratiques absurdes.

    Les Protégés de sainte Kinga : un polar que j’ai dévoré !

    http://notre-jardin-des-livres.over...

  • Cancie 27 novembre 2020
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Mais quel polar ! Je ne connaissais Marc Voltenauer que de nom, n’ayant pas lu ses précédents ouvrages. Avec Les protégés de Sainte Kinga, j’ai été conquise dès les premières pages, à ne plus pouvoir lâcher le bouquin. le comble est, que étant tellement emportée par cette enquête et bien que le livre fasse pas moins de 541 pages, je me suis obligée à ralentir pour le dernier quart afin de garder du plaisir pour plus longtemps, comme on peut parfois le faire avec un mets savoureux qu’on voudrait ne jamais voir terminé. Je remercie donc vivement Babelio et les Éditions Slatkine & Cie qui m’ont permis de vivre des heures intenses.
    Avant de démarrer l’intrigue, l’auteur nous présente comment ces mines de sel, celles de Bex, dans le canton de Vaud ont été découvertes incidemment par Jean Bouillet, au XVe siècle. Il faut souligner qu’elles sont encore exploitées aujourd’hui et qu’il s’agit des dernières mines de Suisse encore en exploitation.
    C’est donc dans ces dernières que va avoir lieu une incroyable prise d’otages, avec parmi eux une classe d’adolescents, leurs deux enseignantes et une guide, des membres d’une association d’extrême-droite, le bloc identitaire suisse et deux sauniers. L’inspecteur Andreas Auer n’a que quelques heures pour mener son enquête et découvrir le nombre et l’identité des ravisseurs et leurs motivations. Qui se cache notamment derrière ce personnage déguisé en Charlot, dont les revendications lancées par vidéos sont pour le moins peu banales et y n’y aurait-il pas un complice à l’extérieur de la mine ?
    À cette enquête palpitante, nous est dévoilée en parallèle, la vie de Aaron Salzberg. Elle débute en 1826, lorsque ce jeune Juif polonais arrive à Bex recommandé au directeur des Mines de sel par son père, géologue. Si, dans un premier temps tout va pour le mieux, les choses vont bientôt tourner à la tragédie.
    Si le lieu, en l’occurrence ces mines de sel, est le point commun aux deux histoires, il se pourrait bien que les personnages puissent également être un point de rapprochement.
    Ce sel, ce véritable or blanc, pas seulement cet élément qui donne du goût à nos préparations culinaires mais aussi ce qui donne du piquant à nos propos, de l’intérêt à notre vie, son extraction et ces bienfaits sont au coeur de ce polar et lui confèrent déjà son originalité. Une autre originalité se révèle dans les motifs de cette prise d’otage qui sont sociaux et humanistes, loin des demandes de rançons habituelles.
    En dehors de l’enquête policière extrêmement bien ficelée, menée avec des moyens modernes de communication et d’information, ce sont les thèmes déployés par l’écrivain qui m’ont particulièrement marquée.
    Sans jamais tomber dans le manichéisme, Marc Voltenauer analyse fort bien comment des hommes et des femmes ont pu se retrouver à soutenir des thèses aussi indignes que celles portées par l’extrême-droite, comment la haine de l’homosexualité peut être soutenue et du coup encouragée par des religieux intégristes. Il pointe également du doigt la lenteur et souvent l’incurie des services administratifs vis-à-vis des réfugiés, avec ces familles séparées sans raison justifiée. Des thèmes sombres évidemment mais ô combien actuels, malheureusement ! Tout ceci donc pour la période contemporaine.
    Avec Aaron Salzberg, c’est à tout un pan de l’histoire de la Pologne que l’auteur va faire référence. Ce nom Salzberg, qui signifie "montagne de sel" ancien nom en allemand de la ville Bochnia, Bochnia et son ghetto créé entre mars et avril 1941, dont la liquidation totale a eu lieu le 1er septembre 1943. de terribles pages témoignent de ces sombres moments.
    J’ai admiré la maîtrise avec laquelle l’auteur genevois a su relier le passé avec le présent, n’hésitant pas à inclure deux arbres généalogiques pour une compréhension optimale. J’ai apprécié aussi les précisions documentaires aussi bien historiques que géographiques ainsi que les détails du fonctionnement des cellules de crises policières, même si j’ai parfois été un peu perdue par cette technique informatique.
    Les chapitres sont courts. Leur titre, en faisant très souvent référence au temps précédent ou suivant la prise d’otages, la présence d’une carte avec le plan de la mine jointe au livre m’ont fait suivre en direct et en quelque sorte aidé à participer avec eux tous, à essayer de convaincre ces preneurs d’otages à les relâcher. Quel suspense !

  • calyenol 27 novembre 2020
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Hello !
    .
    .
    J’ai lu 𝕃𝕖𝕤 𝕡𝕣𝕠𝕥𝕖́𝕘𝕖́𝕤 𝕕𝕖 𝕊𝕒𝕚𝕟𝕥𝕖 𝕂𝕚𝕟𝕘𝕒
    .
    .
    "Nous voulons donner le bonheur à notre prochain,
    pas lui donner le malheur.
    Nous voulons ni haïr ni humilier personne.
    Dans ce monde,chacun de nous a sa place
    et notre terre est bien assez riche.
    Elle peut nourrir tous les êtres humains.
    Nous pourrions tous avoir une belle vie libre,
    mais nous l’avons oublié. "
    .
    .
    C’est en urgence qu’Andreas est appelé.
    Une prise d’otages a lieu dans la mine de Bex.
    Une classe entière dont son neveu Adam fait parti,
    ainsi que des membres d’un comité d’extrême droite.
    L’homme déguisé en Charlot dicte ses exigences et
    n’hésite pas à aller jusqu’à tuer s’il estime qu’il n’a pas le choix.
    .
    .
    Avec ce quatrième opus des enquêtes d’Andreas Auer,
    l’auteur nous embarque dans la mine de sel de Bex dans le canton de Vaud.
    C’est en 1554 que les premières salines voient le jour
    et c’est en 1826 que l’auteur décide de nous y faire
    découvrir l’histoire à travers Aaron Salzberg.
    On découvre au fur et à mesure la vie difficile d’antan
    et la méfiance voire la haine de certains vis à vis de Aaron
    et de son origine.
    On apprend les motivations des preneurs d’otages au fil des pages
    et on vie l’horreur d’une scène qui a coûté la vie de Léo.
    De bons en arrière,à l’heure H,on se fond toujours plus bas dans la mine,
    dans la vie des protagonistes,dans leurs espoirs,
    leurs souffrances, leurs envies de venger...
    Je n’ai pas eu d’empathie pour les personnages
    mais j’ai été bouleversée par Hannah qui m’a prise au coeur parce que malgré son vécue,
    elle sera restée une femme amour.
    J’ai adoré retrouvé Andreas et son équipe,
    découvrir cette nouvelle recrue 𝕂𝕚𝕟𝕘𝕒 qui m’a intrigué tout le long de ma lecture.
    .
    .
    𝕃𝕖𝕤 𝕡𝕣𝕠𝕥𝕖́𝕘𝕖́𝕤 𝕕𝕖 𝕊𝕒𝕚𝕟𝕥𝕖 𝕂𝕚𝕟𝕘𝕒 a une très bonne intrigue
    qui tient en haleine jusqu’au bout.
    C’est une lecture qui est prenante et qui nous montre que la tolérance
    chez l’être humain fait souvant défaut.
    Je m’attendais à une fin toute autre et j’ai été surprise dans les dernières pages,
    parce que si la fin peut-être négative,elle peut aussi nous donner
    un brin de positif et nous offrir un petit sourire.
    .
    .
    J’ai adoré.

  • reb_books 27 novembre 2020
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    Je suis Marc Voltenauer depuis ses débuts, alors que son premier roman Le dragon du Muveran avait été publié aux éditions Plaisir de lire à Lausanne. C’était le tout premier polar suisse que je lisais et j’ai tout de suite adoré le fait de lire une histoire qui se passe près de chez moi.

    Nous voici ici donc avec le quatrième opus des enquêtes d’Andreas Auer et le plaisir de lecture est là à chaque rendez-vous. Je trouve que la complexité des histoires et la qualité des romans vont crescendo à chaque tome. On est en tension à mesure que les heures passent et que les négociations avancent. Les sujets sous-jacents (montée de l’extrême droite, inégalités, antisémitisme, homophobie) sont terriblement actuels. Une prise d’otages est un sujet très original et encore plus dans un lieu comme une mine ! On sent bien que l’auteur s’est très bien renseigné sur les lieux. Et heureusement pour nous lecteurs, que le livre est vendu avec un plan de la mine (qui peut aussi servir de marque-page) car ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Je n’ai pas encore visité les mines de Bex (j’ai pourtant un pot de leur sel dans ma cuisine) mais j’espère que ça sera bientôt le cas tant j’ai trouvé passionnantes les découvertes apprises sur cet univers.

    Cet opus peut se lire indépendamment des autres, l’histoire ne fait pas allusion aux précédents livres mais personnellement je trouve toujours mieux pour comprendre les personnages d’avoir lu les précédents tomes.

    En résumé, un très bon polar que je vous conseille !

  • L’atelier de Litote 23 novembre 2020
    Les protégés de Sainte Kinga - Marc Voltenauer

    J’étais impatiente de retrouver l’Inspecteur Andreas Auer dans une nouvelle aventure, autant dire que j’en espérais beaucoup après le Dragon du Muveran, Qui a tu Heidi ?et l’Aigle de sang, qui m’avaient beaucoup plu. Ce quatrième rendez-vous n’a pas été à la hauteur de mes espérances. Je ne peux nier un scénario bien imaginé et bien construit pourtant j’ai été gênée par le lot d’informations sur les mines de sel des Alpes vaudoises. C’était pour moi contre productif et plutôt fastidieux à lire, comme je n’ai pas l’habitude de sauter les passages qui ne me passionnent pas, j’ai lu consciencieusement toute l’histoire mais n’en ai pas gouté le sel. A part cela j’ai pris plaisir à la construction du roman qui se joue sur un passé/présent, avec une nette préférence pour le temps passé où l’on rencontre Aaron Salzberg en 1826 qui quitte ses mines de sel en Pologne pour rejoindre celles de Bex en Suisse. Son parcours va très vite tourner à la catastrophe et l’injustice est un thème qui me révolte toujours autant. Quand au présent, on assiste à une prise d’otages dans ces mêmes mines par un homme déguisé en Charlot qui semble avoir minutieusement préparé son coup. Parmi les otages, il y a une classe d’élèves venue visiter les lieux, ce qui va toucher d’une manière personnel notre Inspecteur. On va chercher à comprendre ce qui peut bien relier le passé au présent et inversement. Une enquête qui semble remonter le temps de la même façon que les mineurs creusant au plus profond pour trouver toujours plus de sel. Je ne suis pas arrivée à m’immerger dans ce thriller pour les raisons exposées ci-dessus et je suis la première à le regretter. Les thèmes traités étaient ambitieux, la tolérance, la révolte, la vengeance, la religion, les croyances et encore d’autres sujets abordés qui ne peuvent qu’interpeller le lecteur. Une fiction historique qui devrait trouver son public, n’oublions pas les arbres généalogiques et autres plans des mines qui sont une valeur ajoutée. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/11/23/38614072.html

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