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Seules les femmes sont éternelles - Frédéric Lenormand

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Résumé :

Au début de la guerre de 1914, un policier décide de revêtir une identité féminine pour échapper à la mobilisation. Ray Février devient « Loulou Chandeleur », détective privé en bas de soie et chapeau à voilette. Ray-Loulou se rend compte qu’il est aussi bon flic en robe qu’en pantalon, et peut-être meilleur homme qu’auparavant.

Aux côtés de la patronne de l’agence de détectives, la charmante Miss Barnett – qui ne connaît pas son secret –, Loulou enquête sur une intrigante affaire de lettres de menaces. Quand le maître chanteur commence à mettre son plan à exécution et que les meurtres se multiplient, notre étonnant duo plonge dans une succession de surprises et de pièges périlleux.

Entre 1914 et 1918, ce sont les Françaises qui ont fait vivre le pays. Ce roman raconte leur émancipation et la difficulté d’être une femme en temps de guerre... surtout quand on n’en est pas une.

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Vos #AvisPolar

  • 1001histoires 21 mars 2019
    Seules les femmes sont éternelles - Frédéric Lenormand

    Seules les femmes sont éternelles : l’agence de détective Barnett embauche. Pourtant les affaires vont mal, la première Guerre mondiale a été déclarée et à Paris plus de divorce, pas d’adultère, les hommes sont sur le front ! C’est Cecily Barnett qui dirige l’agence. Elle recherche un collaborateur pour relancer l’activité et trouver une grosse affaire susceptible de renflouer des caisses désespérément vides. Le monde des privés des romans noirs est respecté.

    Ce collaborateur sera une collaboratrice, Louise Chandeleur dite Loulou. Garde-robe et épilation, rouge à lèvres, culotte à frous-frous : la robe fait la femme ! Un enquêteur expérimenté du 36, surnommé "le Magicien" fait le détective ! Mais au 36, Loulou s’appelait ... Raymond Février.

    Un habile policier travesti en femme pour échapper à la mobilisation, il fallait oser ( même s’il existe la vraie et tragique histoire de Paul Grappe ). Loulou et Cécily en détectives privées, difficile à croire mais sous la plume de Frédéric Lenormand tout devient possible. En quelques pages, ces deux personnages deviennent les plus sympathiques héroïnes. Ce duo est confronté à une affaire de chantage de plus en plus complexe et dangereuse et qui a pour enjeu un fils qui ne disait pas tout à sa mère envahissante.

    Le monde des privés des romans noirs est respecté : Loulou détective en jupon, expérimenté et dynamique, à l’aise avec un verre à la main, que ce soit de Fernet-Branca pour faire féminin ou d’absynthe après un coup dur dans une banlieue populaire. Cécily est habile à déclencher les confidences des discrets domestiques de riches familles en buvant avec eux un thé ou un chocolat chaud.

    Le monde des privés des romans noirs est respecté : il y a des durs, des malabars qui se comportent comme des goujats. Il y a des quartiers sombres, lugubres et dangereux. Il y a des maisons de jeux. Il y a aussi des gens riches dont les activités sont louches. Mais la France est en guerre, le front est tout proche de Paris, les femmes ont remplacé la main d’oeuvre masculine dans les usines d’armement du Bois de Vincennes, le premier étage du prestigieux Ritz est affecté aux soins des officiers blessés et puis il y a les gueules cassées et ceux qui sont indemnes physiquement mais avec une âme brisée.

    Reconstitution historique rigoureuse et fiction habile, Frédéric Lenormand nous offre un roman pétillant comme une jeune et belle demoiselle. La lecture se fait le sourire aux lèvres sauf lorsque j’ai franchement rit comme lors de la visite de Loulou dans une salle de jeu où les mises sont des victuailles, restrictions et marché noir obligent. J’ai été souvent ému par cet hommage au courage et à l’émancipation des femmes.

    Bibliographie de Frédéric Lenormand

  • polacrit 13 septembre 2019
    Seules les femmes sont éternelles - Frédéric Lenormand

    Seules les femmes sont éternelles, publié par les éditions La Martinière en novembre 2017, est le premier opus de la série consacrée aux enquêtes de Loulou Chandeleur. Le style est vif, le ton sarcastique adapté au contexte de l’entrée en guerre de la France, en septembre 1914, bien dans l’expression à laquelle l’auteur nous a habitués : "Qui prenait soin des belles maisons ? Qui conduisait madame dans ces belles automobiles chromées ? Y avait-il encore de vrais sauciers diplômés dans les restaurants à nappes blanches ? La survie des gens chics se heurtait à des tracas dont le commun n’a pas idée." (Page 51).
    Sous les dehors d’une plume grinçante, virevoltant de mots en phrases à un rythme effréné, Frédéric Lenormand porte un regard lucide et sans concession sur l’humanité, avec toujours la petite touche qui remet les choses en perspective : "On mésestimait les principes. Toute cette guerre était une boucherie organisée au nom des grands principes...Les Français étaient prêts à sacrifier autant de vies que nécessaire pour récupérer l’Alsace et la Lorraine, quitte à tuer plus d’habitants que n’en comptaient ces deux régions. Pour sa part, Ray aimait bien le Kouglof, mais il ne réclamait pas qu’on assassine des gens pour éviter d’avoir à le payer en marks" (Pages 136-137).Je retrouve avec toujours autant de jubilation le style inimitable de Frédéric Lenormand, son humour léger et parfois caustique : "de nouvelles personnes se profilaient à l’entrée de la salle d’attente et il ne souhaitait pas être dérangé pendant qu’il jouait du pipeau à l’oreille de sa future bienfaitrice. Engager une femme comme détective, c’était délicat, même lui aurait refusé." (Page 41)..."En langage parisien, une "villa" était une allée fermée par une grille, où des maisons de très grand luxe édifiées au siècle précédent permettaient à des gens très fortunés de rester entre soi au sein d’un quartier bien ventilé." (Page 66).
    Seules les femmes sont éternelles est un polar historique illuminé par la verve de Frédéric Lenormand qui, au passage, livre ce qu’il pense de la guerre, quelle qu’elle soit, de l’absurdité d’un système judiciaire aveugle et inhumain. La vie est notre plus précieux trésor. Pourquoi la gâcher ou pire la perdre pour de fallacieux prétextes ? Raymond devenu Loulou le sait bien, lui...

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