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Apocalypse, Noir - KOZ

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Résumé :

L’explosion simultanée des dix-huit transformateurs alimentant Paris et sa banlieue en électricité. L’évasion d’un des plus grands parrains français de la prison de Fresnes. Le braquage sans précédent de plusieurs bijouteries de la place Vendôme… En à peine plus de deux heures, la capitale sombre dans le chaos.
Hugo Kezer, chef de groupe à la brigade criminelle, prend alors le commandement de la cellule de crise mise en place pour répondre à l’urgence de la situation. Il doit comprendre ce qui relie ces événements pour espérer stopper ceux qui ont opéré ce black-out. Mais aussi déterminer quel véritable objectif se cache derrière une organisation aussi millimétrée.
Une course contre la montre s’engage pour Kezer, d’autant plus éprouvante que les menaces se multiplient, certaines globales, d’autres plus personnelles…

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Vos #AvisPolar

  • Musemania 9 juin 2021
    Apocalypse, Noir - KOZ

    « Noir » est le premier opus de la série Apocalypse, sortie le 1er avril dernier, simultanément et directement avec un second tome, « Rouge ». Cette série a été imaginée par Koz, pseudonyme d’un auteur français dont peu d’éléments ont, pour l’instant, filtré quant à sa réelle identité. Quoiqu’il en soit, cet auteur nous offre un thriller palpitant qui, dès les premières pages, démarre sur les chapeaux de roue.

    En cette période anxiogène où, heureusement nous retrouvons petit à petit nos habitudes quotidiennes, ce n’est peut-être pas le livre à mettre entre toutes les mains. Pourtant, il m’a scotchée par son rythme soutenu. Depuis de nombreuses années, je suis une grande amatrice de thrillers apocalyptiques et de dystopies. « Noir » a parfaitement fait son job !

    Rien que le pitch m’avait déjà donné très envie de le lire : un soir, les 18 transformateurs alimentant d’électricité le grand Paris explosent et plongent la capitale française dans l’obscurité. Bien entendu, les esprits s’échauffent déclenchant scènes de pillages et tumultes. Alors que la tension s’exacerbe petit à petit au fil des minutes, les menaces se multiplient et les forces de l’ordre doivent être sur tous les fronts. Hugo Kezer, chef de groupe à la Police criminelle, est nommé à la tête d’un nouveau département pour faire face aux nouvelles menaces et trouver l’origine de ce marasme.

    Si vous avez l’occasion de lire ce livre, vous pourrez le ressentir comme si vous regardiez un film ou une série grâce au style d’écriture très visuel de l’auteur. Au final, le côté apocalyptique se trouve supplanté par une enquête policière hors norme où les vulnérabilités de notre société sont évidemment mises en évidence. Même si tout le monde les connait depuis déjà plusieurs années, les choses ne changent pourtant pas.

    Les rebondissements ne manquent pas, la tension grandit tout comme la nuit plonge Paris dans le chaos et les personnages s’affirment de façon cohérente. Malgré, peut-être quelques petits clichés, la lecture est tellement prenante qu’on y passe facilement outre et qu’un très bon moment détente est assuré.

    Bien entendu, on se dit toujours que ça ne peut pas arriver et que c’est tiré par les cheveux mais rappelez-vous, par exemple, on disait bien du Titanic qu’il était insubmersible ou encore que la centrale nucléaire de Tchernobyl était à toutes épreuves, ne l’oubliez pas….

  • Les_lecturesdeflo 22 mai 2021
    Apocalypse, Noir - KOZ

    Après avoir lu Rouge de la série Apocalypse, je me suis attaquée à Noir.

    Noir se passe avant Rouge, et je vous recommande donc de les lire dans cet ordre. En revanche, les histoires sont bien distinctes, et j’ai trouvé que les personnages n’avaient pas ou peu évolué entre les deux opus. Nous sommes sur les mêmes conflits, les mêmes animosités, et j’ai trouvé cela un peu regrettable. J’aurais aimé qu’ils soient plus fouillés pour pouvoir m’attacher à certains d’entre eux.

    Quant à l’histoire, c’est plutôt bien mené et assez rythmé. En revanche, si j’ai beaucoup aimé les cent premières pages, je me suis lassée par la suite. J’ignore pourquoi, mais je me suis ennuyée. Beaucoup de rebondissements pour au final ne pas avancer dans une enquête qui m’a semblé décousue.

    Tous les ingrédients sont pourtant réunis pour tenir le lecteur en haleine, mais avec moi ça n’a pas complètement fonctionné, et je n’ai pas réussi à véritablement entrer dans l’histoire…

  • Ju lit les Mots 4 mai 2021
    Apocalypse, Noir - KOZ

    Chronique d’un black-out annoncé…

    Premier livre de cette nouvelle série, publiée aux éditions Fleuve, « apocalypse » est avant tout un excellent polar avec une enquête d’un nouveau genre, puisque point d’apocalypse au bout, mais bien les possibilités auxquelles on pourrait faire face, dans les mois, les années à venir avec une montée en puissance des menaces et une radicalisation des idées et de la violence que cela peut engendrer.

    Quoi que l’on puisse penser de ce livre, il met le doigt sur la fragilité et l’exposition au terrorisme à l’anarchie, mais n’utilisons pas de raccourcis trop vite, il ne s’agit pas de terrorisme, à proprement parler, c’est beaucoup plus tordue et aussi beaucoup plus simple que cela.

    Ici, c’est la région parisienne qui est la cible d’une attaque organisée avec l’explosion simultanée des dix-huit transformateurs qui l’alimente en électricité. Imaginez un peu ce que cela pourrait être, sans lumière, sans électricité… La nuit tombe sur la capitale et ses environs, le chaos devient rapidement incontrôlable avec les pillages et la violence à chaque coin de rue… Ça fait rêver ? Pas vraiment… En général ces thématiques fleurissent dans le genre fantastique, pourtant ici c’est notre quotidien qui est pris en otage avec toutes les conséquences, les causes et les solutions qui sont mises en place pour remettre éviter le chaos total.

    Ce qui est flippant avec « noir », c’est la manière avec laquelle il met en exergue la vulnérabilité de notre société. Seules quelques infrastructures échappent au chaos : commissariats, hôpitaux… Mais pour un temps seulement, puisque les groupes électrogènes ne permettent de tenir que 48 heures…

    L’intrigue se concentre sur l’enquête en elle-même, puisque seulement quelques paragraphes par-ci par-là, évoquent les solutions de réparation de ces transformateurs. Réparations longues, plusieurs semaines… Alors, on cherche, on contourne pour éviter que le chaos s’installe durablement. En quelques heures, c’est déjà l’enfer, alors si cela devait durer…

    La trame de l’intrigue, assez classique, emprunte au polar toutes les ficelles que l’auteur utilise à bon escient, mais peut se targuer d’un nouveau concept avec ce black-out parisien qui sert de fil conducteur. Un début sur les chapeaux de roues, très visuel, assez immersif, pour peu que l’on habite à Paris, et c’est ce que j’ai particulièrement apprécié. Le tout avec des personnages bien brossés avec leurs failles, leurs complexités, devenant tour à tour antipathiques ou attachants.

    Même si j’ai été surprise, car je pensais plonger dans une intrigue apocalyptique, je me suis vite laissée embarquée par cette enquête dont les tenants et aboutissants, dévoilent toute la complexité de l’affaire.

    Sous couvert d’une bonne intrigue, dans laquelle l’auteur sait ménager le suspense, il nous entraîne dans les problématiques de notre société, en esquissant une réflexion sur les dangers auxquels nous devons faire face, dévoilant les éléments au fil de la lecture forçant le lecteur à aller jusqu’au bout, pour connaître le fin mot de l’histoire…

  • Asmo Stark 28 avril 2021
    Apocalypse, Noir - KOZ

    Les dix huit transformateurs qui alimentent Paris et sa banlieue sont attaqués simultanément, plongeant la capitale dans un black-out total et entrainant des scènes de chaos et de pillages dans les rues.
    Hugo Kezer, chef de groupe de la brigade criminelle, est chargé de l’enquête. Une attaque de cette ampleur demande des moyens et de l’organisation, alors qui se cache derrière cet acte criminel ? Et surtout, dans quel but ?

    J’attendais avec impatience de lire les deux tomes de la série Apocalypse. J’ai débuté avec Noir et pour être honnête je m’attendais à quelque chose de complètement différent. Je pensais que ces livres parleraient avant tout des conséquences sur la société, au travers de différents personnages, d’une coupure d’électricité géante et longue ou des incendies sur l’environnement et donc sur l’homme. Bref je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il s’agisse "simplement" d’une enquête criminelle, je m’attendais à un roman plus accès sur le dépassement et la survie.
    Passé cette petite déception due à une mauvaise interprétation de ma part, je me suis plongée dans l’histoire. Si ce n’est pas le roman que j’attendais c’est tout de même un thriller diablement efficace et intéressant. Il y a tout ce qu’on aime dans ce genre de livre : une idée originale, du suspens, de l’action, des rebondissements et des faits réels. On est pris dans le tourbillon de l’enquête et on avale les pages, avide de connaître la fin.
    Bref un très, très bon moment de lecture que je vais faire duré avec Rouge.

  • Aude Lagandré 6 avril 2021
    Apocalypse, Noir - KOZ

    Nous sommes au mois d’octobre, jour d’Halloween. Dix-huit transformateurs électriques explosent en même temps à Paris. « Les transformateurs ne se sont pas juste arrêtés de fonctionner. On ne parle pas d’une simple surtension sur le réseau. Ils ont explosé ! À l’heure qu’il est, ils sont tous en feu ! » La ville se retrouve plongée dans le noir. Les hôpitaux essaient de mettre en marche leurs générateurs pour protéger leurs malades les plus faibles, mais ceux-ci ont seulement une durée de vie de 48 heures. Les prisons sont en alerte maximale et certaines comme Fresnes deviennent le théâtre de violentes rébellions. « (…) plus rien ou presque ne pouvait désormais y fonctionner sans électricité : système de surveillance, fermeture des sas, verrouillage des grilles extérieures, etc.. Ainsi, une coupure générale du courant offrait une occasion unique de se faire la malle. » Les magasins de luxe de la place Vendôme sont très vite pillés et lentement mais sûrement les forces de police ne parviennent plus à endiguer les incidents explosifs qui éclatent un peu partout. Koz, l’auteur, dépeint cet enchaînement d’évènements qui fait boule de neige et devient de moins en moins maîtrisable. La nuit s’abat brutalement sur le roman et le lecteur, comme les protagonistes, plongé dans le noir, assiste impuissant à une succession de catastrophes qui mettent clairement en danger toute une ville.

    J’attendais clairement un roman post-apocalyptique. Finalement, je me suis plongée dans un récit qui décrypte avec un certain brio le champ des possibles de tout ce qui peut mal tourner grâce ou à cause d’une absence d’électricité. Inutile de préciser que notre dépendance énergétique est clairement le point central mis en avant par Koz. « C’est fou comme sans lumière, la frontière entre la nature et le domaine des hommes, la vie sauvage et la civilisation devenait poreuse. »

    Il ouvre plusieurs voies et démontre qu’à la croisée des chemins, nous n’avons pas forcément pris les bonnes décisions. Dans cette nuit opaque et funèbre, la lumière est mise sur une photographie de notre monde actuel : terrorisme, montée de la haine et de la peur de l’autre, explosion de la violence. La panne généralisée fait remonter les plus vils instincts, et le lecteur suit à la minute, un peu à la « 24 heures chrono », le déroulé des évènements. (118 pages pour le jour 1, 182 pages pour le jour 2.) Cela confère au récit énormément de rythme, une pulsation du cœur de Paris, cadencé par les feux de fureur qui éclatent un peu partout. « Pour une fois, le cœur chic de Paris connaissait le quotidien des banlieues défavorisées. Il avait fallu moins de deux heures pour que les pillages ne se généralisent. Pour que la barbarie ne fasse loi. »

    L’ensemble du roman est très immersif, complètement crédible, tellement vraisemblable qu’il nous fait dresser les poils sur la tête. « Conscient de cette vérité : dans le voyage au centre de nos peurs, c’est toujours le premier pas qui coûte le plus. » Ne vous y trompez pas, outre ce black-out qui joue sur notre peur intrinsèque du noir, Koz introduit dans le récit son personnage central sûrement récurrent, Hugo Kezer et construit autour de lui une intrigue où plusieurs feux sont à éteindre, en plus de rétablir le courant.

    Me concernant, j’ai été totalement immergée par ce roman qu’on lit finalement comme on regarde une série. L’apocalypse est son nom et se déclinera en plusieurs tomes. « Rouge » suit « Noir » et sort également ce 1er avril 2021 chez Fleuve.

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