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Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

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Résumé :

SI CLARA N’AVAIT PAS AIMÉ CET HOMME,
ELLE SERAIT TOUJOURS EN VIE.

Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.

Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda, son adjointe, peut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste.

Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu’à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité – et l’appui de Tomar – pour venir à bout de cette enquête bouleversante.

QUI RENDRA JUSTICE À CELLE QUI PLEURAIT SOUS L’EAU ?

Vos #AvisPolar

  • Sylvie Belgrand 6 décembre 2019
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Avec ce troisième volet des enquêtes de Tomar Kahn, Niko Tackian est en plein dans l’actualité, puisque l’enquête principale porte sur le meurtre d’une femme martyrisée, manipulée, brisée par son amant.
    C’est bien écrit : brutal quand c’est nécessaire, tendre quand il le faut.
    Mais l’intérêt principal pour moi, même si ça peut surprendre les amateurs de polar pur et dur, c’est qu’il est beaucoup question de l’évolution de Tomar et Rondha. Je peux me tromper, mais j’ai le sentiment que Niko Tackian donne de l’épaisseur à ses héros, les construit, pour les ancrer dans la durée. On sent son attachement pour eux.
    Et j’aime ça. Beaucoup.
    À lire, même si vous n’avez pas encore lu les deux précédents épisodes.

    #CelleQuiPleuraitSousLeau #NikoTackian #CalmannLevyNoir #CalmannLevy #polar #thriller #lecture #livres #chroniques

    Le quatrième de couverture :

    SI CLARA N’AVAIT PAS AIMÉ CET HOMME, ELLE SERAIT TOUJOURS EN VIE.

    Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.

    Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda,son adjointe, peut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste.

    Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu’à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité – et l’appui de Tomar – pour venir à bout de cette enquête bouleversante.

    QUI RENDRA JUSTICE À CELLE QUI PLEURAIT SOUS L’EAU ?

  • valmyvoyou lit 3 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Un matin, dans le bassin d’une piscine parisienne est retrouvé le corps d’une jeune femme. La thèse du suicide paraît la plus probable, mais Rhonda, l’adjointe de Tomar n’arrive pas à fermer ce dossier. Elle veut comprendre ce qui aurait pu pousser Clara à mettre fin à ces jours.

    Tomar, quant à lui, est préoccupé par l’arrivée d’une nouvelle procureure qui semble déterminée à enquêter sur lui.

    C’est le troisième livre mettant en scène l’équipe Khan. Il me semble qu’à chaque opus, les personnages prennent plus d’épaisseur et de profondeur et laissent davantage filtrer leur humanité. A travers eux, on ressent l’empathie et l’intérêt pour la cause féminine que Niko Tackian semble porter. En effet, l’enquête qui obsède Rhonda traite de violence et de maltraitance psychologiques de la part d’hommes qui profitent de la fragilité de certaines femmes. De plus, par la voix de la mère de Tomar, comme un fil conducteur dans la vie de notre enquêteur adoré, l’auteur traite des violences conjugales et également du courage des femmes. Une fois encore, Ara m’a touchée par un geste fort et désintéressé. Tomar est un homme sensible, entouré de femmes battantes.

    L’enquête qui pèse sur les épaules de Tomar est une véritable menace. Pour la stabilité de sa relation avec Rhonda, il est important pour lui de connaître la vérité. En raison de sa maladie, il n’a aucun souvenir de ses actes. Il risque gros dans tous les domaines, mais il est prêt à tout tenter pour découvrir la réalité des faits, il veut savoir s’il est coupable ou non.

    Avant de lire Celle qui pleurait sous l’eau, j’avais participé à l’enquête sur le site PciAgent. J’avais adoré le concept et je n’avais qu’une hâte, c’était de lire le livre. Il a été à la hauteur de mes espérances, car je l’ai adoré.

    Conclusion

    Ce polar traite d’un sujet peu connu et provoque une véritable prise de conscience. Sans entrer dans les détails pour ne pas spolier, j’ai aimé que l’auteur alerte sur la manipulation psychologique et montre le manque de réponse à cette maltraitance. De plus, j’ai ressenti, avec bonheur, que Niko Tackian n’en avait pas fini avec l’équipe Khan et je pense qu’il a encore des enquêtes à nous offrir. J’ai, moi-même, été manipulée par l’auteur, car j’ai suivi, plusieurs fois, de fausses pistes. Enfin, j’ai aimé le soin qu’il a apporté à étoffer les portraits des personnages me permettant de m’attacher de plus en plus à eux.

  • mouffette_masquee 3 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Résumé : Paris, en pleine canicule. À l’ouverture de la piscine où il est maître-nageur, José a la mauvaise surprise de découvrir le cadavre d’une femme qui flotte au milieu du bassin. La police est appelée sur place et conclut rapidement que la victime, Clara Delattre, jeune trentenaire passionnée et sans histoire, semble s’être suicidée en s’ouvrant les veines. Malgré tout, Rhonda, l’adjointe du commandant, veut en savoir plus : se suicider dans un lieu public n’est pas commun, et elle sent qu’il y a un drame qui se cache derrière cette mort.
    De son côté, Tomar Khan est absorbé par d’autres soucis : une enquête dans laquelle son nom apparaît rapidement en tête de liste des suspects. Le probable : il n’a pas de souvenir de cette fameuse nuit.

    Mon avis : Dans ce troisième tome des enquêtes de Tomar Khan, on retrouve le commandant dans une situation bien difficile... Suspect plus que probable, il ne sait pas lui-même s’il est coupable ou non à cause de ses pertes de mémoire, mais va tout faire pour découvrir la vérité, quitte à frôler les limites. Aide de son mentor, ils vont mener une contre-enquête dangereuse.
    Quant à Rhonda, on la découvre forte et entêtée dans sa recherche de la vérité. Seule contre tous et en dépit des apparences, elle ne veut pas abandonner la jeune suicidée. Son entêtement va lui faire remuer ciel et terre pour avoir le fin mot de l’histoire. Le thème abordée dans cette enquête m’est cher, et la manipulation psychologique est implacable.
    La double enquête donne une énergie et un suspense parfaits. Petit bémol, j’aurais aimé en avoir plus ! En découvrir davantage sur Clara, ses relations, sa vie. J’aurais aimé avoir plus de moments entre nos deux amants-flics, ce pan du livre me laissant sur ma faim. Je vais attendre impatiemment la suite de leurs aventures dans un prochain tome.

  • Mes évasions livresques 8 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    J’attendais impatiemment le retour de Tomar Kahn et le revoici après un an d’absence.
    Un Tomar Khan, toujours aussi mystérieux, toujours aussi brut de décoffrage et aux prises avec ses anciens démons.
    Cependant, un Tomar Khan, un peu en retrait, car cet opus fait la part belle aux femmes qui l’entourent en nous livrant des portraits de femmes divers et variés.
    En effet, dans ce roman, Tomar Khan fait figure de second rôle, concentré sur un fait ayant eu lieu dans le second opus Fantazmë.

    Car Celle qui pleurait sous l’eau est un roman d’actualité, post #me too, où les femmes sont parfois victimes, parfois bourreaux, sur tous les créneaux en tout cas.

    Dans ce roman, on en sait plus sur Rhonda, la coéquipière de Tomar qui est aussi son amante et sur Ara, la mère de Tomar.
    Deux femmes fortes, deux battantes, qui soutiennent Khan tout le temps et ne s’encombrent pas des détails pour arriver à leurs fins.

    A l’opposé de Rhonda, on a aussi Clara, une jeune femme qui s’est suicidée dans une piscine parisienne. Suicide ? Rhonda n’en est pas convaincue et va s’emparer de cette affaire, contre l’avis de ses collègues masculins, et traiter directement avec la procureure, nouvellement arrivée : Ovidie Metzger (encore un beau portrait de femme).

    Tomar, de son côté, se bat pour son intégrité et se rassurer sur un meurtre passé. Rhonda va enquêter sur le suicide de Clara ? Son meurtre ? Un suicide forcé ? Un meurtre psychique ?
    Aussi investie que Tomar avec des armes différentes, on va vite s’apercevoir que ces deux-là sont faits du même bois.

    Niko Tackian livre ici un opus très attachant de son personnage fétiche, tout en sensibilité et subtilité avec un arrière-plan coup de poing.
    Une histoire où l’ombre de Tomar plane à tout moment mais surtout au travers des femmes qui le connaissent le mieux.

    Le millésime Tackian 2020 est très bon, on ne va pas bouder notre plaisir :)

  • Annesophiebooks (Les lectures d’Anne-Sophie) 8 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Comme l’année dernière, la rentrée d’hiver s’ouvre avec la parution du nouveau titre de Niko Tackian : Celle Qui Pleurait Sous L’Eau.

    Et comme l’année précédente, les fans de romans policiers ont de quoi s’en réjouir.
    Dans ce nouveau roman, nous retrouvons pour la troisième fois le Commandant Tomar Khan.
    Après Toxique et Fantazmë, nous replongeons (sans mauvais jeu de mots) donc au milieu de l’équipe de Tomar pour une nouvelle enquête.

    Le corps de Clara est découvert un matin au beau milieu d’une piscine publique, et, à première vue, le suicide ne fait aucun doute.
    Si Tomar est prêt à classer l’affaire, Rhonda elle est persuadée que cette mort n’est pas aussi simple qu’il n’y parait.
    Alors pendant que le commandant Khan tentera de se sortir d’une sale affaire dont il ne garde pas de souvenirs, c’est elle qui va prendre les choses en main pour aller au bout de cette enquête et de son intuition.

    Comme d’habitude avec cet auteur l’histoire démarre vite et fort. Les chapitres s’enchaînent rapidement tant le lecteur devient vorace à vouloir connaître le fin mot de ces deux enquêtes.

    Les des grands points forts de Niko Tackian est sa capacité à créer chez nous une empathie très forte envers ses personnages, et ce nouveau titre échappe encore moins à cette règle que les précédents.
    C’est dire à quel point cela fonctionne parfaitement.

    Une autre des qualités de l’auteur c’est sa spécificité à nous offrir des histoires très cinématographiques, où chaque chapitre équivaudrait à une séquence (sûrement aidé en cela par sa casquette de scénariste).
    Une technique qui opère complètement et qui rend ce polar absolument addictif.

    On lui pardonnerait presque de nous offrir que 240 de lecture. Surtout qu’il parvient parfaitement à tout boucler avant le point final.

    Si je dis « presque » c’est uniquement parce que qu’une fois la dernière page tournée, on se retrouve à attendre avec impatience son prochain roman, que l’on prendrait pourtant plaisir à enchaîner tout de suite après tant son style est efficace.

    Je ne peux donc que vous conseiller fortement de lire ce roman.
    Pour les messages importants qu’il véhicule, déjà.
    Et pour le plaisir de retrouver cette plume, bien évidemment !

  • Sangpages 10 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Vraiment ravie de retrouver Tomar et toute sa clique. Faut dire qu’à force (après Toxique et Fantazmë ) on commence à bien le connaître le Tomar. Il est presque devenu un ami, un pote qu’on attend de croiser au coin de la rue pour prendre de ses nouvelles.
    Dès les premiers chapitres, tu comprendras, d’ailleurs, qu’il est bien mal barré ces temps-ci et t’auras bien envie de lui filer un coup de main au poto. Il a clairement du pain sur la planche pour faire face aux nombreuses personnes qui veulent sa peau, et ce sans compter ses démons qui le poursuivent toujours et encore.

    Un récit qui fait écho à Du poison dans la tête de Jacques Saussey. Ils ont tous deux choisi de parler de ces multiples façons de tuer. De ce poison qui peut être instillé goutte après goutte dans les veines, dans le cerveau de quelqu’un pour l’anéantir bout par bout, le détruire à petit feu. Le résoudre à n’être plus rien pour disparaître d’une manière ou d’une autre.

    Clara était une fille pleine de passion. Clara a été retrouvée flottant dans une piscine. Clara avait enfoui une souffrance. Elle pleurait sous l’eau.
    Le titre. Cette expression est tout simplement exceptionnelle et retranscrit tout à elle seule...C’est con à dire et ne se veut absolument pas réducteur, mais cette expression m’a bouleversée et c’est ce que je vais retenir le plus et à tout jamais de ce livre...

    "Celle qui pleurait sous l’eau" c’est aussi des bouts de vie posés en début de chapitres. Des bouts de vie d’une femme sous emprise. Des bouts de scènes terribles de la pire des soumissions. Des bouts de vie posés là, comme ça, sans que l’on sache d’où ils viennent, ce qui les rend pires encore.

    Un troisième tome qui se veut plus émotionnel, plus troublant.
    Ara, la mère de Tomar prend consistance et c’est fort agréable de découvrir cette femme toute particulière qui donne, elle aussi, substance à ce récit.

    A circonstances particulières, actes particuliers et ça, Tomar connaît bien et j’aurai fait pareil. Faudrait juste qu’il y ait plus de Tomar et de Rhonda...mais je crains malheureusement qu’il y en ait peu dans la vraie vie. Peu qui s’acharnerait à découvrir ce qui pourrait se cacher derrière une telle mort et de ce fait peu d’empoisonneurs qui se retrouvent derrière les barreaux.
    Une affaire qui aurait sa place dans le meilleur des mondes...mais ce n’est pas le nôtre...Celles qui pleurent sous l’eau sont nombreuses, trop nombreuses...

    Un sujet déjà largement abordé, mais c’est bien fait.
    Bref, la recette du polar qui glisse tout seul que je ne peux que te recommander.

  • Aude Lagandré 10 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Troisième opus des aventures de Tomar Khan que l’on retrouve au nouveau 36, rue du Bastion. Cette fois-ci, c’est le corps d’une jeune fille étendue sur le dos qui est retrouvé dans une piscine parisienne. Clara s’est tranché les veines et c’est tout son sang qui se répand dans le bassin. Simple suicide et affaire classée ? Pour Rhonda, adjointe de Khan, mais aussi compagne partageant sa vie, les choses ne sont pas aussi simples et son intuition de femme lui dicte de ne pas lâcher, et de mener une véritable investigation, même si les apparences sont trompeuses.

    Certaines pleurent sous la douche… d’autres sous l’eau. De désespérance, de colère, de frustration, de douleur. Niko Tackian a choisi de faire la place belle aux femmes. Et c’est avec une sensibilité toute féminine (oui, j’ose le dire) qu’il dévoile 3 portraits de femmes, douces, sensibles, mais guerrières dans l’âme. Vous connaissez mon affection pour le personnage de Tomar que je trouve fort et fragile, tendre et rigide à la fois, un personnage d’une profonde humanité… Il est un peu laissé de côté dans ce troisième récit, empêtré dans des affaires personnelles. Si j’ai d’abord été un peu déçue de le voir s’éloigner, j’ai rapidement compris pourquoi. Il lui fallait laisser sa place à des voies féminines pour évoquer des problèmes de femmes, d’emprise, de violence sous toutes ses formes.

    J’ai une tendresse particulière pour le personnage, d’Ara, mère de Tomar, une guerrière, une combattante sur ses terres iraniennes, consciente que le droit des femmes est particulièrement en danger, toujours attentive aux souffrances des autres, ne reculant devant rien, au péril de sa vie pour plus de justice. Vous l’aurez compris, elle joue ici un rôle phare, et met sous le feu des projecteurs, une situation particulière, intolérable.

    Il y a plusieurs façons de s’acharner sur les femmes, de les faire tomber sous le joug masculin, d’hommes trop peu enclins à leur faire une place, ne respirant que pour les asservir, les soumettre, les posséder corps et âmes. C’est là qu’entre en scène Rhonda. Mue d’une intuition à toute épreuve, elle sent bien que ce suicide n’est pas aussi limpide qu’il y paraît et qu’elle doit, comme un devoir de mémoire, ressusciter le passé de la jeune femme retrouvée morte, Clara, pour le faire parler, et par ce biais, comprendre comment le ver de certains mots pénètre dans l’inconscient d’un être humain pour mieux l’enchaîner. Son intuition est tripale. Ses actions relèvent de l’instinct pur, de ces instincts véritables, inexplicables pour l’homme qui raisonne plus sur les faits.

    Des histoires de femmes. Des émotions de femmes. Un homme pour les narrer. Il y a chez Niko Tackian ce petit quelque chose de profondément féminin, qui éclôt progressivement au fil de ses romans. Une plume au service d’une cause, d’un sexe, pour raconter le quotidien vécu de certaines d’entre nous qui ont eu la malchance de tomber sur des êtres vils et sans scrupules. Sans doute est-ce là ce qui m’émeut dans chaque roman de l’auteur tant sa voix et ses mots raisonnent intensément en moi. Pour comprendre ce qu’est la manipulation mentale, il faut faire preuve d’empathie, de compassion et de bienveillance et c’est ce que je ressens dans les romans de Tackian. Il faut y chercher autre chose qu’une enquête de police « de routine », lire au-delà des mots pour en trouver la quintessence.

  • Ophé Lit 12 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    "Pourtant aujourd’hui, elle se retrouvait face à la réalité du terrain et à ceux qui se battaient quotidiennement pour la supporter. Ces femmes et ces hommes qu’elle recevait depuis sa prise de poste n’étaient plus des hypothèses ou des cas pratiques sur lesquels théoriser sans suite. Chacun de ses choix, chacune de ses décisions avaient un impact réel lourd de conséquences."

    Chronique d’un roman qui donne la parole aux femmes.

    Je retrouve avec plaisir le Commandant Tomar Khan, son équipe, et la capacité qu’a Niko de se mettre dans la peau des flics. Alors oui ce n’est pas le point central du roman, mais peu de romans policiers rendent hommage à la profession en pointant du doigts nos souffrances, la réalité de nos conditions de travail, du terrain… Et c’est, une fois encore, l’ un des points forts de ce roman. Pas de fantasme, pas de fioritures, juste la réalité.
    Dans ce troisième opus, Niko fait la part belle aux femmes. Alors je ne vais pas vous redire ce qu’ont déjà souligné de nombreux blogueurs, une présence plus accrue de Rhonda, le passé de Ara… Vous le trouverez dans d’autres chroniques et elles sont nombreuses. Je ne vous parlerai pas non plus de l’intrigue et de l’enquête, qui sont bien menées mais qui, et c’est un avis qui n’engage que moi, s’achèvent un poil trop vite. Niko « a fermé toutes les portes », comme on dit en procédure, un peu trop rapidement. Un parti pris que je respecte bien sûr.
    En revanche, il y a un autre aspect qui m’a beaucoup touchée. Niko évoque la difficulté de faire reconnaître la manipulation mentale et les violences psychologiques en tant qu’infraction pénale. C’est une réalité malheureuse, et rageante. Si ces sujets, ce que l’on appelle plus généralement les violences faîtes aux femmes sont un des thèmes récurrents de la littérature depuis quelques mois, Niko l’aborde sans que ce ne soit « tape à l’œil », choquant ou violent. Il a pris le parti de le faire avec subtilité, à l’image de ce que sont ces pervers, ces narcissiques qui se fraient un chemin dans l’esprit et le cœur de leur victime tel un serpent. Sans bruit. Discrètement. Pour une morsure brutale et une morte lente…
    Nos histoires personnelles, nos trajectoires de vie influencent nos lectures ou en tous cas la « lecture » que nous en avons. Notre façon d’intégrer les mots issus de l’imagination des auteurs. Ce livre m’a donc particulièrement touché de part mon métier bien sûr mais aussi les rencontres de la vie. Et une fois encore, je ne peux que relever la pudeur avec laquelle Niko a traité ce sujet. Si l’on ne peut qu’avoir de l’empathie pour Clara, le choix opéré par l’auteur évite certains écueils tels que pathos, révolte du type « mais pourquoi elle n’a rien dit », et violences gratuites (que l’on retrouve trop souvent à mon goût chez certains auteurs).
    Côté style, j’ai retrouvé la plume énergique et visuelle de notre scénariste. les scènes s’enchaînent parfaitement, à la manière d’un bon film. J’y ai trouvé un peu plus de poésie que dans ses romans précédents. Alors rassurez-vous, pas d’envolées lyriques pour notre boxeur et l’on retrouve le franc-parler propre à Niko, mais j’ai décelé quelques passages plus sensibles. L’auteur aurait-il laissé s’exprimer sa part de féminité ?
    Et les personnages ? Tomar se révèle encore plus sensible, à la recherche de la vérité sur les évènements passés, Rhonda occupe une plus grande place et se dévoile davantage, Ara inspire encore plus de respect que dans les opus passés, son passé étant un peu plus dévoilé. Niko nous livre aussi un nouveau personnage, Ovidie, qui m’a beaucoup intriguée et que j’espère retrouver dans les prochains romans tant elle est charismatique au travers des mots de son créateur. Je ne vous parlerai pas davantage de cette nouvelle venue que je vous invite à découvrir en lisant ce troisième opus de la série Tomar Khan.
    Ainsi, j’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Niko dans ce nouveau roman. Si Avalanche Hôtel avait été un rendez-vous manqué, avec Celle qui pleurait sous l’eau l’auteur nous livre un roman sensible, plein de pudeur mais tout aussi visuel que les précédents, pour traiter d’un sujet plus que jamais d’actualité.

  • Le Carnet de Peg 14 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Clara Delattre, jeune trentenaire est retrouvée morte dans le bassin d’une piscine parisienne, les veines tranchées. Très vite l’enquête conclue logiquement à un suicide. Mais Rhonda, l’adjointe du commandant Tomar Khan, ne l’entend pas de cette oreille. Elle ne remet pas le suicide en question mais elle a à cœur d’en découvrir le motif.

    En parallèle à cette enquête, l’histoire relate l’arrivée d’une nouvelle procureure, Ovidie Metzger, chargée d’élucider un meurtre dont Tomar est soupçonné, et sur lequel il va devoir enquêter en off, de façon toujours aussi borderline.

    Celle qui pleurait sous l’eau est le troisième opus de la saga Tomar Khan. Ce roman peut se lire indépendamment des deux précédents (Toxique puis Fantazmë) mais ce serait dommage. Le fil rouge reste la vie de Tomar.

    Dans ce roman, on retrouve Tomar, toujours aussi perturbé mais qui garde cependant ce côté attachant. Il est un peu moins présent ici mais conserve pourtant sa place de « patriarche » au sein de son équipe.
    Rhonda, adjointe de Tomar et qui partage sa vie (avec ses bons et ses mauvais côtés), prend ici le rôle principal. Elle se dévoile encore plus battante et démontre une sensibilité à fleur de peau sur cette enquête qui la touche particulièrement.
    Ara, la mère de Tomar, qui même en étant peu présente dans le roman, garde une place centrale. La force de caractère de cette femme nous éblouit. Sa présence dans le roman renforce d’ailleurs le thème principal : la violence faite aux femmes.
    Clara, la victime qui est évidemment au centre de toute l’histoire. Cette jeune femme, sans histoire, qui paraît plutôt discrète.
    Et enfin, un nouveau personnage (qui deviendra peut être récurent ?), Ovidie Metzger, la procureure. Cette femme est un personnage ambigu, assez malsain au prime abord. Difficile de se faire une idée précise sur elle dans ce seul opus.

    Celle qui pleurait sous l’eau est un roman assez court (250 pages), qui comme tous les romans de Niko Tackian, est un page turner. Les chapitres sont courts, le style d’écriture fluide et direct.
    Un sujet est un vrai problème sociétal : la violence faite aux femmes. Niko Tackian l’aborde au travers de l’enquête de façon très sensible, sans aucun voyeurisme et c’est aussi ce qui m’a plu.

    J’attendais sa sortie avec impatience. Il faut dire que la communication a été particulièrement bien faite entre les posts de Niko Tackian sur les réseaux sociaux et l’enquête proposée sur le site PciAgent. Et je n’ai pas été déçue !
    Mention spéciale, comme avec Avalanche Hôtel, pour la beauté de la couverture.

    En résumé : roman addictif, coup de cœur. Ne vous privez surtout pas !

  • Musemania 15 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Pour celles et ceux qui suivent mon blog ou les réseaux sociaux, vous devez savoir que j’aime beaucoup la plume de Niko Tackian. Je l’avais découvert avec son livre « La nuit n’est jamais complète », je l’avais littéralement adoré. Ensuite, grâce notamment au Prix des Lecteurs du Livre de Poche, je m’étais plongée dans sa série « Tomar Khan ».

    Voici, ici, le troisième épisode de la série, si je puis dire, après « Toxique » et « Fantazmë ». Qu’elle ne fût ma grande joie quand j’ai découvert que ce thriller était retenu pour les membres du jury du mois de mars dont je fais partie, dans la catégorie « Polar ».

    Je voudrais insister sur un élément en particulier : même si ce livre peut-être lu indépendamment des deux premiers, je vous conseille que trop de lire ces précédents. En effet, des rappels sont faits mais je pense que vous ne pourrez découvrir toute la richesse de la psychologie de chacun des personnages qu’en ayant une vue d’ensemble. Les livres de Niko Tackian ne sont pas très épais et donc malgré des allusions, il serait facile d’occulter certaines subtilités de la trame.

    On y retrouve donc le commissaire Khan, toujours tiraillé par ses démons personnels dans une nouvelle enquête : cela semble être le suicide d’une jeune femme dans une piscine publique parisienne. En plus de ce personnage assez « brut » mais ô combien attachant, son équipe est également toujours de la partie.

    Encore une fois, j’ai été conquise par la plume de cet auteur. L’absence de fioritures fait qu’il va droit au but, sans passer par de longues tergiversations pour boucler son histoire. Traitant en particulier du sujet des violences faites aux femmes, il le fait avec pudeur et sensibilité.

    Donnant la parole aux femmes et en particulier à celles souffrant en silence, au-delà du thriller, la mise en lumière du personnage de Rhonda montre qu’il a réfléchit plus loin que la simple résolution d’une enquête policière. Là encore, Niko Tackian tente de se rapprocher au mieux de la réalité, sans édulcorer le milieu policier et ses nombreuses contraintes.

    Bref, vous avez compris que j’ai dévoré ce livre en l’appréciant beaucoup. Une belle plume pour un auteur qui – malgré son succès – a su rester humble et très disponible pour ses lecteurs. Si vous ne connaissez pas cet auteur, il n’est pas encore trop tard !

    Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2020, dans la catégorie « Polar », de la sélection pour le mois de mars.

    Chronique MusemaniasBooks BE

  • calyenol 16 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Enfin j’ai retrouvé Tomar !
    J’ai lu "ℂ𝕖𝕝𝕝𝕖 𝕢𝕦𝕚 𝕡𝕝𝕖𝕦𝕣𝕒𝕚𝕥 𝕤𝕠𝕦𝕤 𝕝’𝕖𝕒𝕦" 3eme opus de la série Khan.

    .

    "À mesure qu’il progressait,la forme se précisa.C’était une femme en maillot de bain une pièce.Elle se trouvait sur le dos,les bras écartés,le visage tournait vers la lune."

    .

    Suicide ? Meurtre ?...Rhonda sent que quelque chose cloche,alors elle va tout faire pour découvrir ce qu’il s’est passé.
    Pendant ce temps Tomar se voit rattrapé par l’histoire Belko.

    .

    "...,c’était une fille pleine de passion,et très courageuse. Mais y avait quelque chose d’enfoui...une souffrance.Elle pleurait sous l’eau."

    .

    Ravie de retrouver Tomar,j’ai été vite immergé par ma lecture.L’histoire est toujours aussi captivante comme pour les deux précédents livres concernant le groupe Khan.
    Rhonda m’a entraîné avec elle dans l’envie d’en savoir plus sur Clara,et Tomar m’a porté avec lui dans l’histoire,son histoire avec Belko.
    J’ai même été contente de retrouver ce petit bout de maman qu’est Ara...
    d’ailleurs,j’aurais voulu tellement plus concernant son personnage,surtout une certaine scène.
    L’auteur m’a facilement embarqué dans son livre qui touche ici un sujet qui fait écho à certains articles lu,à ce qui fait l’actualité de nos jours...la violence faite aux femmes.
    Ici,l’auteur nous montre le poid de la manipulation mentale,ce harcèlement qui mène plus que souvent au point de non-retour.
    Il nous montre le côté pile de la face cachée du manipulateur qui sait briser sans être inquiété dans la mesure où le mental ne laisse voir de bleus apparents.
    J’ai trouvé les personnages plus consistants,plus profonds,et Rhonda prendre un peu plus de place.

    Un livre avec des chapitres courts,une écriture qui captive,des intrigues qui tiennent en haleine,un très bon moment de lecture que j’aurais voulu plus longue parce que c’était trop court 😢

  • L’atelier de Litote 16 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Il n’est pas courant de s’ouvrir les veines dans une piscine, c’est pourtant ce qu’a choisi Clara pour mettre fin à ses jours. Tomar Khan et son équipe vont se mettre sur l’affaire bien qu’il soit évident trop peut-être qu’il s’agisse d’un suicide. Sans la détermination de sa collègue et petite amie Rhonda, il serait passé à autre chose, surtout quand la nouvelle proc vient lui chercher des noises, sur un ancien crime. C’est toujours un plaisir que de retrouver, pour la troisième fois, le personnage complexe et torturé de Tomar Khan, au fil des livres on en apprend toujours un peu plus sur son enfance sur sa mère aussi qui tient une place importante dans ce nouvel épisode. D’ailleurs c’est le personnage le plus touchant de l’histoire avec son passé de peshmerga, d’immigrante Kurde et de femme battue elle reste touchante tant sa vision de la vie est positive et bienveillante. L’auteur se fait fort de tirer les fils du passé et du présent pour les relier à sa façon et c’est réussi, le temps a beau passé il y aura toujours des hommes pour vouloir dominer les femmes et des femmes courageuses pour oser les braver. On en revient malheureusement à un sujet d’actualité, les violences physique ou psychiques faites aux femmes et un thème très peu abordé, mais dont je ne vous parlerai pas pour ne rien gâcher à l’intrigue palpitante qui nous est proposée. Un style direct et énergique qui va droit au but, avec des chapitres courts qui contribuent à donner le sentiment d’un rythme accéléré. Merci de m’avoir invité à participer au nouveau concept PCIAgent qui m’a donné une autre vision de ce que peut être une enquête. N’hésitez pas à plonger au côté de celle qui pleurait sous l’eau, dans le Bleu Tackian, ça rafraîchit et ça décoiffe. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/01/16/37892385.html

  • livrement-ka 16 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Un nouveau livre de chez Calmann Lévy ; et quel livre ? un thriller avec une couverture magnifique et un titre très intrigant.

    Une construction très bien travaillée avec au fil de la lecture, un off à l’image d’un journal intime. 

    Lorsque je suis rentrée dans ma chambre, IL m’attendait debout face au lit.

    Dès le prologue, on suit un maître nageur sauveteur qui va faire une terrible découverte sur son lieu de travail. Le décor semble magnifique avec une sorte de lune accrochée au-dessus du bassin.

    Aujourd’hui, Clara, cette jeune femme à qui tout semblait sourire, et qui passait son temps libre à prendre des cours particuliers de natation, oui cette Clara n’est plus.

    Elle s’est suicidée d’une manière plus que curieuse.

    L’enquête va être menée par une équipe de choc.

    Une histoire qui se lit rapidement et de manière entraînante. On est happé par l’intrigue principale mais également par l’enquête menée sur l’un des officiers.

    Et surtout le quotidien de Clara qui est au centre de l’intrigue.

    Les personnages sont très travaillés et l’auteur sait renforcer sa plume quand l’action se fait sentir : la magie de l’écriture me direz-vous ? oui je pense que cette dernière opère comme il faut. 

    J’aime les thrillers qui débutent de cette manière : un tout petit chapitre pour poser le décor et l’ambiance. Puis l’auteur enchaîne avec des chapitres de plus en plus longs qui nous plonge en plein dans l’intrigue. Puis on ressent au coup par cour, par ces paragraphes "off", une manipulation, un pervers narcissique et on poursuit en se demandant où tout cela va nous mener.

    Quand tu bosses aux stups, t’as pas mal de soucis. Un d’eux c’est de te débarrasser de la merde que tu saisis.

    Je vous conseille ce livre, même s’il s’agit du troisième tome d’une trilogie. Cela ne gêne en aucune manière . Un thriller comme il fait bon lire de temps en temps.

  • Killing79 21 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Après un détour par un one-shot, Niko Tackian revient avec une nouvelle enquête, menée par son héros récurrent Tomar Khan. Toujours entouré de son équipe de choc, il va devoir faire face à un suicide énigmatique.

    Moins présent sur l’affaire elle-même, le charismatique commandant prend de l’épaisseur à chaque épisode. Son passé, son caractère s’étoffe, on le connaît de mieux en mieux. Ainsi on l’apprivoise et on ressent de plus en plus d’empathie envers lui. Sous son apparence physique forte, son caractère bien trempé et sa droiture, se cache un être tourmenté et désemparé, qui a souvent dépassé la ligne jaune. L’auteur réussit parfaitement à matérialiser ce paradoxe et rend ainsi son personnage plus humain donc plus attachant.

    Comme d’habitude, dans cet opus, l’auteur n’aborde pas seulement la violence physique mais aussi la violence mentale. Il démontre que malgré son côté abstrait, celle-ci peut faire des dégâts monstrueux sur les victimes. De plus, le manque de preuves rend particulièrement difficile la désignation de coupable. Même avec toutes les certitudes, il manque souvent des éléments pour punir le fautif.

    Les chapitres sont courts, l’aventure file à toute vitesse. Le récit est assez visuel grâce à la plume cinématographique de Niko Tackian. En plus de l’efficacité qui est à nouveau au rendez-vous, cette aventure a aussi une portée sociétale. Dans le climat actuel post #MeToo, cette enquête est une nouvelle pierre à l’éveil des consciences. Elle développe un cas de figure encore beaucoup trop présent à notre époque. Elle est un témoignage supplémentaire de la toxicité subite par certaines femmes et du combat qui reste à mener pour que cela cesse.

    Comme d’habitude avec cet écrivain, j’ai trouvé le roman trop court parce que j’aurais aimé en profiter un peu plus. Mais je suis ravi d’avoir pris cette habitude de lire mon petit Tackian tous les ans, comme une friandise, et je vous conseille d’en faire de même !

    http://leslivresdek79.com/2020/01/21/519-niko-tackian-celle-qui-pleurait-sous-leau/

  • Booksnpics 30 janvier 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Clara Delattre est retrouvée morte, son corps flottant dans le bassin d’une piscine du 18ème arrondissement de Paris où elle avait ses habitudes. Tout semble diriger l’enquête vers un suicide et ne devrait pas occuper l’équipe de Tomar Khan, dépêchée sur place, plus de temps qu’il n’en faut.
    Mais au-delà des apparences, alors que Tomar est confronté à des problèmes personnels qui le hantent, Rhonda, sa partenaire, va se jeter à corps perdu dans cette enquête et se propulser sur le devant de la scène, déterminée à faire percer la vérité alors que tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide.
    Rhonda se dévoile véritablement dans ce troisième volet de la série. Battante, obstinée, déterminée, elle mène tambour battant cette enquête mettant le droit des femmes sous le feu des projecteurs.
    Ce choix, de mettre Rhonda en avant, n’est donc pas innocent de la part de Niko Tackian car « Celle qui pleurait sous l’eau » tout en étant un polar, est une ode, une ode aux femmes, à ces femmes blessées, victimes de pervers narcissiques, qui si souvent se taisent… par pudeur, aveuglement ou tout simplement par peur… Ces femmes, victimes de violences psychologiques, dont les blessures invisibles sont si difficiles à soigner…
    L’humain est clairement au coeur de ce roman. Il y a beaucoup d’émotions, tant dans le chef de Tomar Khan qui est ici confronté à un sentiment de culpabilité mais aussi dans celui de Rhonda qui sera quant à elle confrontée à l’innommable.
    Le rythme, les chapitres courts, l’écriture cinématographique – qui est l’une des signatures de l’auteur – l’obstination des personnages mais également le sujet abordé font de ce roman un véritable succès. Un véritable coup au coeur ! Bravo !
    Je ne peux que vous encourager à le découvrir 🙂
    Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.

  • booksandmartini 10 février 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    J’ai vraiment quelque chose avec la plume de @tackian. Systématiquement ces livres ont une durée de vie très, très, très limitée entre mes mains. Et « Celle qui pleurait sous l’eau » n’a pas échappé à ce sort là.

    On retrouve donc Tomar Khan, mais aussi Rhonda. On retrouve beaucoup Rhonda et, je l’aime bien. Vraiment bien. Presque autant que Tomar, c’est vous dire. Et qu’est-ce que c’était bon de voir cette Rhonda autant mise en avant !

    A nouveau @tackian nous livre des chapitres court, nous laissant que peu de répit, tout juste le temps de prendre une bouffée d’air. Et c’est aussi ce qui fait le charme de ces romans. Ça donne envie de lire encore un chapitre. Oh et puis encore un. Allez un petit dernier. Le tout accompagné d’une enquête qui sortais quand même de l’ordinaire. Et le lire est finit en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

    Bien sur il y a Tomar, et son flots continuel d’embrouilles. Mais il y a le décès de cette femme. Il y a ces violences psychologiques dont sont victimes encore beaucoup trop de femme, il y a cette mise en avant d’un système judiciaire qui à du mal avec ces fameuses violences bien cachés à grand renfort de voix manipulatrice. Et cette partie de l’enquête reposant sur les épaules de l’obstinée Rhonda forme un excellent hommage.

  • books.travels.cats.food 25 février 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    💧Un roman resté en surface💧

    Niko Tackian signe ici le 3e opus des aventures de Tomar Khan, flic à la criminelle de Paris. Je rassure les non-initiés tels que moi, il peut tout à fait s’appréhender sans avoir lu les deux premiers.

    D’une facture classique, tant sur le fond que la forme, l’auteur nous propose un saut depuis le grand plongeoir, au cœur d’une double enquête : la première menée par Tomar sur lui-même et qui pourrait l’amener à sa perte, la seconde par son adjointe Rhonda, qui refuse de croire au suicide de cette jeune femme retrouvée dans une piscine municipale et qui fera son maximum pour révéler la vérité.

    Si le plongeon dans les premières pages est enthousiasmant, la nage entre les lignes du roman n’essoufflera pas le lecteur averti qui en a connu bien d’autres (une double enquête, un flic mal dans sa peau et sur la sellette, n’y aurait-il pas comme une sensation de déjà-vu ?) et qui penchera dangereusement vers l’ennui, prêt à sortir du bassin pour se tourner vers d’autres activités, mais qui sera très certainement appréciée des néophytes par sa construction facile et efficace grâce à des chapitres très courts qui permettent une baignade rythmée.

    L’auteur reste donc en surface quant au scénario et aux personnages, mais il est nécessaire malgré cette absence d’originalité de saluer le coup de projecteur que l’auteur a souhaité porter sur une conséquence des violences conjugales dont on parle peu : le suicide forcé.
    Un bel hommage aux femmes battues (aux femmes battantes) à l’ère tant actuelle (et indispensable !) du #metoo.
    Et c’est bien tout ce qu’il faudra retenir de ce livre.

  • lecturesdudimanche 26 mai 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Mieux que les soldes, janvier est synonyme de l’arrivée d’un nouveau Tackian dans la bibliothèque ! Et cette année, c’est une nouvelle enquête de Tomar Khan, ou plutôt, cette fois-ci, de Rhonda, sa chérie et partenaire au Groupe 3 du flambant neuf Bastion.

    Car Tomar a fort à faire pour échapper à ses démons. Et là où Tomar utilise ses muscles pour obtenir des résultats, Rhonda se laisse porter par ses émotions pour guider son flair de flic. Et justement, ses émotions bouillonnent lorsqu’elle se rend dans une piscine municipale où vient d’être découvert le cadavre de Clara, qui s’est manifestement suicidée. Si la thèse du suicide ne peut en aucun cas être mise en cause, Rhonda a pourtant l’intuition qu’il y a quelqu’un qui est responsable d’avoir poussé la jeune fille à commettre l’irréparable !

    C’est une enquête tout en sensibilité que nous offre cette fois Tackian, aussi à l’aise pour nous émouvoir que pour décrire des scènes d’action musclées, ce dont il ne se prive d’ailleurs pas ! Un opus introspectif qui approfondit une fois encore la psychologie des personnages, avec une belle part pour Ada, la maman de Tomar qui est l’incarnation du courage.

    Ce troisième volet nous prouve que l’auteur sait se renouveler tout en conservant une écriture très fluide, dynamique et imagée. Tous ces éléments font de « Celle qui pleurait sous l’eau » un thriller hautement addictif qu’on ne pourra reposer qu’une fois la dernière page tournée.

  • alexandra 18 juin 2020
    Celle qui pleurait sous l’eau - Niko Tackian

    Le petit dernier de @tackian a été vite plié. Vous avez dit "page turner" ?😁 déjà rien que le titre et la couverture interpellent. Et on est pas déçu. Quand on sait qui sont ces femmes qui pleurent sous l’eau on se dit que le titre est parfait mais qu’il recouvre une putain de réalité sordide. Suicide certes mais ça ! Ce meurtre psychologique et sujet tristement d’actualité. Je vais pas spoiler donc je m’arrête là mais plus l’enquête du groupe de Tomar avance et plus on ressent du désarroi, de la détresse et une immense colère face aux bourreaux en même temps qu’une furieuse envie de leur en coller une bien placée.
    À côté de ça on suit Tomar et ses démons, les menaces qui pèsent sur lui après la mort de Belko lors du précédent tome. On le voit affaibli et vulnérable mais pas à terre. On sent son besoin de s’ouvrir à Rhonda mais sans y arriver.
    On suit le groupe à travers une enquête carrée mais pour une fois cette enquête ne se résoudra pas grâce aux panoplies de pti chimiste des experts mais grâce à l’humain, à l’empathie d’une flic pour cette victime trop seule à qui elle s’identifie. Ça aurait pu finir dans un tiroir au bout de 3 pages mais son intuition a payé. On découvre davantage Rhonda et les 2 autres du groupe. Ça promet de belles prochaines enquêtes avec des flics très humains. Vivement le prochain !

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