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Freeman - Roy Braverman

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7 #AvisPolar
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Résumé :

Puissant comme un ouragan sur le bayou
Épicé comme un jambalaya créole
Enivrant comme un Ramos Gin Fizz
Endiablé comme un air de zydeco
Envoûtant comme le parfum des belles-de-nuit
Sensuel comme La Nouvelle-Orléans
Noir comme un roman de James Lee Burke
L’ouragan se déchaîne. Les bourrasques défoncent et emportent jusque sous le ciel noir tout ce qu’elles déchirent. Les traits de pluie, glacée et violente, fouettés par le vent, le cinglent comme autant de lanières. La pelouse est jonchée de projectiles hétéroclites qui retombent lourdement du ciel. Il pleut des barques, des barbecues, des poubelles.
Des lampadaires. Des remorques. Tout ce que l’ouragan arrache sur l’autre rive du bayou Teche, il le crache sur cette pelouse. Une baignoire se fiche dans un parterre de géraniums, à deux mètres à peine de l’homme qui sursaute.
C’est en se retournant pour voir à quoi d’autre s’attendre qu’il aperçoit l’alligator.
Un monstre de quatre bons mètres. Trois cent cinquante kilos de fausse pesanteur préhistorique. Caparaçonné d’une armure d’écailles cornées et de plaques osseuses.
Le crâne incrusté de coquillages. La plus puissante mâchoire sur Terre. Quinze fois celle d’un rottweiler.
On devine son flanc nacré enfoncé par les coups de boutoir de la tempête. Chaque bourrasque le percute de côté pour le retourner. Par instinct, il se plaque au sol et plante ses griffes cornées dans la terre qui s’emboue et fond sous le déluge. Son oeil d’ambre alerté par les mouvements de l’homme, le monstre se dresse sur ses courtes pattes, coudes écartés, pour mieux le voir de ses yeux myopes grand ouverts sous la pluie.
Le vent en profite aussitôt. Il se glisse sous son ventre d’ivoire, l’arrache du sol, et l’emporte avec lui dans son assaut contre la maison.
Paralysé par l’horreur, l’homme regarde l’alligator valdinguer à travers les airs droit sur lui, tournoyant sur lui-même, comme une simple bouée de piscine sous un vent de plage. Mais ce qui le frappe en pleine poitrine, ce sont trois cent cinquante kilos d’un animal blindé projeté par des vents de cent quatre-vingts kilomètres-heure. Le choc les projette cinq mètres plus loin dans la boue épaisse qu’est devenue la pelouse. L’homme y patauge aussitôt sur le dos, terrifié, et tente de se dégager du poids de l’alligator qui l’étouffe, tombé à l’envers en travers de sa poitrine. Mais, d’abord étourdi par le vol et le choc, le reptile retrouve vite ses instincts primaires. D’un coup de reins puissant, il se remet sur ses courtes pattes et se retourne face à l’homme, pétrifié par l’horreur à quatre pattes lui aussi. Les deux restent immobiles dans la tempête, la gueule et le visage lacérés par la pluie, abasourdis par le vent. Les yeux d’ambre et fendus de noir de l’alligator, sans aucune expression, comme absent du carnage qui s’annonce. Quand il amorce un imperceptible recul, le sicaire croit à sa chance. Une seconde. Une seule. Celle d’après, l’alligator se jette sur lui et sa gueule hérissée de crocs d’ivoire jaunis claque sur sa tête et lui déchire l’épaule et le crâne. Puis l’animal s’assure, de deux brusques mouvements de la tête en l’air, que l’homme hurlant ne lui échappera pas, et le traîne à reculons jusqu’à la berge du bayou. Pour le noyer dans son garde-manger, quelque part au fond de l’eau, profond sous les courants inondés.

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Vos #AvisPolar

  • Sylvie Belgrand 13 février 2020
    Freeman - Roy Braverman

    Freeman n’est pas le nom d’une nouvelle drogue,et pourtant j’en suis tombée accro en dix pages, et j’en veux encoooore !
    Non, Freeman, c’est un polar unique, chaud, rythmé, sensuel, et plein d’humour. Freeman vous fait voyager et vous donne envie de faire partie des potes des héros.
    C’est noir et c’est trop bon.
    L’écriture est juste parfaite au mot près. Rien à dire, juste à plonger dans les pages et se laisser emporter dans l’ouragan.
    Il m’en faut encore une dose ! Je ne tiendrai pas. Pas exclu que je le relise en attendant le prochain Roy Braverman.

    #Freeman #RoyBraverman #HugoThriller #polar #thriller #lecture #livres #chroniques #NouvelleOrléans #NetGalleyFrance #Netgalley

    Le quatrième de couverture :

    Puissant comme un ouragan sur le bayou
    Épicé comme un jambalaya créole
    Enivrant comme un Ramos Gin Fizz
    Endiablé comme un air de zydeco
    Envoûtant comme le parfum des belles-de-nuit
    Sensuel comme La Nouvelle-Orléans
    Noir comme un roman de James Lee Burke

  • angelita 22 février 2020
    Freeman - Roy Braverman

    Freeman de Roy Braverman, présentation
    Un homme, bien caché, tente d’entrer dans une maison inhabitée. Il lutte contre le vent et le début de cet ouragan. Il neutralise les hommes qui gardent cette maison. Ayant la combinaison du coffre fort, il dérobe ce dont il a besoin.

    Ouragan, Freeman se prépare à l’affronter. Il est dehors et il sait que, normalement, sa maison tiendra le coup grâce à la construction effectuée par son père. Mais Freeman s’inquiète. Sa fille Louise ne répond pas à ses appels téléphoniques.

    Il habite à côté de la maison d’un homme dont on sait qu’il trempe dans de nombreuses malversations. Il voit un homme qu’il ne peut identifier entrer dans cette maison.

    Après cet ouragan encore une fois destructeur, des forces vont se mettre en place, des relations, des rencontres.

    Avis Freeman de Roy Braverman
    On retrouve une nouvelle fois Freeman et l’Arménien. L’un et l’autre vont se rencontrer car l’Arménien a une sacoche à remettre à Freeman. Que contient-elle ? Cette sacoche va changer la vie de Freeman de plusieurs façons. Après ce qui s’est passé, il tente de se reconstruire et notamment sa fille, Louise. Leurs relations sont assez difficiles. Car après une captivité de 14 ans, Louise tente de revivre. Et ses actes ne sont pas trop du goût de son père. Il tente, encore une fois, de la protéger.

    Zacharie et Doug sont flics. Un couple improbable qui n’a aucune relation en dehors du boulot. Mais le duo fonctionne pour les enquêtes. Ils doivent faire face à la mort horrible d’un jeune garçon et enquêter. Ils étaient prêts à arrêter un gros bonnet mafieux en commun avec le FBI. Zacharie et Doug ne se confient pas l’un à l’autre. Ils ne connaissent rien de leur vie privée. Pour le premier, sa femme dont il est profondément amoureux, va mourir. Quant à Doug, il cherche, toutes les nuits, son petit frère disparu il y a un an.

    Tous les personnages de ce roman vont, à un moment ou un autre, se rencontrer, unir leurs forces car de grosses sommes d’argent ont disparu. Et cet argent est réellement convoité. Entre ceux qui pensent que de l’argent a été volé, des enquêtes policières pour le retrouver ou pour tenter de savoir qui, dans la police ou le FBI, est responsable, Roy Braverman n’y va pas avec le dos de la cuillère. Tout est bon pour rendre ces quêtes dures, difficiles, avec la peur pour certains en toile de fond. Certains n’hésitent pas à commettre des actes affreux.

    Les descriptions, qu’elles soient humaines, qu’elles concernent la nature, la vie, une ville et encore des actes, sont tout simplement réalistes. J’ai eu l’impression d’avoir un film qui se déroulait devant mes yeux, dans ma tête. Tout est intrinsèquement lié. L’un va avec l’autre. L’auteur nous décrit très bien le déroulement d’un ouragan, sa mise en place, la brève accalmie avant la destruction.

    La Louisiane semble belle mais elle a beaucoup changé par des jeux politiques, mafieux. Elle garde quand même ses mystères et heureusement. Et elle garde aussi ces moments de fête où tout le monde se retrouve et partage un moment, notamment pour des funérailles. Un moment triste, certes, mais partagé en musique, en processions, un hommage à la personne morte qui permet de se rassembler, de faire la fête, ensemble avant que les principaux concernés se retirent entre eux.

    Est-ce une nouvelle fois la fin d’une trilogie ? Ian Manook / Roy Braverman en offre de nombreuses à ses lecteurs. En tous les cas, je pense qu’avec au moins deux de ses personnages, comme Doug et Mardiros, il peut aller plus loin et nous offrir une autre trilogie. Mais il semble que lorsque c’est fini, c’est réellement fini avec l’auteur. Autre partie des Etats-Unis pour Roy Braverman. Ici, la Louisiane, la Nouvelle-Orléans et d’autres villes et surtout son bayou et une chronique au vitriol des Etats-Unis, de la corruption bien installée qui touche toutes les instances haut placées. Une chronique au vitriol de cette violence des Blancs contre les Noirs et ce n’est pas péjoratif d’écrire ces deux mots.

    Je n’ai peut-être pas apprécié ce roman à sa juste valeur même si ma note est très haute. Pas apprécié à sa juste valeur, donc pas un coup de coeur. Pourquoi ? Ce n’est absolument pas la faute de Roy Braverman. Loin de là. C’est tout simplement dû à mes moments de lecture qui interviennent dans un très grand moment de fatigue. Cela dure depuis de nombreuses semaines. Mais je le répète. La magie opère encore et toujours avec cette noirceur toujours présente, mais également quelques moments qui font sourire grâce à Mardiros qui est là sans qu’on s’y attende. Il se pose comme un cheveu sur la soupe et tout le monde est subjugué par le personnage. Personne ne peut résister à Mardiros et personne ne peut résister à Roy / Ian.

  • L’atelier de Litote 27 février 2020
    Freeman - Roy Braverman

    Titre 1

    Placez votre texte ici

    Titre 2

    Placez votre texte ici

    Titre 3

    Placez votre texte ici


    Voilà c’est fini, on le sait avec cette trilogie de Roy Braverman, c’est une vision de l’Amérique toute personnelle qui prend fin. J’avais aimé Hunter et Crow et bien avec Freeman, c’est comme une tempête qui t’emporte dans ses bras à travers les bayous de Louisiane. Je précise que ce roman peut se lire seul, cela ne gênera aucunement la compréhension mais ce serait dommage. La Nouvelle-Orléans m’a toujours attirée pour son côté vieux français, sa cuisine épicée et sa nature omniprésente. Ici on rencontre deux personnages de flic bien différents Beauregard et Howard à la recherche de son petit frère disparu. On retrouve aussi un « collecteur de dettes » arménien Mardiros qui a lui tout seul fait l’histoire. Deux millions de dollars qui s’envolent, un enfant atrocement assassiné et notre personnage principal Freeman ancien agent du FBI qui sera témoin bien malgré lui du cambriolage de la maison du caïd local. Un roman noir qui n’est pas sans rappeler les romans noirs américains et joue sur tous les codes du style. C’est un peu comme descendre aux enfers tant les situations sont violentes, les êtres sont brisés, blessés avec de lourds secrets. Il est question de reconstruction pour Louise, la fille de Freeman mais rien n’est simple. Le talent de l’auteur s’exerce aussi dans la qualité de ses descriptions, c’est réaliste et quasi cinématographique, d’ailleurs cet épisode serait parfait pour un film tant les plans sont détaillés. On se laisse immerger dans cette Louisiane et son côté sauvage et malgré l’épaisseur du livre, je ne l’ai pas vu passé. Il faut dire que c’est comme une analyse de la société avec son racisme ordinaire, ses problèmes de drogues, de prostitution, sa corruption à tous les niveaux même les plus hauts tout cela nous est livré sans concession aucune et c’est terrifiant. Bref ne passez pas à côté et bonne lecture.

  • Mouchemike 7 mars 2020
    Freeman - Roy Braverman

    Quel plaisir de retrouver la plume de Roy Braverman pour ce dernier tome de la trilogie commencée avec Crow, puis Hunter et maintenant Freeman.

    Dans ce dernier tome nous retrouvons Freeman, un des personnages principaux du premier tome, à la poursuite de la vérité pour retrouver sa fille enlevée depuis 14 ans. il est maintenant à la retraite et s’apprête à faire face à une tempête énorme dans la Louisiane depuis laquelle il essaie de retrouver le repos et le calme.

    Un ouragan va donc nous accompagner, durant cet ouragan un Mafieux nommé Sobjak va se voir dérober 2M de dollars, alors que Freeman va hériter d’une somme dépensant le million et demi. Coïncidence ? Hasard ? voilà les questions qui vont nous tarauder.

    Pendant ce temps deux inspecteurs du nom de Howard et Zack, cachant des tourments personnels très profonds, vont se retrouver à devoir élucider un meurtre d’un jeune noir violé et tué de façon atroce.

    Vous l’aurez compris, dans cette lecture on a clairement pas le temps de souffler, ni de d’échafauder des tas de liens et de plans car tout bouge très vite, toutes les histoires de nos personnages se croisent et nous oblige à vivre en apnée une grande partie de l’histoire, pendu à la suite, accro à cette héroïne qu’est ce Thriller.

    Le seul point négatif pour moi, est le trop grand nombres de détails sur l’environnement, mais cela ne m’a pas empêché d’adorer cette lecture. Je dirai que cette trilogie est un énorme COUP DE CŒUR pour moi et que je vous la recommande vivement.

  • jeanmid 8 mars 2020
    Freeman - Roy Braverman

    Troisième volet de la trilogie proposé par Roy Braverman - alias Ian Manook ( ou le contraire ) , « Freeman » nous embarque dans une plongée en Louisiane , loin de ses clichés touristiques . Un état rugueux , violent , moite , sauvage , où la nature sait se rappeler régulièrement au bon souvenir des hommes qui ont choisi d’y habiter . C’est justement lors d’un violent ouragan que le récit commence : alors que l’océan est démonté , que les toitures et mobiliers urbains sont projetés dans les airs comme des vulgaires morceaux de papier , que les arbres plient ou rompent sous la force des vents , un vol est commis dans la somptueuse villa d’un redoutable mafieux . Sobchak , grand amateur de cocktails devant l’éternel règne en effet sur La Nouvelle Orléans et sa région avec sa petite armée : corrompant les forces de police , protégeant les commerces contre monnaie sonnante et trébuchante , trafiquant tout ce qui peut se trafiquer , promettant à celui qui se mettrait en travers de sa route de finir dans l’estomac de Tyron , son alligator préféré . Mais Sobchak en a gros sur la patate : il vient de se faire piquer deux millions de dollars dans sa maison et sa fierté en a pris un gros coup . Ses soupçons se portent rapidement sur son voisin qui habite de l’autre côté du bayou : un certain Freeman , ancien flic à la retraite . Ce dernier vient en effet de toucher le gros lot : un million et demi de dollars légué par Hunter , ancien forcené qui a aidé Freeman à retrouver sa fille Louise à Pilgrim’s Rest ( cf « Hunter » premier volet de la trilogie ) que lui a apporté un certain Mardiros , un arménien collecteur de dettes , excellent cuisinier et qui a également plus d’un tour dans son sac à soufflet .
    Mais pour Sobchak il n’y a pas de coïncidence qui vaille quand il s’agit de remettre la main sur son magot . Il sera malgré tout contrarié dans ses actions par deux flics de choc du NOPD : Howard et Beauregard qui n’ont pas l’intention de laisser le mafieux s’en tirer à bon compte .
    Du beau grabuge et quelques macchabées en perspective !

    C’est toujours un plaisir de retrouver l’expérience et le talent de Monsieur Manoukian !
    Que ce soit pour décrire avec une précision et une acuité sans pareille les paysages comme les événements naturels qui secouent régulièrement la Louisiane , comme pour nous offrir une sacrée belle brochette de personnages : il n’a pas son pareil ! Comment pouvoir en effet oublier cet arménien malin de Mardiros , Big Emma , une femme dans un corps de femme ou Borgne Rouge le loueur de pirogues sur le bayou soumis aux caprices de sa femme ? Il a l’écriture juste et le mot qui fait mouche et je ne vous parle pas des dialogues savoureux comme un Ramos Gin Fizz bien frappé ! ( n’est-ce pas chef Lapointe ) ? La patte de Manoukian c’est aussi ce style cinématographique où l’on a aucun mal à imaginer chaque protagoniste en pleine action avec en fonds sonore un bon jazz ou un blues bien roots !
    Un vrai régal !

  • Sharon 10 mars 2020
    Freeman - Roy Braverman

    Poisseux, violent, mouvementé, toujours.

    Nous sommes en Louisiane, nous sommes en plein ouragan, et même si ce n’est pas Katrina, le poids de Katrina est toujours là – parce que les souvenirs sont intacts, vivaces, parce que la ville n’a pas été reconstruite comme il aurait fallu, parce que les maisons ne sont toujours pas faites pour résister à une telle violence. Et c’est ce moment que choisit un homme pour cambrioler la maison d’un parrain local, suscitant l’admiration du seul témoin de la scène, qui se gardera bien de divulguer quoi que ce soit. Parce qu’il en a fallu du courage, pour affronter la tempête et la future colère du mafieux local, surprotégé à force d’arroser tout le monde.

    Ah, c’est dommage, il paraît justement que le FBI allait le faire tomber. Personne ne verse des larmes de crocodiles sur cette opération merveilleuse – comme si c’était possible de parvenir à le faire tomber.

    Alors oui, nous sommes dans le sordide, parfois, souvent. Pas tant la manière dont cet homme se débarrasse de ses ennemis ou de ceux qu’ils croient tels, non – à force de jouer avec le feu, on se brûle, c’est bien connu. Non, je pense plutôt à cette violence quotidienne, à celles et ceux qui se croient tout permis, parce qu’ils ont l’argent et avec lui le pouvoir. Pire encore : l’indifférence. Qu’ils n’en aient rien à faire des autres, on s’en doutait déjà. Qu’ils n’en aient rien à faire d’eux-mêmes, êtres humains réifiés par leur propre soin, c’est presque nouveau pour moi, mais pas si étonnant. La notion de justice ? Avec un bon avocat, un bon juge, un bon dossier, on fait ce qu’on veut devant un tribunal – alors la justice, ce n’est plus un concept, ce n’est même plus un mot, c’est une succession de syllabe dont le sens leur échappe complètement. A quoi bon un procès d’ailleurs, quand certains jeunes pensent que les réseaux sociaux sont un tribunal bien suffisant ? Ce n’est pas seulement dans les livres que ces dérives sont constatés, ouvrez le moindre réseau social, et vous vous rendrez compte à quel point c’est juste, tous les jours ou presque.

    Freeman, vous le connaissez peut-être si, contrairement à moi, vous avez lu les autres romans de Roy Braverman : ce n’est pas quelqu’un qui lâche prise, lui qui a mis quatorze ans à retrouver sa fille Louise. Il est là, dans l’intrigue, pas le personnage principal, mais un personnage secondaire sur lequel on peut compter. Un personnage secondaire toujours inquiet aussi, parce que la vie, pour Louise, n’a pas repris là où elle s’était arrêtée, elle doit vivre avec ce qu’elle a vécu, et vivre maintenant comme elle l’entend, même si cela n’ôte absolument pas son père son inquiétude constante : on craint de perdre ce que l’on a déjà perdu. Aussi, il comprend l’obsession d’Howard, policier qui cherche son petit frère Tyler depuis un an, lui dont la disparition a été plutôt considérée comme une fugue – ce qui permet de ne surtout pas enquêter sérieusement. De l’autre côté, nous avons Beauregard, le co-équipier d’Howard – trois ans qu’ils font équipe, trois ans qu’ils ne savent rien l’un de l’autre. Dommage ? Non, chacun a ses raisons, ce qui ne les empêche pas de travailler l’un à côté de l’autre, mais pas l’un avec l’autre : tous les deux ont cependant la même énergie, et l’amour des leurs les motive pour ne pas négliger leur vie personnelle. Sachons toutefois que les enquêtes contenues dans Freeman sont tout sauf claires, limpides et ordonnées, plutôt : la police contre la police, le FBI, les trafiquants, et autres joyeusetés.

    Bref, ce n’est pas une enquête reposante, ce n’est pas une enquête pendant laquelle on peut avoir des certitudes : tout peut arriver, tout le monde peut trahir, ou au contraire venir en aide de manière inattendue. L’on y croise aussi des personnages totalement improbables, comme Emma, qui ne fait que quelques apparitions, mais quelles apparitions ! Je n’ai garde d’oublier non plus l’ambiance dans laquelle baigne ce roman. Nous sommes véritablement en Louisiane, avec ses odeurs, ses sonorités, ses couleurs, sa vie en quelque sorte, dont la mort n’est jamais loin.

    Un roman prenant et réussi – avec une pointe d’apaisement à la fin.

  • ju_se_livre 11 septembre 2020
    Freeman - Roy Braverman

    Cette saga, c’est un sans faute. À chaque fois, Roy Braverman créé bien plus qu’une histoire, c’est toute une ambiance qui vient parfaire l’intrigue.
    📖
    Pourtant, je ne suis pas une adepte des descriptions nombreuses et trop détaillées. Mais ici, encore une fois ça fonctionne parfaitement. Sans toutes ces descriptions qui nous plonge complètement dans le livre, l’histoire n’aurait pas la même saveur.
    📖
    Roy Braverman nous offre une immersion totale en Louisiane, avec ses personnages qui ne manquent pas de charisme. J’ai adoré retrouver certains personnages (notamment l’arménien collecteur de dettes dont je suis fan) mais aussi en découvrir d’autres. L’auteur a une plume incisive et envoûtante et nous laisse que peu de répit. Dès les premières pages, on se retrouve au cœur de l’action. Avec un humour certain, il réussit à nous entraîner dans une intrigue parfaitement ficelée.
    📖
    En bref, ce livre c’est une fois de plus une réussite. Je dirais même plus que cette saga est une réussite. Trois tomes différents mais avec un certains fil rouge qui, à chaque fois, ont su totalement me convaincre.

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