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Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

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Résumé :

Dans la région de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les palmes des cocotiers dansent au vent. Les boutons de tiaré exhalent leur subtil parfum. pourtant, à l’abri de la forêt, de hautes flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le brasier. Devant son objectif, des bras, des jambes, des troncs se consument. Et, au sommet du bûcher, quatre têtes.
Pour quels dieux peut-on faire aujourd’hui de tels sacrifices ? Avec Maema, journaliste à la Dépêche, le quotidien de Tahiti, Lilith est happée dans le tourbillon de l’enquête. Les deux vahinés découvriront bientôt le mal, la folie, et croiseront le chemin d’un homme venu de France chercher une autre vie à Tahiti. Un homme qui tutoie la mort.

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Vos #AvisPolar

  • Ju lit les Mots 17 mai 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    Imagine-toi assis à te dorer la pilule sur une île paradisiaque.. Imagine ce sable chaud qui glisse entre tes doigts de pied… Cette mer d’huile, bleu azure où les voiliers dansent au rythme des vagues… Ces fragrances qui viennent t’envelopper et te bercer… Tu es au paradis… Tu crois qu’au paradis, il n’y a que des gens bons et beaux ? Non mais tu rêves… Figure toi que même au paradis les monstres existent…

    Si toi, tu as du mal à imaginer que des meurtres peuvent avoir lieu sur cette île paradisiaque, l’auteur le fait très bien, en plongeant le lecteur dans le vif du sujet… Avec les chairs à vif, il embrase Moorea de ces corps démembrés qui flambent et apportent cette odeur âcre et douceâtre de chairs humaines.

    Les questions vont bon train avec ce polar qui malgré l’aspect macabre arrive à garder une légèreté touchante et rafraîchissante.

    La plume de l’auteur est agréable à lire, sans fioritures, l’aspect alambiqué d’une enquête longue est écarté au profit de descriptions qui placent le lecteur au cœur du paysage de l’île. Même si certains personnages manquent de profondeur, d’autres se démarquent. Notamment, Lilith, qui est entourée d’un halo de lumière, de mystère, en tout cas suffisamment, pour présager la naissance d’une nouvelle enquêtrice dans le monde du polar.

    Au départ, j’ai eu du mal à cerner l’auteur, son intrigue. Je n’arrivais pas à comprendre où il voulait m’emmener… En fin de compte, c’est l’aspect le plus étrange qui m’a poussé à suivre l’auteur… Je dois dire que c’est ce brin de folie, parfois complètement rocambolesque que j’ai le plus apprécié.

    La culture polynésienne avec ses coutumes, ses plats inconnus, parsèment cette lecture et apporte une légèreté malgré l’aspect macabre. Comme si l’auteur avait voulu nous faire humer ce vent de fraîcheur parfumé de tiarés.

  • Polars urbains 20 mai 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    Sans avoir d’idées préconçues, je ne partais pas dans le meilleur esprit en commençant Le bûcher de Moorea. Après tout, je suis plutôt dans le polar urbain et j’ai quelques réserves sur le roman « exotique ». Ce que me confirmèrent les premières lignes, dignes d’un prospectus touristique ou d’un roman sentimental : « Le ciel commençait à peine à regrouper ses étoiles. Ai loin, plus bas, là où se tissent les amours lascives, la terre piquetée de splendides cocotiers à la chevelure verte tendait les bras à l’océan. » Et puis je suis rentré dans le livre, intéressé par cette histoire complexe de corps mutilés et offerts au bûcher et de sérial killer en recherche d’identité. L’intrigue est certes assez complexe mais Patrick Guirao sait raconter et la mène avec talent. La complexité des personnages, son enquêtrice amateur en tête, est bien décrite et les titres donnés aux chapitres (une pratique plutôt rare aujourd’hui mais que j’aime bien) marquent le rythme. Donc, finalement, du bon exotisme avec un mélange de rationalité, de superstitions et de magie que l’on retrouve souvent dans les romans policiers africains.

  • Lisez.du.polar 5 juin 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    N’ayez plus peur du noir azur, lisez du polar polynésien.

    C’est par ce manifeste inspiré de l’auteur que j’ouvre ma chronique sur Le Bûcher de Moorea, le dernier né de Patrice Guirao.

    Le « noir azur » serait-il un nouveau genre littéraire ? C’est en tout cas le souhait de l’auteur qui nous livre ici un polar original, parfois violent, où le souffle du Pacifique et le camaïeu des lagons donnent vie à des personnages très marqués :
    Naël, tueur en quête d’une identité perdue ; Lilith, alliance fougueuse de la modernité et des traditions ancestrales ; et Gaspard...

    Le Bûcher de Moorea ouvre ainsi la voie, avec beaucoup de talent, à une nouvelle branche du polar, aux nuances bleu nuit. Porté par le cri d’amour de l’auteur à la Polynésie, à son histoire et sa magie. Tout l’attachement de Patrice Guirao pour la culture polynésienne transpire dans son écriture chargée de poésie et de parfum de tiaré 🌺

    « Il y a des magies qui se lovent dans le souffle de la terre. Quand elle respire à petites gorgées et sirote le temps qui ne passe plus. Qui se repose. Quand, le pas lent, elle vagabonde, flâne entre les étoiles et porte avec une infinie tendresse son regard sur le silence et lui sourit. »

    Le retour de Lilith et de son troublant moko est attendu (pour ma part avec beaucoup d’impatience) en janvier 2020 dans Les Disparus de Pukatapu.

  • booksandmartini 10 juillet 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    ENORME COUP DE COEUR !!!!

    Vous voulez du dépaysement ? Vous voulez voyager sans que cela vous coûte un bras ? Le tout au rythme des vagues et des cadavres ? FONCER !

    Je ne sais pas vraiment par ou commencer. J’ai adorée les personnages, leur construction, leur développement était parfait. J’ai tellement hâte de retrouver Lilith et tout les autres, qu’on se le dise. D’autant que ces personnages atypique (si je peux me permettre) vous transporte encore plus dans le paysage Tahitien. Et pourtant, l’auteur a fait un super boulot de ce coté là aussi. Il a su décrire a la perfection (oui ce que j’en imaginait déjà) les lieux, sans pour autant être trop lourd en description.

    Le scénario. Quel scénario. Alors oui je vous l’accorde comme moi il vous faudra surement de nombreux chapitres avant de voir ou l’auteur veut en venir, mais une fois que c’est révélé. Quel génie !

  • Sonia Boulimique des Livres 13 juillet 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    En ce début de vacances d’été, une virée dans les lagons de Tahiti, ça vous tente ? Attention tout de même, il y aura des meurtres un peu gore à élucider, mais promis, l’évasion sera au rendez-vous. Un collier de fleurs de tiaré autour du cou, on revêt un joli paréo coloré, et on part se promener sur la plage, à l’abri des cocotiers et des palmiers, avec comme seul horizon le magnifique camaïeu bleu du lagon. Vous y êtes ? Parfait !

    Le roman « noir azur », ce type de récit novateur mélangeant une intrigue policière dans un lieu paradisiaque va me plaire et assouvir ma soif d’évasion et de nouveauté, c’est certain !

    La culture polynésienne n’aura plus de secret pour nous, merci à l’auteur pour le glossaire en fin de roman, cela m’a évité de chercher sur internet la signification des mots. L’immersion est totale, aussi bien géographiquement que culturellement. On va appréhender le Mana, ce pouvoir mystique, racine même de la dualité entre la vie et la mort. Au cœur des croyances et des traditions, Lilith, photographe pigiste de 27 ans et son amie et collègue, Maema, journaliste culturelle, vont tenter de résoudre un crime sordide. Une enquête qui va les mener jusqu’au darknet où elles vont y laisser leur âme et leurs tripes (et moi aussi par la même occasion).

    Deux univers totalement différents progressent côte à côte, d’une part celui des investigations menées par Lilith et Maema, et d’autre part, celui de Nael, homme tourmenté et psychopathe sur les bords. Sa rencontre avec Gaspard (je vous laisse découvrir qui il est !) va l’entraîner dans une fuite macabre et machiavélique. Longtemps j’ai cherché le rapport pouvant lier ces deux pans du roman. Je ne m’attendais pas à cela !

    Au fur et à mesure que j’entrais dans ma lecture, je me suis rappelée le drame de Faaite qui s’est déroulé en 1987. Je ne sais pas si l’auteur a voulu rendre hommage aux victimes de ce drame, toujours est-il que pour moi, ce roman a une connotation bien différente d’une simple fiction.

    A priori, c’est le premier tome d’une série mettant en scène Lilith. Voilà un personnage que je serai ravie de retrouver ! Je l’ai trouvée touchante, à la fois émotive et déterminée. Je suis avide de découvrir de quelle manière elle va évoluer.

    Les autres personnages sont tous façonnés avec beaucoup d’épaisseur, que ce soit l’oncle Raymond, en vieux sage aux réparties savoureuses, en passant par Nael, dont le passé pourrait expliquer ses actes présents. Gaspard a son rôle a jouer dans ce drame : et Patrice laisse le choix de son interprétation au lecteur. Deux écoles s’affronteront, je pense : la subtilité résidant dans la propension de pouvoir accepter la vision proposée ou non.

    Avec sa plume légère, agréable, Patrice nous propose un voyage haletant, rythmé, loin des cartes postales, complètement dépaysant qui ne vous laissera pas indifférent. Il confronte le lecteur à la réalité de cette île, au chômage, à la délinquance et à la pauvreté, loin des vahinés. J’ai trouvé le style poétique, Patrice utilise de belles métaphores et les descriptions de l’île sont très « visuelles » et détaillées. Tout est parfaitement nuancé, entre le cadre idyllique et le sang qui suinte et dégouline. Patrice ménage un tant soi peu son lecteur pour ne pas le faire finir sur le bûcher à son tour ! La maîtrise est parfaite, chapeau !

    La Bête Noire a encore frappé ! J’attends la sortie de la suite, prévue il me semble pour début 2020, avec une grande impatience !

  • Encore Un Livre 16 juillet 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    Alors qu’habituellement je n’éprouve qu’une profonde antipathie, ce personnage cynique est l’atout numéro un de ce polar azur, lorsqu’il bute une petite vieille, il ne s’attend pas à découvrir chez elle ce qui le mènera à Tahiti tout droit à Lilith, une jeune femme à la personnalité bien campée, mais aux sentiments insondables face aux traumatismes de son enfance. Pleure, ma belle. Pleure. Les larmes sont comme des tempêtes : elles sont effrayantes mais elles purifient. Elles emportent avec elles la peur. Et avec la peur s’en va la souffrance. N’aie pas peur de tes amours. N’aie pas peur de les perdre. N’aie pas peur de les oublier ni d’en retrouver. Et si tu n’y arrives pas et que tout cela t’effraie : laisse partir tes peurs avec tes peines. () Tu sais les cimetières sont remplis de gens qui aimeraient bien pouvoir pleurer.
    J’ai beaucoup apprécié ces situations, faites de rencontres surprenantes comme celle de Nael et de ce rat prénommé « Gaspard » ce qui pimente la lecture de dialogues plutôt cocasses, et rompt avec la monotonie d’une enquête ordinaire. Tout s’enchaîne dans ce périple macabre du Périgord à Tahiti qui se conjugue à la découverte de personnalités, de leurs aspérités, ainsi qu’une diversité culturelle différente et quasi absente de la littérature noire.
    Je suis agréablement surprise par la découverte de ce roman noir, qui alterne un bon équilibre entre l’ambiance mystique, les paysages et les personnages bien brossés de l’île.
    C’est justement les effluves de ce lieu paradisiaque qui garantissent une sensation de dépaysement omniprésente au cœur de cette noirceur !
    Le petit + : Un vocabulaire local employé complètement assumé par l’auteur qui offre justement un manifeste à la fin de l’ouvrage dédié à cette nuance qu’est le « polar azur ».
    En cette période estivale, Le BÛCHER DE MOOREA est assurément le polar à découvrir ! 😉

  • Loudiebouhlis 31 juillet 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    Le bucher de Moorea, un titre qui n’a pas grand intérêt quand on ferme enfin la dernière page de ce livre puisqu’il faut se l’avouer, celui-ci est éphémère, clairement mis au second plan dans ce "thriller". Je met le mot thriller entre guillemet parce que ça n’en ai pas un. Un roman noir à la rigueur, et encore. 

    Je cherche depuis plusieurs jours comment rédiger une chronique sur ce livre, et je ne suis pas persuadé de pouvoir vous sortir quelque chose qui tient réellement la route. Tout ce que je peux dire, c’est que deux histoires s’entremêlent, deux histoires que tout relient et qui finalement non aucun lien. Tout comme la totalité du roman, à vrai dire. Je n’ai pas très bien compris où l’auteur voulait en venir.

    L’enquête sur le bucher de Moorea est à peine développé et on se retrouve à suivre un tueur complètement fou qui parle avec un rat qui lui répond. Ça en devenait aberrant. Un rat qui lit des livres en les dévorant. Non, vous ne rêvez pas. Ça n’a aucun sens. Alors qu’on m’annonçait un thriller, je me suis trouvé devant une vraie mascarade. Au final, l’enquête sur le bucher de Moorea finit par être résolue d’une manière surréaliste tout comme la mort du fameux tueur avec son rat. Au final, le dénouement est à la hauteur de la globalité du livre, dénué de sens, de logique, de réalisme. 

    Une lecture décevante au plus haut point. 

  • Angie - Blog Culturez-moi 4 août 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    Sur la plage abandonnée…
    A peine quelques pages et j’avais plongé dans l’ambiance des cocotiers. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman est complètement immersif. Les lagons bleus, la petite brise de l’océan, les rites et coutumes tout est retranscrit avec énormément de fidélité. Normal me direz-vous puisque l’auteur vit depuis ses 14 ans dans cette région paradisiaque du globe. L’auteur a d’ailleurs eu l’excellente idée de mettre de nombreux mots en tahitien dans le texte tout en nous proposant un petit glossaire à la fin du livre. Pour l’immersion c’est vraiment le top du top.

    Ce décor de carte postale c’est bien joli, mais vous allez me dire : ils sont où les cadavres ? Dès les premières pages, les corps de 4 touristes sont retrouvés démembrés, calcinés dans un immense bûcher sur l’île de Moorea. La police et bien… elle fait avec les moyens du bord. La réponse de la Métropole c’est « Débrouillez-vous ». Mais finalement, ce n’est pas tant la police qui nous intéresse pour résoudre cette enquête. Lilith et Maema, deux jeunes journalistes vont porter cette histoire avec une force incroyable.

    Le danger vient d’ailleurs
    Lilith est une jeune femme libre, forte et assumée. Si à première vue ses tatouages, notamment au visage, peuvent effrayer, on se rend vite compte que c’est une fille exceptionnelle. Elle travaille comme photographe pour le journal local et fait équipe avec Maema, une petite bonne femme un peu rondelette, toujours de bonne humeur malgré une tumeur sournoise qui lui ronge le cerveau. Très vite, les deux coéquipières seront affectées sur l’enquête du bûcher de Moorea. Le duo fonctionne vraiment très bien. Tout sonne très juste, aussi bien au niveau des dialogues, que des descriptions. Comme elles, on ne se pose qu’une question : Qui peut être capable de telles atrocités dans ce lieu si calme ?

    Mais le massacre de Moorea n’est pas la seule intrigue de ce roman. A des milliers de kilomètres de là, Nael entre en piste. Nael est un tueur. Un tueur froid, méthodique. Il se présente comme un artiste de la mort mettant en scène des crimes aussi variés que sordides. La multiplicité de ses méthodes a réussi à brouiller les pistes et il échappe toujours à la police même après des dizaines de victimes. Mais, un soir, tout bascule. Alors qu’il est en train d’achever une petite grand-mère ayant croisé sa route, il tombe sur le cadavre d’Arianne, son ex femme. Dans sa main, une photo de lui à ses côtés, sous les cocotiers, à Moorea. Mais Nael n’a aucun souvenir de ces moments, de cette vie. Il prend alors l’avion, direction la Polynésie, en quête de réponses.

    Les chapitres vont ainsi alterner entre l’enquête de Lilith à Moorea et l’histoire de Nael… jusqu’à ce que les deux récits se percutent…

    Aux frontières du réalisme
    Je fais rarement de chroniques en 3 parties, mais il fallait que j’aborde un aspect particulier du roman. Pour lire Le bucher de Moorea, il faut parfois avoir l’esprit très ouvert. Pour être claire, Nael est barré, mais vraiment complètement barré. Il ne sait pas qui il est. Il doute de son identité, de sa vie, de son histoire. On atteint un point culminant de l’impossible lorsqu’il se met à converser avec un animal et que celui-ci lui répond. Tout au long du roman, on écoutera Nael converser avec ce compagnon improbable.

    Personnellement, cela ne m’a pas ni gênée ni choquée. Après tout c’est un tueur, un psychopathe. Il peut très bien avoir des hallucinations, entendre des voix et tout simplement imaginer cet espèce de « Jiminy Cricket » qui se balade à ses côtés. Cependant, je sais que certains lecteurs ont fait un blocage sur cet aspect surréaliste du récit. C’est vrai qu’on frôle presque le fantastique. Alors, pour ceux qui ne veulent que du réalisme pur et dur, la pilule aura peut-être un peu de mal à passer. Moi, j’ai préféré ouvrir mes chakras et accepter cette tourne assez inattendue de l’histoire.

    En bref
    La bonne nouvelle, c’est que je passé un moment de lecture extrêmement agréable. La mauvaise, c’est que maintenant j’ai envie de prendre l’avion pour Moorea et que je vais être obligée de vendre un rein. Parce qu’en quelques lignes, mon esprit était déjà parti à Tahiti. J’ai tout aimé dans ce roman : le dépaysement, les personnages (mention spéciale à Lilith, force majeure de cette histoire), les différents arcs du récit, la réalité de la situation politique et économique de l’île, tout. La plume de Patrice Guirao est très douce, poétique et travaillée. L’écriture est très riche tout en restant fluide et on se laisse porter tout doucement par l’intrigue. Le dénouement est peut être un peu trop rapide à mon goût mais il n’enlève rien à la qualité exceptionnelle de ce thriller.

    A défaut de pouvoir prendre l’avion vers les récifs de corail, je vais sagement attendre la prochaine enquête de Lilith et Maema prévue pour le mois de janvier 2020 toujours dans la collection La Bête Noire des éditions Robert Laffont.

    https://culturez-moi.com/le-bucher-de-moorea/

  • Les_lectures_de_linzio 18 septembre 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    Immersion totale en Polynésie : Odeurs, couleurs, sensations, toucher, coutumes....
    Le paradis me direz vous ?! Oui, enfin presque, plongé en plein coeur de la jungle : le cauchemar ! 4 cadavres découpés en morceaux sur un bûcher... macabre découverte.
    .
    J’avoue avoir eu du mal au début, à savoir où voulez en venir l’auteur, mais ma curiosité a été plus forte et m’a poussé à en savoir plus.
    .
    Lilith photographe accompagnée de son amie journaliste Maema vont mener l’enquête. En parallèle nous avons Nael, ce Nael... je ne pensais pas trouver un tel personnage... complément barré, il se dit être l’artiste de la mort.... Forcément tous ce beau monde vont finir par se croiser à un moment donné....
    .
    Au-delà de l’enquête ce livre est une vrair découverte des uses et coutumes de la Polynésie Française.
    .
    Polar qualifié de "Noir azur" belle contradiction me direz vous ! Mais en fait ce livre c’est totalement ça ! Vous avez l’île et son côté paradisiaque et au plus profond les méandres, l’enfer, la noirceur...
    .
    Pas un coup de coeur mais un voyage inattendu ! Et j’ai quand même hâte de retrouver Lilith et son île !!

  • Stef Eleane 25 octobre 2019
    Le Bûcher de Moorea - Patrice Guirao

    Patrice Guirao nous emmène sur les terres de Tahiti. Un endroit si rêvé par nous petits habitants de la métropole, idéalisé ou même stéréotypé. Mais l’auteur nous remet gentiment à notre place et nous fait descendre aux tréfonds de la sève de ce peuple d’une manière assez horrible.

    Des touristes trouvent un bucher compose de trois têtes et divers membres. Tous carbonisé. Sans aucune identité les forces de l’ordre attendent les renforts de la police judiciaire venant de paris. En attendant, Maema, une journaliste, et Lilith, une photographe, se lancent les pas des ou du meurtrier.

    De l’autre côté de l’hexagone, en France, un homme exécute au petit bonheur la chance. Sa dernière victime, une femme âgée, va bouleverser son équilibre macabre.

    Lilith, le tronc commun

    Vous l’aurez compris, ce roman se compose de 2 histoires avec pour lien le personnage de Lilith. Jeune femme qui assume sa bisexualité, son envie de liberté, ses origines, son physique. Un personnage attachant.

    Les deux trames de l’histoire s’entortillent autour d’elle tels des serpents. L’un est venimeux et l’autre se resserre sur elle progressivement.

    L’une des deux ne m’a pas convaincue.

    L’histoire de cet homme qui joue à l’ange de la mort ne m’a pas vraiment emballée. On ne peut pas dire que je n’ai pas eu d’empathie pour lui, car l’auteur ne cherche pas vraiment qu’on en est. La psychologie du serial killer est plutôt réussie. Non, il y a un élément qui m’a détaché du livre. Un rat. Oui, vous avez bien lu ! Un rat qui parle. C’est la seule chose qui m’a gêné dans ce roman. Il n’y aurait pas eu ce rat, je pense que j’aurai adoré ce livre, pour l’ambiance, l’immersion en Tahiti. Mais il y a ce Rat.

    En contrepartie, l’histoire est prenante. On est au cœur des croyances. D’une végétation, un environnement. La vie derrière la carte postale.

    C’est un retour mitigé que je vous offre sur ce roman. Mention spéciale pour la maison d’édition qui a réalisé une merveilleuse couverture.

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