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Sur les ossements des morts - Prix Nobel de Littérature 2018

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  • Kirzy 2 janvier 2020
    Sur les ossements des morts - Prix Nobel de Littérature 2018

    On ne va pas se mentir, je n’avais jamais entendu parler de Olga Tokarczuk jusqu’à l’obtention de son récent prix Nobel. Je me suis donc rendue chez mon libraire qui m’a conseillée d’entrer dans son univers par son roman le plus accessible, Sur les ossements de morts, donc.

    Ce que je retiens avant tout de cette lecture vraiment surprenante, c’est d’abord son incroyable et personnage principal : Janina Doucheyko, ingénieure à la retraite, vivant esseulée dans un hameau de la région des Sudètes, au fin fond de la Pologne, à la frontière tchèque. Tout le monde la prend pour une vieille cinglée. Faut dire qu’elle est bourrue, facilement paranoïaque et complètement toquée d’astrologie, obsédée par l’idée que le thème astrologique d’une personne pourrait révéler la date de la mort. Et pour découvrir quelles planètes jouent le rôle des Moires, elle récolte, compulse des milliers de dates de naissance et de décès.

    Surtout, elle propose une lecture très personnelle des étranges crimes qui frappent le hameau. Des braconniers, des chasseurs meurent mystérieusement, elle y voit un juste châtiment pour punir des êtres abjects, une vengeance de la part des biches qui se transformeraient en tueuses subtiles. Magnifique idée qui apporte une touche presque fantastique à ce faux polar, amplifiée par les descriptions poétiques d’une nature rude et par les apparitions des fantômes de la mère et de la grand-mère de Janina.

    Le récit est très intelligemment menée, chaque détail compte, et l’écriture ciselée de Olga Tokarczuk plonge le lecteur dans une ambiance très singulière qui pousse à la réflexion. S’il y a bien un dénouement qui permet de résoudre brillamment l’enquête, la trame policière n’est en fait qu’une toile de fond prétexte à un portrait corrosif de la société polonaise des marges, et de façon plus universelle, à une fable sur notre rapport à la nature et aux animaux. On est clairement dans de la littérature engagée, mais sans lourdeur ou manichéisme, et surtout avec un sacré sens de l’humour, noir, forcément, comme en témoigne les toutes premières lignes :

    « Je suis à présent à un âge et dans un état de santé tels que je devrais penser à me laver soigneusement les pieds avant d’aller me coucher, au cas où l’ambulance viendrait me chercher en pleine nuit. »

    Une vraie découverte comme je les aime en littérature, déroutante et intelligente.

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