De force - Karine GIEBEL

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Résumé :

Maud Reynier, fille unique d’un chirurgien réputé est sauvagement attaquée et secourue de justesse par un joggeur. Mais son agresseur n’a qu’une obsession : finir le travail... tandis que le professeur Reynier, défiant la raison, s’obstine à ne pas vouloir prévenir la police.
La villa du célèbre médecin, où Maud est enfermée avec ses proches, devient le décor d’un huis clos inquiétant, et les secrets grondent en sourdine.

Vos avis

  • Nicolas Elie 10 septembre 2017
    De force - Karine GIEBEL

    Tu te souviens de « Purgatoire des innocents » ?
    Moi aussi.
    C’est là : http://leslivresdelie.org/171/
    Je te disais, deux points, ouvrez les guillemets, et maintenant, qu’est-ce que je lis ?
    Alors après la grande déception de « Satan était un ange », j’ai dépensé de la thune pour « De force ».
    J’aurais pas dû.
    C’est un bon bouquin, forcément, parce que la dame elle écrit bien. Le prologue est juste top, mais ça m’a déjà fait ça avec « Le hibou »… Je suis prudent avec les prologues maintenant.
    Tu vas tourner les pages, parce que t’as envie de savoir la suite, même si tu t’es fait un peu suer pendant les 200 premières pages, mais tu vas espérer pour rien. On est à des kilomètres de « Purgatoire des innocents ».
    Des années-lumières, même.
    Le personnage du garde du corps (t’inquiète, je dévoile rien), est redoutablement ridicule. À tout prendre, je préfère Kevin Costner dans le film du même nom… Tu vois le genre ?
    Il est juste un peu plus barré, ce qui n’est quand même pas si fréquent dans cette profession.
    Quoi ?
    T’en connais aussi des Agents de Protection Rapprochée ? Ils sont barrés, ceux que tu connais ? Alors ils t’ont menti. On peut pas être APR et barré. C’est pas compatible.
    Tu vois, ce qui fait grave suer, c’est qu’après un prologue comme celui-ci, t’es en droit (parce que tu payes, quand même) de t’attendre à un livre de très bon niveau. Ben non. C’est un bon roman, c’est une belle histoire… mais c’est tout.
    C’est cousu de fil blanc, comme ils disent dans « Modes et travaux » auquel je suis abonné parce que j’aime bien les canevas. Ça veut dire que même si t’es pas trop malin, tu vas savoir où elle t’emmène, et que tu seras pas surpris de la fin.
    C’est con, non, à 20 balles le truc ?
    Ça se lit vite, surtout si comme moi, t’espère te heurter à celle qui a écrit le purgatoire, et tu t’ennuies pas vraiment, mais c’est fadasse… Juste fadasse.
    L’histoire de cette famille de bourges, on s’en tape. L’histoire de la pauvre petite fille riche qui tombe amoureuse de son garde du corps, on s’en tape. L’histoire du père, coupable d’aimer les sous, on s’en tape aussi. Le jardinier, on s’en tape, et la belle-mère, même si elle est belle avant d’être mère, on s’en tape toujours. Finalement, le seul personnage intéressant, c’est celui qui est couché sur un lit d’hôpital et qui attend qu’on le débranche. Lui, j’aurais aimé qu’elle nous en parle un peu plus…
    Eh ben non.
    Tu vois, rien de rien, mis à part cette capacité que Madame Giebel a de te faire tourner les pages.
    En même temps, et tu le sais, elle a pas besoin de moi pour vendre des piles de bouquins. Est-ce à dire que je deviens beaucoup trop difficile ? Sans doute.
    C’est pas le livre de l’année, et c’est dommage. J’aurais bien aimé, pour une fois, te dire « Vas-y ! Va le chercher ! »
    Mais tant pis.
    Va chercher « Le purgatoire des innocents » si tu l’as pas déjà lu. Celui-là, tu vas l’aimer d’amour.
    Au moins, quand je te parle d’une pépite, tu peux me faire confiance…

  • universpolars 24 novembre 2018
    De force - Karine GIEBEL

    Ouvrir un bouquin de Giébel, - à présent je le sais -, c’est se donner un moyen d’observer la nature humaine, mais celle qui fait plonger l’être dans la terreur, le désespoir ou encore la souffrance. L’Homme dans toute sa splendeur. La douleur aussi, beaucoup de douleur, celle qui ne faiblit pas à travers les années, qui se nourrit même avec le temps qui passe.

    Dans "De force", deux constats principaux : concernant les personnages, cela reste pour moi une réussite totale. Giébel a un réel don pour cela, soit de savoir leur donner une âme vive, forte et très présente. Par contre, au sujet de la trame principale, je la trouve banale et manquant d’originalité. De plus, j’ai eu le "malheur" de voir venir le dénouement un peu trop rapidement, sans toutes les subtilités, évidemment. Mais voilà, quand on est face à un roman de Karine Giébel, nous plaçons la barre haute. C’est du moins mon cas.

    A présent les détails.

    Dans "De force", nous allons rapidement être confrontés à des thèmes d’ordres familiaux, qui pointent le doigt sur des aspects tels que le rejet, l’ignorance, l’indifférence, l’humiliation ou encore la peur. Mais aussi d’autres aspects tels que l’amour, qui peut parfois être pire que les qualificatifs que je viens de citer, et l’obsession, donc encore une fois la douleur.

    L’agression violente d’une jeune fille dans un parc, avortée par la présence et la défense d’un jogger, va nous éloigner du prologue et nous conduire vers le début de cette histoire. Le jogger c’est Luc, garde du corps de métier, et la jeune fille c’est Maud, issue d’une famille riche et respectable - ou plutôt respectée -, dont le père est chirurgien.

    Luc va être engagé par ce père de famille pour une mission de protection suite à des menaces sérieuses se dirigeant contre eux, des menaces planant et plongeant de plus en plus bas et de plus en plus près de leur cocon familial. Enfin... Cocon, une apparence.

    Quels personnages encore une fois dans ce thriller !

    Karine Giébel façonne ses personnages dans un métal précieux et de qualité, à l’image de Luc, jeune homme sûr de lui, cash, honnête, mais qui semble avancer avec des boulets aux pieds, arraché par de vieux démons qui refusent de lâcher prise. Qui est-il vraiment ? Ou plutôt, que traîne-t-il derrière lui ?

    Ou encore le père de Maud, "surprotecteur", homme puissant, influent, qui étouffe sa fille comme si elle allait se désintégrer à tout moment. Un homme inquiétant, antipathique, froid, craint, qui suscitera une grande méfiance de notre part. Qui est-il vraiment ?

    L’interaction entre ce jeune homme cash et ce père de famille que personne n’ose affronter est absolument superbe.

    Les interactions en général sont très tendues, brutes, dérangeantes et vives. Karine Giébel frappe cette fois-ci dans l’âme des personnages qui deviennent meurtris et blessés. Mais le sont-ils déjà dès le départ ?

    Luc, qui logera dans la propriété, va mener sa mission avec un sérieux impressionnant, tout en observant les personnes évoluant autour de lui. Il remarquera que les membres de cette famille riche et noble ont des manières de faire et des mœurs pas si nobles que cela, mais riches en information.

    "Ici, l’argent, le luxe et les convenances ne sont qu’un tapis sous lequel s’accumule la pourriture." Page 88

    La trame est intéressante mais, comme je l’ai dit avant, manque d’originalité. Nous savons ce qui se passe, nous devinons plus ou moins qui est en cause dans les événements qui se produisent, mais nous ne savons pas pourquoi. L’auteur, en nous faisant avancer doucement comme sur un plateau du jeu de l’oie, nous met tout de même une belle pression.

    J’ai toujours été fasciné par les secrets de famille, les vieilles affaires scellées dans une boîte hermétique enterrée à 100 mètres sous terre. Ici, il semblerait que mille boîtes soient enterrées ; un vrai cimetière de morceaux de vie prêts à éclater.

    La culpabilité et le regret sont des sentiments importants ici. Ne plus pouvoir faire machine arrière peut détruire plus ou moins n’importe qui.

    Lorsque les masques tombent, tout devient déjà plus clair, mais aussi plus sombre. Sommes-nous toutes et tous cachés derrière un masque durant notre vie ? C’est une question intéressante qui m’a tracassée un bon moment lorsque j’évoluais dans ce roman. Je me suis mis d’accord sur une réponse, la mienne, donc je la garderai pour moi.

    Au final, des personnages impeccables, une intrigue trop banale et un dénouement qui, à mon sens, manque de finesse.

    Bonne lecture.

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