La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

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Résumé :

Chine du Nord, juin 1995. Shen Ming, jeune et brillant professeur, est suspecté d’avoir assassiné une lycéenne, quelques jours après, il est poignardé près de l’école, dans une usine désaffectée. Neuf ans plus tard, le mystère s’épaissit. Les présumés meurtriers du professeur sont envoyés, eux aussi, au royaume des morts.

La rumeur se répand alors : et si Shen Ming avait traversé la rivière de l’oubli pour se réincarner et se venger ?

Surnommé « le Stephen King chinois », Cai Jun a 40 ans et vit à Shanghai. Ses romans se sont vendus à plus de 13 millions d’exemplaires.

Maître du suspense, Cai Jun nous réserve un final stupéfiant.

Il signe un thriller aux confins du réel, tout en brossant un portrait saisissant de la Chine d’aujourd’hui.

La Rivière de l’Oubli est le roman de la vie après la mort, de la vengeance parfaite, mais aussi de cette lueur qui, toujours, finit par transpercer l’obscurité.

Vos avis

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Roman alliant un choc visuel et un impact de l’âme. Vous n’en sortirez pas indemne.

    Ébranlez vos convictions sur toutes les intrigues déjà lues et plongez dans la rivière de l’oubli. Un cheminement effrayant vers la découverte du coupable ! - dont je n’ai à aucun moment deviné l’identité - sur une narration d’une grande force manipulatrice.

    Cain Jun à travers un roman à suspense, va nous dévoiler cette Chine dirigée par les rites et les coutumes. Des principes immuables qui règlent la conduite des hommes entre eux. Cain Jun va faire même mieux que cela il va s’en servir pour construire son roman et révolutionner à sa façon les mentalités, pointant du doigt des sujets sociaux brûlants de la Chine d’aujourd’hui. Cain Jun c’est une pensée créative double.

    La rivière de l’oubli est aussi une histoire d’amour, un amour trahi et responsable de la chute, c’est avec beaucoup de pudeur que cette variante est approchée.

    Si Wang est un héros hanté par la mémoire de sa vie passée, à la fois un bonheur et une douleur vive, à laquelle il ne peut échapper. J’avais envie de le prendre dans mes bras, de l’empêcher de grandir de lui dire qu’il avait le droit d’oublier. C’est probablement là que se situe la force de ce roman, c’est le héros principal qui est l’intrigue à lui seul, qui la porte et lui donne toute sa consistance. Cain Jun analyse, sous couvert de littérature, les causes sociales qui poussent au meurtre.

    Une enquête de près de 10 ans pour découvrir enfin le meurtrier de Shen Ming.

    Un roman audacieux aux dimensions particulières, beaucoup de logique et il surprend par son suspense et son atmosphère. Il nous éclaire sur "l’empire du milieu" pointant l’urgence du changement et de l’évolution des mentalités chinoises sociales trop contradictoires.

    En lisant "La rivière de l’oubli" vous n’aurez de cesse de connaitre la vérité, et en allant au delà de l’intrigue maîtresse vous apprécierez encore plus l’impact de ce roman dans son pays.

    critique plus détaillée ici https://happymandapassions.blogspot.com

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Roman alliant un choc visuel et un impact de l’âme. Vous n’en sortirez pas indemne.

    Ébranlez vos convictions sur toutes les intrigues déjà lues et plongez dans la rivière de l’oubli. Un cheminement effrayant vers la découverte du coupable ! - dont je n’ai à aucun moment deviné l’identité - sur une narration d’une grande force manipulatrice.

    Nous sommes tiraillés par les sentiments qui s’enchevêtrent. Les personnages entretiennent des relations complexes à travers le présent et le passé. L’atmosphère est pesante et à la fois nous ouvre les portes d’un futur plus serein.

    Un roman riche et fascinant, il y a plusieurs histoires dans une seule, le rendant parfois, hélas, difficile à lire, d’autant que l’écriture est un peu chaotique à mon gout avec des passages longs, dont on comprend le sens cachés à la fin seulement. Ce n’est pas non plus facile pour moi occidentale ! Il reste addictif et l’atmosphère à la fois lourde et pleine de perspectives nous enveloppe rapidement.

    Un roman audacieux aux dimensions particulières, beaucoup de logique et il surprend par son suspense et son atmosphère. Il nous éclaire sur "l’empire du milieu" pointant l’urgence du changement et de l’évolution des mentalités chinoises sociales trop contradictoires.

    En lisant "La rivière de l’oubli" vous n’aurez de cesse de connaitre la vérité, et en allant au delà de l’intrigue maîtresse vous apprécierez encore plus l’impact de ce roman dans son pays.

    avis plus détaillé ici https://happymandapassions.blogspot.com

  • jeanmid 29 septembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    À côté de certains auteurs français incontournables les éditions XO ont eu la bonne idée cette année de nous faire découvrir ce romancier chinois , Cai Jun , grâce à ce roman . Un livre qui mêle la thématique policière classique , le mystère et le surnaturel. Une histoire de réincarnation qui tient le coeur central de ce roman dont la religion bouddhiste , très présente en Chine , fait sienne et pour laquelle la mort n’est qu’un passage nécessaire vers une autre vie dans un nouveau corps . Comme un cycle perpétuel.
    Cette réincarnation ou cette renaissance c’est peut être celle du professeur de chinois au Lycée Nanming , Shen Ming , accusé d’avoir tué une jeune lycéenne en 1995 avant de se faire assassiner à son tour quelques jours plus tard dans des circonstances plus qu’étranges dans les ruines d’une usine désaffectée appelée la Zone de la Démone.
    A partir de 2004 et dans les années qui suivent la plupart des anciennes connaissances de Shen Ming meurent toutes les unes après les autres comme si le fantôme de Shen Ming se vengeait depuis l’eau delà ....à moins qu’il s’agisse de simples coïncidences. Au même moment un jeune élève prodige nommé , Si Wang , semble doué de pouvoirs surnaturels lui permettant de communiquer avec l’esprit de Shen Ming voire être même totalement possédé par lui par moment. Comme si Shen Ming continuait à se manifester par corps interposé afin de découvrir les véritables coupables et que son âme puisse enfin reposer en paix .
    Ce roman n’est pas un long fleuve tranquille : il peut par moment dérouter du fait du nombre de personnages , de leur patronyme et des flash back temporels réguliers . Mais on fini par s’habituer et à se laisser baigner volontiers dans cette culture chinoise - si différente de la nôtre - où la religion , très prégnante, rythme la vie des habitants .
    Les similitudes que l’on serait tenté de faire avec Stephen King me semblent un peu simplistes tant la culture chinoise montrée ici est éloignée de celle des américains ,tellement plus matérialiste.
    Il faut laisser ce roman vous ouvrir l’esprit , vous dépayser et découvrir un pays aux coutumes foncièrement ancrées dans cette civilisation pluri centenaire malgré l’influence de l’Occident de plus en plus prégnante. Enfin ne pas oublier que ce roman est un très bon thriller dont la fin vous bouleversera .

  • Sonia Boulimique des Livres 19 octobre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Un thriller chinois. Une première pour moi. Alléchée par le bandeau sur le livre nous précisant que Cai Jun est le Stephen King chinois. Une belle lecture, mais qui reste pourtant mitigée…

    Le livre commence par un aide-mémoire avec la liste des personnages, et je remercie l’éditeur pour cette délicate attention ! Car nous sommes dans la même problématique que les polars nordiques, les noms des protagonistes sont imprononçables et ont une consonance très proche. Et j’avoue que ça, ça me gave !! Donc, grâce a ces quelques pages, je n’ai pas été perdue. Car entre Si Wang, Wang Er et les autres il y a de quoi perdre la boussole.

    On s’immerge dans la culture chinoise, ses rites et ses coutumes. C’est une manne d’informations passionnantes sur un mode de pensée et de vie totalement à l’opposée du notre. C’est très intéressant, je me suis régalée. L’auteur se sert de ces principes immuables pour pointer du doigt les sujets sensibles de la Chine actuelle. Dans ce pays, tout le monde se tutoie, il faut au lecteur un temps d’adaptation, nous ne sommes pas habitués. Le policier qui tutoie le suspect lors de l’interrogatoire, ça déstabilise, vous ne trouvez pas ?

    Entre trahisons et secrets, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Malgré tout, le rythme est « à l’asiatique », calme, posé, poétique. La touche de fantastique avec le sujet de la mort et de la réincarnation est très bien documenté, c’est une mine d’or de toutes les croyances chinoises. Riche et fascinant. J’ai vraiment adoré toute cette partie. Le passé et le présent se mêlent et se fondent.

    Quant à la fin, j’avoue avoir été scotchée par la chute, je ne m’y attendais pas du tout ! Et croyez-moi, ça vaut le coup !

    Le bémol pour moi c’est que ce roman est trop long, il traîne en longueur et j’ai trouvé beaucoup de passages inutiles. On ne peut pas dire que je me sois ennuyée, mais pas loin. Malgré tout, « La rivière de l’oubli » est une lecture riche, détaillée, à la construction déstructurée mais très pertinente. L’intrigue est solide. L’écriture rigoureuse et différente de ce que l’on connait, les traits de caractère des personnages sont déstabilisants. C’est une immersion dans l’Asie et ses codes, ses mœurs, sa philosophie.

    Un voyage initiatique que je vous conseille, surtout si vous appréciez les lectures calmes aux détails approfondis. Mais aussi et surtout pour l’évasion qu’il procure.

  • universpolars 20 novembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Cai Jun est né en 1978 à Shanghaï. Cet auteur, dont le succès est notamment dû à son imagination débordante et au suspense de ses romans, est l’un des plus lus en Chine. Il serait même surnommé « Le Stephen King chinois » ! Rien que ça...

    En ouvrant ce pavé, deux choses m’intéressent avant même d’avoir débuté la lecture : d’une part, le fait d’être totalement dépaysé en débarquant en Chine - géographie, contexte social ou culturel - et, d’autre part, de découvrir le style d’un auteur venant de ce pays. Eh oui, c’est une première pour moi !

    En tournant les premières pages de ce thriller, je laisse échapper un « ouf ! », accompagné d’une certaine jubilation. L’écriture dégage une certaine spontanéité ; nous sommes sèchement happés et levés du sol par un style vif et plein d’énergie.

    Mais ! Il y a de longs longs longs passages qui m’ont, au bout du compte, pas mal ennuyé. J’y reviendrai.

    L’auteur met en place des dialogues encore une fois vifs mais aussi inhabituels pour moi. Nous constatons, évidemment, que nous sommes ancrés dans une culture totalement différente. Voilà déjà l’un des attraits que j’attendais en évoluant dans cette histoire ! Les relations entre les protagonistes, leur façon de s’interpeller, de se parler, leurs manières de vivre ou encore d’enquêter, sont pour moi des éléments pittoresques.

    L’histoire ? Nous débutons ce périple dans un lycée nommé Nanming. Une jeune étudiante est retrouvée assassinée sur le toit de la bibliothèque. Son professeur de chinois - notre premier interlocuteur - prendra très rapidement le rôle du principal suspect. Qu’il soit coupable ou non, son entourage va se retourner pour finalement le lâcher.

    Quelques jours plus tard, il sera à son tour retrouvé assassiné, poignardé près de l’école. Dès ce moment, l’histoire commencera réellement pour nous - du moins pour moi ! La vengeance est un plat qui se mange froid, même en Chine, et c’est donc dix ans plus tard que nous allons poursuivre ce récit. Une belle et surprenante vengeance !

    L’auteur met en place son récit en accordant une importance capitale aux personnages. Ceux-ci sont fouillés, décrits avec précision et grande attention. Sans nous en rendre compte vraiment, nous nous impliquons toujours un peu plus, pour finalement nous enfouir totalement dans leur vie.

    Bien que notre culture et la leur soient radicalement différentes, nous remarquerons que, fondamentalement, nous sommes tous les mêmes. Entre l’envie et la jalousie, la colère et l’amour ou encore la haine et l’amitié, nous évoluons toutes et tous avec les mêmes sentiments de base.

    En ajoutant une petite trame surnaturelle - un peu à la Stephen King, c’est vrai ! -, l’auteur va nous faire grimper sur l’échelle de l’émotion. Un enfant surdoué, le principe de la réincarnation, la vie après la mort ou encore cette fameuse vengeance, voici quelques éléments qui vont nous accompagner tout au long de ce récit.

    L’auteur va pousser jusqu’au summum l’épaisseur des protagonistes. J’ai rarement été confronté à autant de puissance concernant des personnages. De plus, l’atmosphère asiatique, dont l’auteur nous transmet moult détails, nous enrobe toujours un peu plus.

    Un peu trop ???

    Malgré toutes ces louanges - à juste titre ! -, je dois admettre que j’ai subi aussi une grande traversée du désert ! Un bien pour un mal, c’est vrai, mais s’enfouir autant, au bout d’un moment, ça me fait presque l’effet inverse. Être patient, c’est bien, mais j’ai des limites. Bien que l’écriture et le style soient plus que corrects, j’avais tout de même envie d’avancer !

    Le dénouement est correct, bien amené, mais sans grosses surprises. Ce roman était pour moi très prometteur, un départ sur les chapeaux de roues, mais je me suis finalement bien ennuyé avec, notamment, de sérieuses répétitions !

    Bonne lecture.

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