La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

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Résumé :

Chine du Nord, juin 1995. Shen Ming, jeune et brillant professeur, est suspecté d’avoir assassiné une lycéenne, quelques jours après, il est poignardé près de l’école, dans une usine désaffectée. Neuf ans plus tard, le mystère s’épaissit. Les présumés meurtriers du professeur sont envoyés, eux aussi, au royaume des morts.

La rumeur se répand alors : et si Shen Ming avait traversé la rivière de l’oubli pour se réincarner et se venger ?

Surnommé « le Stephen King chinois », Cai Jun a 40 ans et vit à Shanghai. Ses romans se sont vendus à plus de 13 millions d’exemplaires.

Maître du suspense, Cai Jun nous réserve un final stupéfiant.

Il signe un thriller aux confins du réel, tout en brossant un portrait saisissant de la Chine d’aujourd’hui.

La Rivière de l’Oubli est le roman de la vie après la mort, de la vengeance parfaite, mais aussi de cette lueur qui, toujours, finit par transpercer l’obscurité.

Vos #AvisPolar

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Roman alliant un choc visuel et un impact de l’âme. Vous n’en sortirez pas indemne.

    Ébranlez vos convictions sur toutes les intrigues déjà lues et plongez dans la rivière de l’oubli. Un cheminement effrayant vers la découverte du coupable ! - dont je n’ai à aucun moment deviné l’identité - sur une narration d’une grande force manipulatrice.

    Cain Jun à travers un roman à suspense, va nous dévoiler cette Chine dirigée par les rites et les coutumes. Des principes immuables qui règlent la conduite des hommes entre eux. Cain Jun va faire même mieux que cela il va s’en servir pour construire son roman et révolutionner à sa façon les mentalités, pointant du doigt des sujets sociaux brûlants de la Chine d’aujourd’hui. Cain Jun c’est une pensée créative double.

    La rivière de l’oubli est aussi une histoire d’amour, un amour trahi et responsable de la chute, c’est avec beaucoup de pudeur que cette variante est approchée.

    Si Wang est un héros hanté par la mémoire de sa vie passée, à la fois un bonheur et une douleur vive, à laquelle il ne peut échapper. J’avais envie de le prendre dans mes bras, de l’empêcher de grandir de lui dire qu’il avait le droit d’oublier. C’est probablement là que se situe la force de ce roman, c’est le héros principal qui est l’intrigue à lui seul, qui la porte et lui donne toute sa consistance. Cain Jun analyse, sous couvert de littérature, les causes sociales qui poussent au meurtre.

    Une enquête de près de 10 ans pour découvrir enfin le meurtrier de Shen Ming.

    Un roman audacieux aux dimensions particulières, beaucoup de logique et il surprend par son suspense et son atmosphère. Il nous éclaire sur "l’empire du milieu" pointant l’urgence du changement et de l’évolution des mentalités chinoises sociales trop contradictoires.

    En lisant "La rivière de l’oubli" vous n’aurez de cesse de connaitre la vérité, et en allant au delà de l’intrigue maîtresse vous apprécierez encore plus l’impact de ce roman dans son pays.

    critique plus détaillée ici https://happymandapassions.blogspot.com

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Roman alliant un choc visuel et un impact de l’âme. Vous n’en sortirez pas indemne.

    Ébranlez vos convictions sur toutes les intrigues déjà lues et plongez dans la rivière de l’oubli. Un cheminement effrayant vers la découverte du coupable ! - dont je n’ai à aucun moment deviné l’identité - sur une narration d’une grande force manipulatrice.

    Nous sommes tiraillés par les sentiments qui s’enchevêtrent. Les personnages entretiennent des relations complexes à travers le présent et le passé. L’atmosphère est pesante et à la fois nous ouvre les portes d’un futur plus serein.

    Un roman riche et fascinant, il y a plusieurs histoires dans une seule, le rendant parfois, hélas, difficile à lire, d’autant que l’écriture est un peu chaotique à mon gout avec des passages longs, dont on comprend le sens cachés à la fin seulement. Ce n’est pas non plus facile pour moi occidentale ! Il reste addictif et l’atmosphère à la fois lourde et pleine de perspectives nous enveloppe rapidement.

    Un roman audacieux aux dimensions particulières, beaucoup de logique et il surprend par son suspense et son atmosphère. Il nous éclaire sur "l’empire du milieu" pointant l’urgence du changement et de l’évolution des mentalités chinoises sociales trop contradictoires.

    En lisant "La rivière de l’oubli" vous n’aurez de cesse de connaitre la vérité, et en allant au delà de l’intrigue maîtresse vous apprécierez encore plus l’impact de ce roman dans son pays.

    avis plus détaillé ici https://happymandapassions.blogspot.com

  • jeanmid 29 septembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    À côté de certains auteurs français incontournables les éditions XO ont eu la bonne idée cette année de nous faire découvrir ce romancier chinois , Cai Jun , grâce à ce roman . Un livre qui mêle la thématique policière classique , le mystère et le surnaturel. Une histoire de réincarnation qui tient le coeur central de ce roman dont la religion bouddhiste , très présente en Chine , fait sienne et pour laquelle la mort n’est qu’un passage nécessaire vers une autre vie dans un nouveau corps . Comme un cycle perpétuel.
    Cette réincarnation ou cette renaissance c’est peut être celle du professeur de chinois au Lycée Nanming , Shen Ming , accusé d’avoir tué une jeune lycéenne en 1995 avant de se faire assassiner à son tour quelques jours plus tard dans des circonstances plus qu’étranges dans les ruines d’une usine désaffectée appelée la Zone de la Démone.
    A partir de 2004 et dans les années qui suivent la plupart des anciennes connaissances de Shen Ming meurent toutes les unes après les autres comme si le fantôme de Shen Ming se vengeait depuis l’eau delà ....à moins qu’il s’agisse de simples coïncidences. Au même moment un jeune élève prodige nommé , Si Wang , semble doué de pouvoirs surnaturels lui permettant de communiquer avec l’esprit de Shen Ming voire être même totalement possédé par lui par moment. Comme si Shen Ming continuait à se manifester par corps interposé afin de découvrir les véritables coupables et que son âme puisse enfin reposer en paix .
    Ce roman n’est pas un long fleuve tranquille : il peut par moment dérouter du fait du nombre de personnages , de leur patronyme et des flash back temporels réguliers . Mais on fini par s’habituer et à se laisser baigner volontiers dans cette culture chinoise - si différente de la nôtre - où la religion , très prégnante, rythme la vie des habitants .
    Les similitudes que l’on serait tenté de faire avec Stephen King me semblent un peu simplistes tant la culture chinoise montrée ici est éloignée de celle des américains ,tellement plus matérialiste.
    Il faut laisser ce roman vous ouvrir l’esprit , vous dépayser et découvrir un pays aux coutumes foncièrement ancrées dans cette civilisation pluri centenaire malgré l’influence de l’Occident de plus en plus prégnante. Enfin ne pas oublier que ce roman est un très bon thriller dont la fin vous bouleversera .

  • Sonia Boulimique des Livres 19 octobre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Un thriller chinois. Une première pour moi. Alléchée par le bandeau sur le livre nous précisant que Cai Jun est le Stephen King chinois. Une belle lecture, mais qui reste pourtant mitigée…

    Le livre commence par un aide-mémoire avec la liste des personnages, et je remercie l’éditeur pour cette délicate attention ! Car nous sommes dans la même problématique que les polars nordiques, les noms des protagonistes sont imprononçables et ont une consonance très proche. Et j’avoue que ça, ça me gave !! Donc, grâce a ces quelques pages, je n’ai pas été perdue. Car entre Si Wang, Wang Er et les autres il y a de quoi perdre la boussole.

    On s’immerge dans la culture chinoise, ses rites et ses coutumes. C’est une manne d’informations passionnantes sur un mode de pensée et de vie totalement à l’opposée du notre. C’est très intéressant, je me suis régalée. L’auteur se sert de ces principes immuables pour pointer du doigt les sujets sensibles de la Chine actuelle. Dans ce pays, tout le monde se tutoie, il faut au lecteur un temps d’adaptation, nous ne sommes pas habitués. Le policier qui tutoie le suspect lors de l’interrogatoire, ça déstabilise, vous ne trouvez pas ?

    Entre trahisons et secrets, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Malgré tout, le rythme est « à l’asiatique », calme, posé, poétique. La touche de fantastique avec le sujet de la mort et de la réincarnation est très bien documenté, c’est une mine d’or de toutes les croyances chinoises. Riche et fascinant. J’ai vraiment adoré toute cette partie. Le passé et le présent se mêlent et se fondent.

    Quant à la fin, j’avoue avoir été scotchée par la chute, je ne m’y attendais pas du tout ! Et croyez-moi, ça vaut le coup !

    Le bémol pour moi c’est que ce roman est trop long, il traîne en longueur et j’ai trouvé beaucoup de passages inutiles. On ne peut pas dire que je me sois ennuyée, mais pas loin. Malgré tout, « La rivière de l’oubli » est une lecture riche, détaillée, à la construction déstructurée mais très pertinente. L’intrigue est solide. L’écriture rigoureuse et différente de ce que l’on connait, les traits de caractère des personnages sont déstabilisants. C’est une immersion dans l’Asie et ses codes, ses mœurs, sa philosophie.

    Un voyage initiatique que je vous conseille, surtout si vous appréciez les lectures calmes aux détails approfondis. Mais aussi et surtout pour l’évasion qu’il procure.

  • universpolars 20 novembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Cai Jun est né en 1978 à Shanghaï. Cet auteur, dont le succès est notamment dû à son imagination débordante et au suspense de ses romans, est l’un des plus lus en Chine. Il serait même surnommé « Le Stephen King chinois » ! Rien que ça...

    En ouvrant ce pavé, deux choses m’intéressent avant même d’avoir débuté la lecture : d’une part, le fait d’être totalement dépaysé en débarquant en Chine - géographie, contexte social ou culturel - et, d’autre part, de découvrir le style d’un auteur venant de ce pays. Eh oui, c’est une première pour moi !

    En tournant les premières pages de ce thriller, je laisse échapper un « ouf ! », accompagné d’une certaine jubilation. L’écriture dégage une certaine spontanéité ; nous sommes sèchement happés et levés du sol par un style vif et plein d’énergie.

    Mais ! Il y a de longs longs longs passages qui m’ont, au bout du compte, pas mal ennuyé. J’y reviendrai.

    L’auteur met en place des dialogues encore une fois vifs mais aussi inhabituels pour moi. Nous constatons, évidemment, que nous sommes ancrés dans une culture totalement différente. Voilà déjà l’un des attraits que j’attendais en évoluant dans cette histoire ! Les relations entre les protagonistes, leur façon de s’interpeller, de se parler, leurs manières de vivre ou encore d’enquêter, sont pour moi des éléments pittoresques.

    L’histoire ? Nous débutons ce périple dans un lycée nommé Nanming. Une jeune étudiante est retrouvée assassinée sur le toit de la bibliothèque. Son professeur de chinois - notre premier interlocuteur - prendra très rapidement le rôle du principal suspect. Qu’il soit coupable ou non, son entourage va se retourner pour finalement le lâcher.

    Quelques jours plus tard, il sera à son tour retrouvé assassiné, poignardé près de l’école. Dès ce moment, l’histoire commencera réellement pour nous - du moins pour moi ! La vengeance est un plat qui se mange froid, même en Chine, et c’est donc dix ans plus tard que nous allons poursuivre ce récit. Une belle et surprenante vengeance !

    L’auteur met en place son récit en accordant une importance capitale aux personnages. Ceux-ci sont fouillés, décrits avec précision et grande attention. Sans nous en rendre compte vraiment, nous nous impliquons toujours un peu plus, pour finalement nous enfouir totalement dans leur vie.

    Bien que notre culture et la leur soient radicalement différentes, nous remarquerons que, fondamentalement, nous sommes tous les mêmes. Entre l’envie et la jalousie, la colère et l’amour ou encore la haine et l’amitié, nous évoluons toutes et tous avec les mêmes sentiments de base.

    En ajoutant une petite trame surnaturelle - un peu à la Stephen King, c’est vrai ! -, l’auteur va nous faire grimper sur l’échelle de l’émotion. Un enfant surdoué, le principe de la réincarnation, la vie après la mort ou encore cette fameuse vengeance, voici quelques éléments qui vont nous accompagner tout au long de ce récit.

    L’auteur va pousser jusqu’au summum l’épaisseur des protagonistes. J’ai rarement été confronté à autant de puissance concernant des personnages. De plus, l’atmosphère asiatique, dont l’auteur nous transmet moult détails, nous enrobe toujours un peu plus.

    Un peu trop ???

    Malgré toutes ces louanges - à juste titre ! -, je dois admettre que j’ai subi aussi une grande traversée du désert ! Un bien pour un mal, c’est vrai, mais s’enfouir autant, au bout d’un moment, ça me fait presque l’effet inverse. Être patient, c’est bien, mais j’ai des limites. Bien que l’écriture et le style soient plus que corrects, j’avais tout de même envie d’avancer !

    Le dénouement est correct, bien amené, mais sans grosses surprises. Ce roman était pour moi très prometteur, un départ sur les chapeaux de roues, mais je me suis finalement bien ennuyé avec, notamment, de sérieuses répétitions !

    Bonne lecture.

  • Le Monde de Marie 28 novembre 2018
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Ce livre nous emporte dans une intrigue qui mêle à merveille l’enquête policière à un bel aspect fantastique. Ce dernier est nourri par les croyances populaires et plus particulièrement « la réincarnation ».

    Outre les croyances chinoises, on y découvre aussi certaines de leurs coutumes, leurs lieux de vie, leur manière d’interagir entre eux. Un décor qui reste, tout comme l’histoire, très sombre. On y voit la misère qui côtoie les plus aisés.

    J’ai adoré découvrir cette plume d’un autre continent. Très fluide et avec un joli côté poétique, elle m’a à la fois plu et surprise. Notamment dans la manière dont les personnages se tutoient d’emblée. Peu importe leur niveau social ou leur hiérarchie.

    Alors qu’on a l’habitude d’élucider une intrigue policière aux côtés des policiers ou même des proches de la victime, c’est ici cette dernière elle-même, qui, après s’être réincarnée, va pouvoir mener ses propres investigations. Sous les traits d’un jeune homme solitaire mais doté d’une grande intelligence, il renouera avec son passé et démêlera les fils de mystère qui entoure sa mort.

    Ce n’est pas un mais plusieurs meurtres qui vont chercher justice. Une intrigue qui se passe sur de nombreuses années et dans laquelle il est difficile pour le lecteur d’y voir clair. Tous semblent avoir qqch à cacher, tous sont liés. Alors que certains passages pourront paraître un peu longs, l’auteur nous livre peu à peu les clés du mystère et nous emporte vers une fin dès plus surprenante.

    J’ai été heureuse qu’une liste des personnages soit présente en début d’ouvrage. Les noms chinois ne nous sont pas communs et leur florilège pourrait nous perdre. Ce qui, grâce à cette liste, n’a pas du tout était le cas ici.

    J’ai été emportée par l’intrigue, ses personnages et la découverte de la chine et ses croyances. Très bien construit et très fourni, son dénouement ne pourra que vous surprendre tout en vous déroutant.

    Un nouvel auteur que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.

  • Root 1er janvier 2019
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Shen Ming semblait promis à un bel avenir. Étudiant talentueux, il est devenu, à 25 ans, un professeur apprécié de ses élèves et très investi dans sa tâche. Trop investi ? Lorsque le corps de Liu Man est retrouvé sur le toit d’un des bâtiments de l’établissement, tous les regards se tournent vers lui. Et pour cause : depuis quelque temps, la rumeur d’une éventuelle liaison entre Shen Ming et la jeune fille courait dans les couloirs. Ajoutez à cela qu’il l’a reçue dans son bureau le soir précédant sa mort et que c’est lui-même qui a découvert le corps, Shen Ming est en très mauvaise posture. Plus il tente de se disculper du crime qu’il n’a pas commis, plus il s’enfonce. Les innocents sont de bien mauvais plaideurs et même Gu Qiusha, sa fiancée, ne le croit pas. Très vite, c’est le corps de Shen Ming qui est retrouvé sans vie.

    « Le 19 juin 1995, un lundi à dix heures du soir, je mourus, assassiné. »

    Son âme, elle, semble ne pas avoir franchi la porte de l’autre monde. Comme dans bien des histoires, la victime, par quelque moyen qui nous dépasse, ne trouvera pas le repos tant qu’elle ne se sera pas vengée de son bourreau et n’aura pas rétabli la vérité. C’est ainsi que 9 ans plus tard, Shen Ming réapparaît… autrement.

    La première partie du roman est fascinante. La culture chinoise, ses croyances, le mode de pensée oriental, les idéaux politiques et sociétaux, le voyage est réjouissant. L’intrigue se déroule doucement, laissant le temps nécessaire à la découverte. Puis les personnages s’accumulent (l’index en début d’ouvrage s’avère plus qu’utile), les chemins de vie se multiplient et j’avoue que je suis revenue plus d’une fois sur mes pas pour être bien sûre de qui était qui, et de qui avait fait quoi. Avec la mise sur la touche de certains personnages, la tension s’émousse et l’intérêt avec. L’ambivalence ambiante était pourtant prenante, mais je me suis lassée de ce qui m’a semblé être des digressions. Semblé, oui, car évidemment, tout est dit pour de bonnes raisons, mais lesdites raisons apparaissent parfois un peu tard, et quand tombent les révélations, elles n’ont pas l’effet escompté.

    Je regrette vraiment d’avoir décroché en route, car La Rivière de l’oubli est un roman original, écrit avec une classe certaine (pas besoin de parler chinois pour s’en rendre compte, la traduction le laisse facilement imaginer). Quant à la prestigieuse mention « Surnommé le Stephen King chinois », qui bien sûr m’a fait de l’œil, l’inconditionnelle de King que je suis n’approuve pas.

  • Ju lit les Mots 14 janvier 2019
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Quelle plaisir de découvrir une plume différente avec une intrigue qui oscille entre Polar et thriller fantastique. En publiant cet auteur Chinois vendu à plus de 13 millions de livres, XO éditions permet à ses lecteur de plonger dans une intrigue hors du commun et de découvrir par cette plume un pan des traditions et croyances chinoises. Je ne me doutais pas de ce que j’allais découvrir, même si cette petite phrase d’accroche, surnommé « le Stephen King chinois », faisait son petit effet sur moi et laissait présager une petite découverte sympathique.

    Et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçue, même si le démarrage est assez déstabilisant, on se fait vite à la plume de l’auteur et malgré quelques longueurs ou répétitions d’un chapitre à l’autre, on a envie de savoir comment tout cela va se terminer.

    Ce qui m’a le plus déstabilisé au départ, c’est le tutoiement ! Je n’ai à ce jour, jamais vu un flic tutoyer son suspect… Une fois la surprise passée, il faut juste intégrer que nous sommes dans une Chine communiste et que les règles sont différentes, que ce soit dans l’attitude des personnages, cette déférence que nous occidentaux n’avons pas… Mais parfois également cette attitude servile de certains…

    La lecture commence avec une liste des différents protagonistes et c’est appréciable, car on peut facilement se perdre avec des prénoms aux consonances différentes de celles que nous connaissons.

    L’auteur construit une intrigue très bien ficelée, la traduction est très fluide et rend bien cette atmosphère oppressante propre à ce genre, tout en faisant ressortir l’emprunte particulière de l’auteur.

    On suit une enquête, menée sur plusieurs années, parsemée de fantastique où la réincarnation joue un rôle prépondérant. On apprend beaucoup de choses sur les croyances populaires chinoises et notamment sur la réincarnation et sa perception.

    Que l’on croit à ces histoires ou pas, ces croyances, superstitions ont le mérite de montrer l’importance du monde des esprits, en les mettant au centre de son intrigue l’auteur nous permet de mieux comprendre les traditions et la mentalité chinoise.

    Une ambiance fantastique et surnaturelle, ancrée dans la réalité, grâce à cette enquête qui n’a rien de surnaturelle, puisque plusieurs meurtres non élucidés ont bien eu lieu. Une intrigue très bien ficelée dont on savoure chaque ligne, grâce à l’auteur qui nous transporte parfois à la limite de l’inconcevable. Notre regard occidental sera plus critique, plus extérieur et pourtant l’intrigue a un côté fantastique prenant et haletant, mais tout en étant emprunt de poésie. Cette poésie palpable grâce à cette fascination que nous avons de l’Asie.

    La résolution de l’intrigue, qui court sur plusieurs années, happe le lecteur qui est pris entre les filets de l’auteur et lorsque l’on pense que justice est enfin rendue, un retournement de situation vient tout remettre en question. Et même si justice est faite, on ne peut que se demander comment cela aurait été appréhendé en occident. Les délais de prescriptions inexistants permettent une justice peut-être plus équitable… Ou du moins une justice sans terme échu. La Chine communiste prend tout ce sens et pourtant elle n’est pas exempte de trafics en tout genre et de corruptions.

    L’être humain est également décrit dans ce qu’il a de plus sombre et de plus vil sous couvert d’égalité. Il y a un côté « modernisme » qui est inexistant notamment dans les descriptions de la rue, avec la restauration de rue et les immeubles décrépits.

    La noirceur est autant présente dans la description humaine que dans le tableau environnemental décrit. C’est sombre, glauque, crasseux comme un parallèle entre l’être humain et les murs qui l’enferment…

    L’auteur parsème son intrigue de références poétiques et c’est rafraichissant, car on sort de cette lecture enrichie de quelques notations et surtout de quelques auteurs à découvrir…

  • Musemania 5 février 2019
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    Je remercie XO Editions pour ce nouveau partenariat en leur compagnie. J’espère que cela sera le premier d’une longue lignée car c’est une maison d’édition dont j’apprécie beaucoup le catalogue.

    Dans le genre « premier pas dans l’inconnu », on ne pouvait pas faire mieux. L’accroche pour présenter ce livre est « Cai Jun, le Stephen King chinois » et en effet, c’est surprenant car l’auteur balaie les traditions du polar. De ce dernier, j’ai été vite plongée dans le fantastique, genre que je ne connais pas assez bien à mon goût. La nouveauté, j’adore, alors j’ai plongé.

    Shen Ming est le personnage central de ce livre. Professeur de chinois dans un lycée réputé, sa jeune carrière semble prometteuse tout comme pour sa vie personnelle avec un prochain mariage. Lorsqu’une jeune élève de son lycée est assassinée, tous les soupçons convergent vers lui, notamment parce que la rumeur dit qu’ils entretenaient une liaison. Très vite, ses amis d’hier lui tournent le dos et malgré l’absence de preuves, il est soupçonné par la police. Quelques jours plus tard, il est lui-même assassiné. Qui a pu vouloir la mort d’un professeur au départ sans histoire ? Les années passent et un jour, un jeune garçon, Si Wang, affirme se souvenir de sa vie précédente en la personne de Shen Ming. Il est alors temps de se venger. Et si Shen Ming n’avait pas traversé « la rivière de l’oubli » ?

    J’ai particulièrement apprécié la première partie du récit qui est abordée à la première personne du singulier, par le héros, Shen Ming. Cela permet aux lecteurs de vraiment se transposer aux côtés des personnages. On est bien dans l’univers fantastique et donc, il faut garder l’esprit très ouvert. Occidentaux, nous ne partageons pas forcément les croyances orientales en la réincarnation mais ce côté mystique m’a assez bien charmée.

    Le petit bémol pour moi dans ce livre est le nombre important de personnages et ce n’est donc pas tout le temps évident de s’y retrouver. Surtout que l’auteur fait des sauts dans le temps, ce qui complique encore plus la chose.

    Comme pour les autres romans que j’ai lus cette année, je reste un peu coincée avec les dénominations asiatiques (je vous en avais fait part dans de précédentes chroniques). Les ressemblances entre les différents noms ne facilitent pas la chose. Heureusement, l‘auteur a dû avoir pitié de lecteurs comme moi qui ont des difficultés avec les noms à consonances orientales car il fournit un petit lexique des personnages centraux du récit avec de brèves descriptions. Alors que d’habitude, c’est moi qui m’y colle, Cai Jun a eu la générosité de me prémâcher le travail.

    Par ailleurs, je tire mon chapeau au traducteur, Claude Payen, car quand je vois le nombre de pages et la complexité de la trame, il a vraiment fait un travail époustouflant (remarque en passant : je trouve qu’on oublie trop souvent tout le travail ô combien fantastique que les traducteurs font pour nous offrir l’accès à des livres étrangers).

    Les quelques longueurs sont oubliées par le maintien d’un certain mystère tout du long. J’ai apprécié découvrir certaines us et coutumes chinoises que je ne connaissais pas (ex : le tutoiement très répandu dans la société). Voilà vraiment toute la magie de la lecture qui a le pouvoir de nous faire voyager, tout en restant dans notre canapé.

    Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/12/la-riviere-de-loubli-de-cai-jun.html

  • eTemporel 7 février 2019
    La Rivière de l’Oubli - Cai Jun

    On se retrouve aujourd’hui avec un auteur chinois, maître du suspens dans son pays et même surnommé le “Stephen King chinois” ! Pareil surnom garantissait mon intérêt pour Cai Jun et La rivière de l’oubli, bien sûr, mais la déception est d’autant plus grande quand on passe un peu à côté du livre. Étonnamment, j’étais plutôt bien rentrée dans l’histoire, c’est après que les choses se sont gâtées, mais commençons par le commencement.

    C’est l’histoire de Shen Ming, professeur de chinois, victime d’un injuste complot et assassiné un soir de l’année 1995. Quelques mois plus tard, naît un enfant du nom de Si Wang, réincarnation de la victime, obnubilé dès l’enfance par une seule et unique pensée : celle de se venger de tous ceux qui lui ont fait du tort dans sa vie antérieure.

    “On dit en Chine qu’à partir de la mort, l’être humain doit passer par la Porte des Fantômes, le Sentier des Sources Jaunes et juste avant d’atteindre le palais de l’au-delà, par le Fleuve de l’Oubli. Après avoir traversé ce dernier par le pont enjambant les eaux tumultueuses, on est prêt à se réincarner dans l’utérus d’une femme. À l’entrée du pont, une vieille femme nommée MengPo, se tient assise, un bol de soupe à la main. Si vous buvez cette soupe, vous pourrez traverser la rivière et oublier. À défaut, c’est une tout autre histoire et c’est l’idée même de mon roman : le destin de quelqu’un qui, n’ayant pas avalé la soupe de MengPo, vient au monde, avec la souffrance et les regrets d’une vie antérieure, l’amour et la haine…”

    Une intrigue originale au cours de laquelle le lecteur va découvrir tout un pan des coutumes et croyances chinoises. En plus de la réincarnation, dont le thème est omniprésent dans l’histoire, on découvre la vie dans cette Chine communiste de la fin du XXe siècle et elle est très différente de la nôtre. Les noms des personnages, les attitudes des gens les uns envers les autres, cette espèce de servilité qui semble être une marque de respect, tout m’était étranger et j’ai vraiment apprécié le voyage pendant toute la première partie du livre. Mais cela me demandait un effort d’imagination dont j’ai malheureusement fini par me lasser.

    L’enquête, menée sur plusieurs années, traîne vraiment en longueur et ce que je considérais tout d’abord comme un dépaysement rafraîchissant a fini par me peser. Les références poétiques, nombreuses, m’étaient complètement étrangères. Les noms chinois se ressemblaient tous, à mon oreille d’occidentale, je mélangeais les personnages, je ne savais plus qui était qui et cela rendait ma lecture un peu laborieuse. En outre, c’est probablement une question de culture, mais les dialogues et certaines attitudes me paraissaient manquer de naturel. La mère du héros, la fille dont il tombe amoureux et même Si Wang lui-même sont juste trop parfaits pour être crédibles. Tout comme le nombre croissant de personnes qui, au fil du temps, devinent que Shen Ming réincarné se cache derrière l’identité de Si Wang.

    Bref, j’ai fini par ne plus y croire, tout simplement. Jusqu’au retournement de situation final qui m’a paru tiré par les cheveux. C’est dommage car les bases de l’intrigue étaient vraiment chouettes. L’envie qui m’animait était celle de découvrir quelque chose de différent et j’ai été servie. Je n’ai certes pas tellement accroché, mais c’est aussi pour moi l’une des raisons d’être des services de presse : s’ouvrir à de nouvelles perspectives de lecture !

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