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Le Dernier Chant - Sonja Delzongle

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Résumé :

Et si les animaux n’étaient que de malheureuses sentinelles…

« C’est le bruit, qui tue. Le dernier chant. Il apporte la mort. » Telle est la prédiction de la vieille Innu devant l’immense cimetière qu’est devenu le fleuve Saint-Laurent en ce matin d’août 2021. A perte de vue, des marsouins, des bélugas, quelques orques, flottent le ventre en l’air. Une hécatombe sans précédent.
Deux mois après, dans une réserve du Congo, les gorilles succombent eux aussi à un mal inexpliqué. Et, chose stupéfiante, les survivants, prostrés semblent pleurer…
Quel lien entre ces phénomènes qui se multiplient dans le monde ? A qui profite la disparition de ces êtres vivants ? C’est ce que se demande Shan, chercheuse à l’Institut de virologie de Grenoble, en découvrant le dossier déposé sur son bureau par un stagiaire.
La voilà décidée à mener l’enquête, seule. Mais déjà, des yeux la surveillent, quoi qu’elle fasse, où qu’elle s’envole... Et à l’approche de la vérité, Shan mettra en jeu non seulement ses convictions, mais aussi sa propre vie.

Source : Éditions Denoël

« Entre peurs ancestrales et angoisses de fin du monde, une plongée vertigineuse aux confins de l’humanité. Un thriller intense et bouleversant. »

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Vos #AvisPolar

  • Kirzy 30 avril 2021
    Le Dernier Chant - Sonja Delzongle

    Aux quatre coins de la planète, les animaux meurent d’un mal étrange, d’un mal qui se répand, d’une espèce à l’autre, de façon inquiétante : virus ? toxine ? pollution ? autre chose d’imperceptible ? La virologue Shan se penche sur l’affaire après avoir récupéré dans son institut un dossier qui liste les hécatombes les plus spectaculaires : elle se rend au Québec puis au Congo au chevet des cétacés et des gorilles. Tous meurent après un état de prostration quasi dépressif, les yeux emplies de liquide lacrymal, les animaux pleurent.

    C’est rare de démarrer un roman de façon aussi déchirante et percutante. Les premiers chapitres m’ont littéralement happée par la poésie et la puissance qui se dégagent de scènes mémorables qui décrivent la mort en masse des baleines à bosse et gorilles. Et durant une grande partie de ma lecture, je suis restée sous l’emprise de l’intense émotion ressentie initialement.

    D’autant plus que le personnage de Shan est très attachant, que la plume de Sonja Delzongle est fluide et efficace, et que l’enquête est menée
    tambour battant, sans temps mort, multipliant les péripéties et les ramifications scénaristiques pour aboutir à un dénouement très convaincant et cohérent expliquant le mystérieux carnage.

    L’auteure développe une intrigue très riche, surprenante aussi par les chemins empruntés, explorant de nombreuses thématiques scientifiques qui ont exigé, c’est évident, un travail colossal de documentation. Il est ainsi question de modifications d’ADN en quête d’immortalité, de sons à basses fréquences et du Hum ( mystérieux bruit sourd, persistant, à basses fréquences entendues par une minorité, dans certains endroits, sans que cela s’apparente à des acouphènes ), mais aussi du Moho ( la limite inférieure de la croûte terrestre ) et de synchrotrons ( accélérateur de particules construits pour reproduire le Big Bang ).

    Sonja Delzongle sait vers où elle veut conduire son lecteur. J’avoue m’être un peu perdue dans la deuxième moitié par tant de densité narrative portée par tant de personnages, sur des sujets scientifiques complexes. J’ai poursuivi ma lecture finalement nostalgique du choc poétiquement mystérieux des premiers chapitres, loin de tout ce tourbillon scientifique. C’est là que son message, très engagé, prend son envol pour raconter une planète à bout de souffle en plein anthropocène, piégée dans ce processus d’autodestruction de l’homme.

  • mariegil 27 avril 2021
    Le Dernier Chant - Sonja Delzongle

    Le dernier Chant - Sonja Delzongle. Dès les premières pages, c’est un trop plein d’émotions. le rapport de Liam avec les baleines est fantastique. Une partie de l’action se situant sur les contreforts du Vercors, lieu que je connais bien est un plus à la lecture pour la grenobloise d’adoption que je suis.
    Ce fameux chant que l’on peut presque percevoir tant l’écriture de l’auteur est juste ...Annaïk et ses grand singe, la visite de sa nursery de très beaux moments aussi.
    Un peu moins intéressée par le côté virtuel du deadbot.. et le côté un peu trop scientifique par moment.. Mais un très bon livre plein d’interrogations....Ah ce hum ...
    ..

  • mariegil 27 avril 2021
    Le Dernier Chant - Sonja Delzongle

    Dès les premières pages, c’est un trop plein d’émotions. le rapport de Liam avec les baleines est fantastique. Une partie de l’action se situant sur les contreforts du Vercors, lieu que je connais bien est un plus à la lecture pour la grenobloise d’adoption que je suis.
    Ce fameux chant que l’on peut presque percevoir tant l’écriture de l’auteur est juste ...Annaïk et ses grand singe, la visite de sa nursery de très beaux moments aussi.
    Un peu moins intéressée par le côté virtuel du deadbot.. et le côté un peu trop scientifique par moment.. Mais un très bon livre plein d’interrogations....Ah ce hum ...
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  • Aude Lagandré 27 avril 2021
    Le Dernier Chant - Sonja Delzongle

    « Le dernier chant » nous emmène en immersion totale au centre de la Terre, reliant les hommes et les animaux par un lien presque mystique, un « hum » que certains entendent, d’autres pas. Ce hum, que Sonja Delzongle a déjà exploité dans le cadre d’une nouvelle pour le recueil « Écouter le noir » qui décryptait l’audition sous toutes ses formes, revient ici en thématique principale dans un roman. Le hum est un phénomène qui possède les caractéristiques d’un son de basse fréquence, obsédant et dérangeant, de source inconnue. Il s’apparente au son d’un moteur diesel, un bourdonnement continu ou sporadique que l’utilisation de bouchons d’oreille par exemple ne bloque pas.

    Dans « Le dernier chant », le hum remonte des entrailles de la terre et touche d’abord les animaux, sur les bords du Saint-Laurent, puis au Congo par l’intermédiaire d’animaux emblématiques, en danger. Sonja Delzongle nous entraîne sur le fleuve, à la rencontre de la baleine à bosse et d’autres cétacés qui meurent de façon inexpliquée. Telle Shipiss, chamane de la réserve, « Celle des âmes connectées à l’invisible et aux secrets de la nature, dont le décryptage et la compréhension demandent humilité et respect. », elle sonne le tocsin d’une planète en perdition.

    « Le dernier chant » est un cri d’alarme, une vocifération envoyée au vent, un gémissement de douleur, un sanglot de désespoir, une complainte adressée aux habitants du monde devenus aveugles au sort infligé à la planète. Si l’auteur nous autorise des voyages romanesques dans des lieux où personnellement je rêve d’aller pour me mettre à l’abri du monde, elle fait appel à notre conscience écologique collective en nous livrant les larmes des animaux. En effet, lors de l’hécatombe animale qui ressemble fortement à une pandémie, les animaux pleurent. Leurs larmes sont des larmes de désespoir. C’est précisément cette idée qui m’a brisé le cœur, comme si, dans cet ultime silence, une clameur effroyable semblable à une alarme retentissait sans que nous puissions véritablement l’entendre qu’avec nos yeux, à travers la contemplation de ces larmes. En même temps que ces larmes, les animaux se retrouvent dans un état de prostration qui amène à la dépression. Cet état, plus proche du suicide que de la mort naturelle fait passer l’idée que les animaux sont les sentinelles du monde, et qu’à travers leurs comportements quasi chamaniques, ils apportent des réponses face à des phénomènes étranges pour qui veut bien les voir, les entendre, les sentir. « Tout gros séisme était précédé de petits. Or, depuis trois ans, les choses se dégradaient dans le monde, aussi bien économiquement que socialement. Les populations semblaient exténuées et la planète, à bout de souffle. »

    Vous avez l’idée de base de ce dixième roman de Sonja Delzongle, mais vous vous doutez bien qu’elle a construit une intrigue fil rouge pour exploiter les 470 pages que compte son roman. Autour de son personnage central Shan, virologue basée à Grenoble, jeune femme en reconstruction après avoir vécu plusieurs deuils, l’auteur s’aventure dans le monde de demain et dans ses dérives. Une pointe de nouvelles technologies, une touche de biologie, une abondance de vanité humaine et un trait de sensibilisation par la réflexion font de ce roman un texte qui extériorise des intuitions, des émotions profondes. Sonja Delzongle possède une écriture pulsionnelle, instinctive, complètement viscérale qui surgit des profondeurs. Ce besoin impérieux de dire, « Quelque chose était en route. Quelque chose arrivait, qui allait changer le monde et l’humanité en profondeur. La terre s’en ressentait déjà. », de le crier à la face du monde, d’obliger à certaines interrogations.

    L’introduction des télomères, l’existence de la turritopsis nutricula tout à fait fascinante laissent entrevoir la mégalomanie de l’homme dans toute sa splendeur. Et si l’arme suprême, « le fameux Bruit de Taos » avait un seul et unique dessein ? Si le but ultime était de « maintenir les populations dans un état de soumission, donc de peur permanente et de malaise » ?

    « Le dernier chant », « d’une planète en souffrance qui nous en retransmet les échos douloureux » ébranle par sa forme et par son fond. L’écriture instinctive, intuitive, presque libératoire surgit pour laisser toute la place aux émotions. Le gouffre des possibles prend alors tout son sens et laisse entrevoir l’intime conviction, le pressentiment oppressant et suffocant que nous sommes au tournant de quelque chose, ce dont je suis intimement persuadée.

  • DesLivresEtMoi7 19 avril 2021
    Le Dernier Chant - Sonja Delzongle

    Voici un thriller étonnant et détonant que vous n’êtes décidément pas prêt à affronter. Abordant des thématiques absolument inattendues et inédites, et pourtant plus actuelles qu’il n’y paraît, l’autrice nous offre en effet une intrigue incroyablement riche et fouillée, à la fois vertigineuse et captivante, à travers une dangereuse mélodie : A charge pour nous de l’entendre ou mieux : De l’écouter.
    Parce que “c’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas” disait déjà Victor Hugo… Plus qu’un avertissement, une vérité qui n’a jamais sonné si juste qu’aujourd’hui, et plus encore entre ces pages pleines d’émotions comme de rebondissements, que l’on lit et vit en compagnie de personnages fort bien croqués, aussi marquants que passionnants et qui ne manquent pas de faire entendre leur voix pour nous révéler l’humanité dans ce qu’elle a de meilleur… Comme de pire.
    Portée par une plume élégante et d’une grande fluidité malgré la complexité du récit, un style vif et efficace, rythmée et aérée par des chapitres courts et entraînants, l’histoire n’en est que plus prenante et palpitante pour un moment de lecture brillant… Assourdissant.

    (Chronique complète : https://deslivresetmoi7.fr/2021/04/chroniques-2021-le-dernier-chant-de-sonja-delzongle.html)

  • Labelle Arsène 15 avril 2021
    Le Dernier Chant - Sonja Delzongle

    Des morts inexpliquées, des survivants prostrés, des chats qui pleurent, et un gorille albinos seul survivant d’une hécatombe sans cause connue : une virologue mène l’enquête, de Grenoble au Congo.

    L’ouverture du livre est magistrale comme un chœur wagnérien : forte, évocatrice, prenante.

    Le prologue d’abord, court et intriguant, comme une mise en bouche.

    Puis, le Saint-Laurent à l’aube, et une scène puissamment évocatrice.

    Je me suis ensuite laissée porter par le fil du récit, de Grenoble au Congo, voyageant les yeux fermés au gré de la plume de l’auteur.

    Les thèmes explorés dans ce roman par Sonja Delzongle - le bruit comme arme, les animaux comme sentinelles, le chant de la Terre sous ses formes multiples - sont intéressants, originaux, émouvants.

    Quelques passages m’ont un peu moins convaincue - je ne peux pas les détailler sans divulgacher l’histoire, ce qui serait vraiment dommage.

    Cette légère réserve ne m’empêche pas d’applaudir à deux mains ce roman prenant et très évocateur.

    Comme dans les précédents romans de l’auteur, l’écriture est nette, sobre et efficace.

    Un très bon roman, à ne pas lire dans le bus (c’est bien trop frustrant de devoir interrompre sa lecture parce qu’on a atteint son arrêt).

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