Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Iboga - Christian BLANCHARD

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

13 #AvisPolar
2 enquêteurs
l'ont vu/lu
1 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité...
28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la " Louisette ".
Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour.
Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.
Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir...

Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l’avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.

Une fois, Max m’a dit quelque chose que j’ai compris plus tard : Si tu commences à mentir, mec, tu seras obligé de le faire tout le temps et tu seras piégé un jour parce qu’il y aura des incohérences, des trucs qui n’iront pas ensemble. En revanche, si tu dis la vérité, tu ne seras jamais mis en défaut.
J’ai dit la vérité aux flics, avocats, juges et jurés. J’ai pris perpète et failli avoir la tête tranchée.

Ce livre raconte la vérité... La vérité selon Jefferson Petitbois... Un homme trop jeune pour mourir.

L'œuvre vous intéresse ? Achetez-la chez nos partenaires !

En librairie

  • Acheter sur LesLibraires.fr
  • Acheter sur Emaginaire
  • Acheter sur Cultura
  • Acheter sur Rakuten

Et chez vos libraires en click & collect

  • Acheter sur Jesoutiensmalibrairie.com
  • Acheter sur lalibrairie.com
  • Acheter sur Place des libraires

Vos #AvisPolar

  • Le Monde de Marie 7 mars 2018
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Lorsque j’ai vu cet ouvrage proposé en masse critique Babelio, j’ai tout de suite été intriguée par son synopsis. Déjà, je me doutais qu’il serait unique.

    Pourtant, je ne m’étais pas attendue à être à ce point séduite. Un récit qui nous raconte l’histoire d’un homme, le dernier ayant bénéficié de la grâce présidentielle avant l’abolition de la peine capitale. Bonheur ou malheur !? On est en droit de s’interroger lorsqu’on sait qu’il va passer sa vie derrière des barreaux. Lorsqu’on est emprisonné à 17 ans, la vie est encore très longue.

    Un récit qui, dès les premières pages, va se révéler très prenant. L’auteur démontre tout son art dans le fait qu’il est réussi à me faire ressentir une profonde empathie pour un homme qui a commis des actes horribles. Attention, ces actes ne sont pas dévoilés d’emblée et c’est, je pense, ce qui a fait que j’ai pu autant m’attacher à Jeff. Parce que je ne connaissais pas encore ses méfaits. Parce qu’on apprend à connaître l’être humain qu’il est à l’instant présent avant de savoir qui il a été. C’est très bien pensé de la part de l’auteur.

    Comme le dit si bien Karine Giebel, c’est une véritable "plongée dans l’âme humaine". Jeff, on va le voir évoluer, on va être avec lui dans sa tête. Lorsqu’il espère, lorsqu’il a de la peine, lorsque ses souvenirs refont surface. C’est avec l’arrivée de la psychologue que le travail sur lui-même, sur son passé, va commencer. Comme une sorte de journal intime, il remplira des cahiers qui lui serviront d’exutoire. Des pages qu’il va noircir avec des mots et des dessins : ses souvenirs.

    Ce récit m’a perturbé dans le sens où je ne pensais pouvoir ressentir de tels sentiments pour un homme comme Jeff. Bien que je réprouve les actes commis, je ne peux me défaire de l’idée qu’il a de grosses circonstances atténuantes. Un homme qui aura subit toute sa vie, qui aura toujours été sous la houlette d’une autre personne.

    Outre ses actes et son passé, on va aussi vivre avec lui son quotidien en tant que détenu. La haine de certains gardiens à travers des violences physiques mais surtout psychologiques. L’amitié aussi avec Jean, un gardien très droit et d’une bonté extraordinaire qui sera pour lui, jusqu’au bout, d’un énorme soutien. Et puis, l’arrivée de cette petite souris qui m’a fait penser à "La ligne verte".

    Jusqu’au bout j’ai été tenue en haleine. On ne sait pas où l’auteur va nous mener. Jusqu’à cette fin qui m’a mise les larmes aux yeux. Elle signifie énormément et conclu d’une très belle (même si étrange d’utiliser un telle mot dans de telle circonstances) manière l’histoire.

    Tout est parfaitement maîtrisé, les faits amenés avec doigté et la psychologie profonde.

    Un coup de cœur.

  • Mes évasions livresques 9 octobre 2018
    Iboga - Christian BLANCHARD

    C’est un roman bien singulier que cet Iboga. Entre le thriller et le docufiction, ce huis-clos nous narre l’histoire de Jefferson Petitbois, dernier condamné à la peine de mort en France, qui verra sa peine commuée en réclusion à perpétuité avec l’arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981.

    On est vite en pleine empathie pour le personnage principal, Jefferson, alors que nous savons pertinemment qu’il est coupable des faits qui l’ont conduit en prison. Mais l’auteur commence par nous détailler ses conditions de détention déplorables, le sadisme de certains matons avant de rentrer plus en détail dans la personnalité de Jefferson et les faits qui lui sont rapprochés.

    Malgré cela, l’empathie reste et on finit par rentrer dans la cellule de cet homme et d’espérer à une issue heureuse. Avec Iboga, on est projeté dans l’âme humaine d’un personnage totalement à part.

    Iboga est un roman très bien écrit et addictif. Il n’est pas exempt de défauts, notamment avec l’emploi de clichés des récits carcéraux (maton sadique, souris de compagnie, ...).
    Un roman qui vous prend aux tripes, vous laissant une marque indélébile. Avec Iboga, vous prenez un uppercut d’émotion et de violence.

    Un roman dur mais que je vous conseille par l’impact qu’il laissera dans vos mémoires.

  • valmyvoyou lit 2 février 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Cette histoire est extrêmement dérangeante. Nous savons que Jefferson a commis les pires crimes et pourtant, il nous arrive d’espérer que ses conditions d’incarcération s’améliorent. Ce sentiment met mal à l’aise.

    C’est la vie d’un "gosse" abandonné, paumé, rejeté par tous, jusqu’à ce qu’il rencontre Max, qui va le prendre sous son aile et se comporter comme un père pour lui. Ou plutôt, comme la représentation que Jefferson se fait d’un père, car Max va lui donner goût à l’iboga, une drogue puissante, mais surtout, l’initier au crime.Ce livre est une alternance de rythmes. Lorsque Jefferson décrit sa vie dans sa cellule, nous ressentons la lenteur du temps. Et au moment où nous avons l’impression que le livre devient trop lent, l’auteur opère une accélération dans le texte, en parlant de la vie du prisonnier avant son arrestation. Nous nous retrouvons à bout de souffle, et heureusement pour nos nerfs, le rythme ralentit à nouveau.

    J’ai ressenti une sensation d’enfermement par moments, l’atmosphère devient oppressante comme si j’étais, moi aussi, confinée dans ces quelques mètres carrés, avec aucune activité. Jefferson n’a pas de famille, pas d’argent, aussi, il ne peut pas améliorer ses conditions de détention. J’ai, d’ailleurs, aimé le petit clin d’œil à La ligne verte, par le biais de Germaine...

    Nous ne savons que tardivement quels sont les crimes qui ont condamné Jefferson à la peine capitale. C’est une grande part du suspense de ce livre. Mais lorsqu’ils nous sont enfin révélés, ils sont non seulement abominables, mais la description de l’effroi des victimes est incroyable. Nous ressentons leur peur, leur souffrance, leurs émotions avec tous nos sens, tant la description de leur état psychologique est précise. Le premier crime est effarant de véracité.

    Il est impossible de parler de ce livre. L’atmosphère ne peut être rendue par une chronique, mais c’est vraiment un livre puissant. J’ai beaucoup aimé. Je n’ai pas eu de coup de cœur, mais il ne manquait pas grand-chose, mais je comprends tout à fait que de nombreux lecteurs en aient eu un. Je pense que j’ai eu du mal à accepter de ressentir un mélange de haine et de pitié envers un criminel. Bravo à l’auteur qui m’a complètement désarçonnée.

  • Maks 9 février 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    J’ai tout de suite été attiré par la couverture, vous me direz attention, une belle couverture ne fait pas forcément un bon livre, c’est vrai, mais ici, le contenu a dépassé mes espérances.

    Iboga est un thriller psychologique véritablement captivant de bout en bout et qui ne laisse pas la moindre seconde de libre à l’ennui. La seule chose qui importe quand on commence à lire Iboga, c’est de connaître ce qu’il y a à la page suivante, telle une espèce de frénésie incontrôlable, pourtant il n’y a pas forcément d’action, au contraire, si ce n’est dans l’âme et les pensées de Jefferson Petitbois, condamné à mort.

    L’écriture est pour beaucoup dans cette sensation d’urgence passive, en effet malgré que nous soyons dans la tête de cet homme enfermé dans une cellule, la folie, les peurs et les angoisses du personnage nous mettent en urgence permanente, l’auteur est fort pour nous donner cette sensation, c’est superbement et intelligemment écrit.

    Différents thèmes sont abordés en parallèle du suspense tels que la peine de mort, la solitude, la folie, le racisme, le mensonge, la duperie, la maladie, l’acceptation, la peur, le fonctionnement de la justice et celui du système pénitencier.

    Plusieurs fois surpris sur le déroulement des événements, le livre se conclut magistralement ! Un véritable coup de cœur.

  • Stef Eleane 6 mars 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Christian Blanchard nous plonge dans les tréfonds de l’âme humaine et tout cela dans une cellule de 7m².

    Jefferson Petitbois à 16 ans lorsqu’il est condamné à la peine capitale. Nous sommes le 28 octobre 1980 et « La Louisette » est toujours active en France. Commence pour Jeff une longue attente.

    Épié en permanence, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Toujours un gardien pour m’observer. Que je mange, dorme, pisse ou chie… il y aura toujours le regard d’un maton sur moi. Ne pas me laisser me suicider. Une frustration nationale. Ne pas me laisser me soustraire à la justice des hommes. Les contribuables ont droit à leurs jeux du cirque. Je serai leur prochaine attraction. La société : droit de vie ou de mort sur ses ouailles.

    Ce roman est absolument étonnant ! L’auteur réussi à alimenter près de 300 pages avec l’enfermement d’un homme en l’isolement. Son quotidien est de dormir, manger et une heure de promenade. Sinon rien. Jeff ne sait presque pas lire ni écrire et de toute façon n’ayant pas de famille il n’a pas d’argent pour agrémenter ses journées. Cela veut dire aussi aucun parloir. Il est seul avec les quelques matons qui s’occupent de lui. Seul avec la mort (la sienne, mais aussi celle qu’il a offerte à ses victimes) seul avec son passé et surtout seul dans sa geôle.

    Et pourtant, on est transporté par ce personnage que l’on prend en pitié. Et bien que nous soyons parfois dans un huis clos, à aucun moment le temps ne nous semble long ! Nous savons que Jeff a fait des choses horribles, mais Christian Blanchard parsème quelques brides de son histoire avec beaucoup de parcimonie, car l’important n’est pas là, le principal est l’homme enfermé et isolé. Non, l’enfant meurtrier.

    J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman noir qui m’a fait penser à quelques occasions à La ligne Verte . Je trouve mes mots bien pâles lorsque je réfléchis à la multitude d’émotions ressenties dans cette lecture. Il traite de tant de sujets de façon si facile, mais aucunement avec légèreté (la peine de mort, l’adoption, les familles d’accueil, l’isolement, la manipulation, l’humanité , la compassion …)

    Superbement écrit, une trame richement ciselée, un personnage central absolument exceptionnel et un maton horripilant . Si vous me faites confiance alors, lisez ce livre !

  • Ju lit les Mots 11 mars 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…

    Avec cette intrigue qui tourne autour de Jefferson Petitbois, dernier homme condamné à mort, gracié quelques mois après et dont la peine est commuée en réclusion à perpétuité…

    Tout au long des pages, le lecteur est invité à suivre Jefferson, mais peu à peu il va se retrouver enfermé entre les murs glauques, froid et sans humanité… Attention, on ne va pas lui trouver d’excuses, il est là pour une bonne raison et il paie pour les crimes qu’il a commis.

    Le monde carcéral est présenté dans ce qu’il a de plus rude et de plus dur sur quelques décennies avec les matons, leurs points de vus et ils ne sont pas tendres… Enfin il ne sont pas là pour ça ! Certains sont abjects, d’autres sont humains mais gardent une distance salvatrice… Mais parfois certains voient autre chose qu’un meurtrier derrière un numéro… Tentent de percevoir l’être humain et de comprendre…

    En lui tendant la main, un des surveillants va le ramener vers l’humanité, vers l’espoir non pas de sortie, mais une sorte de rédemption… Une psy va tenter de le faire parler, pour qu’il prenne conscience de ses actes et pourquoi pas avoir l’espoir de sortir… Même si la sortie, il n’y croit pas trop, Jefferson se laisse guider et va peu à peu redécouvrir son humanité et tenter de comprendre ce qui a pu se passer… Ce qui l’a poussé au crime…

    La vie te donne parfois un jeu de cartes avec des dés pipés dès le départ… Et pourtant il suffirait de tomber sur une seule personne qui tende la main, pour que les choses soient différentes….

    Jefferson n’a pas eu la chance de tomber sur la bonne… Sa rencontre avec Max, qui va être comme un père pour lui, va le faire basculer en lui donnant goût à l’iboga, une drogue puissante, qu’il utilise dans le rituel Bwiti , mais il va mais surtout, lui apprendre à tuer…

    L’auteur opère un savant dosage entre une alternance de passages sur la vie, les réflexions de Jefferson, la vie qui s’écoule lentement et un retour en arrière, avant son arrestation et là on prend une grande bouffée d’air histoire de ne pas terminer laminé par les révélations…

    On oscille entre empathie et dégoût pour cette homme enfermé entre ces murs, mais on découvre aussi un homme enfermé dans les murs de sa vie… Les crimes sont peu à peu dévoilés, au rythme de l’introspection de Jefferson, les descriptions sont horribles et diablement réalistes. Une violence omniprésente, que ce soit des gardiens ou dans les souvenirs de cette vie jalonnée de rejets, de haine…

    La description du milieu carcéral est tellement bien décrite que tout est visuel et palpable, aussi bien les sensations de froid d’humidité que la douleur…

    L’évolution du personnage au fil des années est saisissante, l’introspection, l’analyse qu’il accepte de faire, vont le faire évoluer en lui permettant d’accepter certaines choses. L’auteur lui permet tout autant de prendre son envol que de se faire pardonner, une manière aussi de se pardonner à lui-même et de prendre conscience de ses actes…

  • christi45 5 juin 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    J’ai lu ce livre dans le cadre de la "Sélection des lecteurs" pour le Prix du Meilleur Polar POINTS. Merci à eux de m’avoir sélectionné.

    ******* Coup de Coeur *******

    Octobre 1980, Jefferson Petitbois, 17 ans est condamné à la peine capitale pour ses crimes. Incarcéré à Fresnes dans le couloir de la mort, il tente d’affronter sa peur de mourir. L’attente est longue et difficile. Max lui a pourtant répété qu’il était immortel !!!
    Mai 1981, Jefferson bénéficie de la grâce présidentielle : il ne sera pas exécuté mais purgera une peine de prison à perpétuité. Un Bien pour un Mal ? Vivre sans liberté ou Mourir ? De toute façon, il n’a pas le choix. Max lui avait bien dit qu’il était immortel !!!

    Avec tact et pudeur, #ChristianBlanchard, nous raconte la vérité ... la vérité selon Jefferson Petitbois. D’une belle plume, l’auteur donne vie au petit nombre de personnage de ce trhiller psychologique. Il décrit avec justesse la vie carcérale de Jeff, sa vie "d’avant", ses crimes.

    Une histoire forte qui m’a replongé dans "La Ligne Verte" de Stephen King.

  • Sylvie Belgrand 6 juin 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Énorme coup de coeur pour ce roman à l’écriture à la fois puissante et sensible.

    Christian Blanchard nous immerge dans la tête, le coeur, les tripes de son héros en racontant des sensations, des ressentis, plutôt qu’en écrivant un récit linéaire. C’est vivant, c’est poignant, c’est passionnant !
    On est en plein dans sa violence, sa solitude, son désarroi, sa peur, son besoin d’affection, son manque d’amour.
    Une histoire très forte, qui marque.

    #Iboga #ChristianBlanchard #EditionsPoints #lecture #livres #chroniques #polar

    (2019 juin lecture 05)

    Le quatrième de couverture :

    Le verdict est tombé. Jefferson Petitbois, 17 ans, s’apprête à être exécuté. Dans le couloir de la mort, l’attente s’éternise jusqu’à ce que la grâce présidentielle transforme la peine en prison à perpétuité. Jeff se retrouve enfermé dans une cellule avec pour seule compagnie les matons, les fantômes de ses victimes et celui de Max. Son seul protecteur. Celui qui l’a initié à Iboga. Celui qui a fait de lui un meurtrier. Qui est-il vraiment ? Une victime ? Un monstre ? Ce livre raconte la vérité... La vérité selon Jefferson Petitbois.

  • LeCarnetdeJessica 21 juin 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Ce roman nous emmène dans le couloir de la mort où un adolescent attend de passer sous le couperet de la guillotine. Pour Jefferson, l’attente du baiser mortel est insoutenable.
    Puis sa peine est commuée en emprisonnement à vie. Mais la perpétuité n’est-elle pas plus cruelle ?
    Condamné pour des crimes qu’il ne conteste pas, Jefferson Petitbois est un enfant broyé par le système. Ballotté jusqu’à ses 14 ans d’institution sociale en famille d’accueil, un acte désespéré met Max sur sa route.
    Max lui donnera un toit, de quoi survivre et une philosophie de vie. Max l’appellera « mon fils » : cette rencontre est une résurrection.
    Ou une descente aux enfers.
    Dans l’ambiance claustrophobique du milieu carcéral, Iboga est un huis clos brillant où Christian Blanchard met en place un véritable travail d’équilibriste et joue avec notre humanité.
    Dans une introspection née d’une vie confinée à l’isolement, l’auteur nous démontre les douleurs de Jefferson face à ses démons, la détention et les mauvais traitements.
    On ne peut pas s’empêcher de prendre en pitié cet assassin pour qui les rêves de liberté sont un véritable exutoire.
    Est-ce que le parcours sanglant et morbide de Jefferson est le résultat malheureux d’une mauvaise influence ? Ou est-ce que son gourou et l’iboga n’ont étaient que le déclencheur d’une violence latente ?
    Iboga est un roman très immersif et d’une noirceur absolue qui m’a fait osciller entre répulsion et profonde compassion.
    Je regrette que certaines réponses manquent à mes questions car quelques pages de plus auraient pu faire basculer cette lecture dans la catégorie coup de coeur.
    Quoi qu’il en soit, Monsieur Christian Blanchard, je vous suivrai avec attention !

  • Au fil des Pages 25 juin 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Dans le cadre du Juré 2019 des Editions Points pour le meilleur Polar j’ai la chance d’avoir eu ce livre IBOGA. Ayant lu « Seul avec la nuit » du même auteur et ayant eu un beau coup de cœur je me suis empressée de lire celui-ci … Et comment dire !?§ Pfiou encore une belle claque ! Respect à l’auteur vraiment !
    1980 : Jeff 17 ans condamné à mort attend le Jour J de son exécution : peine de Mort … 1980 Mitterand arrive au pouvoir et la grâce présidentielle … puis abolition … sentence : Perpétuité pour Jeff … pas d’espoir, pas d’avenir …
    Contrairement à « Meurtre pour rédemption » de Giebel, ici l’univers glauque carcéral est moins « caricatural », tout est dosé et tout est fait pour que le personnage de Jeff soit central et que le lecteur s’y attache.
    Oui jeff est un meutrier, Oui Jeff a du sang sur les mains mais purée l’empathie que j’ai eu pour lui sérieusement …. Mon dieu quel personnage que je ne suis pas prête d’oublier !

    Avec les flashs back que Jeff retranscrit dans ses cahiers nous comprenons ce qui a poussé Jeff à tuer … nous découvrons son mentor MAX … Est-il vraiment coupable de ses gestes, de ces monstruosités … Je n’en dis pas plus pour ne pas Spoiler mais … waouu

    Je referme ce livre avec beaucoup d’émotions, de sensibilité et de rage. Un vrai Uppercut dans ma lecture ! Un roman CHOC rien de plus ! Lisez-le vraiment … Et un conseil : Cet auteur est une pépite à suivre

  • La bibliothèque de Céline 25 juin 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Deuxième lecture dans le cadre de la sélection des lecteurs du Prix du meilleur Polar des éditions Points, après Qaanaaq de Mo Malo.

    Une lecture…wouah !!!!

    Ce livre… !!! Alors, qu’en dire ? J’ai vécu la vie carcérale aux côtés de Jefferson Petitbois à 200 %. Ce huis clos claustrophobique m’a littéralement envoûtée. Je ne pouvais plus le lâcher alors que, pourtant, il m’a mise mal à l’aise. A aucun moment je n’ai ressenti de l’empathie, ni même de la sympathie pour cet homme. Il mérite la situation dans laquelle il se trouve.

    J’ai vécu son quotidien sans pouvoir, moi non plus, fuir cette cellule. J’ai étouffé. J’ai attendu l’heure de sortie dans cette minuscule cour. J’avais hâte des rendez-vous au parloir. Bref, j’ai été Jefferson Petitbois l’espace de quelques heures de lecture. Puis, une fois le livre refermé, aussi. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à passer à une autre lecture. C’est un signe. Le signe que cette histoire ne se fond pas au milieu des autres. Elle a eu un effet particulier sur moi tant en ce qui concerne les personnages principaux que secondaires. Je pense inévitablement à Jean mais aussi à Chef Martin. Un homme peut-être si différent selon à côté de qui il se tient.
    Le destin d’un homme tient finalement a bien peu de choses. Au milieu dans lequel il grandit, aux rencontres qu’il fait. Le mal relève-t-il de l’inné ?

    Voilà sur quelles réflexions je repose ce bouquin sur l’étagère. Il est plus de minuit. En allant me coucher, je pense à Jefferson Petitbois. A ce qu’a été sa vie. Mais surtout, à celle qu’elle aurait pu être si…
    Si…
    Un livre que je vous conseille. Cent fois. Mille fois. Mais attention à vous : il est noir, très noir. Beau, très beau.

  • Lisez.du.polar 28 juillet 2019
    Iboga - Christian BLANCHARD

    ⭐️ Chrønique ⭐️

    Iboga, de Christian Blanchard, découvert dans le cadre du Prix du Meilleur Polar des Editions Points : une lecture qui m’a mise profondément mal à l’aise.

    Je m’explique.

    Jefferson est condamné à mort, puis gracié pour une condamnation à perpétuité. La perpétuité, c’est long quand on a 17 ans. Oui, mais Jefferson a tué, plusieurs fois, avec violence, sans regret.

    L’auteur, lui, nous fait glisser tout au long du roman vers le chemin de l’empathie : l’isolement, les privations, la discipline, la soumission. Jefferson souffre. Et moi je résiste. Parce qu’il a tué, sauvagement, parce que mon esprit refuse de comprendre, de compatir. Jusqu’à trouver la scène finale malsaine.

    Mais ne vous méprenez pas : c’est un excellent roman. L’écriture est fluide, les chapitres s’enchaînent rapidement, sur 22 ans ! Et j’avoue que j’aime être bousculée, poussée dans mes retranchements et mes certitudes.

    C’est de toute évidence un livre qui ne peut pas laisser indifférent : aurez-vous le courage de vous y confronter ?

  • Promenonsnousdansleslivres 30 août 2020
    Iboga - Christian BLANCHARD

    Que celui qui n’a pas entendu parler de ce livre, lève la main ! Quand les réseaux sociaux se sont retrouvés envahis par ce livre, je ne m’y suis pas intéressée et puis lors d’une occasion j’ai pu me le procurer alors j’ai décidé de découvrir l’histoire d’Iboga ou plutôt de Jefferson Petitbois, ce personnage condamné à mort

    Une plongée entraînante dans les méandres de la psychologie humaine dans ce qu’elle a de plus profond et sombre. On ne ressort pas indemne de ce récit, poussé dans ses retranchements Jefferson nous livre ses pensées les plus noires, pas de détails superflus, ou d’hémoglobine qui nous asperge mais plutôt de longs questionnements sur ce qui l’a poussé à enlever des vies à un si jeune âge. Un début dans la vie chaotique, un parcours atypique, une mauvaise rencontre, en bref une succession d’événements qui l’a entraînée dans une chute sans fin et presque mortelle.

    Lors de sa rencontre avec Max, Jefferson nous parle d’Iboga, pendant un long moment je me suis posée la question, tout en ayant une petite idée sur le sujet de ce que cela pouvait être. L’Iboga est une plante utilisée en médecine traditionnelle africaine, elle provoque des hallucinations, chacun peut donc en tirer les conclusions qu’il veut sur son récit qui devient alors complexe à cerner, c’est ce que j’ai le plus aimé.

    Un livre passionnant, tellement triste mais beau. Quasiment lu d’une traite, j’ai tout de suite accroché au personnage principal tombé en enfer. L’auteur nous décrit l’enfer carcéral et la solitude comme jamais je ne les avais lus auparavant, la déchéance de l’être humain façonné par une vie malheureuse, c’est pesant, sombre mais très réussi !

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.