Minuit sur le canal San Boldo - Donna Leon

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  • Sharon 21 février 2019
    Minuit sur le canal San Boldo - Donna Leon

    Retrouver le commissaire Brunetti pour sa vingt-cinquième enquête, c’est un peu retrouver un vieil ami, un ami sûr, dont on sait qu’il ne nous décevra pas, mais qu’il n’aura pas beaucoup changé non plus. Il s’entend toujours aussi bien avec Paola, sa femme, qui,universitaire, cuisine toujours aussi bien tout en conservant sa passion pour Henry James. Il a des discussions passionnées avec ses enfants, ce qui le questionne aussi sur le sentiment d’insécurité qui commence à s’imposer à Venise, sentiment qui était inimaginable quelque temps plus tôt. Il peut toujours compter sur Eletra, la secrétaire spécialisée dans toutes les recherches d’information – surtout celles que l’on veut maquiller ou cacher. Il a vieilli, certes, et se rend compte que son corps ne répond plus aussi bien que par le passé à ses sollicitations – thème que l’on retrouve chez tous les auteurs dont les personnages sont évolutifs (difficile d’imaginer que vingt-cinq enquêtes puissent être bouclées en une année).
    Justement, c’est sur une affaire ancienne que Brunetti devra enquêter. Non que de nouveaux éléments soient apparus, non, il s’agit de faire plaisir à une amie de sa belle-mère, membre de l’aristocratie vénitienne. Pourquoi maintenant ? Demetriana a 86 ans, s’occupe activement de la préservation de Venise et sait qu’elle n’a plus que quelques années à vivre, quelques années pour savoir qui a agressé sa petite-fille, lui causant des dommages cérébraux irréversibles. Demetriana veut savoir, elle qui, avant l’agression, transformait les liens affectifs en liens financiers.
    Encore une fois, le livre est une charge contre la « justice » en Italie, et les magouilles en tout genre qui permettent (ou non) de faire progresser les choses. Les scandales ne manquent pas, à Venise.
    J’ai tout de même un goût d’inachevé à cette lecture. Je ne puis m’empêcher de penser que, sous d’autres cieux, avec des parents plus attentifs, avec une justice qui remplit réellement son rôle, l’affaire aurait pu être résolue bien plus tôt. Puis, Brunetti est sympathique, certes, il n’a pas ce quelque chose en plus qui rend si charismatique à mes yeux un Salvo Montalbano ou un Rocco Schiavone pour citer d’autres héros italiens. IL a même quelque chose en moins, par rapport aux héros que j’ai cités plus tôt. J’ai beaucoup aimé la scène finale du roman – mais elle ne doit rien à Brunetti, et elle aussi aurait dû avoir lieu quinze ans plus tôt

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