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Cadavre exquis - Agustina Bazterrica

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Résumé :

Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l’histoire d un homme qui travaille dans un abattoir (...). Le tour de force d Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ sans difficulté. Elle y parvient en nous précipitant dans un suspense insoutenable, tout en bouleversant notre conception des relations humaines et animales. ’Cadavre exquis’ est un roman tout à la fois réaliste et allégorique, d une brûlante actualité.

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Vos #AvisPolar

  • Matildany 20 mars 2020
    Cadavre exquis - Agustina Bazterrica

    Un virus a contaminé tous les animaux de la planète, devenus dangereux pour l’homme et impropres à la consommation. En bon consommateur avide de satisfaire ses envies, l’humain développe un nouvel élevage : il crée une race à partir de génome humain, qui sera son nouveau bétail : les Têtes.

    Nous suivons Marcos, homme intègre, déboussolé, qui porte sa vie à bout de bras après un drame personnel, et qui va transgresser les règles de cette nouvelle société : s’éprendre d’une Tête.

    Même si le thème est choquant, et la manière de décrire la chaîne de production et le fonctionnement des abattoirs détaillée crûment et cliniquement, je n’ai pas été choquée ou dégoûtée ( mais d’autres le seront peut-être- j’ai un haut niveau de tolérance aux trucs pas ragoûtants, j’ai souvent droit à des découpes de rongeurs à domicile).

    L’auteure cerne bien toute l’ambivalence et les dérives de son sujet, l’idée est glaçante mais pas neuve. Elle y fait d’ailleurs intelligemment allusion en parlant de "Soleil vert"...un de mes films préférés.
    Une écriture au scalpel, un premier roman parfaitement abouti, qui sait dire beaucoup en peu de mots et qui se clôture de façon magistrale !

    https://instagram.com/danygillet

  • HUBRIS LIBRIS 29 juillet 2020
    Cadavre exquis - Agustina Bazterrica

    Prenez, mangez, ceci est mon corps.

    Une société où les animaux ont été éradiqués. Un virus les a contaminés. Des animaux chassés, abattus, une crainte viscérale qui se fraie chemin dans la pupille de ceux qui croisent les derniers rescapés. Vivre sans viande ? Impossible clament les spécialistes. Besoin de protéines. Les regards se tournent vers les camarades, les dents se plantent, déchirent, avalent la chair. La société façonnée par Agustina Bazterrica est devenue cannibale. Cannibale pour survivre. Banalisation du mal.

    Un roman construit comme une promenade à travers la chaîne de transformation. On suit Marcos, on s’accroche à sa manche, on ferme parfois une paupière devant les descriptions si visuelles. Pas de métaphores, pas de palabres alambiquées et mièvres. C’est l’impact, le sang, les déjections, la mort et la douleur qu’elle porte à travers ses mots, via le regard de Marcos - employé de l’Abattoir qui ne supporte plus ce qu’il voit chaque jour. Une déambulation dans l’abattoir, auprès d’un éleveur, chez un chasseur, et pour finir dans un laboratoire. L’immensité de l’horreur est représentée.

    Une volonté de choquer, de saisir l’effroi. Si certains y voient un clin d’oeil à la situation des abattoirs actuels, une façon de harponner le lecteur à propos de ces lieux où souffrent les animaux ; je choisis d’en percevoir une dystopie, un monde où l’homme est devenu son propre animal, une bête dangereuse, qui n’a plus aucune considération pour les siens.
    Manger ou être mangé.

    Un roman noir. Qui retourne les tripes.
    N’offre aucune demi-mesure émotionnelle.
    Un choc. Des mots ajustés.
    Claque de cette rentrée littéraire.
    Sur ce, bon appétit !

  • unplatdelivres 1er août 2020
    Cadavre exquis - Agustina Bazterrica

    Imaginez un monde où le règne animal est atteint d’un virus mortel, où la consommation de viande animale est proscrite, pire encore la presque totalité des animaux est exterminée.
    Un monde où on se nourrit d’une autre viande appelée ’’ viande spéciale ’’ celle d’êtres humains créés, élevés puis abattus pour la consommation.
    Oui, oui !!! C’est fou ! On mange de la viande humaine, on s’arrache même les têtes dites PGP non modifiées génétiquement, les plus chères sur le marché.
    C’est dans cette ambiance tordue qu’a voulu nous plonger l’auteure.
    C’est rebutant, écœurant. Heureusement qu’il y a ce personnage ’’Marcos Tejo’’ qui travaille dans un abattoir, il est en deuil, délaissé par sa femme, il prends en charge financièrement son père dément depuis la transition.
    Lui, il est contre tout ceci, ces êtres sacrifiés, d’ailleurs il ne goutte plus à cette viande. Il nous reconforte un peu ce Marcos. Enfin quelqu’un de normal entre guillemets dans ce monde de fou !
    Un jour, on lui offre une tête PGP une femelle. Que va t il en faire ?
    Malgré l’écoeurement ressenti à cette lecture, j’ai tourné les pages assez vite, je voulais connaitre la fin.... et quelle fin !!! Elle m’a laissée pantoise !
    En gros, je n’ai pas aimé. Voilà

  • unevietoutesimple 2 août 2020
    Cadavre exquis - Agustina Bazterrica

    Ames sensibles s’abstenir !

    Il faut s’accrocher pour aller au bout de ce roman et à plusieurs reprises j’ai failli abandonner ma lecture. Cependant, je voulais savoir comment tout cela pouvait se terminer.

    Je crois que ce qui m’a le plus choquée dans ce récit au delà du fond, c’est surtout la forme. J’ai eu la sensation que l’on me maintenait de force derrière une vitre en m’obligeant à regarder ce qui se déroulait sous mes yeux sans la moindre échappatoire. De plus, tout est décrit avec froideur, c’est à peine s’il y a une once d’espoir. J’ai l’habitude de lire des romans noirs, sanglants, durs mais là, c’est allé au-delà de ce que j’ai pu lire jusqu’ici.

    Je ne sais pas si c’est parce que j’ai fini par m’habituer à la façon dont les choses sont exposées mais j’ai trouvé la première moitié du livre beaucoup plus difficile, choquante, allant jusqu’à l’écoeurement. Les descriptions très (trop ?) détaillées sur l’élevage, l’abattage, la préparation et la vente du “bétail” sont difficilement supportables.

    Comment peut-on aimer la viande à ce point, jusqu’à en devenir cannibale ? Je ne suis pas végétarienne mais si on me disait qu’il n’y avait plus de viande à consommer, croyez-moi, je préfèrerais me diriger vers autre chose que la viande humaine. On est loin du contexte du cannibalisme avec pour objectif la survie…

    Le personnage principal est ambivalent. D’un côté on le sent contre tout cela (il refuse de manger cette nouvelle viande) mais de l’autre, il participe à toute cette organisation. Cependant, le cadeau qu’on lui offre va le changer et lui faire prendre des décisions risquées pouvant lui coûter la vie. La relations qu’il entretient avec cette “femelle” le rendent plus humains tout comme lorsqu’il évoque la vie d’avant. Cela dit, je n’ai pas réussi à m’attacher à lui.

    Et il y a cette fin on ne peut plus surprenante par rapport à ce que l’on peut deviner de la personnalité de Tejo.

    Au final, je ne saurais dire si j’ai aimé ou non ce roman choc. Ce dont je suis certaine, c’est que c’est un ouvrage qui ne peut pas laisser indifférent, qui, si vous allez jusqu’au bout de votre lecture, vous amène à réfléchir sur l’humain, jusqu’où il est prêt à aller, jusqu’à quel point il peut perdre son humanité pour continuer à faire prospérer une société de consommation.

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