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Laisse tomber -Nick Gardel

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Résumé :

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien. Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol. Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire. Et ce ne sont pas les copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire. Enfin... Ceux qui sont encore en vie...

Vos #AvisPolar

  • Ophé Lit 18 mars 2019
    Laisse tomber -Nick Gardel

    Chronique d’un shoot de bonne humeur

    Véritables médicaments contre la morosité, la mauvaise humeur et la grisaille, les romans de Nick Gardel sont des shoots de bonheur littéraire.

    Avec Chorale, il avait frappé fort, et surtout mon petit coeur marshmallow, en évoquant l’amitié tout au long d’un roman qui m’a particulièrement touché. Émouvant, remarquablement écrit, Chorale m’avait ému au point d’avoir du mal à me mettre dans un autre roman à l’issue de ma lecture.

    Avec Laisse Tomber, pas autant d’émotions, mais les thèmes s’y prêtent moins. En revanche, j’ai eu ma dose de soleil dans cet hiver qui n’en finit pas ! Dès le prologue, le ton est donné. Je retrouve Nick au sommet de son art : tournures de phrases et jeux de mots qui font mouche. C’est la Gardel Touch !
     » Il voyait cet être de tendons et d’os conservé dans le vinaigre de ses aigreurs échouer lamentablement malgré les efforts qu’elle faisait pour s’humaniser un peu ».

    Ce nouveau roman c’ est l’histoire d’Antoine, cinquantenaire rentier, qui n’a jamais rien fait de sa pauvre petite vie. Obèse, il vit auto-centré dans son monde sorti d’un des films dont il est fan ! Il habite dans un petit immeuble où il fait figure de jeunot au milieu de vieux grabataires, aigris au possible, détestables, curieux… qui le prennent quasiment tous pour le concierge. Alors quand l’une de ses voisines vient lui intimer l’ordre de venir changer un lustre défaillant, Antoine le fait, contraint et forcé, sans se douter une seconde que ses qualités d’électricien l’emmèneront sur une balustrade, en équilibre précaire, au bord de la chute..

    Prenez dans un premier temps une dose de personnages truculents, des références cinématographiques de folie (là je m’agenouille devant la culture de notre auteur dans ce domaine), la Gardel Touch pour des jeux de mots dont on ne peut que se délecter…
    Ajoutez y l’évocation de sujets sensibles comme l’obésité, la vieillesse et le pourquoi l’on devient acariâtre à l’approche de la mort, des réflexions profondes sur l’évolution de notre société…
    Mélangez le tout et vous obtiendrez un cocktail à siroter sur votre chaise longue cet été !

    Laisse Tomber c’est la boîte de Berocca qui va vous donner la patate, le sourire que vous allez scotcher sur votre visage tout au long de votre lecture. Alors certes c’est un humour noir, intelligent, loin du style potache des humoristes ! C’est un humour décapant que Nick met en valeur avec son talent indéniable pour jouer avec les mots et OMG je suis fan :
     » Moi, j’ai toujours été rond, enveloppé, empâté, bien en chair et tous les euphémismes moisis que vous pourriez inventer pour ne pas dire gros. J’ai laissé dériver mon navire corporel jusqu’à la bordure du naufrage de l’obésité ».
    ou encore
    « D’autant que la découverte ne s’était pas faite immédiatement. Cinq jours c’est long, et je peux vous dire qu’il n’est pas de la première évidence de trouver le sommeil quand on sait que votre voisine du dessus écrit son dernier poème, dévorée par la versification »
    Enfin, je vous l’ai dit, ce roman est émaillé de réflexions sur la vie :
     » Dans son état de compréhension du monde, l’alignement des tombes était un spectacle sans cesse renouvelé. Un véritable défilé marbrier où chacun tentait de laisser une trace en ce lieu qui ne sera plus visité que par des enfants qui s’ennuient et des vieux qui attendent. Un avenir qui s’impatiente et un passé qui ne regrette rien au présent. Laisser une trace… Ambition d’escargot pour celui qui a passé sa vie à en baver… »

    Alors ouvrez vos chakras, savourez cette petite bombe littéraire et le style de Nick. Sortez des sentiers battus et rebattus, osez l’originalité et prenez cette dose d’humour qui vous donnera le smile !

  • livrement-ka 30 mars 2019
    Laisse tomber -Nick Gardel

    Un grand merci aux éditions du Caïman pour la transmission de ce polar tout fait original et à l’humour plus que décalé.

    Début du livre : 

    Bon dans l’absolu tout le monde s’en fout.

     Les gens vivent au ras du sol et plus personne ne lève le nez.

    Un polar d’un nouveau genre avec un humour plus que décalé et noir.

    Une situation sordide et des personnages totalement loufoques.

    Tout se passe dans un petit immeuble comprenant 7 appartements et donc 7 personnes qui sont toutes seules.

    Sur le plan en photo, vous verrez la situation de chacun.

    Et un jour, le drame. L’un des habitants est tué dans des conditions particulièrement sordide mais laissant penser à un accident domestique. Et la police va venir mettre son nez dans cet immeuble où de nombreuses choses sont tues et cachées.

    Les personnages :

    - Alors le personnage principal Antoine est obèse et ne fait rien de ses journées ; au grand dam de certaines de ses voisines.

    J’ai la rotondité bonhomme mais la tuyauterie qui ne fait pas dans le jovial.

    - En face, Mme Wolfberg est une femme acariâtre, veuve de surcroît, qui n’aime personne et a même du mal à supporter sa soeur, qui vient lui rendre visite. Cette voisine, passe son temps à épier les allées et venues des habitants de l’immeuble.

    Tu vas finir par loucher à rester l’oeil collé à ce judas.

    - Au-dessus d’Antoine, il y a Mme Desmastien : personne âgée qui prend Antoire pour son larbin et ne le supporte pas. Elle ne cesse de lui demander de l’aide, surtout quand son neveu ne peut se déplacer. Et elle se plait à l’humilier et à l’insulter.

    Allez bougez-vous ! Ca ne peut pas vous faire de mal !

    - En face Mme Desmastien, il y M. Orsini, un vieux monsieur qui va faire chanter Antoine après lui avoir révélé ce qu’il sait. Et son chantage est odieux.

    Me voila donc à votre merci. Vous êtes bien mal tombé pour un chantage !

    - Au dessus il y a trois appartements :

    . Mme Meursang vit seule mais semble parler à longueur de journée à son mari. Comment cela est-il possible ?

    Je ne t"ai pas dit ? La voisine d’en dessous.

    . Mme Boisnard : cette septuagénaire semble au-dessus de tout soupçon. Elle emploie la même feme de ménage roumaine que Mme Desmastien.

    Janine ne demande jamais de service.

    . Mme Roggen : cette dernière cache de nombreuses choses chez elle qu’Antoine va finir par découvrir ahuri ;

    Il était là, museau pointu, oreilles dressées

    La nature de l’histoire  : un polar comme vous n’en trouverez pas ailleurs

    Le style de l’auteur : particulier mais vraiment agréable pour ma part. Nous sommes dans un huit clos dont le décor est un petit immeuble qui semble sans histoire avec des gens convenables et tous très bien sous tout rapport.... mais à y regarder de plus près, c’est une autre histoire !!!!!

    Sur la forme de l’histoire :

    Le livre est divisé en plusieurs chapitres portant sur chaque voisin et son rapport avec Antoine, le personnage principal.

    Le texte aéré et la plume fluide en font une lecture agréable.

    Conclusion :

    Ce livre est à la portée de tous. Mais je pense qu’il peut ne pas plaire à tous. Moi personnellement j’ai bien apprécié sans pour autant que cela soit un coup de coeur.

  • LectureChronique2.0 10 août 2019
    Laisse tomber -Nick Gardel

    J’ai rencontré Nick Gardel au salon du Polar de Fargues Saint-Hilaire cette année et j’ai été ravie également d’assister à la conférence organisée ce jour là où il intervenait avec deux autres acolytes concernant la place qu’occupe l’humour dans le polar.

    Et justement, Nick Gardel a de l’humour à revendre. "Une plume aiguisée à l’humour noir" annonce Ian Manook, cité en couverture. Ca promet !

    C’est donc revenue chargée de souvenirs mais aussi de son livre dédicacé que je m’en viens vous faire ce retour de lecture.

    Et ce que je peux en dire c’est qu’il s’en passe des choses au 8 de l’allée Auguste Bartholdi.
    Nous faisons connaissance avec Antoine Spisser, un rentier dans la cinquantaine qui n’a pas fait grand chose de sa vie. Tout le monde le prend pour le concierge de la Résidence alors qu’il n’en est rien.

    Alors qu’il se démène pour changer le lustre de sa voisine Mme Demastien, la voilà qui éructe contre lui et dans un élan de générosité pour l’aider à lui faire fermer son clapet, sans crier gare il lui donne une gifle magistrale qui la fera tomber la tête la première sur la clé du tiroir qui s’enfoncera dans son crane. Elle venait alors de trouver la clé pour ouvrir les portes du Paradis, si peu qu’elle y soit admise.

    L’incident aurait pu passer inaperçu sauf qu’un fait inattendu va arriver en la personne de Monsieur Orsini. Il a vu Spisser sortir de l’appartement de sa voisine d’en face et il fait chanter Antoine.
    En échange de son silence, il devra tuer la voisine du dessus, Madame Greta Roggen. Quand à Monsieur Orsini, il va s’occuper d’une autre pensionnaire de l’immeuble qui ne veut pas que du bien à Monsieur Spisser également.

    Chacun va donc vaquer à ses occupations meurtrières sous le nez et à la barbe d’un inspecteur de police nommé Geoffroy Berchtold qui n’est pas très futé, fut-il même le premier imbécile venu que la police ai trouvé pour enquêter sur le meurtre de la pauvre mais richissime Madame Demastien.

    Un huis clos du troisième âge où les petits vieux ont de la ressource pour se compliquer le peu de vie qui leur reste.
    Un polar bien noir avec la touche humour qui tache d’un rire jaune en coin et qui vous fera bouger les zygomatiques, si peu que vous sachiez apprécier les jeux de mots et autres boutades travaillées au Stéradent.

    Extrait : On a beau être en pleine ville, le dernier agent immobilier qui a fait visiter un appartement ici n’avait que le mot "calme" à la bouche. C’est l’argument massue pour venir s’enterrer dans ce clapier. Une copropriété digne d’un mouroir de la Creuse. En combinant l’âge des occupants, on peut facilement remonter aux croisades ou plus loin encore. Ici le mètre carré vaut son pesant de grabataires. Des vieux os qui s’accrochent à leurs vieux intérieurs.

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