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HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

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Résumé :

Lorsque Marius se réveille dans cette cellule froide et puante, ses derniers souvenirs sont ceux d’une soirée arrosée et joyeuse avec Camille, l’amour de sa vie. Après Saint-Pétersbourg et Moscou, leur voyage à travers la Russie les avait conduits dans un petit bar de Grozny. Des vacances en amoureux, cela avait commencé comme ça...
Aujourd’hui, Marius est enfermé, il a tout perdu, à commencer par ses droits. Il entend des hurlements, des hommes sont torturés. On les accuse d’être malades, contagieux. Dans cette prison non officielle, ils font l’objet d’expériences médicales, menées par ceux qui veulent trouver l’origine de leur mal et surtout un remède à ce fléau.
Avec l’histoire de Marius, inspirée d’un drame qui a choqué le monde entier, Lorraine Letournel Laloue embarque le lecteur pour un aller simple en enfer.

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HS 7244-Lorraine Letournel Laloue

Vos #AvisPolar

  • Angie - Blog Culturez-moi 18 juillet 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    ⭐️ Vacances en enfer ⭐️
    Dès le début du roman, l’auteure nous annonce que l’histoire qui va suivre est inspirée de faits réels. C’est le genre de mise en bouche qui attise ma curiosité. Dans les premières pages, nous faisons la rencontre de Marius qui s’éveille emprisonné dans une cellule nauséabonde. Il ne comprend pas pourquoi il est là, ce qu’il fait là et ce qu’on lui reproche. Les gardes le regardent comme un pestiféré et le traitent comme s’il n’était pas humain. Marius n’est plus un homme, c’est maintenant une bête, un numéro : HS 7244. Il est loin d’être le seul, des dizaines d’autres prisonniers sont dans le bâtiment.

    Au fil des chapitres, on partage le désarroi de Marius, sa peur, sa souffrance. Le pire pour lui, au-delà des tortures physiques et psychologiques est la disparition de Camille, l’amour de sa vie avec qui il passait des vacances en Russie.

    Je ne peux difficilement vous en dire plus sans vous révéler le sujet de fond de ce roman. Peut-être que comme moi, vous devinerez assez rapidement de quoi il retourne. Mais ne vous inquiétez pas, cela ne gâche en rien votre lecture de l’histoire.

    ⭐️ Un parallèle historique passionnant ⭐️
    Vous vous rendrez compte, à la lecture de HS 7244, que les sévices et les expériences médicales totalement ignobles qui sont pratiquées, rappellent fortement les horreurs perpétrées par les nazis. Chaque page tournée me faisait perdre un peu plus confiance en l’espèce humaine. Comment de telles atrocités peuvent-elles être infligées à des êtres humains ? Comment peut-on humilier, torturer et déshumaniser à ce point ? Ce livre, c’est un grand tourbillon d’horreurs. Une immense plongée aux enfers où l’espoir parait tellement inconcevable.

    Côté ambiance, c’est d’une puissance exceptionnelle. Sans être révolutionnaire le cadre d’emprisonnement de Marius est glauque et pervers à souhait. Dans ce huis-clos dense et oppressant, on sent la poisse, les odeurs d’urines et les cafards qui grouillent. Pour ce qui est des personnages, ils suscitent forcément l’émotion tant ils souffrent sous la plume de l’auteur. Côté rythme, j’aurais cependant aimé quelques moments plus piquants. Oui, vous allez me dire que je suis difficile, je sais bien. J’attendais peut-être une plus grande montée en puissance sur la dernière partie. Mais finalement, comment allez plus loin quand le pire a déjà été dit ?

    ⭐️ En bref ⭐️
    Jamais l’adage « la réalité dépasse parfois la fiction » n’aura été aussi approprié. HS 7244 est un roman percutant, violent qui pousse forcément la réflexion sur la politique menée dans certains pays. C’est aussi une histoire profondément humaine qui remue bien souvent les tripes devant tant de souffrances morales et physiques.

    Un premier roman extrêmement bien mené sur un sujet on ne peut plus d’actualité. Je ne peux que vous recommander de découvrir le travail de Lorraine. C’est incontestablement une nouvelle plume à suivre, dans le paysage du polar français.

  • Encore Un Livre 19 juillet 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    J’ai commencé ma lecture ce dimanche sans attente particulière, si ce n’est découvrir enfin ce roman tant attendu et passer un bon moment de lecture ce qui est déjà appréciable pour moi actuellement. En quelques heures, je finissais ce livre, je tenais entre les mains ce que j’évite depuis quelque temps, les histoires sombres, prétextant un contexte réaliste.
    Je crois que je n’ai pas tout à fait digéré ce roman alors pour en préserver l’histoire et vous laisser la découvrir, même si il y a une multitude de choses à dire sur mon état d’esprit quant au développement de l’intrigue et le propos rapporté, je ne développerai pas davantage.
    HS 7244 est indubitablement un fait plus que divers où l’espoir, l’indignation et la colère se confrontent, au cœur de la folie des hommes inspirée de L’Histoire, se mélange aussi l’influence de la littérature noire.
    Lorraine Letournel Laloue a travaillé les personnages et leur narration d’une façon intelligente. Tandis que nous lecteurs l’on devine assez tôt les enjeux et la barbarie à venir, on ne peut pas en dire autant de Marius et de Sylvain plongés avec incompréhension dans l’horreur.
    La peur et la violence présentes dans cet enfer, provoquent des sentiments et émotions indicibles.
    L’auteure nous propose un roman noir, d’une dureté et d’une gravité incroyable, sans bluff ni piège et rebondissement faciles et éculés. Nul doute possible que j’ai fort aimé ce texte engagé, une plume potentielle, presque fragile, mais pas si timide, subtile et mesurée à bon escient.

  • Les Lectures de Mystic 23 juillet 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    C’est l’histoire de Marius et Camille un couple follement amoureux, ils décident de partir en vacances, leur destination ? La Russie : St Pétersbourg, Moscou puis petite escale dans un bar à Grozny, une soirée arrosée pleine de gaieté et de bonheur... Voici les derniers souvenirs de Marius avec Camille l’amour de sa vie.
    En effet Marius s’est réveillé dans une cellule froide et infecte, il est en enfermé et ne sait pas pourquoi...
    À l’heure actuelle, il gît dans une prison, des hommes sont torturés et assujettis à des expériences médicales pour le compte de personnes qui veulent trouver les origines de leur mal et un remède à ce fléau.

    Mon avis : ce livre est un véritable coup de cœur/coup de poing ! Tout d’abord l’histoire de Marius est inspirée d’un drame très choquant passé en 2017. Pour ne pas spoiler je vais rester évasive...
    La plume de l’auteure est percutante, sombre et très noire, mais c’est écrit avec de la poigne, de la justesse et beaucoup de talent. Pourtant il n’a pas dû être facile à écrire, il y a beaucoup de violences et d’ignominies décrites dans ce roman.
    Malgré tout je n’arrivais pas à le lâcher , pourtant certains passages étaient très durs et je m’imaginais les souffrances que ces personnes ont endurées.

    Le personnage principal est bouleversant et humain, il veut retrouver Camille sa moitié à n’importe quel prix. Il est débordant d’amour et cherche à survivre au milieu de cette abominable prison.

    Conclusion : une énorme claque qui restera gravé en moi, un livre très dur mais un drame réel qui devrait être connu de tous. Tant de cruauté ne devrait pas exister.
    Bravo à l’auteure pour ce premier roman qui est une réussite, c’est une vraie pépite !

    Merci encore aux Éditions Belfond et à Net Galley pour cet excellent moment passé

  • Root 23 juillet 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Camille n’est pas là. Marius est seul, le crâne endolori par l’alcool qu’ils ont ingurgité la veille. Il se rappelle avoir discuté avec un Français, l’ambiance était festive, c’était un beau voyage. Cette soirée lui paraît bien loin, terré dans une cellule dégueulasse où un garde-chiourme vient l’étiqueter « HS 7244 ». Ce n’est pas un cauchemar, Marius est bien réveillé. Ce qu’il fait là ? Il l’ignore. Comment expliquer à ses bourreaux que c’est une erreur ? Rapidement, on le conduit jusqu’au médecin qui administre cette atroce prison, et il découvre qu’il va servir de cobaye à des expériences pseudo-scientifiques dont il ne sait ni ne comprend rien, sauf que ce n’est que le début de l’enfer pour lui et des centaines d’autres hommes dont les cris de douleur lui parviennent.

    Un résumé convaincant, un premier chapitre mystérieux… mais ça ne marche pas. HS 7244 est un roman qui divise un peu, semble-t-il, et je suis de ceux qui ne l’ont pas aimé. Sur le fond, disons que « je suis d’accord » (je ne peux en dire plus au risque de dévoiler des éléments de l’histoire), je suis pour ce type de dénonciation, de révolte et pourquoi pas par le biais de l’écriture. Sur la forme, l’auteur n’omet aucun cliché : le savant fou qui dissèque ses sujets sur fond de musique classique (ridicule), le gentil gars que rencontre le héros, des jumeaux fusionnels, des politiciens pourris, etc., et nous enferme dans un véritable camp de concentration, reprenant les immondices que l’on connaît déjà (c’est un peu facile). J’ai compris dès le deuxième chapitre ce qu’était ce camp, ce qui a sapé mon intérêt. Ajoutons un Marius geignard qui devient très vite insupportable – j’ai eu du mal à arriver au bout. Le style est maladroit, le vocabulaire assez pauvre, l’ensemble manque de finesse et se cantonne à rabâcher, avec un excès de violence pas forcément nécessaire (les détails scato auraient pu nous être épargnés), si bien que la surenchère noie le propos. Pas de surprises là non plus : le final est cousu de fil blanc.

    Un pétard mouillé, un soufflé qui retombe. Une déception.

  • valmyvoyou lit 29 juillet 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Alerte : énorme claque.

    Marius se réveille dans une cellule. Il ne sait pas de quelle manière il s’est retrouvé à cet endroit. La veille, il était avec sa moitié. Ils profitaient d’un voyage en amoureux. Et aujourd’hui, il n’est plus que le matricule HS7244. On lui a tout pris : sa dignité, son existence, sa liberté. Et comme ses co-détenus, il subit des tortures abominables, au nom de la science.

    Les expériences médicales réalisées dans ce camp rappellent les horreurs pratiquées pendant la guerre. Les personnes emprisonnées sont accusées de terrorisme. Le médecin qui dirige le centre a pour ambition de découvrir l’origine de ce mal. Pendant la première partie du livre, nous ne savons pas ce qui est reproché aux prisonniers, mais lorsque je l’ai su, mon sang s’est glacé. Et le plus horrible, c’est que l’auteure est partie d’un fait réel.

    Ce thriller est d’une noirceur extrême. Les scènes de tortures et d’expérimentations sont très dures à lire. Le plaisir que les tortionnaires prennent à les pratiquer est abominable. La manière dont ils justifient leurs actes m’a fait éprouver du dégoût. Et puis, il y a des hommes qui forcent l’admiration, ceux dont l’humanité et les sacrifices tirent les larmes et donnent espoir en l’humain. Il y a les petits gestes et il y a l’abnégation, mais aussi les trahisons qui questionnent sur le choix que nous aurions fait si nous devions subir ces horreurs.

    HS7244 est un livre noir, glauque et qui révolte. Certains passages retournent l’estomac, les tortures physiques et psychologiques sont effroyables et j’ai ressenti une tension en le lisant. Cependant, ces descriptions ne sont pas gratuites : elles sont le sujet de HS7244. Il est rare qu’un thriller me provoque autant d’émotion que de révolte. J’ai énormément apprécié les notes de l’auteure, à la fin du livre, qui révèlent l’origine de l’histoire. Ce thriller est une lecture coup de poing, dont on ne ressort pas indemne et que je recommande sincèrement.

  • Au fil des Pages 5 août 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Alors comment dire, je viens de terminer ce livre et je suis complètement « en rage » je n’ai JAMAIS eu une telle émotion JAMAIS ! Putain la claque (désolé de mon langage, mais ça le mérite tellement) que je viens de me prendre… Impossible d’en ressortir indemne, MON DIEU.
    J’avais eu ce genre de sentiment en fermant « Ttoutes blessent la dernière tue » ou encore « Meurtre pour rédemption », croyez-moi, je viens de dénicher la petite soeur de Karine Giebel et elle se nomme Lorraine LETOURNEL LALOUE.
    L’auteure Ose, dénonce, met le doigt là où ça fait mal elle va loin très loin, elle embarque le lecteur dans cette horrible histoire et dans cette thématique violente et dure ! Cependant par respect je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler cette thématique, car moi une fois dedans j’ai été BLUFFEE je n’ai rien vu venir et j’ai adoré ! Je n’ai pas d’autre mots je suis complètement fan de l’écriture, du style, de l’histoire et de l’ambiance de cette auteure.
    Heureusement pour moi, je savais que c’était une femme avant de lire ce livre, mais purée qu’elle est « couillue » permettez-moi l’expression, que ce livre est ignoble, glauque, parfois même dégueulasse.
    L’histoire en 2 mots (par respect pour les futurs lecteurs) Marius en visite en Russie avec sa moitié Camille se retrouve enfermé avec d’autres personnes pour subir des « expériences » et sévices corporels. Je ne dirai pas quelles souffrances, j’ai éprouvé en étant simplement derrière ce livre, une impression d’être dans ce cachot, de pouvoir toucher ces personnages tellement ils sont réels. Je n’arrive pas à le décrire, c’est tellement frais, j’en tremble encore ! Et pour ceux et celles qui me suivent vous savez que je suis une lectrice « exigeante » que mes coups de coeur se comptent sur les doigts de la main, mais là, c’est INDENIABLE, c’est une avalanche de sentiments !!! Mon dieu comment je peux dire ça pour un tel livre… C’est ignoble !
    Au-delà de Marius qui m’a transmis sa souffrance, j’ai eu un énorme coup de coeur pour le personnage de Sylvain également. Ce personnage si fort qui endure également les pires châtiments, les pires humiliations  mon coeur se brise.
    Le pire !!! C’est qu’il s’agit d’un fait divers RÉEL et là, on se dit, mais M**** comment on peut, comment … mais pourquoi… Il m’a fait réagir sur la dure réalité de la vie… Il m’a donné envie de creuser le sujet de mon côté. Il m’a fait bondir sur l’atrocité de la nature humaine ; les larmes coulent à la fin, la boule à la gorge devient une boule au ventre et le coup de coeur éclate.
    PUBLIC AVERTI, mais vraiment, il y a dans ce livre une pépite.
    Merci Netgalley pour cette découverte et Belfond qui signe une fois de plus une pépite !!!!

  • L’atelier de Litote 8 août 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Pour son premier thriller, Lorraine Letournel Laloue n’a pas choisi un sujet facile, loin sans faut. C’est à travers le calvaire de Marius et d’autres détenus qui nous allons suivre une intrigue pas comme les autres. Cela se passe en Tchétchénie de nos jours. Le couple que forment Marius et Camille va être enlevé, humilié, incarcéré, torturé pour des raisons qui mettront du temps à se dévoiler, même eux ne le savent pas. Ils sont considérés comme des malades contaminés et vont faire l’objet d’expériences médicales menées par un docteur qui n’a rien à envier à Mengele. Quand en plus en quatrième de couverture on lit que l’histoire est inspirée de faits réels cela a de quoi donner froid dans le dos. L’auteure nous inflige l’écœurante réalité de la vie dans ce camp qui n’est pas sans rappeler les camps d’exterminations nazis dans une redite de l’histoire avec descriptions détaillées des horreurs qu’ils subissent dont on ne sait si elles sont tirées d’une imagination morbide ou de la réalité historique. Toutes ces lignes m’ont fait friser l’indigestion car je ne savais pas ce qui se cachait derrière toutes ces exactions. C’est une des forces de l’auteure que de réussir à conserver le secret une bonne moitié du livre. C’est ce qui m’a fait rester scotchée à l’intrigue qui s’éclaircie tout en plongeant dans les ténèbres. Alors quand la révélation arrive, elle fait son chemin dans ma tête et je me dis alors qu’il fallait bien une voix pour raconter, transmettre cette mémoire afin que cela n’arrive plus jamais. Une lecture difficile et comme on dit aujourd’hui malaisante mais qui vaut d’aller jusqu’au bout par respect pour ce qu’elle évoque autant que pour l’auteure qui a su mener sa barque au milieu du Styx en nous donnant des vues de l’enfer sur terre. Je ne saurais conseiller ce livre aux âmes sensibles mais en ce qui me concerne c’est un coup de cœur. Bonne lecture.

  • Loudiebouhlis 15 août 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Ici, nous allons suivre Marius qui se réveille, emprisonné après un séjour à Grozny avec « sa moitié » Camille. Marius comprends très vite qu’il est dans une sorte de camp (de concentration) pris au piège, contrait à sa plier aux ordres donnés par nouveau Joseph Mengele.

    Malheureusement, je ressors de ce livre avec un gout amer. J’y ai cru. Tellement. Mais je n’ai rien ressenti à la lecture de cette histoire que j’ai trouvé très mal manié. Le sujet est plutôt bon, même très intéressant. Dès le début de ma lecture, l’écriture de l’auteur m’a déplu. Des phrases à rallonge, multipliant les virgules, des tournures de phrases désagréables avec peu de finesse. Qui plus est, il m’a manqué des points qui me paraissent essentiels pour immerger son lecteur.

    L’excès, c’est probablement le mot adéquate pour décrire le contenu de ce roman. Lorraine Letournel Laloue ne cesse de relater des tortures à longueur de chapitres, de pages, de lignes. Et ça en devient lassant, on n’en ressent plus rien. Pour tout vous dire, j’ai perdu tout intérêt en voyant les mêmes genres de fait relater au fil des pages. Entre tortures physiques et psychiques, ça ne cesse jamais avec en plus, un personnage principal qui passe son temps à se plaindre à renier tout ce qu’il est, pour retrouver « sa moitié ».

    Quant au second personnage prédominant, le nouveau Joseph Mengele, rien de bien original, un sadique qui torture pour son propre plaisir ou pour étouffer une frustration qui l’oppresse. Un personnage sans grand intérêt qui ne se démarque absolument à aucun moment.

    J’aurai aimé une autre dimension à cette histoire. Comment deux touristes français en voyage à Grozny arrivent à disparaitre sans que le gouvernement français ne s’en rendent compte ? Selon toutes vraisemblances, le personnage de Marius à une famille, un frère, une mère. J’aurai apprécié que ces chapitres de tortures, soient entrecoupés de chapitres où l’on suit la famille de Marius qui tente de le retrouver, lui et sa moitié. Cela aurait donné un peu d’humanité et d’émotions à ce roman qui en manque cruellement.

    Lorsque vient enfin le dénouement, celui-ci est sans saveur. Un dénouement beaucoup trop simple à mon goût. Une ou deux révélations qui ont réussi à me faire ressentir un semblant d’émotions mais rien qui rattrape ma lecture.

    A la lecture de HS 7244 je n’ai ressenti qu’une chose, le besoin irrépressible de finir ce livre au plus vite, dans l’espoir de trouver quelque chose qui pimenterais ma lecture. En vain.

  • Sylvie Belgrand 21 août 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Une écriture magistralement violente pour raconter le traitement insoutenable infligé aux homosexuels dans certains pays. Dire que c’est dur à lire est un euphémisme. C’est un roman, soit, mais ça existe, ça se passe de nos jours.
    Je ressors de cette lecture meurtrie, en colère. Tout un tourbillon d’émotions très fortes suscitées par le récit bouleversant de Lorraine Letournel Laloue.

    #HS7244 #LorraineLetournelLaloue #Belfond #NetGalleyFrance #lecture #livres #chroniques

    Le quatrième de couverture :

    Lorsque Marius se réveille dans cette cellule froide et puante, ses derniers souvenirs sont ceux d’une soirée arrosée et joyeuse avec Camille, l’amour de sa vie. Après Saint-Pétersbourg et Moscou, leur voyage à travers la Russie les avait conduits dans un petit bar de Grozny. Des vacances en amoureux, cela avait commencé comme ça...

    Aujourd’hui, Marius est enfermé, il a tout perdu, à commencer par ses droits. Il entend des hurlements, des hommes sont torturés. On les accuse d’être malades, contagieux. Dans cette prison non officielle, ils font l’objet d’expériences médicales, menées par ceux qui veulent trouver l’origine de leur mal et surtout un remède à ce fléau.

    Avec l’histoire de Marius, inspirée d’un drame qui a choqué le monde entier, Lorraine Letournel Laloue embarque le lecteur pour un aller simple en enfer.

  • booksandmartini 6 septembre 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    « Ce livre est inspiré de faits réels. »

    Mesdames et Messieurs, bienvenue dans ce que l’humain fait de pire. Bienvenue dans ces contrées sous-évoqués du pire, du trash, de l’immoralité.

    Alors oui je m’attendais pas à ce que cette lecture soit facile. Salut la Russie. Lorraine Letournel Laloue casse la baraque avec ce premier roman, elle y va et sans trop hésiter. Sans en faire trop. Elle nous donne juste ce qu’il faut pour saisir, que trop bien, toute cette souffrance, et barbarie. Toute cette angoisse.

    Mais pour au delà de la dureté des mots, des actes, ce livre est prend aux tripes. Oui, oui, j’ai pleuré. Parce que c’était trop, parce que je me suis attaché à Marius, et aux autres. Parce que « HS 7244 » ce n’est pas que la perte des droits de l’homme les plus basiques. C’est tellement plus. L’auteure à trop bien su me bouleverser.

    Alors oui je vous recommande ce livre, parce que la qualité de plume de Lorraine Letournel Laloue est là et que son travail mérite à être connu. Mais ne vous attendez pas à un tranquille road trip au pays de la vodka.

  • LeoLab 24 septembre 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Le sujet est noble et mérite d’être exploité et dénoncé. Mais le roman en lui-même ne m’aura pas convaincu. J’en attendais peut-être un peu trop au vu des critiques.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    HS 7244 - Lorraine Letournel Laloue

    Lorsque l’on chronique les livres des autres, pas facile d’en écrire un soi-même. À n’en pas douter, on vous attend au tournant ! Cette peur-là, celle d’être jugée, peut-être donnée en pâture à ceux dont elle n’aura pas aimé les ouvrages, Lorraine ne l’a pas eue, ou l’a combattue. Il faut une sacrée dose de courage pour passer de l’autre côté de la barrière. Je salue ce courage, cette ténacité, l’ambition d’entrer dans la cour des écrivains. Le faire d’abord pour soi, faisant fi du quand dira-t-on, mais avant tout, construire un texte sur un sujet qui a interpellé, suscité la révolte, être déterminée dans le besoin d’en parler pour dénoncer le silence et prendre parti pour une cause qui est juste.

    Pour moi, ce roman est un roman noir sociétal, mais c’est surtout un roman engagé. Je fais le choix de ne pas révéler la thématique dans cette chronique et je vous engage à ne pas lire la 4e de couverture. Lorsque j’ai ouvert ce roman, je n’en savais rien, ni thème, ni histoire. Je savais simplement que le récit s’ouvre avec Marius, enfermé dans un cachot. Comment est-il arrivé là, alors qu’il passait ses vacances à l’étranger ? Mystère… Pourquoi est-il détenu ? Mystère encore. Je me suis donc laissée porter par l’histoire ne sachant pas vers quelles sphères Lorraine allait m’emporter et je dois bien avouer que ça a été extrêmement jouissif ! Pas une seconde, je n’ai pu imaginer… Pas un instant, j’ai pensé que cette histoire allait me retourner les tripes de la sorte.

    Ce roman est noir, considérablement noir. Les scènes qui y sont décrites défient l’entendement et toute humanité. Je n’ai cessé de penser à cette auteur, une femme, capable de décrire avec tant de justesse des instants apocalyptiques où l’humanité demeure simplement un concept. Il en fallait des tripes. Il fallait laisser sortir la révolte qui devait l’habiter en rédigeant le texte. Au beau milieu de ce carnage, terrifiant, révoltant, d’une histoire tirée d’un fait réel historique qui semblait tout tracé, Lorraine a réussi à me surprendre. Elle se paie le luxe d’offrir à son lectorat un joli twist au chapitre 19 qui relance considérablement l’intrigue. Dans ses remerciements, elle avoue avoir eu « envie de tout passer par la fenêtre » avec ce chapitre. Je veux lui dire qu’il est magnifiquement réussi et qu’il m’a véritablement scotchée ! Le chapitre 21 est tout aussi accrocheur, fait du même bois et ouvre des perspectives inattendues.

    Vous trouverez des réflexions intéressantes sur la liberté de la presse, le culte de la pensée unique toujours si présente dans notre société, la déshumanisation, l’extrémisme. Je ne veux pas vous laisser sur l’impression que ce roman n’est que noir. Il est aussi une généreuse ode à la tolérance et à l’espoir. « L’espoir est le sentiment le plus douloureux. C’est une petite flamme, au fond du cœur, qui refuse de s’éteindre et qui réveille les souvenirs ; une petite flamme qui vous brûle le cœur à avoir envie d’en mourir. Mais c’est aussi et surtout la petite flamme qui vous maintient en vie, celle qui vous donne la force de vous lever chaque matin, d’affronter chaque épreuve, de vous endormir le cœur moins lourd. »

    J’aimerais terminer par dire un mot sur les personnages. Pour certains, que vous allez cordialement détester, vous vous demanderez comment il est possible d’avoir une telle façon de penser et la fureur de perpétrer les ignominies répugnantes décrites. Dites-vous que de telles personnes ont existé et existent peut-être toujours. Ne vous inquiétez pas, Lorraine explique tout à la fin. A contrario, j’ai été séduite par la résilience d’autres, capables de se relever, d’y croire encore, et parfois, de se révolter, de trouver aussi, un bonheur simple dans des choses simples.

    Je referme ce livre avec la sensation que l’objectif est atteint : réveiller les consciences. Je prends la pleine conscience des dérives du mot « terroriste » par des esprits dérangés au nom d’une doctrine surannée. Je veux dire à Lorraine mon admiration d’avoir trouvé les mots pour exprimer cette hérésie, mais aussi pour avoir été capable de générer tant d’émotions pour une thématique qui divise les opinions. De moins en moins certes, mais il existe encore de par le monde des endroits à tolérance zéro.

    Pour un premier roman, le défi est relevé. Il va falloir compter avec elle : les voix féminines susceptibles d’influer sur la littérature noire. Je lui souhaite du succès, parce que le courage a été le déclencheur et l’aptitude à l’écrire le moteur. Il n’y a pas de hasard, mais de la volonté, du travail, et une détermination à laisser pousser ses envies.

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