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L’Hôtel - Yana Vagner

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Résumé :

Dans la neige, une femme tente de regagner le chalet où elle voit ses amis boire et discuter tranquillement. A deux doigts de la porte salvatrice, elle trébuche et se fait poignarder. Ce n’est que le début d’un huis-clos angoissant dans un « Hôtel » situé en altitude et accessible en seul téléphérique. Neuf Russes – quatre hommes, cinq femmes – membres d’une équipe de tournage s’y sont retrouvés pour un séjour d’une semaine. L’endroit est pourvu de nourriture et de bois de chauffage en quantité. Mais les portables n’y captent pas de réseau. Et bientôt une tempête de glace coupe l’électricité. La découverte du cadavre provoque un choc parmi les personnages, surtout quand ils comprennent que le meurtrier se trouve parmi eux.

Vos #AvisPolar

  • Bea Sol Sabardin 21 janvier 2019
    L’Hôtel - Yana Vagner

    On passe à côté.cest grand et passionnant ...mais trop d’introspection laborieuse de chaque personnages (et ils solt) nombreux !!!!un étalage de culture psy !!!dommage du coup l intrigue s enlise et disparait...aussi figée que l hotel..dommage

  • caro.l.i.t.ne 9 février 2019
    L’Hôtel - Yana Vagner

    Macha, Lora, Lisa, Sonia, Tania, Ivan, Vadim, Piotr, Egor ont loué l’« Hôtel » situé dans les montagnes d’Europe Orientale. D’origine russe, ils s’apprêtent à passer une semaine de fête dans ce chalet accessible uniquement par téléphérique. Accueillis à la gare par Oscar, l’intendant de l’hôtel, qui leur fait immédiatement mauvaise impression, ils se dirigent vers leur lieu de vacances.
    Très vite se dégage une ambiance désagréable ; les lieux sont « lugubres ». La forêt est comparée aux ténèbres, la maison est « sombre », « terne », « froide » et « trouble ». L’Hôtel est constamment personnifié, à qui l’on semble prêter de mauvaises intentions. Il devient rapidement un personnage hostile contre lequel le groupe d’amis devra lutter. Une sensation de malaise s’installe progressivement, accentuée par la perte de repères temporels et par l’utilisation fréquente par l’autrice de termes relevant du champ lexical de l’angoisse et de l’isolement, annonciateur du huis clos : en raison d’une tempête, les personnages sont coincés seuls dans l’Hôtel. Personne ne peut le quitter, personne ne peut y accéder.
    Alors qu’ils passent leur première soirée, une des amies est tuée. Très vite, les amis comprennent que le tueur est forcément parmi eux : « le problème c’est nous. L’un d’entre nous » dira Tania. Vadim comprend que « elle ne s’est pas faite ça toute seule. Et sur cette putain de montagne, à part nous, il n’y a personne. Que nous. C’est l’un d’entre nous »

    « 10 suspects et un cadavre. Un grand classique »
    Si les personnages font référence au « Dix Petits Nègres », il n’y a ici point d’enquête policière.
    Nous sommes plutôt plongés dans un tribunal : « huit russes et un Européen, huit suspects et un juge. Huit accusateurs indignés et un accusé » Qui accuse ? Qui est accusé ? Les rôles changeront au fur et mesure de l’exploration de l’intimité des personnages, de leur passé et de leurs relations. Yana Vagner révèle leurs blessures et leurs failles. La narration omnisciente, le changement de point de vue concernant les personnages et l’utilisation de la deuxième personne du pluriel incluent le lecteur et le placent le lecteur en position de juré.
    Un huis clos prenant , accompagné d’une analyse très fine des personnages, d’une réflexion sur la société russe actuelle, servie par une écriture imagée et très précise qui sublime le propos.
    Loin d’être un « polar merdique », Ivan…

  • l’oeil de sauron 14 février 2020
    L’Hôtel - Yana Vagner

    Ça y est, enfin fini. Cette lecture n’a pas du tout été une réussite, je me suis ennuyée au possible.

    Autant dans le livre que j’ai lu avant, le climat était très anxiogène, ici, c’est plutôt l’inverse, ce qui est étonnant dans un soi-disant huis clos psychologique. Le côté huis clos OK, mais le côté psychologique…. alors, oui, si on considère que jouer les psys pour les personnages c’est ça le côté psychologique de ce thriller ! En effet, c’est ce qui se passe ici. Après le meurtre de Sonia, les personnages restants se retrouvent cloisonnés dans l’hôtel à cause d’une tempête de neige, extrêmement rare en cette période de l’année (je tiens à le préciser…) et afin de découvrir qui d’entre eux a pu la tuer, grande introspection dans la vie des personnages jusqu’à leur enfance… inutile et très long, sans intérêt aucun même pour l’avancer du dénouement, ou alors, je suis passée complètement à côte. Alors oui, ils se mentent tous les uns aux autres depuis des années, entre amis, dans les couples.. ; mais bon, si au moins ça apportait quelque chose.

    Autre point qui ne m’a pas plu, la construction du roman en lui-même. Le prologue est pourtant plein de promesse puisqu’on y vit le meurtre de Sonia. Cool ! mais alors après… ça devient étrange. en fait, non, pas étrange, ennuyeux car il ne se passe plus rien. Nous sommes dans l’hôtel, ils boivent tous comme des trous, se battent éventuellement et ils mangent et vont se coucher… Le décalage est trop grand par rapport aux romans que je lis habituellement et je suis désolée mais c’est quoi ça ? Notre copine est tuée, forcement par l’un d’entre nous et on trinque autour d’un verre de cognac avant de se raconter notre véritable vie et aller se coucher en faisant un câlin d’amitié ? WTF ! Non, j’accroche pas, j’adhère pas du tout à ça.

    Les personnages en eux mêmes ne rattrapent rien. Les russes sont grossiers, mal élevés et imbibés en permanence et le petit européen de l’est qui les accueille, renfermé sur lui même et plein d’aigreur… mouais, bof. Ils ne sont même pas sympathiques, aucun. En fait, on les déteste tous. en plus, ils sont décrits de façon à ce qu’on imagine les mecs gros avec de gros sourcils et de grosses lèvres et les nanas doivent être ou des bûcheronnes ou des soumises affamées. Ils sont tous méchants entre eux, même la petite fille (qui a en fait 26 ans ) au milieu des « vieux » quadras est détestable tellement elle est molle et oui, inutile, elle le dit elle même et c’est vrai.

    Donc, vous l’aurez compris, l’histoire n’est pas franchement intéressantes dans ces conditions. Le livre fait un peu plus de 600 pages mais il y en a facilement 400 de trop… tout du moins à mes yeux. Je dois dire aussi que je n’ai pas tout compris, voilà. Entre les références aux films ou livres russes ou d’Europe de l’est et la construction des phrases, je me suis parfois , même souvent, perdue en route (en plus quand on saute des pages pour aller plus vite, ça n’aide pas). On passe d’un dialogue, aux pensées de l’un ou de l’autre pour retourner à un narrateur extérieur, tout ça en un paragraphe… dur pour moi.

    Je ne vous parle de la fin… plate, fade et insipide… ça ne sert pas à grand chose.

    Pour conclure, ce n’est pas une grande réussite et ça sonne le glas de mes aventures littéraires russes, j’abandonne, je n’y comprend rien.

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