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Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

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Résumé :

Dans la cathédrale de Sainte-Marie à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie macabre : ils sont nus et se tiennent la joue dans un geste amoureux alors que les deux victimes ne se connaissaient pas.
Détail encore plus terrifiant : l’autopsie montrera que leur mort a été provoquée par des abeilles mises dans leur bouche. L’ensemble laisse croire qu’il existe un lien avec une série de crimes qui terrorisaient la ville vingt ans auparavant. Sauf que l’auteur de ces actes, jadis membre apprécié de la communauté de Vitoria, est toujours derrière les barreaux. Sa libération conditionnelle étant imminente, qui est le responsable de ces nouveaux meurtres et quel est vraiment son but ?
Une certitude, l’inspecteur Unai López de Ayala, surnommé Kraken, va découvrir au cours de cette enquète un tout autre visage de la ville.

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Vos #AvisPolar

  • Ju lit les Mots 4 mai 2021
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Dès le prologue, l’auteure donne le ton, Kraken, vient de se prendre une balle dans la tête, ses heures sont comptées et la narration à la première personne rend de suite le lecteur proche du personnage.

    On est parachutée quelques jours avant cette introspection, à la Cathédrale de Sainte-Marie – Vitoria. Nous sommes en 2016, les corps d’un garçon et une fille sont retrouvés et la mise en scène est très proche d’une série de meurtres qui a eu lieu vingt ans plus tôt. L’inspecteur Unai Lopez de Ayala dit Kraken et l’inspectrice Estibaliz Ruiz de Gauna tentent de démêler les nœuds de cette enquête qui vient se télescoper avec celle qui a eu lieu vingt ans plus tôt, alors même que le coupable, Tasio Ortiz de Zarate, a été arrêté par son frère jumeau l’inspecteur Ignacio…

    L’utilisation d’une double temporalité est très intéressante et donne un rythme encore plus effréné à cette enquête. Sur fond de secrets, de non-dits, de croyances, de superstition et d’ésotérisme, on retrouve tout ce qui fait le sel des intrigues espagnoles au cinéma, dont je suis particulièrement friande.

    Véritable phénomène en Espagne, il m’était difficile de passer à côté de cet auteure espagnole, dont c’est le 5ème roman, avec une première traduction française.

    L’intrigue est excellente, avec des personnages finement construits, dotés d’une psychologie propre, chacun apportant sa pièce à la construction, du sel à l’édifice.
    On retrouve tous les ingrédients qui font un excellent thriller, auxquels l’auteure ajoute une touche de croyances basques et c’est franchement savoureux. On y trouve le piquant qu’il faut, avec ce savant dosage sans jamais tomber dans l’incohérence de certains récits.

    Mention spéciale pour la traduction de Judith Vernant, dont j’avais déjà apprécié le travail avec « Je ne suis pas un monstre » de Carme Chaparro

    J’ai particulièrement apprécié Vitoria, lieu de toutes ces perditions, qui devient un personnage à part entière, sous la plume de l’auteure, on décèle tout l’amour qu’elle porte au pays basque, particulièrement à la capitale de l’Alava, une des trois provinces de la Communauté autonome du Pays Basque, à travers les découvertes des cadavres, les lieux emblématiques de la ville sont mis en avant et c’est une véritable visite guidée nous est proposé.

    À travers la plume de García Seáenz de Urturi, on découvre un premier tome d’une trilogie bien prometteuse, surtout quand l’épilogue, nous annonce que nous n’en avons pas terminé avec La Ciudad Blanca.

    L’adaptation du livre en film, est excellente avec cette touche esthétique du cinéma espagnol qui n’a rien à envier au cinéma américain, je dirais même qu’il est bien meilleur, car tout en retenue avec des plans sombres, tout ce qui fait un bon thriller.

    Un thriller au dénouement étonnant qui ne laisse pas indifférent. Les Rituels de l’eau (Los Ritos Del Agua), scond opus, ne devrait pas tarder pour mon plus grand plaisir, car les personnages n’ont pas fini de livrer tous leurs secrets.

  • stokely 25 mars 2021
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Contrairement à mes habitudes j’ai vu ce film sur Netflix avant de lire le bouquin mais j’ai trouvé cette fois-ci le livre et le film très complémentaire, certains points du film m’ont semblé très rapidement ficelé mais son beaucoup mieux narré dans le livre. Au niveau de la psychologie des personnages et des retours dans le passé, cependant le film est très intéressant pour "vivre" en image toutes les fêtes et les détails des monuments expliqués dans le récit. Donc pour moi il y a vraiment une complémentarité en regardant les deux.

    Nous suivons ici une brigade qui enquête sur des meurtres de femme et d’homme qui ont lieu par tranche de 5 ans dans leurs âges, les corps sont retrouvés dans des monuments de la ville de Vitoria. Mais plus étonnant ces meurtres s’étaient arrêtés après l’arrestation du meurtrier il y a quelques années, celui-ci étant toujours en prison ce n’est donc pas lu qui commet ces crimes. S’agit-il d’un copycat ou de celui-ci arrive t-il a commanditer ces meurtres depuis sa prison ? Petite nouveauté de ces meurtres la façon de tuer les victimes avec des animaux.

    Une enquête très bien ficelé entre mythes et croyances, une ambiance festive de la ville propice pour que le meurtrier dissémine les cadavres, des secrets de famille et des retours dans le passé, en bref tout ce que j’aime réuni dans la même lecture !

    Les pages défilent à toute vitesse et l’on a envie d’avoir le fin mot de l’histoire, même si certains éléments nous apparaissent assez rapidement mais d’autres choses sont plus surprenants.

  • ju_se_livre 6 mars 2021
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Enorme coup de cœur.

    J’ai complètement été subjuguée par cette histoire, l’ambiance que l’auteur a su créer et les personnages qui rythment l’intrigue.
    En fait, je ne trouve rien à redire à ce livre.

    On ne peut que aimer le personnage principal. Cette façon qu’il a de s’investir dans cette enquête, la relation qu’il entretient avec ses proches et notamment avec son grand père.

    Et c’est tout une ambiance. On a beau se retrouver face à des crimes horribles, ça n’enlève en rien au charme de ces villages basques avec leurs traditions et leurs fêtes.

    Quant à l’intrigue, elle est parfaitement élaborée. Quand l’histoire commence par la fin, on vit les choses différemment. C’est un principe que j’aime beaucoup et que l’auteur a su parfaitement maîtriser. De sa plume très fluide, l’auteur a réussi à me projeter à Vitoria, à me faire vivre pleinement cette enquête dont le dénouement est amplement à la hauteur du reste.

    En bref, un énorme coup de cœur. C’est le genre de livre qui dès les premières pages, te fait comprendre que ça va être intense.
    Je viens de voir qu’il a été adapté en film et qu’il est dispo sur Netflix. Ce qui est sûr c’est que je vais revivre avec plaisir une seconde fois cette histoire.

  • Sylvie Geoffrion 27 février 2021
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Hiiiii. Une brique de 500 quelques pages pleine de meurtres.
    Nous sommes à Vitoria, au Pays Basque. Depuis les Romains, cette ville est stratégique sur tous les plans : commercial, militaire, culturel. Elle aura tout vu , tout entendu, tout fait. Son histoire, sa culture, ses fêtes serviront les meurtres , hélas.
    Difficile de résumer mais disons que fin des années ’90, la ville a vécu l’assassinat de plusieurs. Toujours mis en scène sur des lieux historiques déterminants de l’Antiquité avec des bébés, puis au Moyen Âge avec des enfants, puis ainsi de suite...jusqu’à nos jours.
    Des frères jumeaux particulièrement en vue et connus de tous, le premier pour son érudition et son émission de télévision sur l’histoire (Tasio) et le second parce qu’il est policier et sera celui qui arrêtera son jumeau pour tous ces meurtres (Ignacio).
    Accalmie de près de 20 ans car Tasio est emprisonné. À la veille de sa sortie de prison, les meurtres reprennent de plus belle, toujours mis en scène et accomplis comme il y a 20 ans. Les policiers sont mystifiés et n’ont aucune piste sérieuse.
    Nous sommes plongés dans l’urgence des policiers qui doivent à tous prix faire cesser les meurtres. Et l’autrice nous balade bien à travers les intrigues mais aussi à travers cette belle ville et sait comment nous faire douter en distillant les informations petit petit jusqu’à la fin. C’est haletant, c’est assez prenant. Dans l’ombre des loyautés, des traditions et des silences, le thème de la vengeance est omniprésent.
    C’est un vrai bon polar dans tous les sens du terme !

  • bonne_heure_litteraire 8 décembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    On embarque dans une enquête pour meutres rituels, vieille de 20 ans qui refait surface subitement avec de nouveaux meurtres semblables en tout point aux précédents mais dont le suspect est toujours en prison...C’est à l’inspecteur Unaï et sa collègue Esti de reprendre l’affaire et ils en feront personnellement les frais...Plusieurs suspects, plusieurs alibis probables, on creuse, on retourne ça dans tous les sens mais les meurtres continuent et l’assassin court toujours !
    .
    Le tout dans une atmosphère très glauque puisque les meurtres sont inspirés de rites païens des siècles précédents avec cette fleur, l’éguskilore (la fleur soleil en Basque) et où les corps sont tous disposés de la même manière. L’âge des victimes évoluent de 5 à 45 ans. 5 ans de plus à chaque nouveaux meurtres et à chaque fois, dans des lieux historiques de la ville.
    .
    J’ai adoré redécouvrir le Pays Basque Espagnol que je connais déjà un peu pour avoir vécu quelques années au Pays Basque Français. J’ai appris beaucoup de choses sur la culture espagnole, ses rituels, ses fêtes ancestrales...son passé.
    .
    Pendant cette lecture j’ai aussi regardé l’adaptation du roman en film sur @Netflixfr donc je connaissais le coupable avant d’avoir fini ma lecture mais sans ça, je ne l’aurais jamais soupçonné ! 😱 Pour ce qui est du film, c’est à mon sens un gros échec. Mauvais jeu d’acteur, le déroulé des évènements n’est pas le même que dans le livre, plusieurs détails cruciaux ne sont pas mentionné dans le film et ça manque de transition entre les faits...j’ai trouvé ça trop vite expédié...
    .
    Mais soyez confiant avec ce livre qui est le 1er tome d’une trilogie dont les autres sont à venir, j’ai beaucoup aimé ce romal, cette ambiance, cette enquête menée à 100 à l’heure, le tout agrémenté de ce piquant espagnol ! 👌 un régal !

  • Journal de Bord d’une Lectrice 12 novembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    « Le silence de la ville blanche » par Eva Garcia Saenz de Urturi

    Un double meurtre a été commis dans le petit village de Vitoria en Espagne. Celui-ci rappelle la série de double meurtres ritualisés qui a sévit 20 ans plus tôt, alors même que l’assassin condamné pour ces crimes purge actuellement sa peine dans une prison de haute sécurité.

    Unai, spécialiste du profilage criminel et Estebaliz spécialiste en victimologie entrent alors en scène.

    Le roman alterne entre deux époques, l’une actuelle et l’autre dans les années 1970 afin de nous permettre de suivre un fil conducteur sur plusieurs générations et de comprendre l’origine du mal.

    L’auteur nous immerge dans la culture espagnole, les monuments et l’histoire du village sans aucune longueur qui fasse perdre le fil du récit.

    On aime le style franc et direct, l’emploi de la 1ère personne du singulier qui nous permet de plonger dans l’histoire comme si on participait à l’enquête.

    Dans ses remerciements, en fin d’ouvrage, l’autrice explique que si l’enquête policière est purement fictionnelle, le décor du village et le personnage du grand-père d’Unai sont autobiographiques. L’intensité des émotions et du personnage du grand-père ainsi que l’ambiance du village sont effectivement très incarnés par son écriture.

    Je recommande.

  • Kirzy 10 novembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Rien à dire, ce thriller est d’une efficacité redoutable et coche toutes les attentes du lecteur amateur de ce genre :

    - des crimes rituels surprenants : un homme et une femme du même âge retrouvés morts tendrement enlacés alors qu’ils ne se connaissaient pas, nus, tués par des piqures d’abeilles placées dans leur bouche scotchée … ceux-là ont 20 ans.

    - un course contre la montre pour empêcher d’autres crimes, le décompte morbide semblant irrémédiable, bientôt ce sera un couple âgé de 25 ans puis 30 ans, puis 35 ans si personne n’arrête le tueur …

    - un coupable désigné … sauf qu’il est déjà en prison … condamné pour des meurtres suivant le même protocole … sauf que c’était il y vingt ans et que la série avait commencé avec des nouveaux-nés, puis des enfants de 5 ans, 10, ans, 15 ans … sauf qu’il doit sortir bientôt et qu’il a un jumeau inspecteur de police qu’il a lui-même confondu et arrêté, sauf qu’un compte twitter à son nom envoie des messages ) l’enquêteur principal.

    - un tueur en série absolument remarquable d’intelligence et de détermination, capable de contrôler ses pulsions sur une période de latence de vingt ans.

    - un expert en profilage criminel qui mène l’enquête, il cache une fraîche tragédie personnelle qui ne lui permet pas d’aborder l’affaire comme à son habitude, ce qui rend son travail très délicat.

    Malgré quelques lourdeurs au départ ou détails capillo-tractés, ce récit à l’intrigue sophistiqué est tissé de main de maître. On est complètement happé par le double arc narratif temporel enchâssé, procédé classique mais qui fonctionne de façon très pertinente ici : le récit présent de l’enquête et un récit qui débute dans les années 1970 et achève de ferrer le lecteur avec le mystère qu’il distille. le dénouement, c’est-à-dire l’identité du tueur, est quasi impossible à trouver et ça, j’ai adoré, d’autant plus qu’il est archi crédible au vu du cheminement construit par l’auteure, j’ai adoré me faire balader par ce thriller hautement excitant pour les méninges.

    Surtout, j’ai apprécié l’ancrage de l’intrigue dans une ville riche d’histoire et légendes : Vitoria-Gasteiz, capitale de l’Alava, une des trois provinces de la Communauté autonome du Pays Basque. C’est une véritable visite littéraire que propose l’auteure. D’ailleurs, l’office du tourisme de la ville, face au succès colossal du livre en Espagne, a lancé un itinéraire spécial « le Silence de la ville blanche » . Il faut dire que Eva García Sáenz de Urturi met le paquet puisque chaque duo morbide est retrouvé dans un lieu emblématique de la ville blanche selon un parcours chronologique associé à l’âge des victimes, passant par le dolmen Sorginetxe à Arrizala , la cathédrale gothique Santa Maria ou encore la Casa del Cordon.

    On se régale et pas uniquement parce que le roman est parsemé de références à la cuisine basque. Très réussi, divertissant et addictif au possible !

  • Des_livres_pleins_les_yeux 8 novembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    📚 : Dans la cathédrale de Santa Maria à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie mystérieuse : entièrement nus, se touchant la joue dans un geste amoureux alors qu’ils ne se connaissaient pas. Détail encore plus perturbant : l’autopsie montrera que leur mort à été causée par des abeilles insérées dans leur bouche.
    La mise en scène rappelle une série de crime qui a terrorisé la ville vingt ans auparavant. Sauf que l’auteur de ces actes, jadis membre apprécié de la communauté de Vitoria, est toujours derrière les barreaux. Sa libération conditionnelle étant imminente, qui est le responsable de ces nouveaux crimes et quel est son but ?
    Une seule certitude, l’inspecteur Unai Lopez de Ayala, surnommé Kraken, va découvrir au cours de l’enquête un tout autre visage de la ville.

    Découverte de ce roman grâce à @bepolar.fr et l’un de ses escape game (concours pour gagner un livre). C’est un vrai polar, jusqu’au moment où l’auteur nous distille assez d’informations pour que l’on comprenne par soi-même, on ne se doute de rien.

    L’inspecteur Unai est très touchant avec son historique et le drame qu’il a vécut. J’aurai aimé avoir plus de passage rendant plus d’humanité à sa coéquipière Estibaliz mais les jumeaux sont très bien dépeints.

    L’action s’enchaîne, le passé et le présent s’ entrelacent pour former une belle mosaïque afin de résoudre le mystère des meurtres mais aussi de comprendre les relations entre certains personnages. On s’y croirais avec ses petits villages où les personnes âgés vivent jusqu’à cent ans et partagent leur sagesse ou la folie de la ville avec ses fêtes ou encore les quand dira-t-on de l’aristocratie des années 70.

    Un chouette roman si vous êtes fan de polar et de thriller.

  • reb_books 1er novembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Comme d’habitude je vais faire bref : j’ai adoré ce roman ! Je tiens un des mes coups de cœur de 2020 ! C’était le tout premier thriller espagnol que je lisais et ça a été une excellente surprise. Il y a pourtant des moments un peu lents sur les 560 pages mais le rythme monte gentiment à mesure que les corps s’accumulent et que la police patauge. La résolution de ces meurtres attend les dernières pages, je n’ai pas vu venir la fin, une bonne claque ! On sent la patte espagnole dans les personnages, très sanguins et entiers (ça change des polars nordiques), on voit aussi l’importance de la bande d’amis, des fêtes, et de la famille omniprésente. Moi qui adore voyager au travers de mes lectures j’ai été gâtée : l’auteure nous fait découvrir Vitoria, au Pays Basque espagnol. Au fil des pages et de mes recherches de photos de la ville sur internet j’ai été encore plus immergée par le récit, plongée dans les petites ruelles et dans les festivités de la Virgen Blanca. Je connais pas mal l’Espagne pour y avoir passé quelques mois et appris la langue mais je ne connais pas encore cette région et je l’ai donc rajouté sur ma liste de futurs voyages

    En résumé, un coup de cœur pour ce roman et je suis très contente de savoir que c’était le 1er tome d’une trilogie. Vivement la traduction des 2 prochains tomes :-)

  • Savy 25 octobre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    un peu sur la réserve au départ puis tout s’enchaîne l’histoire, les personnages, les "come back" on veut très vite connaitre la fin !! il me semble qu’il existe la série ou le film , j’ai hâte de regarder.

  • bookliseuse 11 octobre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    2016- Cathédrale de Sainte-Marie – Vitoria
    Deux corps nus sont retrouvés : un garçon et une fille. L’inspecteur Unai Lopez de Ayala, surnommé “Kraken” et l’inspectrice Estibaliz Ruiz de Gauna se rendent sur les lieux du crime. La mise en scène n’est pas sans leur rappeler une série de crimes commis il y a 20 ans. Comment cela est possible, le coupable a arrêté, l’historien Tasio Ortiz de Zarate, par son frère jumeau l’inspecteur Ignacio ?

    1969 – Blanca Diaz de Antonana est fiancée au richissime Javier Otiz de Zarate. Son médecin traitant, le Docteur Urbina, secrètement amoureux de celle-ci découvre que Blanca est loin d’être heureuse et bien traité par Javier.

    Un thriller sombre, où la jalousie est omniprésente sur fond d’histoires familiales douloureuses.

    L’enquête s’avère très complexe et va conduire nos enquêteurs sur des pistes bien différentes et les plonger dans l’histoire de la ville, de ses secrets enfouis depuis des décennies, qui ont aujourd’hui des conséquences dramatiques, détruisant tout sur leur passage.

    L’auteur décrit comment un être né suite à un véritable amour, peut justement sombrer dans la folie, si ce même amour ne lui est pas transmis.

    Ce roman est truffé d’ingrédients explosifs qui en font un excellent roman, qui se lit d’une traite.

    Si vous n’avez pas vu le film, je vous le conseille vivement, il n’a rien à envier au livre.

  • jeanmid 10 octobre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Mon coup de coeur de cette rentrée littéraire s’appelle :”Le silence de la ville blanche “. Un roman captivant de bout en bout , qui transpire de la passion de l’écrivaine pour sa ville natale , Vitoria Gasteiz , son histoire riche , son architecture marquant de son empreinte les siècles passés et la culture basque .
    Les deux enquêteurs de la brigade criminelle , Unai et son équipière Estibaliz nous font parcourir les rues de la ville , les places , les bâtiments chargés d’histoire , à la recherche d’indices leur permettant de découvrir le coupable de ces meurtres , mis en scène , où à chaque fois l’on retrouve les corps dénudés d’un homme et d’une femme se touchant la joue dans un geste théatral et émouvant , la bouche remplie de piqures d’abeilles . Un cérémonial criminel qui reprend étrangement le modus operandi d’assassinats perpétrés vingt ans plus tôt , par un archéologue médiatique, qui purge actuellement sa peine de prison . Un casse tête supplémentaire pour le duo policier et leur nouvelle cheffe , la sous-commissaire Alba Diaz .
    Une enquête qui va plonger nos investigateurs dans le passé et les mystères enfouis de certaines familles de Vitoria , alors que le temps presse et que le danger semble dangereusement se rapprocher de nos deux protagonistes.
    Les dons de profilage de “Kraken” comme l’appui psychologique de son grand-père seront un atout essentiel pour tenter de démasquer le responsable de ces crimes en série alors que les fêtes de cet été sous haute tension, battent leur plein .

    Quelle richesse dans le récit ! Quelle tension dramatique ! Impossible de lâcher ce roman généreux en rebondissements. Les personnages sont un vrai régal : densité de leurs profils tant psychologique qu’historique sans parler de leur part d’ombre ..
    On savoure sans partage le suivi de cette enquête trépidante qui , par la même occasion , nous fait découvrir cette belle ville aux multiples visages et à l’Histoire d’une densité rare , à laquelle s’agrègent avec la plus parfaite harmonie , rites païens , coutumes locales , légendes vivaces . Des prétextes à faire la fête dans cette ville qui semble respirer une joie de vivre innée malgré les difficultés et un climat de cette région montagneuse pas toujours clément .
    En bonus l’auteure nous offre de très beaux moments d’émotions ( fortes) qui ajoutent à cette pépite littéraire un surplus de flamboyance , couronnant ainsi cette véritable réussite romanesque venue d’Espagne .

  • Aude Lagandré 1er octobre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    « Dans la culture basque, l’eguzkilore était un antique symbole de protection, que l’on plaçait à la porte des maisons pour les protéger des sorcières et autres démons. » Dans « le silence de la ville blanche », c’est tout un univers fait de légendes, de traditions, et de fêtes religieuses qui s’ouvre sous nos pieds. Nous sommes bien dans un thriller, au cœur du Pays basque. Des meurtres sauvages ternissent les quelques jours de fête ayant lieu dans la petite ville de Vitoria et terrorisent les habitants en passe de fêter leurs anniversaires. Des victimes anonymes ayant quelques points communs : l’âge, le nom de famille, la posture dans laquelle les enquêteurs retrouvent les corps, et surtout la présence d’abeilles dans leurs bouches. Des décès par suffocation dus aux nombreuses piqûres données par des insectes affolés. Autant vous dire que si vous êtes phobiques, terrorisés par le moindre bourdonnement, vous allez être servis ! Ces crimes ressemblent à s’y méprendre à d’autres, perpétrés vingt ans plus tôt par Tasio, arrêté à l’époque par son frère jumeau Ignacio, alors policier. Nous sommes face à un meurtrier très inventif qui sélectionne ses victimes par tranche d’âge, 5 ans, 10 ans, 15 ans, etc.

    L’auteur a mis l’accent sur la création de ses personnages. Les deux enquêteurs, Unai et Estíbaliz portent le récit chacun à leur manière. Il faut bien les 555 pages du roman pour appréhender leurs histoires personnelles, leurs failles et le moteur qui les pousse à résoudre cette affaire. Personnellement, j’ai été très touchée par Unai, le personnage masculin qui prend réellement une vraie densité en milieu de roman. Rien ne laissait présager l’horreur de son vécu personnel et je dois dire que j’ai été saisie aux tripes. Les personnages secondaires ne sont pas laissés en reste, bien au contraire. Le traitement de la gémellité est superbement abordé, autant sur les relations passées liées à l’enfance, que dans le présent de l’enquête. J’ai beaucoup aimé le personnage du grand-père, un peu taiseux, celui qui transmet la mémoire de la région et qui surgit tel un fantôme de mémoire lorsqu’on s’y attend le moins.

    L’intrigue, redoutable, est au cœur de ce récit. L’auteur prend un temps précieux et nécessaire à l’installer. Elle la place avec intelligence dans l’histoire d’une région. L’immersion a été totale pour moi, ignorante de ces fêtes et rites méconnus. Les descriptions, les scènes de liesse ou celles des meurtres mettent en lumière une certaine sensibilité du raffinement esthétique. Indiscutablement, l’auteur possède ce don : comme un peintre, elle appose les couches, affine les détails, peaufine les éléments secondaires et berne le lecteur en attirant son attention sur des détails qu’il pense nécessaires à la résolution de l’enquête. Autant vous dire que deviner la fin est un vrai challenge.

    Ce roman se vit plus qu’il ne peut réellement se décrire. C’est un thriller d’excellente facture, bien mené, crédible, dans lequel on plonge assez rapidement, même si l’on est un peu décontenancé par les noms « à rallonge » des protagonistes, auxquels il faut s’adapter. Mais, sachez que tout à une raison d’être et que rien n’est laissé au hasard.

    En résumé, je recommande fortement ce thriller, dépaysant, doté d’une vraie âme, à l’atmosphère à la fois anxiogène et douce parfois. Un roman qui vous transporte ailleurs…En la matière, il devient de plus en plus difficile de se démarquer du genre, mais celui-ci le fait avec panache.

    Je remercie les éditions Fleuve de leur confiance.

    #Lesilencedelavilleblanche #NetGalleyFrance

  • Emi Lucie 28 septembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Un très bon thriller avec des personnages complexes et attachants. Une intrigue palpitante et addictive. Des rebondissement à foison et une fin qui vous laissera sans voix.

    Ma chronique ici.

  • celine85 25 septembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Des archéologues qui restaurent une cathédrale ont découvert deux corps nus dans la crypte. Un garçon et une fille, les mains posées sur les joues l’un de l’autre alors que ces deux victimes ne se connaissent pas. Leur mort est due à une asphyxie provoquée par de multiples piqûres d’abeilles dans leur gorge. Le tueur a introduit de force des abeilles avant de les bâillonner du ruban adhésif.
    Le commissaire Medina veut que l’inspecteur Unai Lopez de Ayala (surnommé Kraken) pour le coté profilage et l’inspectrice Estibaliz Ruiz de Gauna pour le coté victimologie travaillent en duo sur cette affaire. Celle-ci leur rappelle une série de crimes qui ont été commis il y a quelques années. Un policier avait découvert que son frère jumeau était le tueur en série mais il ne peut pas s’agit de lui car sa sortie de prison n’est prévue que dans 2 semaines. Une affaire qui va s’avérer bien compliquée à résoudre.

    Coup de cœur avec ce roman espagnol. L’enquête est très bien construite, le rythme est très bon. Le suspense bien présent. J’ai été embarqué immédiatement dans l’histoire sans avoir envie de lâcher le livre. Toute l’intrigue est bien ficelée. Pas de point négatif pour moi pour ce roman, que je recommande sans problème. Je me dis que je devrais plus m’intéresser aux polars espagnols car finalement ils sont peut être aussi bien que les suédois… Belle découverte !

  • Sangpages 23 septembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Je dois tout d’abord t’avouer que je suis particulièrement fan des auteurs espagnols, tout comme du cinéma espagnol d’ailleurs. Il était donc évident pour moi de me précipiter sur cette nouvelle sortie. 

    Paru en 2016 sous le titre "El silencio de la ciudad blanca", l’auteure n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’agit là de son 5ème roman et même si je me débrouille plutôt bien en espagnol, il est fort dommage que les autres titres ne soient pas (pas encore ?) traduits en français. 

    Le thriller a des codes, c’est certain et à force d’en lire et relire, on devient exigeant (ou peut-être faut-il dire pénible ?)
    Je fais sans doute partie de cette catégorie après plus de 30 ans de lecture noire (pas de commentaire sur la durée hein 😜) et au final, peu peuvent vraiment nous épater. Les modes opératoires sont la plupart du temps identiques et manquent, à force, d’originalité. 
    Je commence par ce point, car, pour moi, c’est le gigantesque point fort de ce livre ou du moins ce qui m’a totalement subjuguée. Les victimes, le mode opératoire, l’esthétisme qui en découle, tout est absolument brillant, et ce n’est qu’un début puisque j’ai littéralement dévoré les 560 pages de ce pavé, englouties quasiment d’une traite.
    J’ai eu, par contre, l’impression que ce livre était la suite d’un autre...il y avait un certain nombre d’éléments qui semblaient s’être produits avant, avec les mêmes personnages...A confirmer, mais quoi qu’il soit, cela ne m’a pas empêché de tout comprendre.

    La trame est excellente de bout en bout, le style tout aussi bon et la psychologie des personnages est habilement développée. Tu te retrouveras emporté dans les abysses de ce tueur hors du commun dès les premières pages en te joignant à Unai dans ce récit à la première personne.

    Et puis, il y a la ville. La fabuleuse Vitoria qui prend une place de choix dans ce récit. A tel point qu’elle en devient un personnage et ça, pour moi c’est ultime. L’auteure est basque d’origine et l’on sent clairement l’amour qu’elle porte à cette ville en lui donnant corps. C’est jubilatoire !

    Bon allez j’avoue aussi, j’adore l’Espagne et sa culture, mais franchement, et tu l’as déjà compris, ce livre est une belle pépite à découvrir absolument ! 

    Et si tu n’en as pas assez, tu peux retrouver l’adaptation de ce livre en film, disponible sur Netflix. Une adaptation espagnole que j’ai trouvé excellente où l’esthétisme prend une place encore plus prédominante pour ravir tes mirettes !

    ¡ Adelante !

  • loeilnoir 21 septembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Excellente découverte que ce redoutable roman espagnol d’une jeune autrice, dont le nom si compliqué pour les oreilles peu habituées aux consonnances basques, est pourtant à retenir : Eva Garcia Saenz de Urturi. Ce thriller géographiquement aux antipodes des pays nordiques n’est pas sans rappeler les thrillers venus du froid, aux intrigues ancrées dans le passé. C’est pourtant bien sous le soleil brûlant de la province alavaise que nous entraine l’auteure, et pour ce voyage, les amateurs de suspense seront comblés.

    En 2016, alors qu’ils restaurent la vieille cathédrale de Vitoria, ville médiévale du pays basque espagnol, des archéologues découvrent dans la crypte les corps d’un homme et d’une femme d’une vingtaine d’années disposés dans une scénographie macabre : ils sont nus et se tiennent la joue dans un geste amoureux alors que les deux victimes ne se connaissent pas. Un chardon placé prés des corps, une abeille dans la bouche des victimes… Cette mise en scène évoque une série de crimes ayant eu lieu vingt ans plus tôt. A l’époque, un enfant du pays très apprécié, Tasio Ortiz de Zarate , archéologue renommé, avait été arrêté pour ces crimes par son propre jumeau, Ignacio. Etrange coincidence : Tasio est sur le point de sortir de prison après avoir purgé sa peine…

    Ce double crime a lieu la veille de festivités locales réputées qui ne vont pas faciliter le travail des enquêteurs. Formant un tandem des plus fidèles, l’inspecteur Ayala, profileur criminel, et sa coéquipière Estibaliz, qui étudie le profil des victimes, vont être chargés de cette affaire des plus médiatisées : de curieux messages postés sur Twitter à l’attention de Ayala, le guident dans son enquête… Mais leur loyauté l’un envers l’autre risque d’être compromise par certains évènements.

    Originaire de cette région d’Espagne, l’autrice nous fait partager sa passion pour l’histoire de la ville de Vitoria qu’elle parvient à mêler habilement au récit : les monuments historiques font partie intégrante des mises en scènes macabres du tueur. L’intrigue est assez complexe, ponctuée de fausses pistes, de légendes locales, de rebondissements astucieux… Les nombreux personnages sont fournis, certains très attachants (l’autrice ne se cache pas de l’hommage rendu à son grand-père, à travers les traits d’un personnage très émouvant), et d’autres sont détestables, mais servent au mieux le récit.

    Ce roman a donné lieu à une série sur Netflix, que je n’ai pas vu, et il serait apparemment le premier d’une trilogie : cela me va à ravir car j’ai adoré ce premier tome ! Je remercie les Editions Fleuve Noir et NetGalley pour cette lecture captivante que je vous conseille vivement !
    Retrouvez mes chroniques sur https://loeilnoir.wordpress.com/

  • LeahBookAddict 16 septembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Un thriller dense et rythmé ou comment j’ai dévoré 550 pages en trois jours 😆
    Des enquêteurs réalistes avec chacun un passé assez sombre, une enquête du tonnerre avec des rebondissements cohérents et constants.
    Des meurtres qui s’enchaînent et qui font froid dans le dos.
    Une course contre la montre où on fait des théorie réfutés à chaque chapitres.
    Je me suis fait balader par l’auteure jusqu’au bout, je me suis laisser porter par l’histoire et que c’est bon !
    Décidément les thrillers espagnols sont vraiment très qualitatifs je ne peux que vous conseiller celui ci ❤

  • L’atelier de Litote 10 septembre 2020
    Le silence de la ville blanche - Eva Garcia Saenz de urturi

    Un thriller sombre se déroulant au Pays basque espagnol, une fiction policière sur un tueur en série qui signe ses crimes avec une mise en scène particulièrement soignée. Le lecteur assiste à une série de meurtres terrifiants, on retrouve toujours un couple nu, assassiné rituellement, qui n’est pas sans rappeler des crimes ayant eu lieu vingt ans auparavant dans la même ville de Vitoria. Pourtant l’auteur est en prison depuis, alors qui est derrière ses nouveaux crimes. L’inspecteur Unai Lopez attachant et perturbé et plus connu sous le nom de « Kraken » est chargé de l’enquête. Il devra déterminer si on a emprisonné à tort un homme ou bien le tueur a-t-il un complice ? Un rythme fulgurant pour ce thriller qui nous plonge au cœur des traditions, de la mythologie et des légendes du Pays basque. Bientôt c’est une course contre la montre qui nous conduit implacablement à démasquer un prédateur invisible. Un style magistral et complètement immersif qui passionnera les amateurs d’Histoire autant que ceux qui aiment les contes terrifiants. Le décor, la cathédrale de Santa maria, la ville blanche de Vitoria et les lieux hautement symboliques choisis par le tueur apportent beaucoup à l’intrigue. L’auteure construit aussi ses personnages en nous laissant voir leurs pensées intimes et cette exploration est riche d’apprentissage. Kraken est un homme brillant au lourd passé. On observe aussi des flashbacks dans les années 1960 au travers du livre qui nous font découvrir d’autres personnages tout aussi intrigants. Tout cela forme un enchevêtrement qui semble inextricable et complexe mais ce croisement des destins est ce qui en fait tout l’attrait. Le petit plus après avoir dégusté le premier volet de cette trilogie c’est de découvrir son adaptation sur Netflix , mais avant tout, bonne lecture.

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