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Maboul Kitchen - Nadine Monfils

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Résumé :

S’échapper d’un asile, pas facile ! Mais à Mémé Cornemuse rien n’est impossible...

Avec l’aide de quelques zinzins triés sur le volet, Mémé s’envole vers son rêve : ouvrir un palace à Saint-Amand-sur-Fion. Après avoir épousé le proprio, un vieux solitaire rencontré à l’asile, elle passe son voyage de noces à Etretat pour le charme de ses falaises. Une fois veuve et héritière, à la tête du domaine avec une équipe de pétés du bulbe et un cuisinier maboul, la vieille monte une arnaque pour financer les travaux de la baraque en ruine. Sa stratégie pour plumer les gens ? Une vierge qui s’illumine et attire la foule criant au miracle. Lourdes peut aller se rhabiller. Le miracle qu’elle vise, elle, c’est de rassembler assez de fric pour se payer un relooking à faire pâlir Pamela Anderson. Son but, inexorable : reconquérir Jean-Claude Van Damme.
Mais ça pourrait bien virer au boxon et à l’Auberge Rouge...

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Vos #AvisPolar

  • Ophé Lit 11 septembre 2018
    Maboul Kitchen - Nadine Monfils

    Chronique de fous rires en cascades

    Honte à moi qui n’avais encore jamais lu Nadine Monfils ! Pourtant Dieu lui-même m’en avait parlé par le biais des fans absolus de cette auteure belgo-montmartroise.
    Alors pour lui faire hommage, tentons une chronique à la hauteur du bonheur que m’a procuré cette lecture.

    Mémé Cornemuse, croisement réussi entre Annie Cordy, dont elle est fan, et Carmen Cru dont elle défend les mêmes valeurs : culture douteuse, inhumanité, vocabulaire, ruse, « exploiteuse » (si si ça existe) de gentillesse etc … De quoi faire pâlir de jalousie les plus acariâtres occupantes des maisons de retraite !
    « Plus que le pognon dont elle n’avait jamais été l’esclave, Cornemuse aimait foutre la pagaille. S’éclater était son but principal et l’avait toujours été. »
    Fan absolue des zéros de la télé-réalité, elle ne vit que pour se marier un jour avec JCVD ! Et si elle y arrivait ?

    Dans cet opus, jubilatoire, Dame Monfils nous livre pléthore de références télévisuelles : séries, émissions, télé-réalité, tout y passe.
    « Sauf que la madre ignorait que son petit génie se passait « Breaking Bad » en boucle sur son ordi, parce qu’il kiffait Jesse Pinkman, le jeune camé qui aidé Walter White à fabriquer des amphétamines […] les parents ne regardaient pas les feuilletons américains, version made in France, rien ne vaut « The Voice ».
    Musculation des muscles faciaux assurée ! Meilleurs que le botox, les fous rires procurés par cette lecture m’ont rajeunie de 20 ans !
    Une plume qui n’a rien à envier à Mister Dard : des jeux de mots truculents, un humour familier voir vulgaire mais sans pour autant choquer (sauf peut être la grenouille de bénitier qui a autant d’humour qu’une porte de prison dans un quartier haute sécurité des States).
    Pour autant on y apprend des choses au contact de la chieuse, sa passion pour le peintre Magritte m’aura permis d’élargir mon horizon au-delà de la pipe ! (allusion involontaire à la pratique sexuelle préférée de notre héroïne nymphomane !)

    Alors pas de tueur en série mais une tueuse, Mémé Cornemuse sème les cadavres pour arriver à ses fins : mettre plein de sous-sous dans sa popoche pour traverser l’Atlantique, rencontrer Jacky Stallone, lui piquer les coordonnées de son artiste du bistouri et se faire refaire la tronche et le reste (y a du boulot) pour enfin d’épouser JCVD (qui, jusque-là, lui a refusé cet honneur).
    De son nouveau mari plein aux as, aux clients de son hôtel de lux-ure, personne ne pourra se mettre en elle et son cher et tendre bodybuildé !

    Pas d’hémoglobine, pas d’enquête, mais un roman noir tout en humour. Nadine Monfils jongle avec les mots « Elle avait vu une voyante qui lui avait prédit un grand avenir, à elle et à son rejeton. Il était de la trempe d’Obama, c’est sûr et certain, il allait casser la baraque. ». Elle nous sort des lectures plus conventionnelles pour nous faire passer un vrai moment de bonheur.
    À une période où il est de plus en plus difficile de rire de tout, Nadine Monfils le fait avec brio et ça a été, pour ma part, un vrai bonheur.

  • Sharon 12 août 2020
    Maboul Kitchen - Nadine Monfils

    Si vous aimez les intrigues reposantes, si vous aimez tout ce qui reste bien dans les clous du bon goût, ne lisez surtout pas ce livre : il n’est pas fait pour vous ! Mémé Cornemuse arrache tout sur son passage – a-t-elle vérifié qu’elle n’est pas une descendante d’Attila ? On peut se poser légitimement la question !
    Toujours en mouvement, mettant tout en oeuvre pour parvenir à ses fins, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Par contre, épuiser tout le monde, engager une équipe aussi barrée qu’elle ou presque, c’est tout à fait dans ses cordes : il faut dire qu’elle les a trouvés dans un asile et ils sont prêts à tout pour que leurs talents personnels s’épanouissent (mention spéciale pour le cuisinier). Mémé a un objectif : reconquérir JCVD (grand philosophe, pour ceux qui ne le connaîtrait pas, d’un tout autre niveau que BHL) et pour cela, elle envisage un ravalement de façade digne de feue la baronne de la Tronche en biais (pour ceux qui ne connaissent pas ce personnage, je vous invite à le découvrir). Gare à ceux qui auraient l’idée ô combien absurde de se mettre en travers de son chemin – il en est qui ne vont pas tout comprendre de ce qui va leur arriver. Ils l’auront, pour certains, bien cherché – se confronter à l’inventivité extrême de Mémé, à ses ressources inépuisables pour se tirer des situations les plus embarrassantes est véritablement risqué.
    Il est bon de le rappeler : Mémé est d’une fidélité à toute épreuve envers la Belgique, le grand amour de sa vie (avec JCVD). Gare à ceux qui en douteraient – et ce n’est pas incompatible avec un voyage de noces à Etretat (il y a de belles falaises). Et si cette enquête est « officiellement » la dernière, j’aimerai bien revoir Mémé Cornemuse – qui semble assez en forme à la fin de l’ouvrage, finalement….

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