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Richesse oblige - Hannelore Cayre

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Résumé :

Au xixe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient des remplaçants pour que leurs enfants ne partent pas à la guerre. Aujourd’hui, ils ont des héritiers très riches et des descendants inconnus mais qui peuvent légitimement hériter !

En 1870 l’un des fils d’une grande famille d’industriels a été un utopiste généreux et a reconnu un enfant illégitime. En 2016, Blanche, la non-conformiste aux béquilles, entend parler des deuils qui frappent cette famille sans scrupule et découvre qu’elle pourrait très bien elle aussi accéder à cette fortune. Devant le cynisme affairiste, elle va faire justice en se servant de tout ce que la modernité met à notre portée.

Une incroyable galerie de personnages : des méchants imbuvables, de riches inconscients, des idéalistes, une île où règne le matriarcat, des femmes admirables, avec en toile de fond une évocation magistrale de Paris assiégée par les Prussiens et le déménagement du Palais de Justice aux Batignolles.

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Vos #AvisPolar

  • Sharon 21 avril 2020
    Richesse oblige - Hannelore Cayre

    Je suis très en retard pour rédiger mon avis, parce que j’ai eu aussi beaucoup de mal à parvenir au bout de ma lecture. Pour quelles raisons ? J’ai eu du mal avec la double temporalité, j’ai nettement préféré l’époque contemporaine, et je peinais pour tout ce qui se déroulait en 1870. J’ai presque plaint Auguste – presque. Ce chétif idéaliste a tiré un mauvais numéro au service militaire, et sa famille cherche à lui acheter un remplaçant. J’ai l’impression d’avoir toujours connu cette pratique d’un autre âge, l’achat d’un pauvre pour remplacer un riche, même si je ne me souviens plus quand je l’ai appris – la mémoire familiale ne remonte pas jusque là. Pour Auguste, je maintiens le « presque » parce que sa volonté de changer la société ne va pas jusqu’à refuser la recherche assidue de ce remplaçant – les temps sont durs, les hommes sont chers en temps de guerre. Blanche, sa descendante au royal prénom, le juge sévèrement, et moi aussi, non parce que je suis influencée par le point de vue de Blanche, mais parce qu’Auguste ne veut pas se mélanger au peuple, qu’il méprise ainsi un peu – beaucoup. Il ne veut pas obéir à un chef non plus – il n’en a pas l’habitude. Il méprise un peu, aussi, Célestine, la promise de son remplaçant, Célestine qui mettra Blanche sur la voie de ses ancêtres, maîtresse-femme, croyante contrairement à Auguste, qui pensait avant tout à sa subsistance, à celle de son fils, plutôt qu’à changer la société.
    Oui, le passage du temps est très marqué pendant ces années 1870, scandant les jours qui nous séparent de « son » dénouement. La partie contemporaine nous entraîne aussi dans le passé, grâce aux recherches de Blanche sur sa famille et grâce aux retours en arrière sur son propre passé : sa naissance, la mort de sa mère, son accident, sa rééducation, la conception de sa fille, l’absence d’amour de son père, sa rencontre avec Hildegarde, au prénom symbolique à mes yeux, leur travail de fourmi au palais de justice – encore des « petites mains » qui se voient confier des tâches ingrates, tout en permettant à ceux qui les emploient une bonne dose de bonne conscience.
    Par son handicap, ses conditions de vie, Blanche est au coeur de l’actualité, elle est de ceux qui protestent et veulent aussi, de façon dérisoire « pouvoir acheter ». J’ai aimé aussi que l’on parle de l’association L214, par le biais de la très investie Hildegarde, du combat écologiste – moins important aux yeux de beaucoup que le fait de se nourrir, peu importe avec quoi et de quelle manière. Dans le même registre, j’ai aimé le passage sidérant sur le diésel africain et le cynisme de ceux (ils existent bien) qui pratiquent ce genre de trafic. En revanche, j’ai eu du mal avec les entourloupes de Blanche, qui tire partie de toutes les auto-entreprises actuelles – je reconnais néanmoins qu’elle ne fait qu’utiliser les failles du système, ce même système qui ne lui permet pas de vivre correctement.
    J’en oubliais presque les de Rigny. Ils ont puants, presque pas un pour sauver l’autre, personne ne songe à sauver qui que ce soit, juste à s’enrichir et à profiter. J’ai mélangé chacun des personnages, n’en plaignant aucun, puisque tous ont bien profité de leurs avantages.
    Richesse oblige est un livre qui nous parle de notre époque – et notre époque est assez désastreuse.

  • alexandra 18 juin 2020
    Richesse oblige - Hannelore Cayre

    Après la daronne j’étais ravie de retrouver l’humour caustique d’Hannelore Cayre. C’est encore une fois imparable.
    Blanche de Rigny a beau avoir un nom à particule, elle n’a rien d’une aristo. Handicapée suite à un grave accident, elle est mère célibataire et vivote à Paris avec un job au service repro du palais de justice. Seulement ce job lui permet quelques petits plaisirs pas si inoffensifs puisqu’elle copie les procédures pour les balancer sur les réseaux sociaux, aux journaux etc. Et ainsi jeter en pâture les pourris protégés. Et s’amuse également à marchander les listes de consommateurs de drogues interrogés comme témoins. Jusqu’au jour où elle découvre dans toutes ces affaires son nom "De Rigny" associé à une richissime famille mêlée à un scandale financier et écologique.. Blanche décide alors de s’amuser un peu avec ses "cousins"...
    C’est décalé, caustique. Ça dénonce mais avec intelligence. Hannelore Cayre tape juste et fait mouche à chaque réplique. Blanche profite du système sans honte et on se prend à l’approuver. On découvre également en parallèle l’histoire de sa famille qui remonte à la Commune et à la débâcle de 1870, expliquant comment une si "illustre" famille a pu engendrer cette branche pourrie dans l’arbre généalogique. on découvre tout un pan de cette période historique où les riches pouvaient "acheter" des pauvres pour les envoyer à la guerre à la place de leurs fils.
    Du grand art !

  • lafilleaux1001lectures 8 juillet 2020
    Richesse oblige - Hannelore Cayre

    Déception !

    Bon, eh bien, nous y voilà, un livre avec lequel je n’ai pas accroché.

    Pourtant sur la quatrième de couverture, j’y croyais :
    - déjà par les références de l’auteure : Prix du polar européen et Grand Prix de littérature policière pour son livre « La Daronne » ;
    - puis par la trame : une histoire familiale emplie de secrets et mensonges, remontant jusqu’au XIXe siècle, qui ne demandent qu’à être découverts par l’héroïne.

    On se retrouve donc emporté dans un récit qui voyage entre l’époque actuelle et le XIXe siècle avec pour guide, une héroïne, Blanche de Rigny, qui part à la recherche de ses origines.

    Je dois reconnaître que toute la partie se déroulant au XIXe siècle est bien documentée, voire un peu trop. Du coup, par moment, on a l’impression de se retrouver dans un récit documentaire, plutôt technique, et non plus dans un roman.

    De plus, les personnages, en particulier l’héroïne, n’ont suscité chez moi aucun attachement. Je les ai trouvés trop « clichés », trop « extrêmes », chacun dans leur catégorie.

    Dernier regret, la quantité de thèmes abordés : la différence, le handicap, la maltraitance des animaux, le trafic d’hommes, le clivage social quelque soit l’époque… On finit par s’y perdre…

    Bref, j’ai été jusqu’au bout de ma lecture mais je n’ai pas accroché.

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