Opération Napoléon - Arnaldur Indridason

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Résumé :

L’avion s’écrase dans le blizzard. Très vite, la glace du Vatnajökull l’engloutit. À l’intérieur, agents américains et officiers allemands ont compris. Ils vont mourir gelés, emportant avec eux l’un des plus lourds secrets du xxe siècle. Quand l’avion reparaît cinquante ans plus tard, il menace de faire de nouvelles victimes. Car le silence des morts s’achète parfois au prix de celui des vivants...

Né en 1961 en Islande, Arnaldur Indridason, diplômé en histoire, est journaliste et critique de cinéma. Ses romans, publiés dans plus de trente pays, couronnés par de nombreux prix prestigieux, sont tous disponibles en Points.

" À un rythme presque digne de la série 24 Heures chrono – l’intrigue se déroule sur quatre jours seulement –, Indridason multiplie les rebondissements et nous tient en haleine jusqu’à l’ultime page. "

Le Parisien

Vos avis

  • Krysaline555 24 septembre 2017
    Opération Napoléon - Arnaldur Indridason

    Je viens de terminer "Opération Napoléon" cet après-midi et j’avoue avoir un ressenti en mi-teinte et être restée un peu perplexe. Pas d’Erlendur à l’horizon dans cet opus puisqu’il s’agit ici d’un "one shot" mais pourquoi pas ? ça change un peu. "Betty", un autre one shot du même auteur ne m’avait pas déçue. J’attaque donc pleine d’enthousiasme et je retrouve avec plaisir l’Islande et la description de ses paysages glacés et magnifiques, son ambiance si particulière avec ses quelques heures de lumières par jour et toujours la quête d’un proche perdu dans les glaces (thème récurrent également avec la série des Erlendur).

    Ici, l’auteur couvre plusieurs périodes :

    - 1945 d’abord avec le crash d’un Junkers Ju 52, avion allemand en tenue de camouflage américaine avec à son bord des Allemands et des Américains.... fait pour le moins étrange en cette fin de guerre.

    Avion qui recèle un secret terrible qui fait trembler la nation Américaine au point que ceux-ci sont prêts à tout pour récupérer cet avion.

    - 1965 et 1967 avec une expédition d’envergure menée par les Américains pour tenter de retrouver cet avion englouti dans le glacier de Vatnajökull en Islande.

    - 1999 où une autre opération est à nouveau lancée après que des satellites aient repéré des traces du fameux Junkers.

    Ici entrent en scène un certain Ratoff, major américain particulièrement sadique chargé de cette mission par Vytautas Carr qui coordonne les opérations depuis Washington. Enfin, Kristin, une jeune Islandaise, avocate au Ministère des Affaires étrangères quant à elle devient l’héroïne de ce roman bien malgré elle en devenant le grain de sable qui fera toussoter la machinerie américaine et fera d’elle, le témoin gênant à éliminer. D’autres personnages participeront à cette aventure et joueront des rôles clés pour Kristin, tel Elias, son frère, Julius, le chef de l’équipe de sauvetage à laquelle Elias appartient, Steve, le "yankee" que Kristin avait laissé tomber sans aucunes explications.

    Dès le début on comprend donc qu’il s’agit d’un roman d’aventures, d’actions, et peut-être aussi d’espionnage. En 1967, on suit avec intérêt la quête de Miller pour retrouver son frère, qui était le pilote du Junkers. Et puis, on se demande aussi, ce que pouvait bien contenir cet avion de si précieux pour que l’armée américaine prennent de tels risques pour le récupérer.

    Mais en 1999, ça part en cacahuète total ! Là s’enchainent des situations complètement rocambolesques et peu crédibles quand il s’agira pour Kristin d’échapper aux tueurs lancés à sa poursuite. Elle échappe miraculeusement aux hommes de mains qui tentent de l’assassiner et atterrie au pied du fameux glacier pour un final digne d’un blockbuster Américain ! Sauf que superproduction il n’y aura pas puisque dans ce thriller, les grands méchants sont américains justement. Car Indridason en profite pour donner sa position quand à l’implantation de l’armée américaine sur le sol Islandais. Et pour tout dire, il y est franchement hostile et ne se prive pas de le dire à travers la voie de son héroïne.

    Pour autant, l’histoire de l’avion qui était censé changer le cours de l’Histoire avec un grand "H" est forcément avortée d’avance puisqu’on sait ce qui s’est passé par la suite dans le monde au cours de l’Histoire. Alors comment inventer un suspense sans trop distordre la fameuse Histoire ? Comment arriver à un final qui ne serait pas un gros "flop" ? c’est là que les choses se corsent parce que c’est vrai que c’était bien parti : les descriptions des expéditions, de ses difficultés, du glacier et des paysages Islandais en particulier sont très réussi et qu’en cela l’écriture d’Indridason ne failli pas. Alors ? s’en est-il bien sorti ?? oui et non je dirais. Le fameux secret se révèle trop décevant à mon gout même s’il aurait pu être plausible. Par contre j’ai adoré le fin mot de ce roman : BLONDI 1947 !

    ..... Mais existe-t-il seulement un seul âne (chien) à la foire qui s’appelle Martin (Blondi) !!??

  • La bibliothèque de Céline 3 juillet 2018
    Opération Napoléon - Arnaldur Indridason

    A chaque fois que j’entame un livre d’un de mes auteurs préférés qu’est Arnaldur Indridason, je ne peux m’empêcher de lire sa biographie que je connais pourtant maintenant par cœur. Mais… c’est un rituel auquel je ne déroge pas.
    Mais où est donc passé Erlendur Sveinsson ? Il se cache quelque part dans l’œuvre…un anonyme à peine mentionné. L’avez-vous trouvé ? Ce n’est malheureusement pas lui qui est sur le devant de la scène car, dans cet opus, ce n’est pas d’un meurtre « classique » dont il s’agit. Dans Opération Napoléon, nous sommes au cœur d’un complot qui implique la police de Reykjavik, le ministre des affaires étrangères islandais et le ministre de la justice.
    Il me tardait de retrouver la plume d’Indridason bien que je savais, et ce, avant même de débuter ma lecture que son personnage récurrent : Erlendur, n’y figurerait pas. Au fil des livres, j’ai appris à le connaître et je dois reconnaître que quand j’ouvre un polar du maître islandais, c’est toujours avec beaucoup de plaisir que je retrouve ce taiseux et taciturne commissaire à l’âme tourmentée. Je débute donc ma lecture et je retrouve le personnage si ce n’est ce personnage récurrent, le presonnage principal des œuvres d’Indridason : j’ai nommé l’Islande. La nature islandaise, ses glaciers et son climat plus que rude que l’auteur sait si bien décrire. A chaque fois, plus qu’un moment de détente livresque, c’est un véritable voyage que m’offre l’auteur. Quel régal ! Par cette chaleur surtout… Je le mentionne souvent : les livres qui traitent d’un lieu, rural ou urbain, comme d’un véritable personnage ont toute mon intérêt et mon affection.
    Ce n’est néanmoins pas sans une certaine appréhension que j’aborde ce titre dont le complot est au cœur de l’histoire. En effet, ces derniers n’ont pas ma préférence. Cette fois, nous sommes loin du calme habituel qui règne en maître incontesté dans les romans de l’islandais. Nous sommes en présence de personnages rudes, violents nommés Carr et Ratoff , prêts à tout pour mener leur mission à bien. Leur leitmotiv : arriver à leurs fins quels que soient les dommages collatéraux. Elias, le frère de Kristin l’héroïne, membre d’une équipe de sauveteurs de la ville qui mène un exercice d’entraînement sur le glacier, est sur leur chemin. Qu’adviendra-t-il de ce jeune homme ?
    Tout au long de ma lecture je me suis posée ces sempiternelles questions : mais qu’y -a-t-il dans cet avion ? Pourquoi est-il si important ? Pourquoi fait-il l’objet de tant de convoitises ? Ces interrogations ont trotté dans ma tête tout au long de cette course poursuite lors de laquelle Kristin, avocate employée par le ministère des affaires étrangères est activement recherchée au sujet du meurtre de Runolfur. Une course poursuite trop rocambolesque pour être crédible à travers laquelle la position de l’auteur est clairement affichée : une opposition claire à l’armée américaine sur le sol islandais.
    Arnaldur Indridason signe une intrigue abracadabrante avec, au centre, une héroïne qui arrive à déjouer les pièges des services secrets américains. Assez improbable, n’est ce pas ? Un opus, à mon goût, décevant qui n’est pas digne du grand maître du polar islandais que j’apprécie habituellement tant.
    C’est avec regret que j’avoue que c’est un peu tiré par les cheveux. Je ne reconnais ni la plume ni l’univers de l’auteur. J’ai hâte de retrouver le calme des enquêtes d’Erlendur !
    Si vous ne connaissez pas cet auteur, je ne vous conseille pas ce titre. Optez plutôt pour La cité des jarres qui vous permettra de vous familiariser avec les personnages ou pour La voix, son chef d’œuvre 🙂

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