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La Cage dorée - Camilla Läckberg

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10 #AvisPolar
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Résumé :

Faye a voué sa vie à Jack, elle a tout sacrifié pour lui. Mais lorsque Jack – coureur de jupons invétéré – la quitte pour une jeune collaboratrice, laissant Faye complètement démunie, l’amour fait place à la haine. La vengeance sera douce et impitoyable : il lui a tout pris, elle ne lui laissera rien. Premier volet d’un diptyque, « La Cage dorée » est un thriller glaçant qui résonne funestement avec l’ère #MeToo. Pour la première fois, Camilla Läckberg quitte Fjällbäcka pour explorer la perversité de l’homme dans les hautes sphères de la société stockholmoise. Et montrer combien il peut être fatal de sous-estimer une femme…

Vos #AvisPolar

  • Lectures Gourmandes 12 avril 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    C’était un réel plaisir de retrouver la plume et l’univers de Camilla (avec encore une fois une traduction plus que maîtrisée de la part de Rémi Cassaigne) ! Comme à la découverte d’une série, j’ai pris le temps de rencontrer et de m’habituer à Faye, ce nouveau personnage, cette nouvelle héroïne que j’ai commencé par détester (gentiment) et que j’ai fini par adorer ! Rien à voir avec le cadre idyllique de Fjällbacka, le petit couple suédois que forment Erica et Patrick, ni la multitude de meurtres qui viennent bousculer ce havre de paix. Cette fois, l’autrice nous emmène au cœur de Stockholm pour un tout autre voyage, et pas n’importe lequel…

    Il y a, comme souvent dans les romans de Camilla, une place à l’actuel : faits sociétaux, moraux, politiques… Et dans ce schéma, La cage dorée suit clairement et ouvertement la vague #metoo en tournant les projecteurs vers Faye. On découvre son passé, ses secrets, ses blessures. On la voit se « réveiller », se rappeler, et agir…

    Alors, si vous voulez du girl power, de la vengeance, du sans pitié, et une héroïne ambitieuse qui ne laisse personne en travers de son chemin ; le tout baigné dans un Stockholm de la haute où argent et faux semblant sont les maîtres mots : le nouveau roman de cette reine du polar suédois est fait pour vous !

    Un renouveau de la part de Camilla Läckerg qui m’a tout de suite séduite, que je ne peux qu’adopter et vous conseiller tant le style et le rythme du roman m’ont entraînée du début à la fin de ma lecture.

    Vous l’aurez compris, La cage dorée est un de mes nouveaux coups de cœur, signé Camilla Läckerg !

  • Dominique Rauche 24 avril 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    On attend toujours impatiemment le dernier Lackberg... Cette fois l’héroïne n’est plus écrivain mais femme au foyer d’entrepreneur richissime et a quitté son île pour Stockholm. Il faut le reconnaître, ça se lit sans réel déplaisir mais aussitôt terminée on oublie cette histoire qui relève plus de la "chick lit" aux relents porno soft parfois (les scènes de sexe entre l’héroïne et ses partenaires sont un peu répétitives) que du bon vieux polar (l’intrigue est cousue de fil blanc et on voit très -trop !- tôt où on va en venir...). Le pire est qu’on ne croit pas une seconde à ce personnage et à ses evolutions radicales : l’amour passionné aveugle quelque peu certes mais ne rend pas une femme brillante et déjà résiliente parfaitement idiote et soumise...Bref une grosse déception, mieux vaut relire Patricia Highsmith ou aller boire un verre entre copines....

  • Sangpages 2 mai 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    Valérie et là, à côté de moi, je l’ai bâillonnée et attachée pour pouvoir prendre la parole au travers de son clavier. C’est mon récit, celui de ma vie et personne mieux que moi peut t’en parler.
    J’ai obligé Camilla à laisser tomber son Erika Falck et son Patrick Hedström pour qu’elle raconte mon histoire, qu’elle pousse ce cri qui s’apparente au cri de Munch. Un cri du cœur, un cri d’horreur pour te parler de la femme soumise, de la femme qui est juste l’épouse "de", de la potiche, mais aussi de la femme martyrisée, abusée que ce soit psychologiquement ou physiquement et ceci même dans l’opulence ou surtout dans l’opulence ai-je envie de dire.
    Elle s’est très vitre prise au jeu Camilla et elle s’est bien lâchée sur ce coup-là. Je n’aurai pas pensé qu’elle le fasse aussi bien d’ailleurs.
    Mon mari, Jack vient tout juste de tuer notre fille Julienne. Oui tu as bien lu, il est allé jusque là, cet horrible salaud. Et même si mon histoire commence par la fin, tu comprendras comment tout a mal tourné, comment nous en sommes arrivés là et tu pourrais bien être fort surpris(e).
    J’ai quitté Fjällbacka il y a quelques années déjà. J’ai laissé derrière moi, ce que j’étais, ma famille déchue et les horreurs vécues. J’ai rencontré cet homme que je croyais être mon âme sœur. Nous nous sommes mariés et avons eu une magnifique fille, Julienne. Nous avons créé ensemble une entreprise "Compare" qui s’est très vite transformée en une affaire florissante qui nous a permis de gagner des millions et de vivre comme des rois. Tout pour bien faire me diras-tu... Oui je dois avouer que j’avais de la chance. Ne pas travailler, passer mon temps à faire en sorte que la vie de mon mari soit la meilleure possible alors que lui, passait le plus clair du sien au travail et à me ressasser que c’était pour notre bien à toutes les deux. Au travers de ses paroles, il me rabaissait systématiquement. Il a même fait pire, mais je n’ai pas envie d’en parler maintenant. Il me donnait ce merveilleux rôle de potiche et reniait même ma large participation à la création de Compare…
    Je lui trouvais des excuses, me disais qu’il était merveilleux, que tout redeviendrait comme avant quand il aura moins de travail. J’étais dans ma cage dorée et faisais l’autruche parce que c’était plus simple. Chris, ma meilleure amie, avait beau me dire que ce n’était pas une vie, que je devais mettre fin à cette soumission...Je ne voulais pas l’écouter.
    Et puis un jour, tout a basculé. J’ai trouvé mon mari avec une collègue de travail en train de s’envoyer en l’air dans notre propre lit. Sa réaction ? Il m’a foutue dehors et laissée sur la paille au travers d’un divorce rocambolesque où j’ai tout perdu.
    J’ai sombré, j’ai touché le fond mais je suis Faye et j’en ai vu d’autres, beaucoup d’autres ! Je devais me relever et surtout me venger. Trouver le moyen de le mettre à terre, lui qui m’avait détruite, trahie, trompée. Lui qui avait fait de moi une loque en Gucci. Je n’imaginais cependant pas qui il était vraiment, qu’il serait un adversaire de taille ni qu’il s’en prendrait à ma fille...
    J’ai alors établi un plan machiavélique mais je ne vais pas t’en dire plus. C’est à toi de le découvrir au travers des écrits de Camilla, mon porte-parole.
    Attends, bouge pas, voilà que Valérie a réussi à enlever son bâillon. Je vais voir ce qu’elle veut.
    Elle a aussi quelques mots à dire. Ok, c’est une femme et elle est aussi concernée. Vais la laisser parler et lui remettrai son bâillon après :
    "Pour elle, c’était étrange de retrouver Camilla dans un autre contexte et qu’elle était un peu septique en démarrant ce récit mais qu’elle s’est fait embobiner sans vraiment s’en rendre compte et qu’on peut dire que tout son art est là - Une embobineuse de compètes !"
    Là j’avoue, je ne sais pas si elle parle de moi ou de Camilla mais peu importe.
    "Qu’elle a trouvé que même si par moment c’était un peu facile, que tout se passait comme ça devait, comme dans les films et bien que cette trame était bien foutue. Qu’elle s’est rapidement doutée de la finalité mais que cela n’avait pas d’importance puisque le fin mot de l’histoire est ailleurs."
    Elle est gonflée quand même de dire ça parce que c’est vraiment comme ça que cela s’est passé...
    "Elle dit surtout que mon histoire est une histoire de femme pour les femmes."
    Bon moi je pense que c’est aussi pour les hommes et qu’ils pourraient en prendre de la graine.
    "Que c’est une histoire de vengeance qui pourrait bien faire écho à bon nombre d’entre elles. Qu’à elle, ça lui a parlé...Que cette histoire avait résonné en elle comme une ribambelle de cloches et qu’elle aurait bien voulu...pouvoir faire pareil que moi…"
    Tiens j’ai trouvé une alliée...
    "Elle a trouvé que mon histoire était forte, émouvante, puissante, voire bouleversante. Que ça lui a fait un peu penser à la trame de Délicieuse de Marie Neuser."
    Je sais pas qui c’est, celle-là, mais ça doit être bien si ça ressemble à mon histoire.
    "Que ce roman était brillant et que Camilla savait vraiment raconter des histoires. Que même ou surtout en changeant de registre elle était capable de nous surprendre !"
    Bon assez parlé de Camilla qui n’est que mon porte-parole. Je vais lui remettre son bâillon pour qu’elle ferme son caquet !
    Quant à moi, je vais reprendre ma place dans ce livre puisqu’il semble que je ne sois qu’une femme de papier mais avant de partir, garde ça en tête :
    Ne sous-estime jamais une femme trahie, bafouée. Tu ne sais jamais jusqu’où elle peut aller et en tout cas, Camilla, elle, a pris sa "revenge" !

  • bookliseuse 2 mai 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    Matilda en quittant Fjällbacka et la vie misérable qu’elle y a connu décide dorénavant de s’appeler Faye. Elle s’installe à Stockholm, ou elle décide très vite de devenir quelqu’un et pour ça entre avec brio à Sup de Co. Elle y rencontre Chris et tombe follement amoureuse. Pour l’aider, malgré ses brillantes notes, elle décide d’abandonner ses études pour trouver un job afin de subvenir à leurs besoins le temps de monter leur société. Cela sera un succès, en quelques années les voilà devenus milliardaires !

    Camilla avec ce roman fait un virage à 180°, rien à voir avec ses livres précédents…. En effet cette nouvelle série est noire, laissant peu de place à l’humour. Elle y décrit avec authenticité, sans rien nous épargner, la maltraitance psychologique et physique, la déchéance sociale, la maladie, mais aussi (avec quelques clichés), la vie difficile des femmes de milliardaires, dont le rôle principale est d’être toujours belles et d’organiser les meilleurs fêtes et cocktails de la ville, mais surtout de se taire et de ne jamais se plaindre. Un monde de futilité et d’apparence ou l’amitié n’existe pas.

    Faye est très loin d’être parfaite, mais je l’ai adorée, elle est intelligente, brillante, prête à tout pour que personne ne l’écrase. Même si je n’ai pas adhéré à sa vengeance, la façon dont elle y est arrivé était judicieux, machiavélique, intelligemment pensé.

    Comme d’habitude Camilla ne m’a pas déçue une minute, livre engloutie en quelques heures, une totale réussite, un livre brillant, parfait, machiavélique, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

  • Bakbak 3 mai 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    Tout à fait d’accord avec ce commentaire.
    Je suis une fervente lectrice de camilla lackberg,mais ce dernier livre m’a totalement déçue,j ai failli l abandonner en cours de lecture.

    D’accord avec le mouvement "me too" mais elle surfe trop sur ce sujet et les scènes limites"porno"n’apportent rien, bien au contraire

    Le scénario est faible, on devine très tôt,on ne reconnait plus cette écrivaine à tel point que l’on pourrait se demander si c’est réellement elle qui l’a écrit

    Je l’abandonne définitivement ,sauf si elle retourne dans ce qu’elle fait très bien habituellement
    On dirait "Agnès Martin Lugand...

  • Au fil des Pages 15 juin 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    Ayant lu plusieurs livres de l’auteure j’avais envie de découvrir celui-ci qu’on nous vendait comme « différent » avec une histoire glaçante … Alors soit je n’ai pas compris soit il y a erreur sur la marchandise.
    Tout d’abord Faye notre « heroine » mon dieu … que dire …elle est humiliée par les hommes, elle est bafouée, elle a un passif lourd familial et se promet de se « venger » mais son caractère est tellement « bi polaire » que je n’ai eu aucune empathie pour elle.

    Son mari la quitte pour une autre pas de souci FAYE va se « venger » mais se venger de quoi ? sa revanche n’a pas vraiment d’équilibre je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir… c’est fouilli à mon goût. Je ne veux pas spoiler mais les ficelles sont peu crédibles !!!!
    Le côté METOO que l’auteure a voulu dénoncer est bancal, caricatural et ne donne pas une bonne image des femmes non plus ; le féminisme se prend une belle claque sérieux. Surtout les phases limite porno gratuit qui ne servent à rien du tout dans ce livre !
    Vous l’aurez compris ce livre est une belle déception me concernant

  • Encore Un Livre 16 juillet 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    La romancière a créé des personnages phares : Erica Falck, Patrick Hedström, ceux qui gravitant autour sont aussi les fondations de ce succès. La petite ville de Fjällbacka mise à l’honneur, le succès de la saga a contribué à son développement touristique !
    Les intrigues servent un contexte, un pan historique de la Suède. J’y ai rencontré un tailleur de pierre, un gardien de phare, une faiseuse d’anges…
    Des personnages aux multiples aspérités, grâce à la plume de l’auteure la violence se veut insidieuse, dissimulée, mais significative.

    En 2019, l’autrice fait le choix de proposer autre chose, après toutes ces années on peut aisément comprendre cette volonté de mettre sa plume au service d’un nouveau visage, d’un nouveau contexte et peut-être s’adresser à un autre lectorat, plus large.
    La cage dorée est le premier « vrai roman » indépendant de Camilla Läckberg ( Cyanure étant une nouvelle spin-off), mais aussi le premier opus d’un diptyque mettant en scène une nouvelle héroïne : Faye.
    Nous ne sommes (presque) plus à Fjällbacka, mais à Stockholm.
    Exit Erica, Faye doit assurer la relève.

    j’aurais pu, j’aurais voulu accrocher à Faye, or j’en suis encore loin et ce presque depuis le début. Pourtant le prologue était jouissif (j’en avais livré les premières lignes ici.),annonciateur d’événements où la plume percutante n’aurait pas perdu de sa noirceur. Les pages défilaient, mes espoirs s’amenuisaient.
    Faye ne fait plus partie d’une population lambda, mais d’une élite suédoise entourée de superficialité. Bien qu’elle soit native de Fjällbacka dans un sombre et mystérieux milieu familial, ses ambitions dès son émancipation à Barcelone et Stockholm ne m’ont pas permis de ressentir la moindre empathie pour elle.
    Par la suite ni ses malheurs, ni sa vie conjugale ne m’ont transcendée, ni justifié le fait d’un quelconque engagement dans un mouvement féministe. Sa classe sociale, sa rage, les moyens qu’elle possède pour préparer sa vengeance ne reflètent pas une once d’authenticité à mon sens, on est loin de pouvoir se retrouver si facilement dans ces facettes.
    Faye a capté mon attention, mais elle ne m’a pas séduite. Je suis passée par beaucoup de sentiments, à la lecture de nouveau roman, tristesse, colère, et regret… Mais ! Et oui il y a toujours un mais avec Läckberg… Croire et dire qu’il n’y a rien de bon dans ce nouvel opus, c’est se fourrer le doigt dans l’œil ! Sans vous révéler mon sentiment ni quoi, comment et bien j’ai sacrément envie de lire le prochain. Le tome 1 de cette cage dorée n’est peut-être qu’une mise en bouche d’une histoire bien plus noire que ce qu’elle révèle pendant ces 300 pages, car il m’aura fallu attendre la toute fin pour trouver un intérêt à cette nouvelle héroïne, une fin que j’ai accueillie avec le sourire, annonciatrice d’un tome 2 qui je l’espère bien plus sombre et bien plus engagé.

  • orchideepurple 4 août 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    L’histoire de Faye, c’est 5 vies en une !
    Elle appartient à la société huppée de Stockholm : une vie parfaite dans un cadre parfait. Mais très vite les failles apparaissent : ambitieuse, belle et intelligente, elle abandonne tout pour satisfaire son mari Jack. Elle est devenue une femme soumise, l’ombre d’elle-même et de son époux .
    Alors quand elle se retrouve face à sa trahison : elle fini de flancher... Mais chassez le naturel, il revient au galop ! Faye se reprend : avec patience et méthode elle échafaude une vengeance implacable et cruelle !

    Les flash-back, qui sont une des marques de fabrique de l’auteur, nous permettent de découvrir le passé tourmenté qui l’a forgée. La plupart des personnages secondaires sont quant à eux, bien brossés et bien intégrés aux intrigues.

    Mais cette lecture est radicalement différente des intrigues calfeutrées de Fjallbacka auxquelles Camilla Lackberg nous a habitués. C’est ici un thriller psychologique, domestique et féministe moins sage, qui sort du cadre du politiquement correct, surfant sur la vague #metoo . De nombreuses scènes de sexe, dérangeantes au début, jalonnent le récit. Vous l’aurez compris : Camilla Lackberg a changé de cap !

    J’ai pour ma part apprécié ce roman. Seul petit bémol : les flash-back étant travaillés différemment, j’ai entrevu une partie de l’intrigue assez rapidement, mais des rebondissements et des surprises m’ont tout de même tenue en haleine jusqu’à la fin.
    Mais je peux comprendre que certains aient du mal à adhérer ou soient déçus. À mon avis, La cage dorée, ça passe... ou pas !

  • Les_Lectrices 17 août 2019
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    [La cage doree]•

    Quoi de mieux qu’un bon Camilla Lackberg en vacance… !!! Une histoire passionnante d’une femme trompée mais qui a su rebondir pour mieux savourer sa vengeance… je n’en dirais pas plus🤫🤫•

    Rien à voir avec les enquêtes si passionnantes de Patrick et Erica... C’est un one-shot qui se lit rapidement et facilement. J’en suis beaucoup moins fan mais on a quand même envie d aller jusqu’a la fin pour savoir… !!!! Par curiosité !!!! Finalement très féminin ce roman avec un peu de noir quand même, mais rien de bien effrayant….•

  • l’oeil de sauron 2 mars 2020
    La Cage dorée - Camilla Läckberg

    J’ai beaucoup à dire sur ce roman. Je ne suis pas la première à m’y casser les dents, cependant, retenez toujours que ce n’est pas l’histoire en elle-même qui m’a le plus dérangée mais la forme, la construction, le choix des mots. L’histoire, le fond, nous montre comment une femme décide de se venger de son mari, une véritable ordure. Jusque là pas de souci. Tout ne m’a pas plu dans l’histoire mais j’y reviendrai plus tard. Le problème vient de l’image donnée à la femme. Soyons honnête, si un homme avait écrit ce roman, il se serait lyncher sur la place publique. Il aurait d’ailleurs été intéressant qu’il soit publié sous un pseudo masculin pour voir comment les gens auraient réagi…

    Pourquoi je vous dis ça alors que ce livre ne m’a pas rebuté ? Parce que j’ai voulu voir des maladresses et des erreurs là où on pourrait voir des outrages à la femme.

    Pourquoi le message sensé être véhiculé (femme forte et indépendante) est aussi détestable et critiquable ? A cause du vocabulaire employé et de la façon dont Faye est décrite. Ça choque et dérange car on verrait plus un homme faire ce qu’elle fait tout du moins dans les grandes lignes.

    Oui, une femme humiliée et bafouée deviendra une arme redoutable si elle décide de se venger MAIS elle ne se transforme pas en putain pour autant.

    Décortiquons un peu les 3 parties du livre pour comprendre un peu mon avis :

    1ère partie : Faye vit dans l’ombre de son mari, Jack, totalement soumise. On apprend cependant, que plus jeune (alternance de chapitre dans le présent et dans le passé), c’était une femme ambitieuse, forte et indépendante. Il faut réussir à s’avaler cette première partie, assez immonde. On pourrait même dire qu’elle est d’un machisme intolérable et certaines scènes sont vraiment pleine de cruauté, le pire étant pour moi, l’avilissement sexuel auquel s’abaisse Faye, de son plein gré pour satisfaire son mari, alors qu’on découvre qu’elle était très à l’aise dans sa sexualité avant. Le problème, ce ne sont pas tant les scènes de sexes en elles-mêmes que le vocabulaire utilisé pour les décrire. Problème de traduction ? volonté d’interpeler, de choquer le lecteur ? Bite, foutre, baise et coup de boutoir ne sont pas des termes qui me plaisent beaucoup dans un ouvrage mettant en avant la femme… Même les positions choisies témoignent d’une soumission à l’homme, que ce soit dans le passé ou dans le présent. Donc, là déjà, gros loupé. Mater un porno pour voir ce qui plait à son mari et le reproduire, ça peut être drôle, mais là ça nous montre surtout où elle en est arrivée pour réussir à se faire prendre. Bref, une première partie assez imbuvable où finalement, au lieu de plaindre Faye, clairement victime de son mari qui a réussi grâce à ses paroles et à ses actes à la rendre malléable et docile et à lui faire croire qu’elle est responsable de leur échec personnel (en gros, un pervers narcissique, c’est comme ça qu’ils agissent, rappelons le) et bien, on a juste la sensation que Faye n’est pas vraiment une battante qui va se relever mais une salope.

    2ème partie : très courte, assez insipide et sans grand intérêt. N’en parlons pas et voyons la suite.

    3ème partie : la vengeance à l’état pur. A nouveau, un mauvais visage de la femme est véhiculé. Oui, une femme qui se venge devient une garce mais elle n’est pas obligée de piétiner son intégrité morale et physique. Là, c’est trop extrême. Faye n’a plus de limite et le problème c’est qu’elle ne peut pas s’apparenter à un modèle, loin de là. On est plutôt dans le modèle de la putain sans cœur, sans morale et sans scrupules. C’est une femme d’affaire millionnaire, manipulatrice, on est très loin d’une image positive de la femme. Je ne comprends pas le choix de l’auteure de nous la présenter ainsi. Si elle voulait nous heurter pour qu’on comprenne que ce sont les hommes qui agissent comme ça et non les femmes, il y a un loupé quelque part. Ce n’est pas ce qui vient à l’esprit en premier, surtout quand l’auteure dit elle-même qu’elle écrit avant tout une histoire mais qu’elle ne veut pas forcément véhiculer un message à travers son livre… Gros malaise là.

    L’auteure se serait consacrée uniquement à Faye et sa vengeance, ça aurait pu passer, mal formulé avec des messages contradictoires mais OK, j’aurais compris, mais, nous en rajouter avec son passé trouble et certaines de ses actions… C’est trop et ça gâche l’ensemble. il y a des scènes too much qui une fois de plus, nuisent à l’image de la femme.

    Je lirai la suite en espérant que Camilla Lackberg redore l’image de la femme plutôt qu’elle ne la détruise et je finirai en rappelant qu’une femme forte, indépendante et libérée n’est pas forcément amorale et immorale. Vouloir construire l’image d’une femme identique à celle d’un homme n’est pas le moyen de nous mettre en valeur. Nous sommes différents. Et bien sûr, une féministe n’est pas une putain. Bref, j’ai bien compris ce que l’auteure avait voulu faire (je viens de lire une de ses interviews sur ce livre) mais je ne valide pas la façon dont elle le fait.

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