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La fille sans peau - Mads Peder Nordbo

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Résumé :

Nuuk, Groenland, 2014. Une découverte sensationnelle fait frémir la petite communauté : le corps d’un viking est extrait de la glace, en parfait état de conservation. Mais le lendemain, le cadavre a disparu et on retrouve l’agent de police qui montait la garde nu et éviscéré comme un poisson. L’épouvantable procédé résonne funestement avec des affaires de meurtres non élucidées vieilles de plus de quarante ans. À l’époque, les victimes étaient toutes des hommes soupçonnés d’abus sexuels sur leurs filles. Le journaliste Matthew Cage et la chasseuse de phoques Tupaarnaq vont s’associer pour tenter de faire la lumière sur ce dont personne n’a envie de parler. Et à Nuuk, les secrets les plus tordus sont les mieux préservés, comme figés dans la glace par un pergélisol impitoyable.

Vos #AvisPolar

  • Lettres et caractères 9 avril 2020
    La fille sans peau - Mads Peder Nordbo

    Le Grand prix des lectrices Elle 2020 s’achève avec la lecture de La fille sans peau et heureusement pour moi, la dernière bouchée de cette aventure livresque aura été savoureuse.

    Dans ce jury, nous avons eu à lire 9 polars et ça n’a pas été toujours une partie de plaisir tant l’ennui m’a souvent guettée au détour d’une page souillée d’hémoglobine. Je n’ai quasiment jamais réussi à m’intéresser à une enquête policière, les flics de l’un me semblaient ressembler en tous points aux flics de l’autre. Et puis, au milieu de tout ça, il y a eu de rares mais belles surprises comme La fille sans peau de Mads Peder Nordbo.

    L’histoire démarre en 2014 à Nuuk, la capitale du Groenland. Matthew Cave, journaliste est dépêché par son rédacteur en chef sur un scoop susceptible d’intéresser le monde entier : la découverte d’un corps momifié d’un Viking. Une avancée scientifique majeure qui va se transformer en quelques heures seulement en point de départ d’un crime sordide quand la dépouille du Viking aura disparu et que le policier chargé de veiller sur elle aura été retrouvé éviscéré. Dès lors les questions fusent : pourquoi avoir volé ce corps ? Qu’avait-on à cacher ? Et pourquoi ce meurtre ressemble-t-il étrangement à une série d’assassinats perpétrés 40 ans plus tôt ? Pour percer ce mystère, Matthew va remettre le nez dans de vieilles affaires qui ont secoué la communauté inuite : des histoires d’incestes malheureusement très répandues dans certaines familles du coin…

    Une fois ce résumé posé, vous vous demandez certainement ce que ce polar pouvait bien avoir de plus que les autres ? Trois choses selon moi.

    D’abord, le personnage principal, Matthew Cave, n’est pas flic mais journaliste. Ca n’a l’air de rien dit comme ça mais pour la lectrice que je suis, ce changement d’univers est une vraie bouffée d’air frais. Moins de flingues, plus de scoops, voilà la clé du bonheur ! Ceci dit, et pour être tout à fait honnête, l’auteur n’a malgré tout pas résisté à en faire un énième énergumène cabossé par la vie mais celui-ci tient encore debout sans avoir besoin de s’envoyer des hectolitres d’alcool dans le sang. Il préfère la nicotine pour se détruire à petit feu, à chacun ses plaisirs…

    Deuxième point positif : le décor. Avec ce polar je me suis découvert un intérêt totalement insoupçonné jusque-là pour les terres inhospitalières du Groenland (lecteurs de Qaanaaq, je vous vois venir… sauf qu’ici l’auteur est Danois et a vécu au Groenland, c’est un vrai de vrai en somme). Changement de décor mais aussi d’us et coutumes, ce que j’ai adoré. J’ai eu l’impression de partir en exploration et je compte bien placer lors de mon prochain dîner mondain - en 2045 si tout le monde respecte bien le confinement d’ici là - le mot ulu (ou ulo si vous préférez) dans une phrase du genre : "mince, je viens de faire tomber mon ulu, en auriez-vous un autre à me donner ?" Facile, n’est-ce pas ?

    Enfin, troisième élément qui plaide en la faveur de ce roman : l’écriture. Et là je sais pertinemment que je vais à l’encontre de l’avis de pas mal des autres jurées qui se sont désespérées de cet enchaînement de "sujet - verbe - complément" mais de mon côté, ça m’a offert un peu de répit dans ce monde de circonvolutions littéraires. Je n’en pouvais plus de ces auteurs qui se gargarisent de leur style et se regardent écrire comme d’autres s’écoutent parler. J’ai eu un petit trop plein stylistique ces derniers temps avec l’impression de subir l’ego démesuré de certaines plumes magistrales mais oh combien fatigantes à lire à la longue. Alors oui, l’écriture est simplissime mais je ne la trouve pas pour autant mauvaise. Est-ce dû au style de l’auteur, à sa culture ou à la traduction ? Toujours est-il que je trouve cette écriture rythmée, efficace et factuelle. Surtout, elle est mise au service d’une intrigue sans temps morts, l’auteur ne cherchant pas à se lancer dans des descriptions interminables. Donc pour moi c’est une belle surprise là encore.

    Maintenant, il y a quand même un point qui me chagrine dans tout cela : les noms des personnages ! Comment voulez-vous vous y retrouver au milieu de Tupaarnaq, Paneeraq, Ottesen et Leiff ? Ce doublement de lettres dans les prénoms m’a perturbée à plusieurs reprises (si quelqu’un en connait la signification, ça m’intéresse !). J’ai éprouvé bien des difficultés à me rappeler qui était qui mais cette perte de repères fait aussi partie du charme de ce roman.

    Voilà donc un polar venu du froid qui m’a fait chaud au cœur.

    Avis complet sur le blog lettres-et-caracteres.com

  • VALERIE FREDERICK 13 avril 2020
    La fille sans peau - Mads Peder Nordbo

    Un polar nordique, danois pour être plus précis, qui se lit très bien car il mêle à l’intrigue policière des situations appartenant plutôt au thriller : désir de vengeance, tortures, viols.
    La nature y a une place prépondérante, ainsi que quelques références aux légendes des Inuits : « Je pense que tout a une âme. Quand les liens sont assez forts, on est unis pour toujours. Avant la naissance et après la mort. » Néanmoins, c’est aussi une lecture exigeante tant pour retenir les noms des divers protagonistes que pour comprendre les liens entre les uns et les autres lors des étapes successives de la résolution de l’enquête.

    Nous sommes ici en 2014, en présence de Matthew, un journaliste danois envoyé en mission au Groënland pour couvrir la découverte d’un corps momifié dans la glace. Les scientifiques sont persuadés qu’il s’agit d’un Viking enterré là depuis des siècles.

    Mais voilà que, durant la nuit qui suit la découverte, la momie disparaît, le policier qui la gardait est sauvagement assassiné et le matériel du collègue photographe de Matthew dérobé. Étrange…

    Matthew, déçu de ne pas pouvoir réaliser le scoop dont il rêvait, va se lancer dans une enquête aux multiples rebondissements, aidé par une chasseuse de phoques tatouée des pieds à la tête. Un mystérieux carnet ayant appartenu à un policier prénommé Jacob va lui être remis. Celui-ci contient des indices portant sur une enquête de meurtres sauvages et de viols sur fillettes perpétrés en 1973. Notre journaliste va vite repérer des éléments étrangement similaires aux deux enquêtes et se lancer dans une quête pour la vérité, à ses risques et périls.

    Bref, un polar intéressant mais qui souffre d’une complexité exagérée (et surfaite, à mon avis) et d’un style d’écriture assez fade.

  • Musemania 20 avril 2020
    La fille sans peau - Mads Peder Nordbo

    Il s’agissait de la première fois que je me lançais dans la lecture d’un polar groenlandais et ça ne sera sûrement pas la dernière fois, même si je dois d’ores et déjà vous l’avouer : me retrouver dans les patronymes groenlandais à été parfois un travail de longue haleine. Pourtant, je suis une très grande amatrice des polars nordiques mais j’ai trouvé que la difficulté était d’un cran plus élevée.

    Matthew Cave est un journaliste danois qui s’est réinstallé depuis peu au Groenland, en quête notamment de son père, disparu lorsqu’il avait 4 ans. Une momie vient d’être trouvée dans les glaces, sujet qui pourrait susciter un scoop international pour lui. Mais c’est alors que surviennent des meurtres sanglants, lesquels semblent intimement liés à ceux qui ont été commis 40 ans auparavant. Matthew s’associe alors à une délinquante locale souhaitant mettre en lumière les responsables.

    Je dois vous avertir que c’est assez glauque. L’auteur, Mads Peder Nordbo, dépeint un Groenland très sombre, très lugubre, assez éloigné des belles cartes postales avec de belles étendues sauvages, beaucoup de glaces et des petites maisons multicolores. Au fil des pages, ce décor m’a plus fait penser à celui de l’Europe de l’est des années 70-80, voire même de l’ambiance de Tchernobyl, dans la série du même nom. Pourtant, Mads Peder Nordbo sait de quoi il parle, puisqu’il est lui-même danois et y a vécu plusieurs années.

    Terre sauvage, soumise aux conditions climatiques rudes, l’auteur nous décrit un peuple partageant de terribles secrets, dotant de nombreux individus des pires vices qui soient. En plus des crimes bien sanguinolents, des thèmes très durs y sont abordés comme la pédophilie ou l’inceste. Âmes sensibles, s’abstenir ! Alliant son récit aux coutumes et traditions ancestrales, j’ai trouvé cela très intéressant et beaucoup aimé découvrir ces secrets de ce peuple si lointain.

    L’écriture est parfois un peu « brouillonne » mais c’est entièrement pardonné puisqu’il s’agit du premier polar de cet écrivain danois. Avec le temps et un peu de travail, ses petits défauts pourront vite s’estomper. De plus, je salue le travail de traduction par Terje Sinding qui a dû être considérable.

    Sachez qu’il s’agit du premier tome inaugurant une trilogie. J’espère que, nous lecteurs francophones, ne devrons pas attendre trop longtemps avant de découvrir la suite.

    Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2020, sélection « Polar », du mois d’avril.

  • GoodBooksGoodFriends 26 juin 2020
    La fille sans peau - Mads Peder Nordbo

    Confinée moi ? Pas du tout ! Tenez, ce week-end, j’étais à Nuuk, en plein Groenland.
    Alors, si je pensais faire une petite visite touristique, appareil photo en main et aurores boréales à la pelle, j’en ai été pour mes espérances.
    Car La fille sans peau ne m’a pas épargnée, cadavres congelés, cadavres éviscérés, cadavres qui disparaissent, cadavres, cadavres...
    Matthew Cave est danois et journaliste à Nuuk. Il est envoyé couvrir la découverte d’un corps congelé dans une crevasse, mais rapidement plusieurs autres meurtres ont lieu. Pour se changer les idées, Matthew se penche sur une affaire non élucidée de meurtres datant de plus de 40 ans (personnellement je doute de l’efficacité de cette méthode mais sans ça, il n’y aurait pas de livre alors merci Matthew pour tes idées tordues).
    Et c’est parti pour 10 jours effrénés, en compagnie de Matthew et ses acolytes, mais aussi de Jakob, un policier ayant enquêté sur les meurtres de 1973, dont Matthew a récupéré le carnet de notes. J’ai beaucoup aimé Tupaarnaq, une jeune femme fraîchement sortie de prison, sorte de Lisbeth Salander à la sauce groenlandaise.
    Concernant l’enquête ou plutôt les enquêtes, elles ne révolutionnent pas le genre policier. J’ai d’ailleurs trouvé assez rapidement la clé du mystère des cold cases. Mais le rythme est bon, les rebondissements s’enchaînent et je ne me suis pas ennuyée une minute.
    Au-delà de l’enquête sur les meurtres, j’ai malheureusement appris les tristes statistiques concernant les viols d’enfants (un adulte sur trois aurait été victime de viol durant son enfance), le taux de suicide et la violence dans les foyers au Groenland.
    En refermant ce livre, je tourne aussi la dernière page lue dans le cadre du Grand prix des lectrices Elle. Voilà c’est (presque) fini, merci pour ces belles lectures !

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