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La Muraille de Lave - Arnaldur Indridason

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Résumé :

Abasourdi, Sigurdur lève les yeux vers l’imposante Banque centrale, surnommée la " muraille de lave " en référence à l’impénétrable muraille de lave de la mer d’Islande. Ici règnent le crime et la corruption : une employée, adepte du libertinage, a été poignardée. Sigurdur en est persuadé, l’assassin est entre ces murs. Plus que jamais, les conseils d’Erlendur seraient précieux, mais il a disparu...

Vos #AvisPolar

  • Sharon 30 mars 2019
    La Muraille de Lave - Arnaldur Indridason

    le héros est ici Sigurdur Oli, le personnage le plus en retrait dans les enquêtes d’Erlendur. Ce livre doit nous permettre d’en savoir plus sur lui et surtout de savoir comment il est devenu ce qu’il est. Il n’a pas l’humanisme de son chef, ni l’empathie d’Elinborg et il l’admet lui-même. La compassion pour les rebuts de la société, très peu pour lui. Il n’aime rien tant que leur dire tout le bien qu’il pense d’eux quand il les voit attendre d’être interrogés. S’il n’était policier, il aurait tout du golden boy aux dents longues. Cela tombe bien : il est amené à enquêter dans les milieux de la finance.

    Un bon point pour lui pour commencer : il ne rechigne pas à venir en aide à ses amis, même si grâce à eux, il se retrouve très vite dans une position inconfortable. Comment justifier qu’il n’a pas prévenu ses collègues d’une affaire de chantage, lui qui s’est retrouvé, bien malgré lui, sur une scène de crime ? Oli tient bon, non pour ses amis, mais pour que justice soit faite. Autre bon point pour lui : Oli ne connaît pas la jalousie. S’il admire les logements confortables des uns et leurs belles voitures, c’est en connaisseur, non en envieux. Dommage que certains ne l’aient pas compris plus tôt, car Oli ne peut non plus comprendre qu’on cherche à acheter autrui, ou à tuer pour le profit.
    Sigurdur Oli, et le lecteur avec lui, est confronté au maestrom de question que les différentes enquêtes soulèvent. Plus j’avançais dans le récit, et plus l’enquête principale se ramifiait. Chose à laquelle nous ne sommes pas habitué avec Indridason, nous sommes ici confrontés à un pays en pleine expansion, flamboyant, où l’argent coule à flot pour une frange de la population qui se paie maison, voitures, excursion, voyages et s’autorisent toutes les débauches, sans être prêts à en accepter les conséquences. Même si Sigurdur Oli ne m’était pas sympathique au début du récit, je dois dire que je pouvais m’identifier à lui quand il était choqué par les pratiques sexuelles de ses amis, bien qu’elles se passent entre adultes consentants. Ce n’est pas une question de puritanisme, c’est vraiment une question de sentiments et d’intimité partagée. Et Sigurdur n’a partagé son intimité qu’avec Bergthora et ils n’ont jamais eu envie de la partager avec d’autres.

    A côté de cette enquête principale, il retrouve Andrès, un homme détruit par l’alcool mais aussi par les abus dont il a été victime étant enfant. Il le connaît depuis Hypothermie, et à l’époque, Drésy avait mis Erlendur et son équipe sur la piste d’un pédophile. Étonnamment, Sigurdur Oli éprouve de la compassion pour cet homme qui représente pourtant tout ce qu’il méprise, et même, à la fin du récit, de l’empathie. Peut-être n’aurait-il pas réagi ainsi si Erlendur avait été là et avait recueilli les confidences de Drési. Peut-être n’aurait-il pas réagi ainsi si sa séparation n’avait été une plaie ouverte et ne l’avait amené à se questionner sur sa jeunesse, son éducation, et la relation entre ses parents. Les non-dits sont nombreux entre eux, sa mère est presque aussi froide que l’hiver arctique et si rien ne sera dit clairement, l’implicite permettra d’expliquer pourquoi Sigurdur est devenu ce qu’il est - et pas seulement parce qu’il ressemble à sa mère.

    Sigurdur est vraiment sur tous les fronts, même parfois celle de la disparition de son chef Erlendur. Il doit aussi faire face aux débordements de certains collègues, qui pensent ainsi compenser une justice jugée défaillante. Sigurdur aime les Etats-Unis, et si ses méthodes sont parfois cavalières, n’hésitant pas à réveiller un suspect en pleine nuit, il n’a rien d’un cow-boy solitaire. J’aime les policiers qui savent que la violence ne résout rien.

    La muraille de lave humanise le second d’Erlendur qui fait face avec droiture aux enquêtes qui lui sont confiés et avec orgueil à la débâcle de sa vie privée. Que deviendra-t-il dans le prochain volume ?

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