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Le manufacturier - Mattias Köping

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28 #AvisPolar
7 enquêteurs
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Résumé :

Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Ilić tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub.

Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark Web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur son site Internet... Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper.

Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et sont prêts à se livrer une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangrené par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en série, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder, et vomir des monstres trop vite oubliés.

N’ayez pas peur.

Oui, il y a tout cela dans Le Manufacturier. Non, il n’y a pas d’autre issue.

Vos #AvisPolar

  • Mes évasions livresques 29 octobre 2018
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Le premier roman de l’auteur, Les Démoniaques, avait été un coup de cœur pour moi. La découverte d’un auteur à la plume très sombre mais, qui, au-delà des apparences, nous livrait aussi une belle histoire.

    Dire que j’attendais le second roman de Mattias Köping est un euphémisme, une réelle excitation, une attente fébrile mais à la fois, la peur que l’attente soit déçue, une attente de quasi deux ans ...

    Et c’est de nouveau un coup de cœur, un énorme...
    Avec ce nouveau roman, Mattias va encore plus loin dans les tréfonds de l’horreur qu’un être humain peut commettre. Pas d’élément fantastique, beaucoup de faits basés sur l’histoire de conflits (ici, le conflit serbo-croate et la guerre des Balkans), l’horreur à l’état pur, la bestialité de l’homme qui peut se camoufler dans la jungle urbaine.

    Le Manufacturier n’est pas un thriller où le bien combat le mal mais où le Mal combat le Pire.

    Des personnages doubles, des personnages meurtris, des victimes, des bourreaux, de la drogue, du sexe, de la violence, des meurtres, de la vengeance ... oui Le Manufacturier vous apportera tout ça mais pas que...
    Une intrigue très dense avec de multiples personnages, lieux et époques mais qui s’imbrique à merveille.

    Ce thriller vous plongera dans l’horreur des criminels de guerre et ceux de l’ère du Dark Web. Mais aussi dans ce que la torture physique et psychologique a de plus abject.

    Oui, Le Manufacturier est pour un public averti...

    Oui, Le Manufacturier va très loin dans les violences et les tortures.

    Oui, Le Manufacturier ne pourra pas être prêté à tout le monde (sauf si vous avez des copains badass, fallait bien les choisir ^^)

    Oui, Le Manufacturier est un thriller très bien écrit et fort bien documenté.

    Oui, Le Manufacturier est très addictif malgré son propos.

    Oui, j’ai adoré Le Manufacturier et je proclame Mattias Köping, grand auteur de thrillers qui dérangent autant qu’ils font réfléchir.

    Oui, Mattias, t’es dingue et je t’aime toujours :)

    Ah et oui, je vous le conseille si vous avez le cœur et les tripes bien accrochés ;)

  • L’atelier de Litote 26 novembre 2018
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Je n’avais encore jamais lu un livre comme celui-ci. D’une noirceur et d’une violence inouïe mais surtout d’une intelligence rare, l’histoire nous relate les exactions commises lors du conflit Serbo-croate de 1991, notamment que font subir Les lions de Serbie et leur chef Dragoljub à la famille du jeune Milovan et les répercutions de ce conflit sont encore bien présentent en 2017 chez les nombreux personnages qui peuplent ce roman. Irena Illic, avocate internationale, reprend la piste de ces tueurs en recueillant des témoignages des survivants. On trouve les cadavres d’une femme et de son bébé terriblement mutilé alors que des profondeurs du dark web, un inconnu vend des vidéos de ses crimes, l’inspecteur Vladimir Radiche mène l’enquête à sa façon très particulière. Et puis il y a la ville du Havre avec ses cités, ses chefs de gang, ses petites frappes et ses prostitués tout cela vient créer une ambiance assez délétère où l’on ne rencontre que des salopards de la pire espèce.
    J’adore les thrillers, les polars et les romans noirs, j’en lis énormément mais c’est la première fois que je me prends un roman d’une telle force noire dans le ventre. Je ne sais pas comment l’auteur à fait pour arriver à écrire avec un tel réalisme, une telle puissance qui laisse son lecteur au bord de la nausée, c’est du grand art, il n’y a qu’un mot à dire « Bravo ». Un roman inoubliable dont les personnages reviennent me hanter régulièrement depuis. Mieux vaut prévenir tout de suite que ce roman n’est pas pour tout public, il nécessite un public averti sous peine de traumatisme mais pour les courageux qui le tenteront, ils sont dors et déjà assurés de vivre une expérience inoubliable dans ce que l’humain peut avoir de plus sombre, c’est passionnant, bestial, cruel et bien souvent inhumain. Rien n’est laissé au hasard, tout prend sens et il fallait le talent de Mattias Köping pour nous faire vivre et ressentir cette désespérance sans temps mort, un rythme soutenu, de nombreux et superbes rebondissements. Et que dire de l’écriture qui est précise et d’une finesse contrastant avec son contenu. C’est atroce et j’ai aimé ça, qu’est ce que cela dit de moi ? Je ne sais pas mais je suis juste reconnaissante de pouvoir fermer le livre quand cela devient insupportable, de prendre une grande respiration et de ne pas pouvoir faire autrement que d’y replonger pour savoir la suite de tous ces fils tirés qui finissent par former une dentelle avec un motif parfaitement élaboré et d’une rare finesse. Je vous laisse découvrir cette bombe qu’est Le manufacturier, ne passez pas à côté ce serait dommage. Bonne lecture.

  • jeanmid 13 décembre 2018
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Le précédent roman de Mattias Koping , " Les Démoniaques ", était dur et noir .
    "Le Manufacturier " est plus dur et plus noir encore . Mais disons- le tout de suite le sujet n’est pas qu’une question de surenchère gratuite il montre que la cruauté humaine n’a tout simplement aucune limite !

    Flashback : au début des années 90 la dislocation de l’ex République de Yougoslave , dirigée d’une main de fer par le Maréchal Tito , met en lumière des antagonismes ancestraux exacerbés par la montée du nationalisme serbe et dont la religion sert d’épine dorsale : face à face les Serbes , orthodoxes , les croates , catholiques , et les bosniaques, musulmans.
    S’en suit une guerre fratricide qui ne fait pas de quartier et où la pitié n’a aucune place . Les atrocités se multiplient : viols , massacres , tortures des populations civiles qu’ils s’agissent d’enfants, de femmes ou de vieillards . Des crimes contre l’humanité perpétrés à grande échelle sans que les "grandes puissances " ne semblent s’en émouvoir . En effet l’Europe et les États Unis , quasi inactifs dans le conflit , semblent complètement dépassés par les événements . Parmi ces nombreuses victimes , cette famille croate décimée par une brigade paramilitaire serbe appelée Les Lions de Serbie . Celle précisément du jeune Milovan qui a miraculeusement survécu à ses agresseurs..
    Marqué à tout jamais dans sa chair et dans son âme , Milovan installé depuis dans une ferme de Lozère grâce à la bonne volonté de son grand père adoptif Boris Horvat , n’aura de cesse que de retrouver ses bourreaux et notamment le chef du groupuscule , un certain Dragoljub qui pourrait s’être réfugié en France.
    Il va pouvoir compter sur l’aide de l’ONG Dignité et Justice et notamment sur sa responsable , l’incorruptible avocate serbe Irena Ilić , qui depuis la fin du conflit traque inlassablement ces criminels de guerre afin que leurs actes ne restent pas impunis.
    Certains continuent peut être leurs activités illégales sur le sol français , agissant pour la mafia restée au pays et prostituant par exemple des mineures venues des Balkans . C’est justement le cas au Havre où un dénommé Gojko terrorise son cheptel de (très ) jeunes filles avant de les balancer sur les trottoirs de la ville où elles feront fructifier le pécule du serbe . Celui -ci a décidé de s’acoquiner avec l’un des plus gros trafiquants de drogue de la ville , Kelkal qui se partage le contrôle de la cité havraise avec son ennemi de toujours : Khaledzaoui . Mais la police locale dont fait partie le ténébreux capitaine Vladimir Radiche est bien décidé à ne pas rester les bras croisés et de mener une guerre sans merci afin de démanteler le réseau de la famille Khaledzaoui quitte à faire quelques victimes collatérales.
    Des quêtes et des enquêtes qui finiront peut être par se croiser ....

    L’auteur nous a prévenu : ce roman est destiné à un public averti . Et il a bien fait car certains passages sont en effet difficilement soutenables .Rien ne nous est épargné car Köping est le romancier de l’hyperréalisme non du sensationnalisme . Quitte à dépasser les frontières du politiquement correct l’auteur ne fait pas dans la demi mesure : il souhaite marquer les esprits de ses lecteurs. Mais au final cette oeuvre de fiction où l’hyperviolence et l’indicible peuvent paraître "too much" n’est basée que sur des faits qui ont eux réellement existé . Ne l’oublions surtout pas ! le Rwanda , cette dernière guerre des Balkans ont été des carnages , des purifications ethniques de masse où ces atrocités étaient pratiquées de manière industrielle.
    Outre ce background sanglant et déstabilisant l’auteur a l’intelligence d’y intégrer une structure policière plus "classique " avec ses incroyables rebondissements - devrais-je plutôt dire des surprises chocs qui sortent du bois au moment où on s’y attend le moins ? - contribuant encore un peu plus à retourner un lecteur déjà complètement accroc .
    Et je ne vous ai pas encore parlé du Manufacturier, personnage à part entière de ce roman . Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour le découvrir....

  • Sangpages 23 décembre 2018
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Il y a des livres qui sont inchroniquables. Des récits pour lesquels il est impossible d’en sortir la substance tant elle est complexe, tant elle est dure. De ces histoires où quoi que tu dises, ce ne sera jamais assez...Celle-là en particulier.
    Mattias nous emporte dans une fiction qui est, finalement, une non-fiction. Un récit qui pourrait être un documentaire. L’histoire d’un peuple, de plusieurs peuples qui ont vécu le pire, qui ont vu toutes les horreurs...Il le raconte très bien et moi, je ne pourrai pas te l’expliquer. Pas avec mes mots. Tout se bouscule dans ma tête tellement ce récit m’a bouleversée.
    J’ai pris beaucoup de notes pendant cette lecture. Je pourrai en faire une chronique de 40 pages et pourtant ça ne voudrait pas dire grand-chose et puis tu as mieux à faire. Je vais essayer alors d’être le plus brève possible.
    Je pourrai de te dire qu’au départ c’est ardu et qu’il faut s’accrocher. Beaucoup de personnages, beaucoup de situations mais un fois monté dans le train, le TGV c’est pipi de chat à côté.
    Je pourrais te dire que j’ai dévoré les 549 pages à la vitesse grand V mais que, en revanche, je te conseille de le lire en suivi pour être en immersion totale.
    Je pourrais te dire que c’est un livre complexe aux ramifications multiples.
    Je pourrais te dire qu’il est question de guerre, de criminels de guerre, de gamines qui tapinent, de came qui tombe comme la neige, du fric qui passe de mains en mains...décrit dans les moindres détails et que ce n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains.
    Je pourrais te dire que tu auras à faire à la lie humaine dans toute sa splendeur...Que ce livre décrit l’humanité dans tout ce qu’elle a de pire...Que tu rencontreras les pires tueurs de tous les temps...Que tu devras être prêt...à tout...
    Je pourrais te dire que les personnages sont fabuleusement étoffés psychologiquement. Que ce soit le manufacturier, Zéro ou Irina, ils sont tous remarquables.
    Je pourrais te dire que ce récit est marquant , révulsant, abominable, intense, bouleversant, foudroyant, terrifiant...Et que comme Milovan, tu pourrais ensuite faire d’horribles cauchemars.
    Je pourrais te dire que c’est une mécanique digne d’un horloger suisse.
    Je pourrais te dire que malgré tout, toute cette violence, ces horreurs ne sont pas placée là gratuitement. Il n’y a pas surenchère. Juste une réalité.
    Je pourrais te dire que j’ai appris beaucoup de choses, historiquement parlant et que cela a suscité en moi beaucoup de questions suivies de pas mal de recherches.
    Je pourrais te dire qu’au moment où tu penses avoir compris ou avoir vu le pire, l’effet boomerang est redoutable (Prévois de t’entourer de papier bulle 😜)
    Je pourrais te dire qu’il te deviendra difficile de juger le bien du mal et que ce sera plutôt juger le mal du pire...
    Je pourrais te dire qu’il y aura un avant et un après comme peu de récits sont capables de le faire.
    Je pourrais te dire qu’après avoir refermé ce livre...l’humanité m’a donné envie de gerber plus encore qu’avant...et que je la hais profondément !
    Je pourrais t’en dire beaucoup encore mais aucun mot ne peut décrire mon ressenti et je te fais perdre ton temps à lire ces lignes alors que tu pourrais déjà l’avoir commencé !
    Dire que c’est un chef d’œuvre serait malvenu vu le contenu, ce serait avouer aimer le pire mais pourtant cela en est un pour de bon !
    Chapeau Mattias, vraiment !

  • Clarmac 9 janvier 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Noir, c’est noir.
    Enthousiasmée par les chroniques faites par les blogueurs, j’étais impatiente de le démarrer.
    Une fois commencé, impossible de lâcher ce livre, lu en à peine 3 jours / nuits.
    Comme des matriochkas, les premiers "jours"(chapitres) traitent des protagonistes de manière indépendantes et puis les matriochkas ne font plus qu’une.
    Certes l’ambiance est noire, l’atmosphère lourde et les descriptions violentes, mais on fonce.
    J’ai dévoré ce livre.
    Lecture suivante....

  • maud 19 janvier 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Ce livre est une bombe !! Histoire passionnante sur les crimes de guerres, ici serbo-croate et leurs atrocités. Mais pas que, comme dans les démoniaques, drogues, prostitution, corruption sont bien présentes.
    Plusieurs histoires qui vont se recouper et nous mener vers l’horreur la plus totale (âmes sensibles s’abstenir). Un roman écrit avec une justesse incroyable, c’est cru, vulgaire, violent mais sans un mot de trop. Un dénouement absolument incroyable, un récit original qui m’a laissée sans voix. A lire absolument !!

  • anais_serial_lectrice 28 janvier 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Si vous aimez les thrillers qui franchissent la ligne rouge, ceux qui vous aspirent l’âme et les tripes en vous donnant l’impression que vous allez en ressortir broyés et vidés de toute substance, si vous voulez de la littérature noire qui vous emmène dans les profondeurs les plus abjectes de l’âme humaine, c’est ce livre qu’il vous faudra lire. Oubliez tous les autres, concentrez-vous sur celui-ci, arrangez-vous ensuite pour vous en remettre et bon courage pour trouver autre chose à lire derrière ça.

    Ce livre, il te ferait passer le premier opus de l’auteur, Les Démoniaques, pour une gentille balade bucolique du dimanche après-midi. Je n’aurais pas pensé écrire ça un jour à son sujet car je me souviens parfaitement de son intrigue deux ans après l’avoir lu, et niveau noirceur, il y avait déjà matière à vous décaper sévère les émotions. Plus sombre que le précédent donc, mais également plus complexe : multiples lieux, multiples personnages, multiples enquêtes, Le Manufacturier est très riche, dense, l’action constante, rien n’est linéaire, rien n’est figé, chaque passage a son importance, lisez attentivement votre livre parce que parfois en l’espace d’une phrase de 5 mots, tout bascule : le rebondissement, THE rebondissement absolument inenvisageable vous saisi, vous laisse dans un état de sidération total. Tout est alors remis en cause, vous vous demanderez alors ce que vous avez loupé – « je dois être fatiguée » – , vous reviendrez quelques pages en arrière, vous feuilletterez quelques chapitres précédents – « j’ai loupé un truc c’est sûr » -, mais rien ne pouvait indiquer ce qui allait se passer, le choc est d’autant plus rude à encaisser – « mais c’est pas possiiiiiiiiiiible ! » hurlerez-vous en secouant votre bouquin de rage comme moi je l’ai fait.

    Le mécanisme d’écriture est bien rôdé, pas trop de sensationnel pour rester crédible, mais assez pour donner un vrai coup de fouet supplémentaire au récit, comme s’il en avait besoin… Ce sont ces rebondissements judicieusement disséminés qui ont fait basculer ce bouquin de « coup de cœur » à « coup de foudre ultime« .

    Le manufacturier, c’est de la drogue, de la prostitution, des règlements de comptes, c’est du cul et de la violence à chaque page. Je me suis sentie horrifiée à la lecture de certaines scènes, le ton est cru et sans filtre, tout à fait en adéquation avec ce que l’auteur nous raconte. Pourquoi prendre des précautions dans le choix de ses mots quand les événements sont dégueulasses ? L’auteur s’est largement documenté au sujet des heures les plus sombres de l’Histoire de l’Europe de l’Est pour développer son intrigue, il est allé raclé la crasse dans les milieux les plus extrêmes qui existent vraiment dans notre réalité, chez nous, en France, dans nos cités et quartiers difficiles… Ce n’est pas ici de la violence gratuite juste pour faire du buzz, du sordide, du marketing ou du voyeurisme non, on est dans le vrai, et c’est ce qui rend le livre encore plus explosif. Il y va Mattias Köping dans le sordide, quitte à t’en coller la nausée. Pour que moi je sois mal à l’aise dans une lecture, il en faut ! J’ai eu presque honte de prendre autant mon pied dans cette lecture, et j’ai tendance à me demander qu’est-ce qui fait que j’aime autant les thrillers extrêmes ? J’en sais rien à vrai dire, je ne cherche pas à savoir. J’ai aimé, j’ai eu un coup de foudre énorme pour ce livre, et c’est tout ce qui compte.

    Je n’arrive même pas à qualifier de manière objective et raisonnable ce bouquin, j’ai juste une panoplie de superlatifs qui me vient en tête. Ce livre est atroce, ultra noir, il est puissant et tellement intelligent, il est tout ce que j’attends d’un thriller, tout ce que je recherche mais que je ne trouve que trop rarement, car peu d’auteurs et de maisons d’édition ont le cran de publier ce genre de bouquin.

    Si Les Démoniaques était excellent, Le Manufacturier est un chef d’œuvre.

    Le Manufacturier vient d’être publié aujourd’hui aux Editions Ring

    Merci au photographe Manu Seywert pour son travail de retouches sur ma photo.

  • universpolars 5 février 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Vous allez avoir ici la chance de cheminer entre une enquête de police sur un serial-killer, une immersion totale dans les dédales d’un trafic conséquent de stups, ou encore un voyage en profondeur vers une guerre du passé, un massacre inhumain ; pléonasme c’est vrai.

    Mattias Köping nous lâche sans filet au sein de cette tristement célèbre guerre-boucherie « patriotique » qui a opposé, au début des années 90, les croates et les serbes de Croatie. Un violent conflit - euphémisme ! - pour un territoire, les croates voulant établir un état indépendant. Bon allez, fin de l’Histoire, et début de l’histoire de Köping qui, au bout du compte, mériterait également une majuscule.

    Dans cette histoire, nous allons vivre, au présent, une chasse du passé, à travers les faits et gestes, mais aussi à travers le courage et la détermination d’une avocate serbe, Irena Ilić, qui va mener un combat de titans. Son tableau de chasse : des criminels de guerre serbes de l’ex-Yougoslavie. L’enquête, menée par cette petite femme frêle et mourante, va s’apparenter à de la précision chirurgicale.

    Mais avant de nous rendre sur la côte adriatique, nous allons d’abord aller faire un tour en Normandie, au bord de la Manche. C’est au Havre que nous allons croiser le regard noir du capitaine de la brigade criminelle, « Zéro » Radiche. Vous allez l’apprécier, ou ne pas l’apprécier du tout, comme pour la plupart de ses collègues. De toute façon, lui, il ne vous aimera pas.

    Radiche est un flic apathique, froid, calculateur, puissant, taillé à la serpe. Mais c’est également un flic acharné, hors-pair, qui ne lâche absolument rien, peu importe les moyens. J’ai bien dit, peu importe les moyens.

    Cet homme, pas forcément très présent durant bien quelques chapitres, va finalement endosser un rôle essentiel, voire carrément capital. Ce flic, que vous apprécierez ou que vous détesterez, gardera tout au long du récit un flou permanent qui risque de vous intriguer.

    L’auteur nous pousse dans ce polar avec force, avec violence, dans une ambiance noire d’une remarquable réalité. La rue est notre territoire, la dope notre nourriture, les prostituées serbes, esclaves sexuelles traitées comme de vulgaires sous-merdes, nos compagnes d’infortune. Mais ça, ce n’est que l’entrée.

    L’auteur a clairement ôté tous les garde-fous avant de nous faire traverser son récit. Brut, radical, violent et cash. L’auteur va jouer avec nos nerfs, mordre dedans et les déchiqueter. Violent ? Eh bien oui.

    La vengeance - encore une fois ! - sera au centre de tout, une idée fixe, un besoin viscéral, une raison de vivre ! On dit que la vengeance est un plat qui se mange froid. Là, il sera plutôt glacial tellement il sera resté longtemps au congélateur.

    La haine anime et nourrit ce récit du début à la fin.

    Au niveau « flic », Mattias Köping nous sort le grand jeu. Le volet du récit qui a trait au trafic de stups est impeccable, débordant de réalisme. Surveillances, renseignements ou encore infiltrations, vous serez placés aux premières loges dans ce secteur hautement électrique.

    En mettant en scène un gars comme le capitaine Radiche, tout l’aspect de la justice sera remis en question. Au final, qu’est-ce qui est le plus important ? Le respect des moyens ou l’obtention de résultats ? Éternelle question d’éthique. Ici, nous aurons quelques réponses.

    Et puis, vous allez également avoir l’honneur et la chance de faire connaissance avec le Manufacturier. Abject, pervers et infâme. Le Darknet et son contenu n’aura plus aucun secret pour vous ; la torture, le supplice et la souffrance non plus. Ça fait mal, très mal, mais également un bien fou pour de grosses merdes lâches qui se secouent comme des bienheureux, devant leurs écrans, en observant la vie s’éloigner de victimes anonymes. Qui sont les plus tordus ? Ceux qui créent ou ceux qui payent un bras pour regarder ... ?

    Réponse impossible, surtout lorsqu’on est témoin des atrocités perpétrées par ce dérangé de la courge. Sa dernière œuvre, constituée d’une mère et de son bébé, va provoquer une vive accélération dans le récit. Nous sommes face à une personne qui est totalement apathique, c’est vrai, mais qui est motivée par un élément bien précis. Vous le découvrirez au cours de cette lecture.

    Et, bien sûr, nous aborderons une partie dure à encaisser, soit les récits cruels sur cette guerre de merde qui a opposé les peuples serbes et croates. Nous entrons là dans une partie de l’Histoire qui ne nous laissera plus ressortir indemne. L’auteur nous offre ici l’opportunité de nous déchirer le cœur en mille morceaux, de nous détruire à petits feux et de nous permettre ainsi de tout savoir pour ne jamais oublier.

    Cette guerre civile rassemble tout ce que l’homme est capable de faire quand on lui laisse le champ libre. Ça fait peur, mais ce n’est qu’une triste réalité !

    Les personnages que nous côtoyons au fil des pages, eux aussi, n’oublieront jamais les stigmates du passé. Le combat que nous observons, titanesque, est une lutte obligatoire pour la justice, pour la mémoire, mais aussi pour quelques âmes brisées, broyées et démolies à jamais.

    Mais cela peut également être toute autre chose. Encore une fois, la vengeance, lorsqu’elle est nourrie par la peur, la douleur, la souffrance et un déchirement total, peut être complètement disproportionnée.

    Ce combat, livré entre les Balkans et la France, va prendre des proportions énormes, impliquant pas mal de sphères décisionnelles.

    Bon ! De multiples massacres dans les Balkans des années 90, le Darknet, un psychopathe ou encore ce climat violent et tendu dans le milieu du trafic de dope : quel est le lien entre tous ceci ?

    Eh bien, je ne vais évidemment pas vous le dire ! Mattias Köping va le faire à ma place, et il va le faire plutôt bien ! Quel beau coup de bluff ! Restez attentifs aux multiples alarmes qui vont se déclencher dans votre tête de lecteur tout au long du récit.

    La guerre n’est pas finie, elle ne fait même que ... continuer.

    Bonne lecture.

  • Killing79 5 février 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    « Le manufacturier » est pour moi la parfaite représentation de l’impact actuel des blogs sur mes choix de lecture. Dans les émissions télé et radio, sur les sites littéraires ou dans les magazines, je n’avais jamais aperçu la moindre information sur ce livre. C’est donc grâce aux chroniques élogieuses de mes collègues blogueurs/ses que j’ai désiré découvrir cet objet intrigant. Et je les en remercie.

    Parce que ce livre doit être absolument lu mais attention…pas par tout le monde ! Pour se lancer dans cette aventure, il faut avoir le cœur bien accroché, ne craindre ni la violence, ni l’hémoglobine, ni la torture, ni le viol… Vous allez me dire que cela fait beaucoup de restrictions mais il me semble nécessaire de prévenir. Cette histoire est très dure et il faut être préparé. Par contre, si vous cochez toutes les cases, préparez-vous à vivre une expérience décapante.

    En effet, sur plus de cinq cents pages à l’écriture concentrée, Mattias Köping aborde frontalement des thèmes immoraux sans aucune concession. Chaque scène est le théâtre des plus bas instincts de l’Homme. On assiste alors à de la prostitution forcée, à du trafic mafieux, à de la violence policière, à des meurtres sanglants en série, à du commerce entre pervers et même à de la maladie grave. Aucun tabou n’est épargné. Basé sur l’Histoire tourmentée de l’ancienne Yougoslavie et sur la haine entre les peuples slaves, le récit propose des évènements d’une brutalité rare qui percutent le lecteur de plein fouet. Au fil de l’histoire, rien ne semble s’arranger et quand on pense être arrivé au fonds de l’âme humaine, on creuse, on creuse encore, au point que la mort devient une délivrance !

    Vous l’avez compris, ce pavé m’a pris à la gorge et ne m’a pas lâché. La plume de Mattias Köping est efficace et le scénario réserve quelques surprises qui préservent le rythme. Je regrette seulement une lueur d’espoir ou au moins une étincelle positive, dans un coin, qui aurait un peu humanisé le livre. Il est tellement traumatisant et hypnotisant qu’il en devient presque irréel.

    Certains lecteurs/rices définissent ce roman comme une énorme claque. Je me dois d’être plus précis. Cette lecture m’a plutôt fait le même effet que si j’avais été tabassé par cinq brutes sanguinaires, puis laissé pour mort dans une ruelle sombre et qu’une fois la douleur estompée, j’en redemandais encore. Est-ce que je suis masochiste (je ne crois pas) ou est-ce que j’ai simplement participé à un grand livre ? Je pense connaitre la réponse et je remercie (si je puis dire…) Monsieur Köping pour ce moment littéraire, noir intense, qui restera scarifié dans ma mémoire !

  • Angie - Blog Culturez-moi 8 février 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Le Manufacturier de Mattias Köping publié chez Ring est un roman percutant et inoubliable qui pendant quelques jours de lecture m’a entraîné de gré et parfois de force dans les pires atrocités qu’un excellent thriller puisse nous offrir.

    Il s’agit du second roman de Mattias Köping. Son premier "Les démoniaques" , fût acclamé par la critique à sa sortie en 2016. Ici l’auteur confirme son talent avec une histoire à vous glacer le sang et à vous faire remonter votre dernier petit-déjeuner. [...] Durant quasiment toute la première partie du roman, nous suivons avec délectation plusieurs histoires qui d’apparence n’ont pas grand chose en commun. [...] après une vingtaine de chapitres, je me demandais encore comment tout ce joli petit monde allait bien pouvoir quelque chose en commun, une route mutuelle, comment la collision promise sur la quatrième de couverte aurait lieu ? Si j’avais su…[...]

    Mattias Köping fait un véritable pied de nez à cette construction habituelle du polar. Les révélations ne sont pas concentrées à la fin mais tout au fil de lecture. Sans qu’on s’y attende, l’auteur nous assène des révélations, des vérités toutes plus brutales les unes que les autres. [...] A chaque fois on ne voit rien venir, c’est une petite phrase, presque un sous-entendu qui nous laisse estomaqué, qui nous scie les jambes. Il m’est arrivé de relire plusieurs fois certaines lignes pour être bien sûre de ce que je venais d’apprendre : « Non mais attends j’ai rêvé là ?! C’est pas possible c’est pas ça ?! » [...]

    Certains passages sont véritablement éprouvant à la lecture. Qu’on parle des scènes de meurtre, de viol, de torture, d’autopsie. Tout est décrit avec une froideur totalement glaçante. En lecture intensive, pendant trois jours, je ne vous cache pas que j’ai fais quelques cauchemars un peu sanglant. Ça m’arrive très rarement. Il m’en faut beaucoup pour qu’une lecture m’impressionne et me marque autant. Là c’était vraiment le cas.

    EN BREF
    Avec Le Manufacturier, Mattias Köping vient de s’élever sur mon podium des auteurs dont je ne louperai plus aucune sortie. Thriller haletant, incisif, violent mais également instructif, ce roman ne vous laissera pas indemne. C’est un livre qui marque, qu’on oublie pas. Une histoire et des personnages qui resteront gravés dans un coin de votre tête à tout jamais. C’est grâce à des romans comme celui-ci que j’aime autant la lecture. Quand on a parfois l’impression que peu de choses peuvent encore nous surprendre, un livre un seul, vient vous percuter de plein fouet et vous rappelle que la lecture est le plus beau voyage qui soit. Même si ce voyage vous emmène dans les tréfonds de la noirceur humaine et dans les profondeurs des « égouts de l’Histoire ». Sans aucun doute un énorme coup de cœur.

  • Booksnpics 18 février 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    En 2016, je décrivais le premier roman de Mattias Köping (« Les Démoniaques ») tel un roman choc, lançant un véritable pavé dans le milieu du thriller et du roman noir, plongeant le lecteur dans un récit cru, trash, dérangeant, oppressant. Deux ans plus tard, je ne peux que confirmer cette impression à la lecture de son second opus. Que dis-je ? « le Manufacturier » va encore plus loin !
    S’inspirant des heures les plus sombres du conflit serbo-croate ayant déchiré la région des Balkans Occidentaux dans les années 90 et du nettoyage ethnique qui en résultat, Mattias Köping nous offre un chef d’oeuvre d’une noirceur sans comparaison.
    Mêlant deux investigations à priori fort éloignées l’une de l’autre, l’auteur nous plonge dans la réalité de la drogue, de la prostitution mais aussi des crimes de guerre.
    La violence traduite avec autant de force dans ces 548 pages nous laisse sans ressources, tiraillés entre ces haut le coeur ressentis à la lecture de certaines scènes et le besoin de tourner, avidement, les pages afin de rester plongés au coeur de ce cauchemar sans nom.
    Le style est cru, trash, dérangeant, obscène mais quelle écriture ! La construction du récit est rondement menée, les personnages sont bruts de décoffrage et on ne s’en plaint pas ! Que du contraire. Plus abouti encore que son premier opus, « le Manufacturier » ne vous lâche pas une fois la dernière page tournée. Car Oui ! Lire un roman de Mattias Köping c’est aussi se préparer à recevoir une série d’uppercuts car vous ne sortirez pas indemne d’un tel récit qui vous prendra aux tripes !
    Un auteur à découvrir de toute urgence si ce n’est déjà fait mais attention aux âmes (trop) sensibles.

  • Loudiebouhlis 26 février 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Quelle claque ! Mattias Köping est pour moi une véritable découverte. Avant ce livre, je n’avais jamais entendu parler de lui, encore moins de son précédent roman "Les démoniaques". Aujourd’hui, ce livre est en commande, et il me tarde de le lire. Plus je lis de thriller, et plus j’ai cette envie d’en avoir plus. Toujours plus. Plus de folie, plus de descriptions macabres parfaitement détaillées, plus de vices, plus de tout dans un thriller. On retrouve souvent le même schéma, on s’attache a des personnages attachants, on s’infiltre dans une histoire, prévoyant certaines révélations à l’avance. Puis la fin se dessine, on l’a connait bien à l’avance et l’on l’espère ainsi, jusqu’a ce qu’elle tombe et que le côté prévisible se révèle être très fade. C’est le schéma qu’on retrouve souvent, beaucoup trop souvent.

    Et puis on découvre Mattias Köping... Et l’on comprends que tout ce qu’on croyait impossible, peut finalement sortir du cerveau d’un être humain et produire une claque monumentale.

    Je ne peux attendre plus longtemps pour vous parler de ce livre, je l’ai terminée le 23 décembre, à la veille de Noël, je referme probablement le livre de l’année. Après environ un mois sans lire, j’ouvre ce livre de manière septique je dire dire. Dés les début du livre, un conflit serbo-croate avec des horreurs sans nom, une certaine lenteur sur les deux cent premières pages mais comme tout bon livre, celui ci doit gentiment placer ses bases. Et quelles bases. L’histoire se dévoile lentement au fil des pages, apparait très vite de la violence, de la cruauté humaine, de la prostitution et de la drogue. De multiples personnages font leur entrés, me confondant en erreur à de nombreuses reprises. Cependant les interrogations finissent par arriver, me poussant à ne plus refermer mon livre bien que la fatigue vienne semer son trouble. Et les trois cent dernières pages, vous ne les voyaient pas. Elles sont magistrales. Elles débordent de violence, d’intrigue et de fascination. La noirceur est probablement le maitre mot dans ce thriller, et pourtant on y croit. Mais même lorsqu’on y croit, même lorsqu’on choisit un camp, on se rends compte que ce n’est probablement pas le bon. Et là où on voyait de la lumière, on n’y voit plus rien. C’est troublant, déstabilisant... Et c’est tellement bon, parce qu’on à pas l’habitude d’être ainsi déstabilisé par un thriller de nos jours.

    Comment vous parler de ce livre suffisamment correctement pour vous donner envie de le lire.. Si vous avez l’habitude de me suivre, je vous dirais simplement de me confiance, d’y aller les yeux fermer et de kiffer parce que vous allez kiffer. Tellement.

    Il me faut l’avouer, j’étais sceptique. Je ne pensais pas adhérer, mais vraiment pas. Et puis tout s’est accélérer.

    Là où il manque beaucoup trop de choses dans les thrillers d’aujourd’hui, là où la surprise n’a plus sa place, Mattias Köping entre en jeu et vous donne la claque de votre vie.

    Un thriller noir d’une grande puissance.

  • polar_et_cafe_noir 27 février 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Ce bouquin est un monument, c’est la quintessence du thriller dans sa noirceur la plus profonde. Je suis K.O. à la fin de cette lecture, et totalement éblouie.
    Si vous avez aimé Les démoniaques, sachez que Le Manufacturier est taillé dans le même bois, mais encore plus travaillé. Plus complexe, plus dense. De la banlieue du Havre aujourd’hui au terrible conflit yougoslave dans les années 90, criminels de guerre, trafiquants de drogue, proxénètes, de multiples intrigues s’imbriquent et se percutent. L’action est omniprésente, l’écriture est brute, sans concession. Impossible de décrocher, malgré des scènes à donner la nausée.
    Un immense thriller. Pour l’instant, pour moi, le thriller de l’année 2018.
    Pour les amateurs avertis...

  • calyenol 28 février 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    J’ai découvert @mattiaskoping avec son premier livre,"Les Démoniaques",dès sa sortie par le biais d’une superbe chroniqueuse—merci @anais_serial_lectrice — et si avec "Les Démoniaques" je mettais prise une sacrée claque,comment vous décrire ce que ce livre m’a fait.
    Je ne vais pas vous raconter la 4eme de couv ni vous dire ce qu’il se passe dans ce bouquin,parce que je pense qu’il faut le lire pour y mettre ses propres mots,son ressenti perso.
    Alors oui je peux vous dire qu’il est hard,trash,très prenant,très émouvant...J’ai eu souvant mal au bide et la respiration suspendue à certains,voire beaucoup,de passages et heureusement que je l’ai lu en LC avec ma douce @unesourisetdeslivres —que je remercie tendrement de m’avoir offert ce livre—car ça m’a permise de relâcher la tension en en discutant de suite avec elle.
    C’est un livre terrible,mais terriblement bon,l’auteur est sans chichis,sans longueurs,droit au but,il nous captive tellement bien par son écriture qu’on a l’impression d’être les personnages....et quels personnages 😱
    C’est un livre coup de poing,un putain d’excellent bouquin.
    Il est mon coup de coeur de l’année 2018 et des coups de coeur j’en ai rarement.
    Voilà,ouvrez-le,lisez-le,vivez-le.
    Pour ma part,je vais essayer de le digérer avant d’ouvrir la prochaine lecture qui attend dans ma PAL.

  • mavic 1er mars 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Ce livre m’a mis en PLS et je le suis toujours. Pourtant au milieu du livre je me disais que quand même, je préférais Les démoniaques. Et là, retournement de situation, v’là que j’en prends plein la tête et que mon coeur se serre, s’indigne à chaque page jusqu’à la dernière. Et je me retrouve vidée, en K.O technique par le talent de Mattias Köping. Préparez-vous, armez-vous, blindez-vous parce que même après tout ça vous n’en sortirez pas indemne.
    Comme dans Les démoniaques, l’auteur nous présente la lie de l’Humanité, à travers un conflit de guerre, réseau de drogue, prostitution et torture. L’intrigue se tourne principalement autour des conséquences du conflit serbo-croate mais également sur la préparation d’un démantèlement du plus gros réseau de drogue et joyeusetés au Havre.
    Je vous laisse imaginer que baigner dans cette ambiance n’est pas sans conséquence pour le lecteur. Car tout y décrit, notamment les services infligés durant la guerre. A côté de ça, les dealers vous paraîtront de véritable bisounours. Déjà à ce moment-là j’ai senti mon coeur commençait à se contorsionner mais j’ai continué, persévéré car on n’échappe pas à la plume addictive de l’auteur.
    Grand bien m’en a pris !
    Si la première moitié du livre nous pose les bases en nous relatant la guerre civile et les crimes de guerre commis. Il fait cela en nous présentant des personnages qui ont pour une grande majorité, un rôle important à jouer. Et surtout on commence à faire connaissance avec Le manufacturier, tortionnaire à ses heures perdues.
    La deuxième partie quand à elle n’est que pure explosion entre montée d’adrénaline, d’indignation et d’horreur.
    Et c’est cette partie là que j’ai réellement apprécié car j’ai eu l’impression d’être embarquée à 100 à l’heure dans l’horreur. Ça peut paraître étrange à dire quand on sait de quoi se compose le livre mais j’ai eu envie de pleurer.
    Pleurer face à l’injustice, l’hypocrisie de l’être humain. Clairement ce n’est pas le livre qui redonne foi en l’humanité. Dans cette intrigue rien ne nous est épargné et pourtant à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être dans du trash, du voyeurisme. Il nous est décrit, avec justesse si je puis dire, la réalité de la guerre qu’elle soit entre deux quartiers, deux clans, deux pays ou même deux peuples. A aucun moment je me suis dit que l’auteur en rajoutait des caisses sûrement lié au fait que ce soit Milovan ou encore Irena qui nous le racontent à travers leurs témoignages.
    Ce qui est intéressant c’est qu’on a le point de vue des victimes mais également ceux des tortionnaires. A ce moment, c’est juste de la révolte, du dégoût qui m’habite face à ces personnes.
    Autant je peux me dire que certains n’ont pas eu le choix et encore… mais pour une majorité c’était et c’est une jouissance d’écraser des familles pour montrer leur ascendant.
    Je parle beaucoup de ce conflit car il représente pour moi l’intrigue principal car tout ce qui en suit le concerne de près ou de loin. D’ailleurs l’auteur construit petit à petit ses ramifications pour tout nous balancer à la figure au moment où on s’y attend le moins.
    Et c’est à ce moment précis que le K.O a commencé.
    Comme dit plus haut, les éléments s’enchaînent, les confrontations, les tortures et les meurtres aussi. Tous plus horribles, malsains les uns que les autres, je n’ai pu m’empêcher de ressentir tristesse ou plaisir d’en voir trépasser. Mais c’est aussi l’indignation qui prend place pour des choses qui ne devraient pas être et qui pourtant existent bel et bien. Ce genre de chose qui questionne sur l’être humain et ce qui le motive.
    A la fin de ma lecture je dirais argent et pouvoir mais pas que. Notamment grâce à des personnages comme Irena, Cane ou encore Maria. Des personnages qui ont soif de justice, d’égalité et qui se battent pour leurs convictions. C’est une mini lueur d’espoir dans ce livre bien noir et ça fait du bien de se dire qu’il existe des gens intègres dans tout cette bouillasse de pourris corrompus ou pas.
    e peux vous le concéder, cet avis peut paraître un peu brouillon. Je l’écris le lendemain de ma lecture, là où mes rêves ont été peuplés du manufacturier, de criminels et d’injustice. Je me suis levée avec une sensation de vide et le besoin de coucher mon ressenti sur papier.
    J’ai conscience de ne pas aborder tous les thèmes présents dans l’intrigue mais d’autres le feront mieux que moi. D’ailleurs pour être tout à fait franche avec vous je me demandais pourquoi tant d’engouement et pourquoi il marquait autant que l’on aime ou non le livre.
    Aujourd’hui je comprends. Mattias Köping décrit avec une certaine sincérité les pires horreurs que l’on puisse imaginer. Il a ce talent de conter l’inommable et de nous pousser dans nos retranchements tout en nous aidant à avancer dans l’histoire.
    Comment ?
    En nous prouvant que des personnes sont prêtes à tout, à se mettre en danger pour que la vérité éclate. Parce que derrière tout cette noirceur il y a toujours un peu d’espoir même s’il est infiniment minime. C’est un livre qui marque car il s’inspire fortement de faits réel dont j’ai conscience mais dont je m’informe peu.
    A travers ses pages, l’auteur nous envoie des uppercut face à l’horreur absolue mais également face à ces petites batailles remportées contre ces assassins coupables de crime de guerre au sens large. Une lecture pour public averti qui doit être conscient qu’il va retenir son souffle pendant 550 pages et passer par toutes les émotions.
    En bref,
    C’est une lecture intense. C’est dur, très dur mais je suis heureuse de l’avoir lu jusqu’au bout même si j’ai l’impression d’avoir laissé un bout de moi dans ce livre. Il faut s’accrocher mais ça en vaut la peine parce que c’est une flopée d’émotions qui m’a envahie et qui m’a pris à la gorge. Ils sont rares les livres qui me laissent complètement vidée, et quand je ressens ça, je dépasse le coup de cœur. Aujourd’hui je peux parler d’un coup de foudre pour Le manufacturier.
    En deux livres, Mattias Köping nous confirme son talent et deviens un auteur pour qui j’achèterai son prochain livre sans me poser un iota de questions.

  • AnnieLecture 5 mars 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Bien, comment écrire cette chronique ? j’avoue avoir mis plusieurs jours pour me poser et me remettre de cette lecture avant de me lancer.

    Je vais commencer par un avertissement : Si vous êtes sensibles même un peu, surtout ne lisez pas ce livre !!!

    Milovan est un jeune garçon croate qui a échappé par miracle à la mort. Sa famille et lui ont subi d’atroces exactions de la part des Serbes. Heureusement il sera adopté en France par un grand-oncle, à Mende, en Lozère

    Dans le même temps, Irena Ilic, avocate de l’ONG Dignité et Justice, en Serbie, a démantelé Les Serpents de la Drina, avec à sa tête Vladislas Krakic. Milovan va la contacter et elle accepte de se lancer à la poursuite des Lions de Serbie
    En France, le capitaine Vladimir Radiche, surnommé Zéro, homme dur, sans aucune empathie, détesté et détestable, hérite d’un double meurtre.

    C’est un pavé de 549 pages, mais une fois que vous le commencez, vous n’avez pas envie de stopper votre lecture. Je l’ai dévoré, tout en mettant par moments un peu en suspens, le temps de me remettre de mes émotions et de l’écœurement. C’est un livre dur... très très dur... violent... très violent. Et quand, à l’avenir on vous parlera des conflits serbo-croates, de 1991 à 1995, vous saurez de quoi il retourne et ce livre vous reviendra en mémoire comme un boomerang ... bref il va rester longtemps dans ma mémoire !!!

    Tortures et martyres y sont décrits avec force détails et le cœur bat la chamade en lisant les exactions. C’est stressant, haletant, angoissant.

    Les chapitres sont ni trop longs ni trop courts, comme je les aime et s’enchainent de façon parfaitement maitrisée. Sans omettre un sacré travail de documentation très fouillé.

    Au fils de la lecture, vous découvrirez des révélations très inattendues !

    On se prend une claque... non une énorme claque !!! Une chose est certaine, vous ne ressortirez pas indemne de ce livre. Avec ce livre, Mattias prends la place sur le haut de mon podium du top 5 des meilleurs et si je pouvais mettre 30/20 je n’hésiterais pas !!!

    Donc Mattias détrône Gilles Caillot qui plafonne à 20/20

  • Isa Naturaltales 17 avril 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Ici nous sommes dans du sombre, du violent, du tordu. Des personnages plus darks les uns que les autres, une histoire qui laisse très peu de place à la lumière. Et pourtant ... ça se dévore, l’intrigue est ultra prenante, les révélations nous étonnent, l’intérêt est là de la première à la 549ème page. Bon, vous le savez, j’aime ça les romans noirs. J’ai cependant eu un peu de mal avec l’accumulation de scènes violentes avec des femmes, des enfants, surtout dans la première partie.
    Je ne sais pas s’il y en avait moins après ou si je me suis juste habituée, mais ça m’a beaucoup moins dérangée par la suite.
    À part ce détail - c’en est un pour moi - j’ai vraiment dévoré ce roman, le rythme est superbement maîtrisé pour un roman si long, l’histoire est passionnante, j’ai vraiment kiffé (j’ose pas utiliser le verbe aimer ici 😄 )

    C’est vraiment un roman pour lecteurs avertis, les âmes sensibles, s’abstenir, pour les moins sensibles, lisez tout de même les premières pages avant d’investir. En tout cas, moi j’ai hâte de lire son autre roman "Les démoniaques". Hein, quoi, je suis tordue ?

  • La Papivore 23 avril 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Zéro compassion, zéro âme

    Par quoi commencer…. Disons qu’il y a clairement deux parties dans le livre. Dans la première, il y a 3 enquêtes en même temps, sans aucun lien apparent entre elles : l’enquête sur les Lions de Serbie qui ont sévi en Serbie dans les années 90, une milice sanguinaire avec à sa tête Dragoljub. Ces monstres ont violé, torturé et massacré hommes, femmes et enfants, dont la famille de Milovan, qui est à la recherche de Dragoljub.

    La deuxième enquête est celle de Zéro, alias le Capitaine Vladimir Radiche, un mec détestable et détesté, qui enquête sur un trafic de drogue et de prostitution au Havre. La troisième enquête c’est celle sur le Manufacturier : un homme masqué qui torture et tue des gens (âge et sexe confondus), filme ces horreurs et les vend sur le Dark Web.

    On est donc plongé dans ces 3 enquêtes pendant les 250 premières pages en gros, et on ne voit pas trop bien le rapport entre tous les faits décrits, sur fond de guerre Serbo-croate. Puis vient la deuxième partie, et le lien entre tout ça. Et tout s’éclaire… Et c’est le génie de Mattias Köping qui arrive à faire s’emboîter toutes les pièces de plusieurs puzzles entre elles : c’est comme si on était en zoom sur chaque détail, puis Mattias Köping nous chope par le colbac, et nous tire en arrière violemment pour qu’on ait une vue d’ensemble, et tout fait sens. C’est brillant.

    Dans les Démoniaques, les méchants étaient vraiment méchants et moches de surcroît. Ici, les méchants sont encore plus méchants, moches, mais n’ont aucune once d’âme. Zéro, alias Radiche, est une créature sociopathe qu’aucun de ses collègues ne peut encadrer. Pas de demi-mesure possible, on sait qui sont les méchants.

    Si vous avez aimé les Démoniaques, son langage cru, ses scènes de violence indicible, sa noirceur ultime… Alors vous aimerez le Manufacturier. Si non, passez votre chemin. Ce livre est encore plus dense, encore plus cruel, encore plus violent et cru… oui c’est possible, Mattias Köping l’a fait.

    En un mot

    C’est ultra noir, c’est ultra violent. L’auteur s’en est donné à cœur joie. La violence était déjà difficile à supporter dans les Démoniaques, mais là… c’est au-delà de tout. Les scènes de torture sont vraiment dures à encaisser, j’ai pleuré, j’ai posé le livre quelques minutes pour digérer, j’ai éprouvé du dégoût. Mais le jeu en valait la chandelle. Je n’ai pas eu le coup de cœur, mais c’est un excellent livre. On sent que Mattias Köping s’est beaucoup documenté sur le conflit Serbo-Croate (est-ce que ces scènes de violence ont réellement existé ??), et il a mis du cœur à l’ouvrage ! Et cette fin… jusqu’au bout j’ai attendu un revirement, mais il n’est pas arrivé. Et ce n’est pas décevant, non. C’est inouï, brillant. Encore bravo M. Köping !

  • anne-lineC 7 juin 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Mon mari m’a dit :"Attention ! Celui-là, ne le lit pas le soir, tu vas faire des cauchemars. .." J’ai plus ou moins respecté ses recommandations mais je dois bien avouer qu’il avait raison...
    En résumé, très concis, il est question d’une vengeance entre une victime rescapée et son bourreau, avec en parallèle, un serial killer digne des plus grands, des mafias de la drogue et du sexe qui se disputent le territoire du Havre, des autorités policières qui tentent de démêler tout cet imbroglio.
    Bien entendu "âmes sensibles s’abstenir ".
    Ici, pas de bluette ni de sentiment.Testostérone à 300% et ça dépote ! Mais pas que... L’auteur nous fait évoluer dans les arcanes des instances judiciaires qui tentent de coffrer et de punir les criminels de guerre. Pas facile dans un monde corrompu et ultra-violent. La guerre des Balkans et toutes ses atrocités sont très bien évoquées, aucun filtre.En dépit de la violence du récit, tout semble vrai ou du moins très plausible, ce qui est effrayant :
    - le fonctionnement de la distribution de la drogue
    - la gestion des prostituées
    - le parcours des mercenaires et leurs exactions dans les Balkans
    - la description du Darkweb
    Le roman est très bien construit, à chaque chapitre sont précisés le jour, l’heure et le lieu, ce qui n’est pas anecdotique vu le nombre de lieus et de personnage, il est bon d’avoir quelques repères. L’auteur nous immerge dans ce monde évoqué aux infos ( drogue, mafia, guerre) et nous fait prendre conscience de l’horreur absolue. Personnellement, ça ne m’a pas empêché de tourner les pages. Dès le début, l’histoire nous happe et malgré quelques scènes difficiles, la curiosité l’emporte et la lecture se poursuit en se demandant comment tout cela peut se terminer...??
    La fin m’a laissé circonspecte mais après réflexion, elle reste "logique", à vous de voir. ..
    C’est un roman qui se laisse pas indifférent. Mon mari est fan, désormais absolu de Mr Köping. Pour avoir lu "les démoniaques", je dois bien avouer que Mr Köping confirme son talent d’auteur de thriller pour lecteur aguerri.
    Ce roman marque les esprits et est recommandé à tout amateur de polar bien, bien musclé.

  • unevietoutesimple 28 juillet 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    J’avais déjà pu apprécier le talent de Mattias Köping avec “Les démoniaques” et avec ce deuxième roman, il continue sur sa lancée. Son premier m’avait frappée de plein fouet et avec celui-ci, c’est encore pire. L’histoire racontée est complètement différente mais elle vous prend tout autant aux tripes, si ce n’est plus encore.

    Je l’avais mis en attente car je voulais pouvoir le lire très rapidement et pour ce faire, je devais attendre d’être en vacances. J’ai eu raison, car une fois commencé, il m’a été impossible de le lâcher. Un conseil, si vous vous lancez dans l’aventure, faites-le à un moment où vous pourrez vous y consacrer à plein temps car c’est nécessaire pour bien s’immerger dans l’histoire (beaucoup de personnages aux noms difficiles que vous ne pourrez retenir que si vous n’interrompez pas votre lecture).

    Köping ne fait pas dans la dentelle, loin de là, il ne vous épargne rien des horreurs dont est capable l’être humain (qu’il soit seul ou en groupe) et certaines scènes sont difficilement supportables. A plusieurs reprises, j’ai senti mon estomac se contracter au cours de ma lecture. C’est un roman qui vous poursuivra au cours de vos journées, au cours de vos nuits et pendant longtemps !

    Ici, il est question de crimes contre l’humanité, de torture, de viol, de prostitution, de mensonges, de dissimulation, de corruption… La violence n’est pas là pour avoir un effet racoleur, elle n’est pas gratuite, elle est là pour servir l’histoire et elle est parfaitement maitrisée.

    On sent derrière l’écriture tout le travail de recherche de l’auteur. C’est très bien documenté. Köping décrit notre société sans prendre de gants et c’est effrayant. Au cours de ma lecture, je suis passée par un large éventail d’émotions, j’ai été fascinée, outrée, dérangée, écoeurée, effondrée, peinée, j’ai ressenti de l’empathie, de la compassion, de la haine, un profond malaise et parfois un peu d’espoir aussi.

    J’ai appris des choses sur le conflit serbo-croate dont je ne connaissais pas grand chose et après ma lecture, je suis allée faire quelques recherches sur le net sur ce conflit pour le moins compliqué afin d’en savoir un peu plus, notamment en ce qui concerne les différents personnages et groupes cités dans le roman.

    J’ai été sidérée de découvrir l’organisation des trafiquants de drogue et des réseaux de prostitution : une vraie entreprise au rouages parfaits !

    Le manufacturier (le personnage, pas le roman) est un être abject dont les actes vont au delà de tout ce que l’on pourrait imaginer, même de la part du plus infâme des tortionnaires.

    Je dois dire que même deux semaines après avoir refermé le livre, j’ai toujours beaucoup de mal à retranscrire mes émotions et mon ressenti. C’est un roman si puissant, si dérangeant qu’il n’y a qu’en le lisant que l’on peut se faire sa propre opinion. Attention cependant, il n’est pas à mettre entre toutes les mains.

    J’en suis ressortie complètement vidée, mais c’est un indéniable énorme coup de coeur en ce qui me concerne et Mattias Köping est un auteur dont j’achèterai le prochain roman dès sa sortie sans même connaitre son contenu (et croyez-moi cela ne m’arrive pas souvent).

  • VALERIE FREDERICK 23 août 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Cela fait bien dix mois que « Le manufacturier » m’attend parmi d’autres lectures à venir. Je l’ai sorti de cette pile de livres au moins vingt fois : « J’ose ? J’ose pas ? » Une hésitation due à la réputation d’extrême violence que la plupart de ses lecteurs ont dit avoir trouvé dans ces 550 pages.

    Enfin, en cette fin d’été paisible, j’ai osé l’ouvrir et me lancer dans la lecture de ce deuxième roman de Mattias Köping.

    Alors, oui, il y en a des scènes de violence ; souvent proche de l’insoutenable quand on arrive à visualiser les tortures qu’endurent les personnages, comme sur grand écran, tellement l’écriture de l’auteur est cinématographique, efficace, précise.

    Alors, oui, revient l’éternel débat : « autant de violence est-elle nécessaire ? » Mais je n’ai pas envie de disserter sur cette question philosophique. La violence, qu’on l’accepte ou non, est intrinsèque à l’être humain, et c’est d’ailleurs le fil conducteur des guerres que l’Homme mène depuis la nuit des temps.

    La guerre, c’est d’ailleurs le fond de l’intrigue du « Manufacturier » ; plus précisément le conflit serbo-croate des années 90. La torture, les viols, les assassinats gratuits, ne se compte plus, au nom de quoi ? Au nom de l’identité.

    Milovan en a été victime. Un oncle installé en France a réussi à faire venir le jeune Croate miraculeusement seul survivant de sa famille et sérieusement blessé à Mende. C’est là, au milieu du Causse que le jeune homme grandira en tentant de panser ses plaies profondes, finalement élevé par le grand-père franco-croate, Boris.

    En parallèle de la relation entre Boris et Milovan, nous avançons dans une enquête menée par le capitaine Radiche autour d’un vaste trafic de drogue et de jeunes prostituées dans la cité de la Vallée verte. La violence y est quotidienne car là aussi on y torture des petites frappes qui ont tenté de doubler les caïds, on y force des gamines de treize ans à se prostituer et on y élimine le quidam qui vient oser mettre son nez dans les affaires bien troubles qui y sont menées.

    Radiche veut faire tomber tout ce réseau. Mais son passé, lié à de bien sombres heures de l’Histoire, va le rattraper, sous les traits d’un mystérieux « Manufacturier »…

    Au final, j’ai lu ce thriller et j’ai aimé son intelligence ainsi que la plume ciselée de l’auteur. Lors de certains passages, j’avoue avoir été en apnée. Mais bon sang, quel roman !!!

  • lecturesdudimanche 20 septembre 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    J’ai tenu à écrire cette chronique à chaud, alors que je referme ce livre.

    Sonnée. Dégoûtée. Révoltée. Fascinée. Bluffée. Largement secouée. Voilà la diversité de l’état dans lequel je me trouve actuellement.

    Certes, j’avais lu de nombreuses chroniques qui laissait présager un tsunami littéraire, une bombe horrible qu’on ne pouvait s’empêcher d’aimer, autant de sentiments contradictoires qui faisaient presque passer les lecteurs pour des schizophrènes…

    Pour avoir goûté aux méthodes de Mattias Köping, je ne peux que confirmer l’effet à la fois dévastateur et envoûtant de ce livre. Donc, navrée, mais je n’apporterai pas d’éclairage neuf dans cette chronique, parce que je suis bouleversée au-delà des mots. La violence est omniprésente dans ce livre, dans la limite du supportable. Oui, c’est une fiction. Mais ce qui la rend intolérable, c’est que l’auteur s’est appuyé sur des faits historiques pour créer ses monstres fictionnels.

    Milovan, croate, a perdu sa famille dans d’atroces circonstances lors du conflit en ex-Yougoslavie. Miraculeusement rescapé, ses nuits sont à jamais hantées par le souvenir des horreurs infligées sous ses yeux à sa famille, ainsi que par ce que lui-même a subi, tous victimes d’un groupuscule extrémiste serbe. Pour retrouver son bourreau, il fait appel à une association qui traque les criminels de guerre pour les traduire en justice. Cela pendant qu’au Havre, les équipes de police sont sur les dents, prêts à démanteler un important réseau de drogue et de prostitution. Tandis que dans les profondeurs du Dark Web, un tortionnaire qui se fait appelé « Le Manufacturier » fait fortune en diffusant les films de ses crimes, jamais à court d’imagination pour torturer ses victimes qu’il choisit très variées.

    Ce qui lie ces trois affaires ? Vous le découvrirez bien assez tôt (même trop tôt, pour moi, seul bémol à apporter à ma lecture) et vous serez contraints d’assister, impuissants, face à de tels monstres sociopathes, a une violence crue, rude, débitée froidement et brutalement.

    Impossible de rester insensible, et finalement honteux d’avoir pu apprécier !

    J’avoue avec humilité que je n’étais pas beaucoup renseignée sur le conflit Yougoslave, j’ai donc cherché à en savoir plus. Mais plus que tout fait historique, ce qui m’anéantit le plus, c’est la cruauté sans faille dont est capable de faire preuve l’Homme, la pire créature que la terre ait jamais portée. La seule créature qui tue par plaisir et non par besoin, et qui, lorsqu’on pense avoir atteint les limites de l’impensable, est capable d’en repousser la frontière.

    Pour des considérations plus « techniques », nous sommes ici en présence d’un thriller sans temps morts, absolument haletant et percutant à souhait. La seule chose qui manque à ce roman est l’espoir, élément totalement superflus dans ces lignes. (Et à la limite, il aurait été encore plus cruel d’en distiller !)

    Alors comment exprimer que j’ai pu adorer détester cette lecture ? Comment vous convaincre de lire ce livre alors que je l’ai trouvé atroce et révoltant, d’une violence indicible et intolérable ? C’est toute la perplexité qui est, je pense, le dénominateur commun à toutes les critiques que j’ai pu lire jusqu’ici. Car toutes vous enjoindrons, si tant est que vous ayez le cœur suffisamment accroché, à lire ces lignes jusqu’au bout, pour à la fois mesurer le talent de l’auteur et la noirceur du monde.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Accrochez-vous, ça va secouer ! Si vous commencez ce livre, prévoyez de ne rien faire pendant deux jours, de boire beaucoup d’alcool, de laisser vos enfants crever de faim en hurlant sans cesse, « encore un chapitre et j’arrive », et éviter de manger toute nourriture aux alentours de la page 243 (chapitre 42)

    Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur « Le Manufacturier ». Personnellement, je n’ai lu aucune chronique négative, c’est un carton plein absolu. Je ne vais pas déroger à la règle en écrivant que ce livre est un chef-d’oeuvre de la littérature noire, certainement un des plus terrifiants qu’il m’ait été donné de lire cette année, un des plus addictifs aussi, une plongée dans les méandres vertigineux de la folie et du sadisme humain. Nous savons tous que certaines guerres ont été particulièrement dégueulasses : la seconde, le Vietnam, l’Algérie. Beaucoup de ceux qui ont survécu refusent même d’en parler. Je pense particulièrement à l’Algérie dont les combats et les horreurs restent tus, même venant d’un grand-père refusant obstinément d’en piper mot. Le conflit serbo-croate a inondé tous nos écrans, il se déroulait aux portes de l’Europe, a pris la forme d’un génocide, une catastrophe humanitaire dont je ne savais au final pas grand-chose. Cette méconnaissance aveugle du conflit est ici réparée par Mattias Köping qui en révèle les arcanes et n’y va pas par le dos de la cuillère en terme d’horreurs et de scènes de tortures plus abjectes les unes que les autres.

    Cette violence monstrueuse, répugnante, suffocante n’est pourtant pas gratuite. Elle sert le dessein de plusieurs histoires dans ce roman unique et met en lumière des portraits de personnages incroyablement vivants, tellement réels qu’ils pourraient être nos voisins de palier. Si les personnages sont brillants, la façon dont l’auteur les traite l’est plus encore. Volontairement, je ne citerai aucun nom par peur de dévoiler une intrigue savamment orchestrée. Mattias Köping souffle le chaud et le froid sur son lecteur. Il vous fait aimer ses personnages, les prendre en affection, ou en pitié, pour mieux détruire et lacérer tout ce que vous avez pu ressentir à leur égard. Ainsi, ceux qui semblent détestables, renvoyant bestialité et animalité en début de roman, vous les prenez en affection imaginant que la vie a dû être bien féroce pour qu’ils en arrivent là. Naît alors un instinct presque maternel de vouloir protéger ou juste câliner un être dont la dureté ne peut que révéler un passif désastreux. Mattias Köping vous assomme alors d’une révélation qui vous laisse KO debout. A contrario, les personnages que vous prenez en pitié, ceux qui ont toute votre compassion parce que l’auteur vous révèle, assez rapidement, les horreurs qu’ils ont subies, vous parvenez à les haïr du plus profond de vos tripes. Ce que vous lisez, n’est pas ce qui est. Tout le livre est construit en trompe-l’oeil. L’auteur vous balade, vous manipule, vous écoeure avec force détails par des scènes que vous ne pourriez même pas imaginer dans vos pires cauchemars. Et des cauchemars, il vous en donne un paquet. Vous vous retrouvez tour à tour membre d’une famille torturée, putain dans une chambre sordide, avocate entrain de crever, orphelin marqué au fer rouge rongé par une soif intense de vengeance.

    La construction du roman est brillante. Je vous le disais, vous suivrez plusieurs histoires d’une même histoire, vous vous demanderez à chaque page et de quelle manière elles vont se rejoindre. La force qui frôle le sublime, c’est cette volonté de l’auteur de ne pas vous donner ce que vous attendez, de ne pas alterner équitablement les chapitres qui parlent de l’un ou l’autre des personnages. Il vous fait mariner, il vous fait attendre, il vous emmitoufle dans un sadisme inconscient en titillant votre curiosité malsaine de voyeur qui se planque. Parce que oui, Mattias Köping fait de son lecteur un voyeur et surtout un témoin privilégié. Comment ? En vous offrant toujours un coup d’avance sur l’intrigue. Concrètement, ça veut dire que vous en savez toujours un peu plus sur l’enquête en cours et que, fort de cet avantage, vous pouvez observer et analyser comment il déroule le fil. Je crois que c’est une façon de procéder que j’aime assidûment chez un auteur et qui en fait, pour moi, un auteur de talent. Ce n’est jamais la fin qui m’intéresse vraiment, même dans un thriller, c’est la dextérité avec laquelle un écrivain nous y amène. Autant dire qu’ici, on est face à la crème de la crème. Les révélations qui sont données, au compte-gouttes sont vertigineuses dans les implications qu’elles enfantent, et donnent une force inouïe au scénario. Cette façon de retourner le lecteur dans ses certitudes, de ne le laisser respirer que par à coups, de proposer une intrigue intelligente, réaliste, dans une atmosphère anxiogène en fait réellement un prodige de la littérature noire. Peut-on employer ce mot lorsqu’il est question de viols, de meurtres, de tortures, de bestialité, d’inhumanité, de scènes qui génèrent une plongée dans la folie ? Je dis oui ! Absolument ! Sans aucun doute ! Pourquoi ? Parce que le livre n’est pas tout à fait un roman, il se place dans une réalité qui a existé. C’est sans doute le point le plus troublant, le plus dérangeant, la pensée la plus atroce qui m’habite en le refermant. Ce monde décrit est en fait notre monde, et l’homme dépeint est celui que nous avons laissé grandir. C’est vraiment la chose qui devrait nous faire flipper. Refermer ce livre ce n’est pas en avoir fini, c’est savoir que de telles monstruosités ont existé, existent, et existeront encore. Alors, le constat fait par l’auteur est triste, dans ce pessimisme ambiant où l’homme reste un loup pour l’homme, incapable de progresser, retranché dans sa bestialité, ignorant compassion ou mansuétude.

    Mattias Köping se fait le témoin d’une ère, d’un temps, de comportements, de laisser-faire, de silences. Il sait adapter son verbe à la teneur de ses propos. Il sait formuler des pensées philosophiques, voire métaphysiques lorsque c’est nécessaire et que cela sert ses intentions. Il dépasse le roman noir, l’utilise comme prétexte pour donner un sens plus profond au tableau peint de notre société. Il sait même être poétique.(voir page 165-166) Plus généralement, il met sur la table des connaissances d’un conflit qui ont dû nécessiter de nombreuses heures de recherche et de témoignages, dévoilant par ce biais, la nature de l’Homme en situation de crise. La fin qu’il choisit pour clore son roman le démontre étonnamment bien. Ce n’est pas la fin que j’aurai choisie. Cependant après mûre réflexion, il demande encore une fois à son lecteur-témoin de faire un choix dans l’horreur. Et ce choix est abominable, les implications accablantes, les sous-entendus abjects (qui choisiriez-vous de sauver ?) et les conséquences crasses.

    Certes, ce livre n’est pas à mettre dans toutes les mains. Oui, certaines scènes sont abjectes, oui les mots sont parfois orduriers, oui les souffrances explicitées sont du domaine de l’indicible. Rien n’est épargné, ni femmes, ni enfants, toutes les valeurs sont bafouées, chaque scène vous plonge dans un nouveau degré de barbarie quand vous pensiez avoir atteint le sommet, et pourtant… C’est un bouquin remarquable, puissant, à l’équilibre parfait, autant sur la forme que sur le fond, qui provoque des montées d’adrénaline et des descentes polaires. Impossible de rester indifférent à cette oeuvre magistrale qui fait de son auteur, un grand parmi les grands.

    Je termine en disant que Mattias Köping a gravé pour toujours dans ma rétine une statue que je ne verrai plus jamais sans penser à ce qu’il en a fait dans son livre. J’avais eu la chance de la voir en vrai dans la basilique Saint-Pierre du Vatican. Oser toucher ainsi à une forme de sacré en transformant le sublime en monstruosité ouvre un pallier vers le destin sombre promis à l’homme. Dans le pouvoir suprême d’une description transcendante, Mattias Köping offre à son lecteur de pouvoir toucher le summum de l’abomination.

    Je referme ce livre en me disant chapeau bas, Monsieur ! Il y aura un avant et un après « Le Manufacturier »…. Un livre qu’il va falloir citer lorsqu’on évoquera la littérature noire. Nous allons compter Mattias Köping dans la cour des grands et cela va permettre une émulation dont je me délecte par avance !

  • Guillaume Le Nagat 24 décembre 2019
    Le manufacturier - Mattias Köping

    En deux livres, Köping rejoint mon panthéon du polar.
    Cette masse de 548 pages, c’est du grand, du très grand polar !
    C’est lourd, noir, très noir, saignant, brut, violent, extrêmement bien documenté et peut-être pas si éloigné de la réalité.
    Il y a presque trente ans, la guerre civile fait rage dans l’ex-Yougoslavie. Des milices para-militaires sèment la terreur auprès des populations civiles, violent, massacrent, tuent avec pour seul motif l’appartenance à une autre ethnie.
    Certains criminels tombent dans les filets de la justice mais d’autres, beaucoup d’autres, passent au travers, s’enfuient, se font oublier et se refont une virginité. Les victimes, se terrent, se taisent, vivent avec ...... ou pas !
    Les bourreaux se terrent, se taisent, vivent avec .... ou pas !
    Trente ans plus tard, autres territoires, autres identités, mêmes protagonistes.
    On se laisse emporter par cette vague furieuse, ce tsunami littéraire dont on ne sort pas indemne.
    Jean-Christophe RUFIN dans Checkpoint écrit : "La guerre civile, c’est exactement ça : le triomphe des salauds. On les voit sortir de partout. On s’étonne même qu’il y en ait autant et qu’on ne les remarque pas plus d’habitude."
    Avec Le Manufacturier, Köping campe une galerie de personnages, pour la plupart des salauds, des vrais, des purs, des durs avec un roi impérial jusqu’à la dernière ligne !

  • Asmo Stark 23 janvier 2020
    Le manufacturier - Mattias Köping

    🔞 le Manufacturier - Mattias Köping 🔞
    J’avais trouvé "Les Démoniaques" glauque et sadique, mais là avec "Le Manufacturier" on descend de plusieurs étages dans l’horreur, comme si le premier n’était finalement qu’un échauffement pour préparer nos esprits au choc du second.
    L’histoire ? En fait, il y en a plusieurs. Il y a l’enquête qui vise à démanteler un réseau de drogue et de prostitution au Havre, c’est avec cette enquête que l’on fait la connaissance de Radiche, flic doué, insubordonné et détesté de tous (non sans raisons). Il y a l’histoire de Milovan, qui en 1991 a été victime des horreurs des Lions de Serbie, un groupe paramilitaire. Seul survivant, recueilli par de la famille en France, Milo va aujourd’hui demander de l’aide à Irena Ilič, avocate spécialisée dans les crimes de guerre, pour retrouver ses tortionnaires et les livrer à la justice. Et enfin il y a le Manufacturier, tueur au sadisme imaginatif extrême qui vend les vidéos de ses forfaits infâmes à des voyeurs dégénérés sur le dark web. Toutes ces histoires vont finir par converger pour notre plus grand dégoût.
    Ce roman est d’une noirceur sans nom, l’ouvrir c’est tombé dans un puits aux parois glissantes, gluantes et aux relents putrides. Je crois bien avoir tout aimé dans ce livre, même le fait de batailler pour lire correctement les noms slaves 😅.
    Je ne connaissais rien du conflit Serbo-Croate avant ce livre, et ce que j’ai lu fait froid dans le dos. Les guerres sont toujours prétextes aux déchaînements de barbarie, aux pires tortures et aux humiliations les plus sordides, celle-ci ne fait pas exception et ici l’histoire de Milovan en est l’illustration. Beaucoup de scènes dans le livre sont difficiles à lire tellement elles sont horribles, mais l’une d’entre elles décroche la palme de l’abomination absolue et nécessite une petite pause doudou et camomille avant de poursuivre.
    Et les personnages ? Des monstres finis, des flics méticuleux accablés de travail, des magistrats habités par leurs missions, des victimes traumatisées, des politiques véreux... bref des personnages très humains. L’écriture ? Toujours aussi dense, ciselée, claire, vive, brutale rendant la lecture à la fois stressante, fluide et addictive. Rien que ça oui !
    Bref un roman qui va vous décoller la rétine et vous calciner le cerveau.

  • alexandra 7 mars 2020
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Quelle claque ! Jamais lu un livre aussi noir aussi violent aussi fort... Dante et ses cercles de l’enfer peuvent aller se rhabiller !!
    C’est magistralement bien écrit. Aucun mot inutile c’est écrit avec la précision d’un scalpel. Ça donne parfois (souvent) envie de vomir mais c’est puissant. La tension et les rebondissements sont permanents, tout se met en place avec fluidité. On sait que ça va mal se finir, on pressent l’horreur à chaque page. Et le pire dans l’histoire c’est qu’on se dit qu’il y a forcément un fond de vérité là dedans vu tout ce que les guerres font faire aux hommes. Si vous avez le coeur bien accroché, allez y les yeux fermés. Pour lecteur plus qu’averti ! Un grand bravo

  • Emeline Quillateau 12 mars 2020
    Le manufacturier - Mattias Köping

    Roman addictif. Mattias Köping nous embarque dans la noirceur de l’être humain dans en thriller explosif rempli de tortures et d’horreurs. Âmes sensibles s’abstenir !!!

  • Hanae part en livre 15 mai 2020
    Le manufacturier - Mattias Köping

    qui arrivent, on ne sait jamais réellement comment ni pourquoi, à vous procurer un véritable et vertigineux ascenseur émotionnel. Les facteurs y sont nombreux et la sensibilité est propre à chacun. J’ai trouvé dans LE MANUFACTURIER mon grand huit, mes montagnes russes qui ont su, sans aucune extrapolation, me mettre K.O.
    Je tiens à préciser une chose, et ceci est mon humble avis : LE MANUFACTURIER est un roman qui ne peut être mis dans n’importe quelle main. Outre le style très corrosif de Mattias Köping, les histoires sont inspirées de faits réels, la narration quant à elle, nous balance sans préambule dans ce qu’il y a de plus ignoble, de plus barbare chez l’Humain. Les scènes de crimes (elles sont nombreuses) sont d’une atrocité sans égal. Ce roman est un cocktail d’une série de rebondissements savamment maîtrisés ; les détails vous sont balancés tel un crachat d’acide en pleine figure. Il faut être bien accroché pour supporter de telles horreurs. Mais c’est incontestablement là que se trouve le talent de Mattias Köping. L’auteur arrive, je ne sais pas quel artifice, à vous capter, à vous subjuguer tout en franchissant sans complexe les limites de l’acceptable. Rien, absolument rien dans ce roman n’est linéaire, platonique. On s’accroche comme on peut à une barque avec cette angoisse omniprésente de chavirer.Nous sommes en présence, ici, d’un incommensurable melting pot de violences, de prostitutions, de drogues, de meurtres et de conflits. C’est un étalage de guerres historiques, de corruptions mais aussi de tripes et boyaux. Tout pousse votre subconscient à vous tenir le ventre d’une main puissante pour ne pas vomir l’horreur que l’être humain peut infliger.Mattias Köping joue avec nos nerfs et réussit avec justesse à manipuler nos sentiments. Tel le jeu du chat et de la souris, je me suis surpris à "aimer" un psychopathe et détester un flic. Mais il a suffit de tourner une page et l’espace d’une fraction de seconde j’ai ressenti tout le contraire. Bref ! La palette des émotions prend ici des formes et facettes insoupçonnées. Et je ne vous parle même pas des suspens omniprésents et des revirements de situations incroyables. Si tu es comme moi, à te poser des milliers de questions pour deviner qui est le tueur ou essayer de mettre au grand jour une enquête alors je te conseille de : passer ton chemin ou dignement te laisser guider par le style hors pair de Mattias Köping.

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