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Les doigts rouges - Keigo Higashino

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4 #AvisPolar
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Résumé :

Maehara Akio est un homme ordinaire qui mène une existence ordinaire d’employé de bureau. Il vit avec sa femme, son fils et sa mère vieillissante. Un jour, il reçoit un appel de son épouse au travail. La chose est inhabituelle. La demande qu’elle lui fait l’est encore davantage : revenir immédiatement à la maison. Elle refuse de lui en dire plus mais la panique qu’il entend dans sa voix le convainc de partir aussitôt. À son arrivée, sa femme lui apprend que leur fils, âgé de quatorze ans, a tué une fillette et que le cadavre gît dans le jardin…
Le lendemain, le corps de la petite victime est retrouvé dans des toilettes publiques. Alors que son père est mourant à l’hôpital, Kaga Kyōichirō prend en charge l’enquête. Son jeune cousin, fraîche recrue affectée à ses côtés, s’étonne de la froideur implacable du limier que rien ne semble atteindre, ni l’agonie d’un proche ni les pires turpitudes de l’âme humaine. À travers lui, le lecteur observe, médusé, la mécanique insondable et parfaite d’un esprit policier.
Avec toujours le même génie, Keigo Higashino comprend tout, explique tout. Ce roman, dont l’atmosphère rappelle celle du Dévouement du suspect X, est un des plus sombres du maître nippon.

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Vos #AvisPolar

  • LesRêveriesd’Isis 22 novembre 2020
    Les doigts rouges - Keigo Higashino

    Maehara Akio est un homme ordinaire qui travaille modestement dans un bureau. Il vit avec sa femme, son fils et sa mère âgée. Mais un jour, sa femme l’appelle au travail pour demander à ce qu’il rentre tôt, ce qui est inhabituel. Une fois chez lui, il découvre le drame. Le lendemain, la police trouve le corps d’une fillette. Kaga Kyoichiro mène l’enquête, avec son cousin, alors jeune recrue.

    Dès les premières pages, j’ai retrouvé avec bonheur l’atmosphère des romans de Keigo Higashino et sa plume singulière. Les faits nous sont racontés tout en retenue mais avec beaucoup de force évocatrice. Matsumiya, le jeune policier, vit une période difficile puisque son oncle est à l’agonie, et chaque page évoquant sa vie privée laisse filtrer l’amour pour cette figure paternelle, ainsi que son dévouement. L’attitude de son cousin Kaga Kyoichiro le désarçonne et il ne le cache pas, mais pour autant jamais l’auteur ne force le trait ou condamne l’énigmatique Kyoichiro. La chute du roman nous réserve une belle surprise, pleine d’humanité, qui offre un contrepoint délectable à l’enquête. J’aime cette manière de présenter les attitudes humaines, tout en finesse et en délicatesse, sans effet de manche.

    Comme souvent dans les romans de Keigo Higashino, nous savons dès les premières pages qui est l’assassin. Le plaisir de la lecture ne réside donc pas dans la surprise de l’identité du meurtrier, et je trouve cela reposant. Cela permet d’attaquer les polars sous un autre angle. Le lecteur suit ici les atermoiements des uns et des autres, les vaines tentatives d’éluder l’inéluctable, d’échapper à la justice et au déshonneur, et, avec une ironie dramatique implacable, par leurs complots, ils sont encore moins honorables que s’ils avaient juste avoué. En effet, en voulant maquiller le crime, puis en essayant une ultime pirouette pour minimiser la catastrophe, Maehara Akio dévoile toute l’étendue de son immoralité, de son cynisme et de sa faiblesse face à son épouse. Dès lors, ce qui devient savoureux pour le lecteur, c’est le jeu du chat et de la souris entre le coupable pris dans la nasse de ses mensonges et l’enquêteur implacable, froid et professionnel, qui ne laisse rien passer.

    Le fils de Maehara Akio est délicieusement détestable. Toutes ses apparitions permettent de faire cristalliser un adolescent froid, égocentrique et méprisant, seulement habité par ses propres désirs, ignorant ce que les mots « regret » ou « compassion » veulent dire. Yaeko est elle-aussi détestable comme figure d’épouse et de belle-fille, tandis que Masae, la vieille mère d’Akio, est touchante d’humanité et de renoncement. J’ai adoré cette vieille femme, à la fois solaire par sa confiance en les siens, et vibrante de douleur par sa manière de s’isoler pour fuir ce qui la blesse. Ici, ce sont aussi les liens d’une famille qui sont analysés, des liens rendus lâches par le temps, par les compromissions et par la méchanceté. Finalement, le drame réside aussi dans cet aspect du roman.

    La figure des enquêteurs est un petit bijou. Matsumiya apporte un vent de fraicheur puisqu’il découvre les enquêtes pour meurtre. Ses questions, ses hésitations face à l’aplomb de son cousin permettent de façonner un binôme très agréable. Aucun des deux n’est jugeant ou méprisant, et nous avons bien une relation d’entraide, même si, très clairement, on conseille à Matsumyia de s’inspirer de Kyoichiro. Ce duo laisse entendre de nouveaux tomes centrés sur eux, que j’attendrai avec impatience, car nul doute que Matsumyia sera un personnage savoureux dans l’avenir.

    Enfin, j’adore la symbolique des doigts rouges. Si le titre est surprenant car il semble faire écho à un élément très anodin, en réalité, il est d’une importance capitale. Cela permet à l’auteur de jouer avec nous et de nous offrir un ultime renversement de situation tout à fait passionnant.

    Ainsi, j’ai une fois de plus adoré ma lecture. Les Doigts rouges de Keigo Higashino nous montre les efforts désespérés du coupable pour échapper à la justice, et la sagacité d’enquêteurs ménageant une porte de repli pour des aveux spontanés. Une lecture qui file entre les doigts et qui maintient notre attention sans relâche, une lecture délicieusement fine et ciselée.

  • Lectures noires pour nuits blanches 24 août 2020
    Les doigts rouges - Keigo Higashino

    Jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour protéger votre enfant s’il était l’auteur d’un crime monstrueux ? Les parents de Naomi ne se posent pas deux fois la question, ils vont tout faire pour couvrir le meurtre afin de protéger leur rejeton et d’éviter que la honte ne s’abatte sur leur famille.

    Un polar un peu à la Colombo où le meurtrier est connu d’entrée. Malgré tout Keigo Higashino réussi à instaurer un certain suspense, une atmosphère malaisante où la tension est palpable. Les tentatives d’Akio de camoufler son délit sont un peu capillotractées parfois cependant on se prend vite au jeu et on attend de savoir comment il va se sortir de cet engrenage.

    Plus que sur l’enquête, l’auteur met l’accent sur l’analyse de la cellule familiale et les différentes relations. Il décortique méticuleusement les rapports entre les membres de cette famille, entre parents-enfant, entre époux et entre les différentes générations. Il soulève plusieurs thématiques intéressantes la dépendance des parents vieillissants qui doivent être pris en charge par l’aîné dans la société japonaise ; l’honneur et l’envie de préserver leur réputation à tout prix ; l’éducation...

    Le roman est très court et il m’a manqué quelques petites choses comme la psychologie des personnages très peu développée. L’absence totale d’émotions, j’ai trouvé le tout d’une froideur terrible, sans doute dû à l’écriture presque clinique de l’auteur. J’ai été incapable d’éprouver quoi que ce soit, à part de l’horreur face au détachement glaçant de cette famille vis à vis de ce crime. C’était un peu dérangeant et perturbant. Je n’ai ressenti aucun attachement pour les personnages qui sont du reste tous détestables. Heureusement qu’il y a le duo d’enquêteurs pour apporter un peu d’humanité dans ce roman. Leur façon de mener leur enquête est du reste intéressante.

    Pour mes premiers pas dans le polar asiatique ça plutôt été une bonne lecture, particulière certes, mais intéressante au final. L’Asie n’est pas franchement ma tasse de thé, mais ce roman m’a donné envie de poursuivre la découverte.

  • Sharon 13 avril 2019
    Les doigts rouges - Keigo Higashino

    Les doigts rouges est un roman policier - oui, mais pas seulement. Les enquêteurs sont deux policiers méticuleux et surtout, profondément humains. Méticuleux, parce qu’ils recherchent les indices et suivent les pistes vers lesquelles ils les mènent. Profondément humains parce que, par delà l’horreur du crime commis, ils s’intéressent réellement aux personnes qui sont en face d’eux, que leur langage soit oral ou corporel : le corps parle beaucoup plus qu’on ne le croit.
    Le lecteur a un avantage sur eux : il sait qui a tué. Il sait qui a aidé à cacher le corps, qui a tout mis en oeuvre pour protéger le coupable - quitte à orienter la piste vers une autre personne. Ce à quoi nous assistons, c’est la décomposition de la famille traditionnelle japonaise. La cause n’est pas à chercher dans les difficultés de la vie quotidienne, non, il est dans les petites lâchetés banales, que l’on couvre sous d’autres noms. La transmission parents/enfants n’est plus possible dès lors qu’un des maillons a été disqualifiés - tel Machara Akio, qui obéit en tout point à sa femme pour obtenir la paix dans la maison, ou plutôt une petite tranquillité quotidienne. Nous avons d’un côté le discours - et l’investissement total de sa femme dans sa maison et surtout, dans l’éducation de leur fils. Nous avons de l’autre la réalité.
    Un roman passionnant et profond.

  • Polars urbains 8 avril 2019
    Les doigts rouges - Keigo Higashino

    Naomi est un adolescent plutôt perturbé, un peu trop gâté et très accro aux mangas et aux jeux vidéo… Comme beaucoup d’enfants japonais ? Certes mais tous les enfants japonais ne tuent pas les petites filles ! Les doigts rouges est un roman policier de logique et d’investigation. Car le but ici n’est pas de trouver le coupable - le lecteur le connait dès les toutes premières pages et même dès la lecture de la quatrième de couverture - mais de savoir qui l’emportera des policiers chargés de trouver le meurtrier ou des parents mettant une place une stratégie qu’ils croient implacable pour protéger leur rejeton.

    Fondé sur une lutte de stratégie sans pitié, Les doigts rouges propose également une plongée dans un univers japonais où la perspective du déshonneur et la peur du regard des autres peut emmener une famille à prendre des décisions glaçantes pour se protéger. Mais l’inspecteur Kaga n’est pas tout à fait novice quand il s’agit de débusquer les crapules.

    Le roman de Keigo Higashino oppose deux minuties froides, celle d’un père de famille prêt à tout et celle d’un policier à la courtoisie parfaite mais à la ténacité implacable. C’est aussi une réflexion sur la place des personnes âgées dans une société très traditionnelle, ce qui conduit à quelques révélations finales assez étonnantes. Moins complexe que le dévouement du suspect X par exemple, cela se lit néanmoins avec grand plaisir.

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