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La Femme du deuxième étage - Jurica Pavicic

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Résumé :

C’est l’histoire de Bruna, qui tombe amoureuse de Frane, un beau marin. Ils se marient et emménagent au deuxième étage de la maison familiale. Au premier vit la redoutable Anka, la mère de Frane. Trois ans plus tard, Bruna est à la prison de Požega, où elle purge une longue peine pour le meurtre de sa belle-mère...

La Femme du deuxième étage est l’anatomie d’une tragédie dans laquelle des gens ordinaires deviennent acteurs de la rubrique faits divers. À la recherche des ressorts du drame, l’écrivain s’enfonce dans la peau de son héroïne et explore les circonstances qui ont conduit au meurtre. Excellent chroniqueur et critique de la réalité sociale, Pavičić traite des mutations d’une société en transition et de leur impact sur le microcosme d’une famille, sur fond d’images idylliques de la Méditerranée.

Source : Agullo Éditions

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Vos #AvisPolar

  • Killing79 26 janvier 2023
    La Femme du deuxième étage - Jurica Pavicic

    Bien qu’il en soit à son septième roman, je ne connaissais pas cet auteur croate. Son précédent livre, le premier traduit en français, avait eu droit à de bonnes chroniques. C’est pour cette raison que je me suis intéressé à lui.

    Jurica Pavicic est réputé pour être un auteur de polar, mais cette fois-ci, même s’il est question de meurtre, le récit ne se concentre pas sur l’enquête mais sur le point de vue de la meurtrière. A la manière d’un Raskolnikov de « Crime et châtiment », le lecteur assiste aux réflexions de l’héroïne et aux conséquences matérielles et immatérielles de ses agissements.

    Par des allers-retours entre le passé du crime et le présent de la sentence, l’auteur développe aussi la mécanique qui a conduit à ce drame. Bruna est une femme ordinaire, forte mais sans histoires. Seulement, les circonstances s’en mêlent et par la force des choses, elle en arrive à commettre un acte qui la dépasse.

    Dans cette histoire, la famille (la belle-famille surtout) est le cœur de la tragédie. Avec ses non-dits, ses passe-droits, ses politesses, la communication entre les membres est défaillante et les conflits en découlent. Quand la vie privée ne l’est plus et que l’influence de certains dépasse les limites, la rupture n’est jamais loin.

    Avec une plume agréable et fluide, Jurica Pavicic nous propose un voyage intime dans les secrets d’un fait divers. Comment une vie banale peut basculer, comment la personne la plus inoffensive qui soit, peut complètement dérailler, portée par ses ressentiments réprimés ?

    La rencontre, l’amour, le foyer, tout était réuni pour que Bruna connaisse une belle vie mais c’était sans compter sur le destin et sur le pouvoir écrasant de la famille qui en avaient décidé autrement. Belle découverte que ce roman envoutant, sans concession, tragiquement humain !

    https://leslivresdek79.wordpress.com/2023/01/23/820-jurica-pavicic-la-femme-du-deuxieme-etage/

  • Chineuse Deculture 25 octobre 2022
    La Femme du deuxième étage - Jurica Pavicic

    En voilà une mise en bouche prometteuse, cet auteur croate regorge décidement de multiples surprises. Une héroïne atypique, du fond sa cellule expurge le crime vil qui a germé dans son esprit. Dans les traces d’un Higashino, quand les belles familles cohabitent pour le meilleur et pour le pire. Un poison à déguster.

  • Kirzy 9 octobre 2022
    La Femme du deuxième étage - Jurica Pavicic

    Crime et châtiment.

    Dès les premières pages, on sait que Bruna a tué sa belle-mère qui vivait à l’étage en dessous du sien dans une maison de la banlieue de Split. Ce qui compte, c’est le pourquoi et le comment, quel est le point du départ de ce meurtre savamment prémédité. Jurica Pavičić propose une dissection précise de cette tragédie dans laquelle des gens ordinaires et modestes deviennent des acteurs d’un fait divers sordide. A l’affût du moindre détail, le lecteur avance au rythme des indices semés par l’auteur, à la recherche de réponses, enquêtant sur les petits gestes anodins qui ont entrainé l’irréparable.

    « Le piège se referma lentement, comme un poisson qui entre dans une nasse et croit encore un moment qu’il nage dans la mer en liberté. »

    Bruna n’a pas eu la vie qu’elle avait planifié après son mariage avec Frane, marin absent durant de longues périodes. Délaissée sous la surveillance d’une belle-mère qui se mue en tyran domestique, encore plus lorsqu’elle devient impotente suite à un AVC. C’est Bruna qui en a la totale charge.

    Jurica Pavičić décortique brillamment la dynamique des relations familiales et de ses rapports de force, observateur subtil d’une vie décevante et précaire qui bascule progressivement jusqu’à effondrer tout le monde intime de Bruna. L’ironie du destin est que ce soit la famille qui achève cet engrenage meurtrier : Bruna voulait tellement fonder une famille et elle se retrouve dans une maison familiale qui l’étouffe, flanquée d’un mari falot et d’une mère égocentrique qui ne pense qu’à son propre bonheur sans voir que sa fille sombre. La maison à deux étages est d’ailleurs un personnage à part entière, remarquablement décrite, oppressante métaphore de l’incarcération domestique vécue par l’héroïne.

    L’auteur excelle également dans la chronique sociale d’une Croatie en pleine transformation post dislocation de la Yougoslavie communiste, ce qui apporte une couche supplémentaire de lecture en replaçant les destinées individuelles dans un ancrage sociétal fort : désindustrialisation et crise économique poussant le mari à partir de plus en plus loin et longtemps, le pays se tertiarisant sous l’impact du mirage touristique. Bruna ne semble qu’un fétu de paille emporté par des événements contextuels qui la dépasse, sentiment renforcé par l’écriture très détachée de l’auteur, quasi tchékovienne, clinique.

    Son portrait épouse une psychologie très convaincante, d’autant que l’histoire bifurque vers son passé mais aussi vers son avenir et sa sortie de prison, ce qui permet d’embrasser large ce parcours de vie singulier. Et pourtant, jamais on ne perce totalement les pensées de ce personnage fascinant d’opacité et de solitude au point d’apprécier le calme routinier de la prison à la vie du dehors. On la suit avec tension, en ayant toujours l’impression que quelque chose bouillonne sous la surface, quelque chose de potentiellement violent, inquiétant en tout cas.

    Ce n’est pas un personnage facile, trop insaisissable pour être immédiatement aimable mais l’empathie finit par naître malgré tout, notamment dans la deuxième partie qui distille une mélancolie existentialiste puissante sans pour autant proposer une rédemption mièvre à Bruna.

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