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Marseille 73 - Dominique Manotti

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Résumé :

La France connaît une série d’assassinats ciblés sur des Arabes, surtout des Algériens. On les tire à vue, on leur fracasse le crâne. En six mois, plus de cinquante d’entre eux sont abattus, dont une vingtaine à Marseille, épicentre du terrorisme raciste. C’est l’histoire vraie.
Onze ans après la fin de la guerre d’Algérie, les nervis de l’OAS ont été amnistiés, beaucoup sont intégrés dans l’appareil d’État et dans la police, le Front national vient à peine d’éclore. Des revanchards appellent à plastiquer les mosquées, les bistrots, les commerces arabes. C’est le décor.
Le jeune commissaire Daquin, vingt-sept ans, a été fraîchement nommé à l’Évêché, l’hôtel de police de Marseille, lieu de toutes les compromissions, où tout se sait et rien ne sort. C’est notre héros.
Tout est prêt pour la tragédie, menée de main de maître par Dominique Manotti, avec cette écriture sèche, documentée et implacable qui a fait sa renommée. Un roman noir d’anthologie à mettre entre toutes les mains, pour ne pas oublier.

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Vos #AvisPolar

  • L’atelier de Litote 28 juin 2020
    Marseille 73 - Dominique Manotti

    Il fut un temps où… Le roman de Dominique Manetti aurait pu commencer comme cela. L’action de ce polar noir se situe à Marseille en 1973. C’est toute une époque dont nous ne pouvons pas être fiers que l’auteure ravive pour nous, entre petite histoire et grande Histoire. On ne doit pas oublier que les ravages d’un racisme ordinaire à cette époque ont causé une hécatombe chez les immigrés algériens. Dix ans après la guerre d’Algérie, la communauté Pieds noirs se regroupe, le Front National émerge, les anciens de l’OAS ne lâchent rien, c’est la fin des « trente glorieuses » et le chômage grimpe. La communauté des travailleurs nord-africains commence à gêner, il y aura une manifestation pour protester contre la précarité de leur statut, la nuit sera sanglante. Le commissaire Théodore Daquin nouvel arrivant dans la cité phocéenne, a bien du mal à trouver ses repères dans ce milieu puant dont il se sent si éloigné. J’ai aimé le personnage de Daquin qui n’en revient pas du fonctionnement illégal de la Police et de l’impunité qui semble régner. Avec sa petite équipe, il avance comme un flic intègre et respectueux des lois. Il mettra tout en œuvre pour trouver le coupable du meurtre de Malek ce jeune algérien de 16 ans abattu en toute impunité. C’est un défi alors que l’affaire semble déjà vouloir être classée. Le style de l’auteure est franc et direct, on ressent toute la colère et le besoin de justice derrière chaque phrase. Une roman noir qui donne le frisson parce qu’il prend sa source dans la réalité de notre histoire et que l’on peut toujours se demander si les choses ont tant changé que cela en 50 ans. Le racisme est toujours là sournois, nous devons plus que jamais rester vigilant. Un livre comme celui-ci ne peut qu’aider à mettre les choses en perspectives. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/06/28/38392873.html

  • Killing79 20 juillet 2020
    Marseille 73 - Dominique Manotti

    J’ai souvent vu passer le nom de Dominique Manotti lors de mes visites sur les blogs et sites consacrés aux romans noirs. Dans mon imaginaire, elle faisait partie des sommités française du genre et pourtant, je n’avais encore jamais franchi le pas de découvrir son œuvre. Erreur enfin corrigée !

    Comme son titre l’indique, ce livre s’intéresse au Marseille des années 70. On assiste à plusieurs agressions et meurtres dans les rues de la cité phocéenne. L’auteure nous place en observateur des différents acteurs mêlés à ces drames. Elle nous plonge dans l’ambiance de l’époque. Avec une grande densité de personnages, on assiste aux échanges des différentes communautés qui forment le tableau complet de l’affaire.

    L’enquête et ses mystères ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le roman prend vraiment sa puissance dans la retranscription des comportements inhérents à la période et à la ville. Le passé colonial est encore chaud dans les esprits et on sent bien qu’il n’a pas été complétement digéré. S’en suit alors des organisations sectaires, des manigances politiciennes et des violences policières, sur fonds de rejet de l’autre. Afin de démanteler cette machine idéologique, rien de mieux qu’un commissaire venu de Paris, qui va mettre les pieds dans le plat et prendre un peu de recul sur les évènements.

    Pour mon premier essai, Dominique Manotti vient de me démontrer qu’elle est bien la grande écrivaine que j’imaginais. Elle apporte à son aventure une dimension politique et sociale qui en fait un grand roman noir. Malheureusement, cette lecture entre en résonance avec notre monde actuel, comme si rien n’avait vraiment changé. Les mêmes préjugés, les mêmes dérives, les mêmes haines parsèment l’Histoire, alors qu’elle semble se répéter. S’appuyant sur le format polar, l’auteure vulgarise et met en lumière toute l’importance de bien comprendre le passé !

    http://leslivresdek79.com/2020/07/20/571-dominique-manotti-marseille-73/

  • Alex-Mot-à-Mots 3 septembre 2020
    Marseille 73 - Dominique Manotti

    Le sujet était alléchant : Onze ans après la fin de la guerre d’Algérie, les nervis de l’OAS ont été amnistiés, beaucoup sont intégrés dans l’appareil d’État et dans la police, le Front national vient à peine d’éclore. Des revanchards appellent à plastiquer les mosquées, les bistrots, les commerces arabes. C’est le décor.

    Le jeune commissaire Daquin, vingt-sept ans, a été fraîchement nommé à l’Évêché, l’hôtel de police de Marseille, lieu de toutes les compromissions, où tout se sait et rien ne sort. C’est notre héros.

    C’est une histoire vraie. C’est une guerre des polices sur fond d’attentats d’extrême droite.

    Mais le style sec et sans bavure, sans fioriture, a eu raison de ma patience.

    Des descriptions de faits, des enchainements de rencontres, rien de bien alléchant pour moi.

    Une rencontre manquée avec l’auteure.

    https://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-7/

  • Seb_Ply 8 octobre 2020
    Marseille 73 - Dominique Manotti

    J’étais impatient de retrouver le commissaire Daquin et ses inspecteurs, Delmas et Grimbert. Ce dernier roman de Dominique Manotti est une réussite de bout en bout. Fin 1973, Marseille est le théâtre de plusieurs assassinats ciblés. Des Algériens sont les cibles dans la grande majorité. Le commissaire Daquin reprend du service et est de nouveau confronté à la grande machine policière, avec ses magouilles et ses jeux de pouvoir en interne. La politique de l’époque est dépeinte tout comme le racisme latent qui fait suite à la guerre d’Algérie, à Marseille et au-delà. Je n’ai pas retrouvé ailleurs cette façon précise de décrire les engrenages d’une institution gangrénée tout en racontant une enquête à travers plusieurs faits divers réels des années 70. En parallèle à cela, Dominique Manotti tient son lecteur en halène dès les premiers chapitres. Tout cela compose un très bon roman noir. Le récit fait écho sur plusieurs niveaux à ce que vit la société française aujourd’hui, que ce soit les questionnements sur le passé colonial, sur le rôle des institutions (police, justice) ou sur les violences policières.

  • jeanmid 10 octobre 2020
    Marseille 73 - Dominique Manotti

    Même si Marseille peut s’enorgueillir d’être la capitale mondiale de la bouillabaisse et de l’aïoli , en cette année 1973 , elle ressemble plutôt à une bombe à retardement.
    Onze ans après l’armistice algérienne , on y retrouve pêle-mêle , les rapatriés nostalgiques de l’Algérie française comme les pieds noirs , les anciens de l’OAS ( dont la plupart des crimes ont été amnistiés ) , ou les harkis .. mais aussi les algériens issus de l’immigration.
    La plupart des pieds noirs ont été intégrés tant bien que mal dans la police ou les renseignements avec une concentration très importante sur Marseille .
    Pas besoin de vous faire un dessin : la cohabitation entre les immigrés et les rapatriés revanchards est quasi impossible et les ratonnades , les expéditions punitives ( dont certaines mortelles ) contre la communauté algérienne vont se multiplier . Mais pour le gouvernement et les autorités locales - donc la police - comme pour les journaux du cru , un mot est tabou : racisme . Ces actes criminels sont donc cachés voire déguisés en règlements de compte entre bandes rivales.
    Jusqu’au jour où le jeune Malek se fait abattre devant les yeux impuissants de ses deux frères . Ces derniers ont décidé que la mort de leur frère ne resterait pas impunie et , avec l’aide d’un avocat défenseur des opprimés , de se porter partie civile afin que justice soit faite , malgré toutes les intimidations.
    Alors que la police marseillaise est gangrenée par des luttes intestines et des jeux de pouvoir qui ne disent pas leurs noms , où l’officieux contrebalance l’officiel , où compromission et corruption vont de paire, le jeune commissaire Daquin assisté de ses deux fidèles collaborateurs, est justement chargé par sa hiérarchie d’enquêter sur les associations pieds noirs , aux agissements suspects voire délictueux.
    Une affaire délicate , aux dangereuses ramifications, dont certaines pourraient croiser de prêt l’enquête sur la mort du jeune Malek .

    Difficile de ne pas être attiré par cette couverture aguicheuse , d’un rouge flamboyant et au design vintage digne d’un roman de San Antonio ..
    Mais le meilleur est à l’intérieur. Comme souvent avec Dominique Manotti, on est dans le mélange des genres . Pour partie roman policier , critique sociale et politique, c’est surtout et avant tout le témoignage d’une époque prétexte à un récit habilement conduit où se côtoient personnages réels et d’autres , tout droit sortis de l’imagination ( fertile ) de l’auteure. Une époque et une ville : Marseille. La ville de toutes les cultures mais aussi celle de tous les excès .La politique « du vivre ensemble » est loin d’être née et, a contrario, les antagonismes sont attisés par un gouvernement de droite qui marginalise les immigrés maghrébins , alors qu’ils représentent une manne indispensable aux industries du pays gourmandes en main d’oeuvre bon marché .
    Dans toute cette violence et cette haine crue , la romancière nous démontre que la raison peut l’emporter et c’est cette famille algérienne qu’elle prend comme exemple. Malgré le deuil , la famille restera digne , soudée et sûre de son bon droit malgré les provocations. Un exemple salvateur , s’il en est , par les temps qui courent .

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