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Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

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Résumé :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux... Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Vos #AvisPolar

  • universpolars 24 novembre 2018
    Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

    "Le Cercle" est le second roman de Bernard Minier. Cette histoire met en scène le commandant Martin Servaz, flic au SRPJ de Toulouse, division des affaires criminelles, personnage que vous avez déjà pu suivre dans le premier roman de cet auteur, "Glacé".

    Et bien sûr, comme souvent, je fais les choses à l’envers ! Mais rassurez-vous, il n’est pas indispensable d’avoir suivi les premières aventures de Servaz pour apprécier celle que Bernard Minier vous propose ici.

    Le commandant Martin Servaz, 41 ans, divorcé, une fille Margot âgée de 18 ans, est appelé - inofficellement - sur une scène de crime assez particulière ; victime attachée et noyée au fond de sa baignoire, morte à petites gorgées d’eau savonneuse dans le gosier, une lampe de poche enclenchée enfoncée au fond de la gorge.

    Dans sa piscine bordant la résidence, des dizaines de poupées flottant à la surface. Au bord de celle-ci, un jeune homme qui paraît dans un état second. Évidemment, tous semble le désigner comme l’auteur présumé. La victime, Clair Diemer, était son professeur à Marsac, une ville universitaire réunissant des établissements prestigieux et reconnus.

    Le commandant Servaz a été appelé par Marianne, la mère du jeune assis au bord de la piscine, qui est affolée par cette scène impliquant son fils. Marianne... Amour de jeunesse du commandant. Aïe...

    Le tableau est planté ; une ambiance froide et humide, une pluie diluvienne nous rince dès les premières pages. L’orage insistant qui gronde en arrière plan et envoyant ses éclairs et ses coups de tonnerre nous annonce d’emblée la couleur - sombre - et le ton de cette histoire ; cela ne va pas forcément être gai.

    Nous sommes en 2010, dans la région de Toulouse, la coupe du monde de football qui se déroule en Afrique du Sud capte toutes les attentions. Enfin presque toutes, car il faut exclure le commandant Martin Servaz qui n’en a pas grand chose à foutre de ces rigolos qui courent après un ballon.

    Ce flic, qui voue un amour protecteur inconditionnel pour sa fille Margot - après la lecture et les livres, tout de même -, vit un sacré calvaire depuis plus de 18 mois, soit depuis que le suisse Julian Hirtmann, ancien procureur de Genève, s’est évadé d’un établissement psychiatrique. Servaz y pense chaque jour, mais aussi chaque nuit sous la forme de cauchemars envahissants.

    Une sorte de mort lente dans l’âme de ce flic qui venait de lui rendre visite peu avant son évasion. Cet ancien magistrat helvète, adepte d’orgies sado-maso, possède à son actif une quarantaine de meurtres, voir plus.

    Notre commandant et cet infâme personnage entretiennent une passion commune ; la musique classique, plus précisément les oeuvres du compositeur autrichien Gustav Mahler. Un point commun dont se serait bien passé notre flic, mais un point commun tout de même fort et bien ancré.

    Lors de cette enquête le touchant de très près - surtout vis à vis de son passé -, le commandant Martin Servaz va tomber sur quelques éléments bien particuliers qu’il aurait préféré négliger ou vite oublier. Mais ces éléments sont bien là, sur la scène du crime ou lors de l’enquête ; le doute devient une certitude, notre flic vient visiblement d’être contacté personnellement, subtilement, pour jouer au jeu du chat et de la souris. Les oeuvres de Gustav Mahler vont subitement prendre des aires de fausses notes dans les esgourdes du commandant Servaz., mais peut-être aussi des aires de fausses pistes pour nous, lecteurs.

    Après la pluie vient le beau temps. Ceci est une certitude au niveau météorologique, mais en tout cas pas au niveau de l’enquête. Celle-ci emmène le commandant Servaz et son équipe à Marsac, cette fameuse ville universitaire dont je vous parlais avant. Cet endroit principalement peuplé d’élèves et de professeurs, est un lieu bien connu du commandant, ayant lui-même étudié ici à l’époque.

    Les temps changent, les lieux un peu moins, mais les personnes qui composent le tableau sont parfois toujours les mêmes. Notre flic, encore une fois, va devoir affronter son passé qui revient à la surface comme une bouée bien trop gonflée. Rapide, directe et en pleine poire. Nostalgie.

    "Servaz n’oubliait pas qu’il s’agissait de Marsac, une ville universitaire, comme l’avait souligné Francis, qui l’avait comparée à la cour d’Elseneur, un endroit où on avait le sens de la discrétion tout comme celui de la médisance, où on poignardait, mais avec élégance, avec raffinement - et où toute accusation directe pouvait passer pour la plus impardonnable des fautes de goût.

    Ce qui n’arrange pas le commandant Servaz, dont l’enquête se rapproche toujours un peu plus de Marsac, c’est que sa fille Margot vit et étudie là-bas. Tout tourne autour de Martin Servaz, absolument tout ; l’auteur en fait le noyau de cette histoire. Nous avançons aux côtés d’un homme perdu, qui traverse la vie comme un navire perdant le contrôle et naviguant à vue, au gré des vagues. Un homme seul qui a rapidement été confronté aux tourments de la vie, mais aussi à la mort de sa famille. Un homme désemparé, dérouté, qui va l’être encore davantage lors de cette enquête très personnelle qui va immanquablement faire ressurgir son passé chargé d’émotion et parfois d’incompréhension.

    Mais aussi un homme décidé à conduire cette enquête jusqu’au bout, jusqu’à la vérité, sans se faire piéger par les circonstances, respectivement en ôtant les oeillères qu’endossent encore pas mal de flics inexpérimentés. Se fier aux apparences pourrait engendrer des conséquences irréparables, et c’est le cas ici. L’acharnement et les remises en question seront des qualités essentielles pour ce flic.

    Bernard Minier sait nous faire poireauter avec brio, avec beaucoup d’habileté. Le rythme est lent et palpitant à la fois ; quel paradoxe ! L’auteur nous fait progresser sans trop nous en dire, mais en nous disant juste assez pour nous faire envie d’avancer, de connaître la suite à tout prix, soit de savoir une fois pour toute ce qu’il essaye de nous expliquer, mais à sa manière ; en nous dirigeant dans des directions floues, en arborant un rythme lent - donc frustrant pour nous - et en nous semant peu d’indices pour nous en sortir. Les suspects potentiels ne manquent pas, vous voila avertis !

    A l’image d’un politicien influent, charismatique et médiatique qui va se retrouver mêler à l’enquête. L’auteur, par les représentants d’un monde politique désolant (de vérité ?), nous donne sa vision de cette politique de faux-culs, avec des députés et sénateurs passablement profiteurs, qui dénigrent son peuple pour le bien-être de leurs propres fesses ! Absolument lamentable, mais peut-être pas si faux ? Allez savoir. Bernard Minier ne se voile pas la face - c’est certain - et son discours, contrairement aux hommes qui représentent l’Etat dans son bouquin (ou ailleurs), est d’une franchise implacable.

    Des portes qui s’ouvrent mais qui se referment très rapidement en nous claquant à la figure. L’auteur nous distribue des cartes mais une fois en mains, il nous les reprend pour les mélanger, en se permettant même d’en enlever quelques unes ! Du coup, nous sommes largués, on s’y perd - comme notre enquêteur d’ailleurs - et on recommence sur une autre ligne. Un puzzle géant manipulé par Minier, des pièces que nous essayons d’assembler pendant que l’auteur les enlève à l’autre bout ; merci...

    Que ce soit le Marsac d’hier ou d’aujourd’hui, le commandant Servaz est bien placé pour savoir que cet endroit regorge de non-dits, de personnes soudés se serrant les coudes jusqu’au bout. Notre flic va être confronté à un pacte solide, formé suite à un vieux fait divers dévastateur. "Le Cercle". Des enfants qui n’ont pas oublié et qui n’oublieront jamais. Lorsque la douleur, la peur et l’incompréhension vous ont volé votre âme, suite à des actes de lâcheté, il est difficile d’y faire abstraction et de ne plus se souvenir. La vengeance est un plat qui se mange froid, à tout heure, et indéfiniment.

    Celles et ceux qui ont lu le premier roman de Bernard Minier, "Glacé", se souviendront de la magnifique et sensuelle Irène Ziegler qui joue ici un rôle clé.

    Bonne lecture.

  • meslivresetmoi33 18 février 2019
    Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

    Quel plaisir de retrouver Martin Servaz ! Dans ce tome nous le retrouvons 18 mois après les événements de Glacé.
    Ces événements l’auront marqués pour longtemps et il est encore très traumatisé. Alors quand l’ombre du tueur en serie refait surface a Marsac le commandant a peur. Pour lui, pour sa fille...
    Car Margot étudie à Marsac , comme son père avant elle, et Martin va devoir faire face à son passé !
    J’ai adoré ce tome, la menace permanente, l’atmosphère lourde et orageuse font qu’on s’imprégne de l’ambiance du livre et qu’on arrive plus à le lâcher. Une enquête dense dans laquelle nous allons soupçonner et innocenter beaucoup de personnages avant d’avoir le fin mot de l’histoire. J’ai beaucoup aimé en savoir plus sur le passé de Servaz et ce qui a fait de lui le flic qu’il est maintenant. Un très très bon livre !!

  • jeanmid 6 mars 2019
    Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

    Si vous avez aimé le premier opus de Bernard Minier "Glacé " vous retrouverez ici avec plaisir le Commandant Martin Servaz , la gendarme à la moto Irène Ziegler. embringués dans une nouvelle enquête qui se déroule à Marsac , petite ville universitaire du Sud Ouest .
    Comme dans son premier roman , on est tenu en haleine jusqu’à la fin ; les intrigues , les mystères qui ressurgissent du passé , les personnages en haut en couleur , peuplent avec bonheur ce roman policier . Même si cette fois ci on est en juin , le climat reste humide et froid , l’’orage qui gronde noircit également le ciel mais aussi l’âme des protagonistes sans compter sur l’ombre de Julian Hirtmann qui plane à nouveau sur l’enquête...

  • La Caverne du Polar 10 mars 2019
    Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

    Aujourd’hui je vais vous parler du second tome de la série mettant en scène le commandant Martin Servaz. C’est toujours un grand plaisir de retrouver des personnages récurrents que l’on apprécie. J’ai beaucoup aimé Glacé, alors forcément j’attendais beaucoup de la suite et je dois dire que Le Cercle a vraiment été à la hauteur de mes attentes. C’est parti en direction du Sud-Ouest, plus précisément à Marsac et à Toulouse.

    L’histoire débute en juin 2010, en pleine Coupe du Monde de foot en Afrique du Sud. Le commandant Martin Servaz, qui se remet à peine de son enquête dans les Pyrénées, est contacté par Marianne, un amour de jeunesse. Claire Diemar, une des professeurs de son fils vient d’être retrouvé assassiné chez elle. Ce dernier a en effet été retrouvé sur les lieux du crime, à Marsac petite ville universitaire du Tarn. Marianne demande alors à Martin de prouver l’innocence de son fils. Le commandant Servaz et ses collègues vont devoir remuer ciel et terre pour défaire ce mystère. En même temps, Julian Hirtman, le tueur en série Suisse qui a sévit dans Glacé, est lui toujours en cavale, a été aperçu dans la région. D’ailleurs en inspectant les lieux du crime, Martin découvre un CD de Gustav Malher qui est son compositeur préféré, mais également celui de Hirtmann…Une bonne partie de l’enquête se déroule dans la prestigieuse université de Marsac, où étudie Margot sa fille, et d’où notre commandant est lui-même sorti diplômée.

    Oui Le Cercle est un pavé, mais il ne souffre d’aucune longueur. Les références culturelles littéraires et musicales sont de toutes beautés. Le style est parfaitement maîtrisé. Des rebondissements surprenants, des fausses pistes et du suspense rythment à merveille cette enquête. J’ai également apprécié de retrouver certains protagonistes du premier livre. Vincent Espérandieu, l’adjoint et ami de Martin, qui est l’exact opposé de son patron à qui il voue une grande admiration. Samira Cheung la Franco-Sino-Marocaine, personnage très excentrique et anticonformiste au tempérament volcanique qui sait se faire respecter par les hommes. Margot sa fille, adolescente rebelle, adepte de tatouages, de piercings et de blousons en cuir avec qui Martin entretient une relation assez conflictuelle. Et enfin Irène Ziegler, une gendarme attirée par les femmes.

    Si vous avez aimé Glacé, vous allez adorer Le Cercle, qui pour moi est un thriller captivant, mené d’une main de maître par Bernard Minier. J’ai hâte de lire la suite des aventures du commandant Martin Servaz et de toute son équipe !

  • lecturesdudimanche 12 avril 2019
    Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

    Même s’il n’est pas forcément indispensable d’avoir lu le premier tome (« Glacé » – mon avis ici), je pense que c’est quand même utile au confort de lecture, dans le sens où pas mal de références sont faites à l’enquête qui s’y était déroulée.

    On entre une nouvelle fois dans le vif du sujet dès les premières pages. Je ne sais pas si c’est le fait d’être déjà familiarisée avec l’équipe d’enquêteurs qui en a été responsable mais j’ai eu moins de mal à entrer dans l’histoire qu’avec le premier volet. Je trouve que l’écriture a gagné en maturité, les passages latins que je reprochais au tome 1 se sont espacés, mieux dosés et dans un contexte plus acceptable. On lève un pan de voile sur le passé de Servaz, ce qui le rend moins mécanique et plus humain. Concernant l’intrigue, chaque fois que vous penserez tenir le bon bout, détrompez-vous, vous serez à côté de la plaque ! Les infos pleuvent de partout et c’est un indescriptible méli-mélo qui nous fait nous interroger sur l’utile du superflus… On se demande vraiment où l’auteur souhaite nous mener… Et bien son objectif est tout simplement un emboîtement final grandiose où on a l’impression d’entendre petit à petit les rouages prendre leur place… Vous savez, un peu comme quand les participants à Fort Boyard s’installent sur les bonnes lettres et qu’on entend les éléments se mettre en branle… clac clac clac clac… Et Bingo ! L’énigme est résolue ! Sauf qu’à la clé, ce n’est pas un trésor pour Servaz… C’est même plutôt le contraire…

    Deuxième volet donc que j’ai apprécié d’avantage que le premier. Et qui d’ailleurs m’a clairement motivée à entamer le troisième…

  • ju_se_livre 18 mai 2019
    Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

    En voilà un second tome bien plus interessant que le premier ! J’avais trouvé Glacé sympa. J’avais apprécié le personnage du commandant Servaz et son équipe mais sans plus . J’avais beaucoup plus été marquée par Hirtmann, un psychopathe sacrément emblématique.

    Par contre là je suis totalement conquise de A à Z ! J’ai adoré comment l’auteur a construit son histoire. Cette manière de faire monter le suspense crescendo. Plus on avance et plus on a envie de tourner les pages frénétiquement. Il y a une vraie montée en puissance dans l’intrigue. Et jai trouve très astucieux cette manière de réintroduire beaucoup de personnages du premier volet.

    Me voilà fan à mon tour du commandant Servaz. Car ici l’auteur décortique un peu plus son personnage. On en apprends plus sur son passé, ce qui le rend d’autant plus intéressant. Et le fil rouge qu’instaure Bernard Minier donne d’autant plus envie de se jeter sur la suite. L’avantage de découvrir une saga sur le tard c’est que je n’ai pas à attendre pour lire la suite et N’éteins pas la lumière est déjà dans ma pal 😜

  • elodie rouge 7 novembre 2019
    Le Cercle - Bernard Minier - Søren Sveistrup

    Très bon second tome, j’avais adoré la plume de l’écrivain toulousain Bernard Minier dans Glacé et le second tome de m’a pas déçue.
    On retrouve le commandant Martin Servaz pour une nouvelle enquête dans la commune de Marsac, dés les premières pages on sait qu’on aura affaire également au retour du psychopathe Jullian Hirtmann, pleins de références au tome 1 que j’ai bien aimé et comme pour son premier livre j’ai été agréable surprise par la fin ! Hâte d’attaquer n’éteins pas la lumière pour retrouver tous les personnages dont je me suis attachée.

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