Nuit - Bernard Minier

Notez
Notes des internautes
4
commentaires
Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !
Vous devez être inscrit ou connecté pour bénéficier de votre médiathèque!
Notez
Notes des internautes

Résumé :

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.

Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.

L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.

Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV

Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Vos avis

  • l-tamisier 15 mai 2017
    Nuit - Bernard Minier

    Dans ce roman pas de mise en condition, l’auteur nous fait plonger directement dans son univers, un univers glacé. Pour cela nous suivons l’enquêtrice Kristen Nigaard de la police norvégienne en direction d’une plateforme pétrolière. Rien que l’ambiance : pluie, nuit, froid, pleine mer, loin de tout… nous permet de reconnaitre la patte de Bernard Minier. Ce déplacement ne sera pas sans conséquence pour notre commandant préféré. Car le suspect de l’enquête de Kristen n’est autre qu’une vieille connaissance : Julian Hirtmann. Ce tueur acharné, et tout aussi érudit que Martin Servaz, est semble-t-il bien en vie, et apparemment sur les traces de notre commandant. Parmi les clichés de Martin visiblement pris par Hirtmann, se trouve la photo d’un enfant, prénommé Gustav. Qui est-il ? Ils sont nombreux à vouloir le savoir.

    On retrouve Martin à Toulouse, sur son secteur en compagnie de son équipe et notamment son adjoint, et ami, Espérandieu. Ensemble ils mènent une investigation sur des viols commis sur des joggeuses. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler le roman, mais tout ce que je puis dire c’est que Bernard Minier ne va pas gâter son héros, loin de là, il va le malmener dans le corps et dans l’âme.

    Le retour du duo Servaz / Hirtmann

    C’est un pari risqué que de renouer avec un duo flic / tueur en série (qui n’est plus censé être). En tout cas pari réussi pour notre plus grande satisfaction.

    Quel plaisir donc de retrouver le commandant Martin Servaz. Certes quelques années ont passé mais il est toujours le même, pas geek pour un sou et toujours aussi érudit. Peut-être encore moins à l’écoute des conseils de son entourage que dans ses précédentes apparitions. On connait le personnage, lettré et tourmenté, mais avant tout un excellent flic. On pensait avoir cerné sa personnalité, et bien non, Bernard Minier nous fait découvrir une autre facette de cet homme. Un aspect plus confident, en prise avec ses sentiments de père vis à vis de sa relation avec sa fille Margot. Et pour cela quelle bonne idée que de faire resurgir un Julian Hirtmann tout aussi manipulateur et cruel afin de reformer le binôme avec Martin et de laisser ce dernier dévoiler un pan de son moi profond .

    Le lecteur va apprécier le jeu de piste auquel vont se prêter avec délectation l’un et avec souffrance l’autre. Un jeu de piste asphyxiant qui nous fera voyager dans les tréfonds de l’âme humaine, où l’image projetée par certains se trouve à l’opposé de leur vraie personnalité. Dans ce roman Martin fait équipe avec Kristen, la flic norvégienne, froide et saisissante de self-control, elle n’en reste pas moins une femme captivante, qui suscite une question chez Servaz : quel est le but de Hirtmann à les réunir sur cette enquête ?

    Ce roman accroche le lecteur dès les premiers pages, ne le laisse reprendre sa respiration qu’une fois le livre terminé. Une lecture sous apnée et angoisse complète dirigée de main de maître par Bernard Minier avec en fond les notes de Malher omniprésent. Frissons garantis !

    « Le train rouge jaillit du tunnel noir, telle la langue d’une bouche dans le paysage de glace. Bleu ardoise de la nuit, noir opaque du tunnel, blanc bleuâtre de la neige et gris légèrement plus sombre de la glace. Et puis, soudain, ce trait rouge vif – pareil à une trainée de sang qui vint couler jusqu’au bord du quai. »

    Le style

    Une nouvelle fois Bernard Minier réussit à créer une atmosphère particulièrement oppressante et captivante. La qualité des descriptions des décors, de lieux atypiques :train de nuit en Norvège, plateforme pétrolière, chalet de haute montagne, forêt glacée…. entraînent le lecteur dans les profondeurs du roman. Et puis il y a les personnages, Bernard Minier donne vie à ces derniers au point que leurs voix résonnent en nous une fois le livre fermé. Ils ont une intensité palpable et on sent leur présence à nos côtés au fil des mots. Le travail effectué par l’auteur sur les protagonistes permet d’associé le lecteur au cheminement de l’intrigue. Bernard Minier n’hésite pas à voyager pour travailler ses décors et ambiance, le train de nuit entre Oslo-Bergen il l’a prit, se privant des paysages pour se consacrer à l’ambiance nocturne et parfois angoissante qui règne dans les wagons. Au passage lors de l’interview – dont vous aurez bientôt connaissance – il m’a confié avoir longuement discuter avec le personnel du wagon bar non pas de Malher, mais de rock 😉

    Mon petit point positif :

    Une lecture très prenante dans laquelle on découvre Servaz encore plus intimement, plus paternel que jamais.

  • QuoiLire 6 juillet 2017
    Nuit - Bernard Minier

    Il y a des auteurs qui malmènent leur héros et qui les usent jusqu’à la corde. Tout comme Jo Nesbo avec Harry Hole, Bernard Minier n’épargne pas Martin Servza dans nuit. Il bât même un record de vitesse quant à le mettre quelques sur la touche dès le quatrième tome.

    Un point positif au crédit de Bernard Minier est l’évolution de son personnage. Loin de le cantonner dans une routine et un fonctionnement prédéfini, dans Nuit, l’auteur fait évoluer la psychologie de son héros : plus sombre, plus solitaire au point de délaisser son équipe. Cependant, et cette fois-ci gros point négatif à l’auteur, dans ce roman, en rendant Martin Servaz plus solitaire, il ne compense pas le délaissement de son équipe. S’il l’affuble d’une collègue suédoise, celle-ci est totalement insipide par rapport aux membres de son équipes hauts en couleurs, et n’apporte que peu de chose à l’histoire.

    Pour ce qui est de l’histoire, il n’y a pas vraiment de surprise, elle est plutôt linéaire, et les effets de dernières pages sont assez convenus. Cette fois, l’auteur ne nous sommet pas une intrigue dont il faut trouver la solution, mais un thriller, un histoire noire, dont nous sommes pris à témoin.... sans doute un héritage de son précédent roman Une putain d’histoire.

    En dehors de cela, ce roman policier est agréable à lire, l’auteur installe une belle ambiance et varie le rythme de son roman au fil des pages. L’écriture est toujours aussi fluide et les références musicales ne se limitent plus à Mähler qui rencontre peu d’amateurs dans son lectorat.
    (https://quoilire.wordpress.com/2017/04/10/bernard-minier-nuit/)

  • universpolars 24 novembre 2018
    Nuit - Bernard Minier

    Je ne vais pas vous présenter Bernard Minier. D’une part, il le fait très bien lui-même, par le biais de ses thrillers qui sont pour moi incontournables - du moins jusqu’à présent ! - et, d’autre part, je préfère vous parler de son roman et entrer dans le vif du sujet !

    Thrillers incontournables pour moi, c’est sûr, mais cela ne m’empêche pas d’être très objectif. Ici, je ne pourrai pas faire abstraction de quelques détails qui m’ont dérangé.

    "Nuit"... Une jolie couverture ! Avant d’ouvrir le roman, j’aperçois déjà un "personnage" dont j’ai fait mention dans chacune de mes chroniques : le décor. Dans l’univers de Minier, le décor joue le rôle d’un personnage à part entière. Ce décor, bien travaillé et fouillé, a la faculté de nous enfermer dans une sorte de huis-clos qui a la particularité paradoxale d’être en principe bien aéré !

    Et, bien évidemment, le Commandant Martin Servaz, du SRPJ de Toulouse, fait désormais partie de ce décor !

    Mais ce n’est pas lui qui aura l’honneur de nous introduire dans l’histoire, et nous ne démarrerons pas en France. Nous sommes dans un train de nuit, entre Oslo et Bergen, en Norvège. Nous voyageons avec un nouveau personnage, Kristen Nigaard, du service national d’investigations criminelles de Norvège. Cette femme se rend sur une scène de crime à Bergen, dans une église. La victime a été massacrée sur l’autel et un détail troublant, mettant en cause la flic, est présent sur la scène de crime.

    Dès le départ, nous sommes confrontés à mon fameux personnage. Un décor froid, humide, sombre et maussade. La nuit est omniprésente, le noir est notre seule lumière. Il ne faudra pas trop compter sur une éventuelle éclaircie, en tout cas pas au niveau des faits.

    L’enquête sur le meurtre de l’église va nous conduire sur une plateforme pétrolière, en pleine mer du Nord. La tempête nous poursuit et la pluie, encore, ne nous lâche plus ; une eau glaciale nous fouette le visage en permanence. Et puis, d’une manière assez surprenante, le Commandant Martin Servaz fait enfin son entrée, dans un sale état.

    Un lien est désormais tiré entre Martin Servaz, Kristen Nigaard et un autre personnage que je m’attendais évidemment à revoir, Julian Hirtmann, ancien Procureur suisse, tueur en série redoutablement intelligent. Un autre lien va être mis en avant, un cadeau empoisonné, une présence autant redoutable qu’innocente. Je vous laisserai le découvrir par vous-même.

    Nous allons progresser en suivant les traces fraiches de ce tueur en série, nous allons constamment cheminer à l’ombre de cet homme totalement imprévisible, nous allons avancer vers lui - ou l’inverse ! -, au côté de Martin Servaz, tout en regardant derrière nous, tout en observant le passé. Un passé que le Commandant de police tentait difficilement d’oublier.

    L’auteur va très loin dans les descriptions, que cela soit pour les lieux, les événements ou encore pour les ressentis. C’est tout à son honneur, mais c’est tout à fait pesant, parfois. Le rythme, qui est le moteur d’un thriller, m’a paru quelques fois cassé, désordonné. Bernard Minier, généreux, nous donne beaucoup d’informations complémentaires, à savoir - comme je l’ai dit avant - beaucoup de renseignements descriptifs. C’est important mais, pour moi, c’est un peu trop.

    Les personnages, encore une fois, sont impeccablement décrits ! Aussi, la manière qu’utilise l’auteur pour nous amener les éléments d’enquête est également subtile, maîtrisée, et nous permet ainsi de garder une bonne pression dans les veines.

    Bernard Minier nous mène au centre de cette enquête avec habileté. Briefing, présentation de l’état de la situation, rappel des faits antérieurs ou encore directions de l’enquête : le lecteur vit, en live, le déroulement de cette énigme criminelle.

    Pas mal d’embûches, - pièges ? - s’élèveront devant les enquêteurs, en particulier devant Servaz, évidemment. L’auteur n’a pas trop de mal à nous tenir en haleine, malgré les quelques longueurs dont j’ai fait mention. Je dois reconnaître qu’en cours de route, j’avais vraiment besoin de savoir qui était en train de placer ces nombreuses barrières à travers les chemins enneigés empruntés par ce flic assez tourmenté !

    Bernard Minier aime nous faire languir, sans se presser, tout en plaçant sa trame, tranquillement, dans ce décor hivernal. Il nous fera peut-être même douter sur un personnage droit, juste et intègre. Et, au final, davantage de doutes vont s’ajouter vis à vis d’autres protagonistes de ce thriller, bien que j’aie assez rapidement vu venir certaines choses.

    Proche du dénouement, l’auteur va accélérer la cadence, tout en imbriquant de nombreux rebondissements. La neige tombe toujours à la même vitesse, la pluie atteint le sol sans se précipiter davantage, le vent reste identique, fort et puissant, mais les évènements, eux, prennent de la vitesse et de l’ampleur !

    Bernard Minier place un point à la fin de son histoire, mais cela ne sera pas un point final. En fermant ce livre, nous savons pertinemment que nous ne clôturons pas l’histoire impliquant Martin Servaz.

    Un bon millésime, malgré ces quelques longueurs !

    Bonne lecture.

  • Clarmac 13 décembre 2018
    Nuit - Bernard Minier

    Je n’ai pas vraiment pris de plaisir à lire ce thriller.

    Une impression que le nombre de page aurait pu être divisé par 2 ;le rythme en aurait été multiplié d’autant.
    Les descriptions (qui pour moi tirent en longueur), n’ont pas créées dans mon imaginaire d’atmosphère ou d’ambiance, elles m’ont plutôt ennuyées.

    Tant pis, lecture suivante...

Votre commentaire

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.