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Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

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Résumé :

Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l’autre, du travail propre et sans bavures. Ce soir est une exception. Une fantaisie. Elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts, et ne tirer qu’une seule balle, bien sûr."

Dans ce réjouissant jeu de massacre où l’on tue tous les affreux, Pierre Lemaitre joue en virtuose de sa plume caustique. Avec cette œuvre de jeunesse inédite, il fait cadeau à ses lecteurs d’un roman noir et subversif qui marque ses adieux au genre.
Dialogues cinglants, portraits saisissants, scénario impitoyable : du pur Pierre Lemaitre.
Source : Éditions Albin Michel

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Vos #AvisPolar

  • Claire de Brume 8 mai 2022
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Mathilde, la soixantaine, tueuse à gages de profession, commence à perdre la boule mais garde de bons réflexes. Et une tueuse à gages avec des trous de mémoire, ça en fait des dégâts... Dans ce premier polar, Pierre Lemaître révèle son côté facétieux et potache. On est encore loin de ses grands romains populaires ou de ses redoutables polars manipulateurs (Alex, robe de marié, cadres noirs...), mais Serpent Majuscule se laisse lire. Un bref roman pour une après-midi pluvieuse.

  • Des Livres Mon Univers 4 mai 2022
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Ce livre est assez surprenant ! Déjanté ! Etonnant ! Insensé ! Et même assez fêlé

    Impossible de savoir jusqu’où ça va aller !

    J’ai adoré !

    C’est tellement énorme que j’ai pouffé de rire plus d’une fois !

    Vous lisez bien, Le serpent majuscule est tellement sidérant que j’en ai rigolé !

    Faisons un bond dans le temps, remontons au 5 mai 1985 ! Imaginez le tableau Mathilde 63 ans est une mamie de la gâchette, tueuse à gage, elle tire sur tout ce qui bouge mais n’a plus toute sa tête ! Alors forcément on rigole de ses conneries ! Et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère, je ne voudrais pas l’avoir dans le voisinage !

    Toutes mes pensées vont à Ludo ! Franchement c’était abusé, ça m’a traumatisé et je n’arrive pas à m’enlever l’image de la tête. Pour celles et ceux qui comptent le lire, je parle de la page 134 !

    Je n’ai pas vu les pages défiler ! ce livre se lit très vite ! Si vous voulez passer un bon moment de lecture, n’hésitez pas ! Je recommande !

  • IsaVP 5 janvier 2022
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Dans cette histoire, il y a toutes sortes de serpents qui occupent l’esprit de l’inspecteur Vassiliev.
    D’abord son chef, le gros serpent paresseux qui lézarde au soleil et s’empiffre toute la journée. Puis il y a le ravissant petit serpent qui fait monter ses clients au septième ciel ; malheureusement celui-là, c’est la victime.
    Mais il y a surtout le serpent tueur, fourbe et puissant, qui digère sereinement ses meurtres dans son trou, celui qu’il appelle « le serpent majuscule ».
    Avec ce polar addictif, Pierre Lemaitre nous entraîne sur les traces d’une tueuse implacable qui, passé la soixantaine, termine sa carrière de meurtrière dans une confusion mentale galopante, semant des cadavres derrière elle avec une inconscience surréaliste.
    C’est drôle, caustique et totalement maîtrisé : le grand écrivain était déjà là, derrière ce tout premier polar qu’il nous offre, 35 ans après son écriture.
    Je me suis beaucoup amusée avec cette lecture captivante qui m’a tenue en haleine jusqu’à son dénouement dans les dernières pages.
    Un excellent moment de lecture, distrayant et jubilatoire.

  • SIGPRO2022 26 décembre 2021
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Le serpent majuscule de Pierre Lemaitre
    De Pierre Lemaitre, j’ai lu toute la trilogie : d’Au Revoir La haut, Miroir de nos Peines, couleurs de l’incendie ainsi que Trois jours une vie. Je me suis dit alors, pourquoi ne pas retrouver le premier roman policier de cet auteur majuscule, d’autant plus que le regard en coin de ce dalmatien me fixait de l’étagère de la bibliothèque de mon village.
    D’une écriture soignée Pierre Lemaitre nous entraîne dans un réjouissant jeux de massacre : « Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l’autre du travail propre et sans bavures, jusqu’au moment , elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts et de ne tirer qu’une seule balle bien sûr. »
    Mathilde nous la retrouvons en 1985, précisément le 5 mai, elle roule sur l’autoroute dans sa Renault 25 à bord de laquelle Ludo son chien « un grand dalmatien d’un an au regard bête mais à l’esprit tendre » est couché sur la banquette arrière. Elle qui pendant la guerre sous les ordres du commandant Henry Latournelle chef d’un réseau de résistance dans le Sud Ouest était d’une grâce étonnante, silhouette souple, cheveux blonds, visage rieur et d’une grande sensualité est maintenant à 63 ans, petite et large. « Tout a doublé, le menton, la poitrine, le derrière mais elle conserve ces yeux bleus et ces lèvres minces, accusant ce matin sur la balance un poids de 78 kg. 
    « Pour la vingtième fois Mathilde parcourt mentalement le trajet jusqu’à l’Avenue Foch. Un calme absolue règne. Elle ouvre la portière, s’agrippe avec force à deux mains à la carrosserie et s’extirpe avec force. Sa jupe est remontée sur son énorme derrière, elle tire dessus d’un geste devenu habituel . Il faudrait que je perde du poids. Ayant enfilé un imperméable léger elle s’avance vers un promeneur avec son chien, un teckel. Mathilde aime bien les Teckels. C’est comme cela que l’on fait des rencontres, on sympathise, on parle chien , d’autant que le promeneur est plutôt pas mal , la cinquantaine encore verte. Mathilde lui sourit et sort de sa poche un Desert Eagle prolongé d’un silencieux. Le canon de l’arme se dirige une fraction de seconde vers le front de l’homme, mais aussitôt il plonge et Mathilde lui tire une balle dans les parties. Puis se sera une seconde dans la gorge, puis avisant le teckel effrayé au bout la laisse elle tire une troisième balle dans la tête . La moitié du chien disparaît sous l’impact. Elle remonte dans sa voiture il est vingt et une heure quarante. » Maurice Quentin patron d’un consortium international vient d’être tué au bas de son immeuble. Le meurtre sonne ici comme un massacre. Il n’y a pas de crime propre ! Le commandant Henry pousse un soupir , ferme les yeux ! Merde pense-t-il. Cela ce n’est pas dans ses habitudes.
    Oui chers amis, vous venez de rencontrer en ces quelques lignes,ces deux anciens résistants Henry et Mathilde auréolés des actions passées recyclés pour une officine dirigée par un DRH dans l’élimination de cibles.
    Si le maniement d’arme de gros calibres ne pose aucun problème à Mathilde, le respect des procédures est-ce-dû à son âge, est beaucoup plus aléatoire. dans ce métier lorsque l’on est plus bon pour le service, ce n’est pas une retraite dorée bien que préparée à quoi l’on doit s’attendre.
    Mathilde est maintenant je dirai en roue libre ; elle honore ses contrats, mais le travail devient de moins en moins soigné, les précautions élémentaires et le protocole totalement oubliés et cela une nouvelle fois fait l’objet de nouvelle instruction du DRH , signifiant à Henry qu’il va falloir se passer des services de Mathilde.
    Pensez-bien que le meurtre de Maurice Quentin est suivie au plus haut sommet de l’ État . « Des résultats sont attendus le plus tôt possible ! » dit le commissaire Occhipinti à la suite d’un rendez-vous avec l’instance judiciaire saisie. Occhipinti va alors confié cette première enquête va l’inspecteur Vassiliev qui en dehors de ses heures de services rencontre le soir Mr de la Hosseray un préfet retraité qui commence à perdre la mémoire.
    A partir de cet instant, Pierre Lemaitre nous entraîne dans un joyeux jeu de massacre où Mathilde tire plus vite que son ombre. Les règlements de compte s’accumulent toujours finalisé par du gros calibre accompagnés de vieux réflexes pas encore endormis.
    Si l’on fait abstraction de quelques zones d’ombres que j’ aurais aimé voir explicités, Le serpent majuscule est un bon divertissement qui vous permettra de suivre Mathilde dans ses pérégrinations, ses modus operandi, son voyage à travers la France et ses rencontres ponctués de dialogues savoureux et cinglants, de portraits haut en couleur. Un scénario du type Mamie Luger de Benoît Philippon, mais plus soft.
    « Elle aurait pu agir différemment, faire moins de dégâts et ne tirer qu’une seule balle !
    Bien sur ! Mais le Serpent Majuscule de Pierre Lemaitre aurait été un autre récit. Et celui-là je l’aime bien. Bien à vous.

  • Laetitia Fornerot 26 novembre 2021
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Voilà un thriller original, à l’humour noir décapant. Le personnage principal et tantôt attachant, tantôt agaçant, tantôt tranchant, sous couvert de choix de vie parfois difficiles mais assumés. Une tueuse sans état d’âme pour le moins atypique. On se laisse aller au grès de la lecture avec une aisance incroyable.

  • Va.lérie 27 octobre 2021
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    « Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l’autre, du travail propre et sans bavures. Ce soir est une exception. Une fantaisie. Elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts, et ne tirer qu’une seule balle, bien sûr. »
    J’avais aimé « Alex », polar de Pierre Lemaître, mais celui -ci beaucoup moins.
    Je n’aime pas Mathilde, tout simplement. Impossible de m’attacher ! Ses manières, le fait qu’elle se mette à tirer sur tout ce qui bouge m’ont agacés. Je la trouve grossière, cynique et méchante avec tout le monde. Et son âge avancé ne l’excuse pas à mes yeux ! Même sa fille unique ne trouve grâce aux yeux de cette femme.
    Premier roman de l’excellent Pierre Lemaître, « Le serpent majuscule » a été écrit en 1985, mais n’a jamais été publié. Les succès incontestables de l’auteur, l’ont surement incité à le sortir d’un tiroir et ce n’est pour moi, pas la meilleure de ses idées. Mathilde est trop déjantée, et l’histoire est trop loufoque et invraisemblable à mon gout.

  • reb_books 29 septembre 2021
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    1985. Mathilde, tueuse à gages, a toujours livré un travail très professionnel, jusqu’à ce soir de mission à Paris, où une fantaisie dans le programme va engendrer des conséquences désastreuses…

    Le bandeau de couverture résume parfaitement le roman : « drôle, immoral, réjouissant ! ».
    Difficile de parler de ce polar sans spoiler l’intrigue et les nombreux rebondissements qui arrivent aux héros. J’ai aimé détester le personnage de Mathilde, cette vieille tueuse à gages, ex-résistante, qui perd la boule et dont les actes vont engendrer plein de conséquences désastreuses. Les situations sont rocambolesques, les gens tombent comme des mouches, un vrai jeu de massacre savoureux !

    Comme expliqué dans la préface par l’auteur, Le serpent majuscule est le tout premier polar écrit par Pierre Lemaitre, une œuvre de jeunesse qui dormait dans un tiroir et qu’il a décidé de publier récemment, en même temps qu’il faisait ses adieux au polar. C’était le tout premier roman que je lisais de Lemaitre, je ne peux donc pas comparer à ces autres livres mais j’ai beaucoup apprécié sa plume et ça m’a donné envie de lire le reste de son œuvre. D’ailleurs, Au revoir là-haut dort dans ma PAL depuis sa sortie en 2013 (la honte, je sais…).

    En résumé, un bon moment de lecture avec ce polar atypique et décalé.

  • carolivre 13 août 2021
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Mathilde a la soixantaine. Elle est veuve, ne s’entend pas bien avec sa fille unique. Elle vit seule avec son chien Ludo, dans son petit pavillon de banlieue. Personne ne pourrait soupçonner cette petite mamie rondelette de se livrer à des activités dangereuses. Car Mathilde cache bien son jeu. A bord de sa Renault 25, armée de son pistolet, elle exécute avec froideur des hommes ou des femmes, parce que c’est son boulot et qu’elle doit bien répondre aux contrats donnés par Henri. Mais un jour Mathilde commence à perdre la mémoire et là tout débloque…

    Bienvenue dans un polar complètement déjanté et totalement jouissif. Pierre Lemaître nous offre ici un roman un peu dingue dans lequel les morts s’enchaînent à vitesse grand V. Mathilde est une sorte de tueuse à gages vieillissante et qui commence à débloquer sévère, exécutant à tout va des contrats complètement imaginaires.

    Ne vous attachez à aucun personnage car il pourrait s’avérer qu’ils se fassent dézinguer sans raison par mamie Mathilde. C’est drôle, irrévérencieux, teinté de noirceur. C’est aussi un roman qui, entre les lignes, parle du naufrage de la vieillesse : la solitude, l’abandon, la perte de la mémoire. Le ton est toujours juste sans jamais tomber dans le grotesque.

    L’auteur situe, en outre, son roman dans les années 80. Pas de GPS, de téléphones portables. Difficile dans ces conditions de mener une enquête pour la police ce qui rend la cavale folle de Mathilde encore plus barrée ! J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture réjouissante avec un personnage vraiment bien campé !

    « Le Serpent majuscule » est un roman savoureux d’une noirceur piquante mais très drôle !

  • lemurmuredesameslivres 9 août 2021
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Que se passe t’il quand une tueuse à gages vieillit et commence à perdre la tête ? De fâcheuses déconvenues qui pourraient bien mettre tout le monde dans la panade. Et que se passe t’il quand, de surcroît, ladite tueuse à gages est outrageusement chanceuse et brillante ? « C’est la cata, c’est la cata, c’est la catastrophe ! »

    Oh punaise ! Mais quelle histoire ! Quel roman noir délicieusement loufoque, drôle, incroyable !

    Tout a commencé à cause du chien. Henri aurait dû savoir qu’il y avait anguille sous roche. Pas le genre de Mathilde ce travail. C’est trop voyant, trop risqué. Quand il comprend que son meilleur élément perd la raison, il est trop tard, elle est déjà incontrôlable, et les dommages collatéraux, irréversibles.

    Pierre Lemaître brosse un portrait au vitriol de son personnage principal, Mathilde Perrin, une vieille dame, veuve, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Enfin, en apparence. Car Mathilde est tueuse à gages, et elle est très douée pour son métier. Il faut dire qu’elle a commencé jeune, pendant la guerre. Cette dernière nous régale de ses réflexions saugrenues et décalées. Quand elle pense « quel con », elle dit « vous êtes gentil ». Avec elle, tout le monde en prend pour son grade. Ludo, le dalmatien, le sait bien lui. Dès qu’il la sent un peu tendue, il se fait le plus petit possible, car c’est sûr, « sa vision est basée sur le mouvement ». Disparaître des écrans radars, et attendre que ça passe !

    Ce qui est hilarant chez elle, c’est le décalage totalement incongru entre les horribles choses qu’elle est en train de faire et les pensées qui l’habitent au même moment.

    Pourtant, Mathilde est un personnage qui m’a touchée, malgré son aigreur, malgré l’absurdité de son comportement. Elle peut se montrer très lucide, puis l’instant d’après, être convaincue de vérités qui n’en sont pas. Ses conversations fictives avec cet homme qu’elle aime malgré tout, m’ont émue.

    Hasard ou malchance, d’autres protagonistes vont croiser sa route. A la manière d’un roman choral, ils sont tous narrateurs de leur histoire. Des personnages intéressants et sympathiques, auxquels je me suis attachée.

    Avec Le serpent majuscule, j’ai passé un super moment de lecture, un sourire planté tout du long sur le visage. Pas d’avis mitigé pour moi, non, un avis assuré et positif. Peu importe que ça soit le premier roman de l’auteur, peu importe qu’il ne soit pas parfait, je l’ai tout simplement a-do-ré !

    Caroline - Le murmure des âmes livres

  • Priou Alain 23 juin 2021
    Le serpent majuscule - Pierre Lemaitre

    Livre drôle, bien écrit, passionnant. C est du bon Lemaitre

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