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Top 40 des comédies policières cultes, un peu d’histoire pour commencer

Petite histoire du burlesque et de la comédie policière

Le rire est affaire d’espièglerie et le cinéma l’a compris depuis fort longtemps. Ce n’est donc pas un hasard si le burlesque, territoire qui prend racine à travers l’enfance, s’est vite montré sensible au genre policier. Une manière en effet de rejouer à l’infini la cour de récré, ses jeux de courses-poursuites entre policiers et voleurs. Autant d’instants d’insouciance où le réel disparaît au profit d’une fantaisie idéalisée, nimbe la réalité de son voile réconfortant.

De Charles Chaplin à Buster Keaton en passant par Laurel & Hardy ou les Marx Brothers, la comédie policière a d’abord constitué un écrin expérimental propice au comique de situation et aux carambolages sensori-moteurs – on pense à Charlot policeman ou encore à Sherlock Junior. Toute l’intrigue n’est alors dans les faits qu’affaire de prétexte à un concours de maladresse en tout genre, entre la clownerie et le mime.

Si la recette va faire office de pierre angulaire du genre burlesque jusqu’à nos jours, quelques évolutions adviennent au fil des décennies. Un peu plus tard, les scénaristes densifient par exemple les personnages et de profondes émotions viennent se greffer au rire – on pense bien sûr aux films de l’âge d’or de Chaplin où les larmes jouxtent l’hilarité (Les Temps modernes, Le Kid notamment).

Avec l’arrivée du parlant, le genre comique se voit ensuite amplifié par l’image mentale : soit la possibilité pour un protagoniste de convoquer une idée abstraite par les mots, rajoutant par là même des éléments susceptibles de susciter le rire.

Enfin, l’autre grande invention du burlesque sera d’utiliser les plans larges et les vastes décors (dans la tradition des comédies musicales américaines), comme chez Jacques Tati, Blake Edwards et Jerry Lewis. Dans ce cadre, la caméra ne suit plus le personnage principal dans ses mouvements mais l’observe à distance, et c’est alors entre autre le son perçu subjectivement par ce dernier qui produit l’hilarité.

Suivant la trajectoire du burlesque, la comédie policière continue de fait à briser un peu plus encore les représentations, malaxant les stéréotypes pour faire perdre à l’indicible vérité de son sacré. Libérés de la pesanteur dramatique classique et des enjeux véritables de vie ou de mort, les personnages naviguent ainsi dans un univers imaginaire. Un espace des plus favorables au rire car pensé en un sens pour délivrer – le temps d’une séance – les êtres et les choses représentées des obligations auxquelles les astreignent la société. Bien sûr, le comique n’est possible que parce que l’on sait que ce que l’on voit n’est qu’un glissement, le déplacement de quelque chose d’habituellement impossible ou intolérable. D’où l’extrême difficulté de faire sens par le biais du comique.

Dans ce cadre, les flics et les bandits, déconstruits ou du moins affranchis de leurs responsabilités et obligations morales, avancent comme des personnages de dessin animé. Il pourrait s’agir des Looney Tunes, et pourtant le spectateur n’est jamais complètement dupe, sait bien que tout cela n’est qu’un miroir inversé de quelques turpitudes du quotidien. Qu’importe : le genre permet aux cinéastes d’expérimenter ou tout simplement de créer quelques trésors de divertissements, pour le plus grand plaisir du spectateur.

Depuis les années 80, de nouveaux prétendants au genre se sont glissés aux côtés des rois modernes du burlesque (Mel Brooks, les ZAZ…) : les comédies policières d’action. Si ces dernières éludent moins la violence et privilégient dans une certaine mesure l’intrigue, leur déluge d’explosions et de mouvements continue en filigrane de puiser son inspiration parmi les grands classiques. En la matière, l’inévitable duo d’acteurs discordant et complémentaire, dans la tradition de Laurel & Hardy, ne fait guère autre chose. D’où la réussite de sagas telles que L’Arme fatale, Le Flic de Beverly Hills ou encore Rush Hour.

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