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Top 40 des comédies policières cultes n°6 : En liberté !, de Pierre Salvadori

En liberté !, de Pierre Salvadori
Avec : Adèle Haenel, Pio Marmaï, Vincent Elbaz
Année : 2018

Ce n’est pas la première fois que Pierre Salvadori (Les Apprentis, Hors de prix…) investit le polar. Le réalisateur avait déjà approché le genre notamment en 2000 avec Les Marchands de sable, et ce, au gré d’une histoire aussi noire qu’haletante. Un peu plus tôt, la comédie policière était déjà l’un de ses mantras avec entre autres son premier long-métrage Cible émouvante (1993) et Comme elle respire (1998).

Reprenant cette nature tragicomique et le côté buddy-movie névrotique du film Dans la cour (2014), En Liberté ! touche autant par sa virtuosité que son extravagance. Son scénario met en branle un couple dont Yvonne (Adèle Haenel), une jeune inspectrice de police, découvre que son époux Santi (Vincent Elbaz) en apparence au-dessus de tout soupçon est en réalité un flic hautement corrompu. Désireuse d’effacer ses torts et en quête d’une rédemption, elle croise la route d’Antoine (Pio Marmai), emprisonné abusivement depuis huit ans par son ripoux de mari. Cette rencontre hasardeuse et délirante agit comme une explosion et déconstruit les destins des deux protagonistes. Une circonstance qui nous rappelle le carambolage entre la fébrile Catherine Deneuve et le lunaire Gustave Kervern dans le film Dans la cour.

Au-delà d’un vrai dispositif théorique pensé pour que les personnages se transforment littéralement sous nos yeux, on admire la facilité déconcertante avec laquelle Salvadori jongle avec toutes ces mythologies familiales et sentimentales – autant d’éléments romanesques qui parsèment justement nos existences. Très vite en branle, la machine se galvanise et l’humour explose à un rythme effréné. Semble ainsi s’interpénétrer le Blake Edwards de Quand l’inspecteur s’emmêle (1964) et une intrigue à la Melville. Puissamment burlesque, le résultat est une course effrénée rutilante et décomplexée dont la subtilité et la sensibilité touchent au cœur – parce que les personnages et l’ambiguïté. En cela, Salvadori devient avec ce neuvième film l’un des plus grands esthètes du cafouillage millimétré. Immortalisant les rêves et les déceptions du quotidien, cette comédie pétillante fait office de petit monument foutraque et sophistiqué. Une œuvre roublarde et superbement décalée.

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