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Top 40 des comédies policières cultes n°9 : Bons baisers de Bruges, de Martin McDonagh

Bons baisers de Bruges, de Martin McDonagh
Avec : Colin Farrell, Ralph Fiennes, Brendan Gleeson
Année : 2008

Avant de surenchérir sur le terrain de la pochade gaguesque avec 7 psychopathes (2012), sorte de version sous hormone d’ersatz filmiques de Tarantino ou des frères Coen, avant d’être applaudi pour son drame (un peu trop plein de bons sentiments) 3 Billboards (2017), le réalisateur Martin McDonagh signait en 2008 Bons baisers de Bruges.

Sombre et légèrement parodique à la fois, son récit suit la trajectoire de deux tueurs à gages amenés à se mettre au vert à Bruges à la suite d’un contrat ayant mal tourné à Londres. Bientôt, l’un des deux hommes reçoit pour ordre d’abattre son partenaire et débute une course-poursuite délirante où s’entrecroisent un acteur nain, des prostituées et une jeune femme mystérieuse. Par dessus une intrigue tragique et une quête de rédemption, McDonagh verse des dialogues aussi absurdes que noirs comme l’ébène. À mi-chemin entre le jusqu’au-boutisme baroque d’un Guy Ritchie (Arnaques, Crimes et Botanique, Snatch...), l’humour british théâtral et un suspense maniériste assumé, Bons baisers de Bruges navigue dans un univers aussi drôle que crépusculaire.

Outre une brochette d’acteurs imparables (Colin Farrell, Ralph Fiennes, Brendan Gleeson, Clémence Poésy, Jérémie Renier...), le film vaut pour son atmosphère glacée et pour son personnage principal : la ville de Bruges, écrin surréaliste et à la beauté impassible. Lorsque devant le célèbre tableau "Le Jugement Dernier" de Jérôme Bosch, au musée Groeninge, les protagonistes campés par Farrell et Gleeson assimilent leur expérience au purgatoire, le film adopte peut-être une dimension métaphysique un peu trop préfabriquée. Cela n’enlève en rien toutefois des ténèbres et de l’autodérision, qui participent à toute l’élégante contradiction de Bons baisers de Bruges.

Avec pour seul moteur de divertissement des échanges plein de ressentiments espiègles, une cité médiévale flamande et une bonne dose de nonchalance, McDonagh montre qu’il n’est pas nécessaire de déployer forces et moyens dantesques pour réussir. À travers cette stase minimaliste, le réalisateur invite de plus le spectateur à une vraie réflexion sur l’image : la nôtre mais d’abord celle des autres et du monde pris dans sa globalité. Mention spéciale pour le tandem délibérément inconciliable. Un voyage aussi excitant que brillant.

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